PEDOPHILIE

15 mars 2013

La pédocriminalité en France ? Depuis Outreau, on n’ignore plus qu’elle touche toutes les strates de la société, comme le confirment mon livre « Retour à Outreau » (éditions KontreKulture) et le film de Serge Garde. Pas seulement le quart-monde d’Outreau, mais aussi les élites. Mais que la Justice soit frappée de cet ignoble sceau, on peut s’en étonner, mais en voici une preuve.

Je vous livre cette effrayante histoire sur la chute d’un magistrat pédophile, racontée par sa compagne (les noms et lieux ont été effacés) :

« Tout a commencé en juillet 2011. Rien ne nous destinait à nous rencontrer, X et moi. Nous sommes le 29 juillet 2011. Je décide d’organiser un dîner libanais dans mon appartement de Paris. Un ami policier me demande s’il peut venir avec un pote. Je donne mon accord. Quand j’ouvre la porte, c’est le coup de foudre entre X et moi. Ce fut réciproque.

« Nous mettons alors tous les invités à la porte pour nous retrouver, rien que nous, tous les deux. Et là, enfin seuls, nous discutons pendant plus de 18 heures sans relâche. Nous découvrons des liens incroyables entre nous. Nos grands-pères respectifs se connaissaient. Ils avaient été collègues pendant plus de 20 ans au lycée Janson de Sailly à Paris. Le grand-père de X comme proviseur, et le mien prof de philo. Je me dis alors que c’était éminemment troublant.

« Tout se passe alors très vite entre nous. X voulait vite m’épouser. Je le fascinais, en réalité il m’idéalisait. Nous nous installons alors rapidement dans une jolie commune près de Paris. Un soir, nous décidons que nous ferons un bébé. Ce que nous avions souhaité est exaucé : j’étais enceinte.

« X devint agressif. Jaloux à en devenir maladif, il me croyait  infidèle. Je faisais pourtant de mon mieux pour le rassurer. Et un soir de Novembre 2011, c’est le drame. Il se met sans aucune raison à m’insulter et à me violenter, à me tirer les cheveux, à me donner des gifles, et à me mettre dehors. Je me sauve alors chez mon grand-père.

« Le lendemain, X m’appelle. Il est mal, et regrette. Bref, je lui pardonne, convaincue qu’il ne recommencera plus jamais. Sans en avoir conscience, j’étais en réalité prise dans la spirale infernale des violences conjugales.
Maintes fois, je lui pardonnai ses égarements au quotidien : des réflexions mal placées, des insultes plus sexistes les unes que les autres. Lui, il reportait la faute sur moi, ou se trouvait des circonstances atténuantes.

« Un jour, je prends le téléphone fixe, et je vois un numéro marocain enregistré. Curieux, non ? Je rappelle donc ce même numéro. Une vieille dame me répond. Elle ne parlait pas un mot de français. J’engage donc une conversation en arabe littéraire que je maitrise, puisque je suis moi-même d’origine libanaise, et de ce fait je mets cette dame en confiance. Elle me dit qu’elle a des filles qui sont ici, elles travaillent, elles sont très jeunes. Je compris alors qu’elle était une maquerelle.

« Je raccroche, furax, et déboule au Tribunal de Y. La greffière avertit X de ma venue. Je lui demande alors des explications. Il me répond : « dégage, sale hystérique de merde « . Je finis par quitter les lieux, dans l’état que l’on peut aisément imaginer.

« Je décide alors de me réfugier chez mon grand-père. Le lendemain, X, redevenu calme, me rappelle et m’explique qu’il aide une dame à divorcer. Je lui accorde alors le bénéfice du doute, et continue à lui faire confiance.

« Nous arrivons alors presque au terme de ma grossesse. Nous sommes en plein mois de juillet. X est en congé. Je décide de passer une après-midi dans un spa pour me relaxer, et je rentre un peu tard ( 21 h ). Et là, coup de tonnerre à mon retour dans l’appartement. Il me bouscule violemment, m’abreuve de reproches et finit sur des insultes : « tu es débile, tu portes la connerie sur toi, ma mère et Y m’avaient prévenu .  »

« Au comble de la colère, je perdis patience et lui demandai pourquoi il avait choisi une « débile ». Agacé par ma réaction, il me bâillonna la bouche de ses mains, m’empêcha de respirer tant il souhaitait me faire taire.

« Dès lors, j’ai senti ma vie en danger, ainsi que celle de mon bébé. Il poursuivit en m’infligeant une gifle, et me lança les interjections suivantes :  » « Tu n’es qu’une grosse pute. »  Il prit son blouson et claqua la porte en me laissant écroulée sur le sol, la joue en sang. J’ai rampé jusqu’à mon sac, pris mon portable, et pour la première fois j’ai appelé la police. Le 17 a transféré mon appel au commissariat de Z. Une équipe de la police judiciaire est alors arrivée à mon domicile, et le Samu m’a conduite en urgence à la Maternité S. Ce soir- là, mon médecin accoucheur est venu dans ma chambre, et m’a dit  » Ca suffit ! Je vais dès demain faxer un certificat au commissariat et préconiser une ITT. Votre mari a un sérieux problème avec la violence. »

« Le lendemain matin, une enquête de voisinage fut ordonnée par le parquet. Un couple de voisin à nous témoigna en ma faveur, mettant l’accent sur le fait qu’ils avaient déjà remarqué le comportement » louche » de X. Puis le président du tribunal a été mis au courant dans la foulée, ainsi que l’inspection des services judiciaires. Une note a alors été inscrite dans son dossier professionnel. En revanche, ma plainte fut classée sans suite .

« Dans la nuit du 19 juillet naquit notre garçon. Encore une fois, je laisse une chance à X. A la maison, X se montre attentif et délicat. Pourtant, le désaccord persistait entre nous. Il me tenait pour responsable de la note sur son dossier administratif. Il me disait: « comporte toi correctement, arrête tes crises d’hystérie, et tout ira pour le mieux ».

« Je faisais pourtant tout pour arrondir les angles. Les jours passaient, sans que nos échanges puissent trouver un équilibre. Malgré ses troubles de comportement, X parvint subtilement à me contraindre à quitter le domicile conjugal. L’une de ses dernières réflexions fut :  » soit tu t’arrêtes et te soumets, soit tu t’en vas, et puis finalement, casse toi de mon appartement « .

J’ai dû partir. Il venait de nous jeter à la rue. Notre fils avait à peine un mois.

Je me suis demandée, une fraction de seconde : « que vais-je devenir ? Est-ce que tout cela va enfin s’arrêter ? »
« Je décide tout d’abord de ne pas aller chez ma seule famille, en l’occurrence mon grand-père âgé de 93 ans, afin de ne pas le déranger avec mon bébé. J’avais quelques économies de mes anciens cachets de danse et de chorégraphie. Cela me servira pour séjourner à l’hôtel avec mon bébé. Très vite, j’ai trouvé un appartement, rien de bien spacieux, mais un endroit de quiétude pour nous deux.

« Nous sommes en septembre 2012. Dix jours après nous avoir mis dehors, X m’envoie des messages, où il me dit « à quel point je lui manque, qu’il ne peut pas vivre sans moi, que je suis la plus belle des femmes qu’il ait jamais connu, et surtout qu’il m’aime. Bref, qu’il n’est rien sans moi.  »

« Là, je décide d’utiliser ce que j’appelle le libre arbitre pour dire » non! Stop ! Je ne reviendrai plus « . Et surtout, je ne me laisserai plus vaincre ni par la souffrance, ni par le karma .

« Convaincu que j’avais un autre homme dans ma vie et que je suis installée avec lui (ce qui est en réalité une énième élucubration de sa part ), X me rétorque :  » en allant voir ailleurs , tu as brisé le dernier lien. C’est impardonnable. Adieu. »
Je décide de ne plus lui répondre.

« Il ne se manifesta alors plus du tout, ne prenant aucune nouvelles de son fils, et sans verser la moindre pension alimentaire. J’ai alors repris mon activité de professeure de danse et coach privé pour subvenir aux besoins de mon fils.

En décembre 2012 , je reçois un mail curieux de X. Il m’écrit que des choses graves, dramatiques, remettent complètement en cause ce qu’il est. Il désire m’en parler de vive voix et signe en me demandant trois fois pardon.

« Je lui donne rendez-vous le dimanche 16 décembre, à l’abbaye N. Il m’y attendait, l’air abattu. Cela faisait trois mois que je ne l’avais vu, ni eu de ses nouvelles. Il m’explique alors que pendant les périodes de rupture, il discutait « de façon sordide », m’a- t- il dit, avec des mineures. Il me dit aussi que c’était pour lui une « dépendance ». Je compris que c’était pendant ces périodes que j’étais souvent violemment fichue dehors…

« X m’explique qu’il a été interpellé à six heure du matin chez lui avec perquisition de son domicile, et mis en garde à vue, menottes aux poignets. Il me dit avoir rapidement reconnu les faits.

« Il est alors mis en examen sous contrôle judiciaire depuis le 13 décembre dernier. J’étais ce soir-là bouleversée, et loin d’imaginer qu’il avait, en plus de cette violence en lui, des déviances sexuelles .Il me demande mon amour, me supplie de ne pas le quitter.

Malheureusement c’est au-dessus de mes forces. Je compris alors que pendant tout ce temps j’ai partagé la vie, et le lit d’un homme que je ne connaissais finalement pas.

« Le 31 janvier dernier, j’ai été convoquée en tant que témoin par le juge d’instruction.
Les faits exacts reprochés à X sont : de janvier 2012 à décembre 2012, propositions sexuelle faites à mineures de 15 ans par des moyens électroniques, ainsi que corruption de mineures.

« Il a été mis en examen, placé sous contrôle judiciaire, et suspendu de ses fonctions de Juge aux affaires familiales.

01 février 2013

 

http://www.youtube.com/watch?v=BblTKXTPAoA

26 janvier 2013

Comme Sarkozy en 2011, Hollande vient de refuser de recevoir les douze enfants d’Outreau violés, reconnus comme victimes et indemnisés après les assises de 2004 et 2005.

Voici la réponse récente de Pierre Valleix, conseiller Justice de François Hollande, à une lettre de la mère de famille qui héberge trois de ces victimes. Elle demandait au président d’accueillir à l’Elysée tous ces enfants, la plupart devenus majeurs, et oubliés dans la cacophonie des assises au profit d’adultes acquittés :

« (…) Le chef de l’Etat ne peut, sans porter atteinte à l’indépendance de la justice, intervenir dans une procédure judiciaire. Il ne peut pas, non plus, critiquer ou commenter un (sic) décision de justice.

Aussi ne peut-il pas recevoir les enfants dont vous avez la charge.

Je peux cependant vous assurer que la volonté de lutter efficacement contre toutes les formes d’atteinte à l’intégrité des mineurs est au cœur des priorités du président de la République et du gouvernement. » (…)

J’ai appris cette décision incompréhensible au moment où Florence Cassez, condamnée à 60 ans de prison au Mexique et libérée pour un vice de forme, devenait la nouvelle héroïne des médias, avec retransmissions en direct par les TV en continu, y compris sa réception…à l’Elysée hier soir par le président et Mme Valérie Trierweiler !

Or Florence Cassez n’a pas été innocentée, mais libérée par la cour suprême de justice mexicaine uniquement pour non-respect de ses droits lors de son arrestation avec son amant Israël Vallarta, chef du gang des « Zodiacos », spécialisé dans les enlèvements criminels. Cette opération de détention avait été répétée le lendemain par la police pour les médias télévisuels. La juge de la Cour suprême a bien précisé que la Française n’avait été déclarée ni innocente ni coupable dans son arrêt.

Manifestement, la gauche au pouvoir ne tient pas à rouvrir le dossier Outreau, trop explosif comme le révélera mon livre. Les explications du conseiller de François Hollande pour ce refus sont contredites par la réalité, pour employer une litote :

1-    Il n’y a aucune « procédure judiciaire » en cours à Outreau. C’est fini. Il n’y a plus d’appel possible. Mais l’Elysée le sait-il ?

2-    Recevoir des enfants violés et indemnisés par l’Etat n’a rien d’une « critique ou d’un commentaire d’une décision de justice». C’est la moindre des reconnaissances de la Nation pour ces petites victimes.

3-    A l’inverse, cet argument aurait justifié que l’ex-détenue au Mexique ne soit en aucun cas reçue à l’Elysée au lendemain d’une « décision de justice ».

Mais dans cette dégradation des valeurs, que dire de la présence à l’Elysée hier soir, aux côtés de Cassez, de son avocat Frank Berton ?  Celui-là même qui a fait partie de la meute de robes noires acharnées à malmener, insulter et traiter de mythomanes, parfois pendant des heures, les enfants sodomisés à Outreau !

Cet étrange personnnage, lui, a bu le champagne à l’Elysée. Les petits d’Outreau, eux, alternent les tentatives de suicide dans le silence…

24 janvier 2013

Le délire médiatique français sur Florence Cassez vous contraint à recevoir demain cette condamnée, libérée mais pas innocentée, comme vient de le rappeler à Mexico la ministre Olga Sanchez Cordero.

Cette précision, fournie par celle qui avait annoncé hier soir la décision de la Cour suprême de justice pour vice de forme, contredit totalement les assertions de l’avocat de la jeune femme, Frank Berton, sur son « innocence reconnue».

Votre défense des victimes ne pouvant répondre à une politique du deux poids et deux mesures, comme nous en sommes certains, permettez-nous de vous soumettre cette requête.

Tous les défenseurs des enfants aujourd’hui violés en France par des adultes, et dont la parole n’est plus entendue depuis l’imposture des procès Outreau, vous demandent d’accueillir à l’Elysée les douze petites victimes de sodomie, reconnues comme telles et indemnisées par l’Etat au terme de ces assises.

23 janvier 2013

Le dossier Outreau va rebondir avec ce film de Serge Garde, fruit de ses trois ans d’enquête inlassable. La parole des enfants violés, reconnus comme victimes et indemnisés par l’Etat va être enfin entendue sur les écrans. Il aura fallu près de huit ans depuis le dernier procès pour aboutir à cette révélation sur la réalité de l’horreur commise en série dans cette banlieue de Boulogne-sur-Mer par des adultes pédocriminels.

Ce documentaire explosif devrait déclencher l’ouverture de débats, voire d’Etats généraux sur l’enfance en danger, face au drame vécu aujourd’hui par toutes les petites victimes d’inceste ou de viols en France. Leurs témoignages ne sont plus entendus quand ils osent dire la vérité. A cause du précédent d’Outreau, on les considère comme des menteurs, et leurs prédateurs échappent aux poursuites.

Voici le dossier de presse sur sa sortie le 6 mars à Paris.

 

LIGNE DE FRONT présente

 

OUTREAU : L’AUTRE VÉRITÉ

 

Un documentaire de SERGE GARDE

 

Produit par BERNARD DE LA VILLARDIERE

 

Sortie le 6 mars 2013

 

Durée : 1h32

 

RELATIONS PRESSE

 

Zeina Toutounji-Gauvard

zeina.toutounji@gmail.com

 

DISTRIBUTION

 

Zelig Films

33 avenue Philippe Auguste 75011 Paris

contact@zeligfilms.fr

 

SYNOSPIS

 

Nous avons tous été surinformés pendant l’affaire dite d’Outreau. Elle a traumatisé les consciences

et déstabilisé l’institution judiciaire. Jamais une affaire retentissante n’avait aussi peu divisé l’opinion

publique. Comme si l’esprit critique avait été anesthésié. Pourquoi ?

 

Dix ans après, il est temps de s’interroger, de façon dépassionnée, sur ce phénomène qui nous a

submergés.

 

Outreau, un symbole de l’erreur judiciaire ? Que treize des dix-sept accusés aient été acquittés après

un ou deux procès, n’est-ce pas le fonctionnement normal de la justice ? Le véritable problème n’est-

il pas celui de la détention provisoire ? Outreau, un fiasco judiciaire ? Oui, mais ce n’est pas celui qui a été dit.

 

C’est à ce décryptage qu’« Outreau, l’autre vérité » vous invite. Un film qui ne laisse aucune place à

la fiction. Un film qui repose exclusivement sur des documents et sur de nombreux témoignages, tous inédits.

 

ENTRETIEN AVEC SERGE GARDE

 

J’ai 66 ans et j’ai eu la chance d’exercer successivement deux métiers passionnants. J’ai été

enseignant, instituteur puis professeur de collège, avant de devenir grand reporter à l’Humanité. J’ai

mené des enquêtes et des contre-enquêtes notamment sur les sectes et sur les mafias. Lorsque je

me plongeais dans une enquête criminelle ou de dimension politico-financière, je travaillais avec des

spécialistes, qu’ils soient médecins légistes, toxicologues ou experts comptables. Je peux me tromper, comme tout être humain, j’ai donc toujours fait valider mon travail par des experts. J’ai procédé de même dans l’affaire dite d’Outreau. C’est ainsi que j’ai obtenu l’interview de Pierre Joxe, l’un des sages de la République ou encore de Michel Gasteau, président honoraire de cours d’assises.

 

J’ai mené mes deux premières enquêtes pédocriminelles en 1986. Elles n’ont guère suscité de

réactions. Mais lorsque j’ai révélé en France, en février 2000, l’existence d’un CD-Rom trouvé à

Zandvoort en Hollande, contenant 8 500 images pédocriminelles, tous les médias en ont parlé. En

14 ans, on est passé sur ces questions d’un profond silence au grand buzz, car entre temps l’affaire

Dutroux a traumatisé les médias et l’opinion publique.

 

Un jour, Karl Zéro m’a proposé de reprendre l’affaire du CD-Rom de Zandvoort pour sa série « les

faits Karl Zéro », sur 13ème Rue. J’ai accepté. Mais lorsqu’il m’a proposé par la suite de travailler sur

Outreau j’ai commencé par dire non. Je gardais de cette affaire, comme simple citoyen, un grand

malaise. Les adultes étaient présumés innocents et les enfants présumés coupables de mensonges.

Cela me choquait. Et puis, j’avais trouvé scandaleuse l’audition du juge Burgaud devant la Commission d’enquête parlementaire. Il avait été interrogé et traité comme un délinquant, en direct sur les télévisions nationales, par ceux qui votaient le budget famélique de la Justice. Le film montre à quel point ce manque de moyens a pesé sur le dossier. Mon refus de m’engager sur cette enquête venait aussi de ma propre expérience sur les dossiers de ce type : on ne se plonge pas dans un dossier de pédocriminalité sans une certaine souffrance. Ce sont des affaires très pénibles, même si cette souffrance est sans commune mesure avec celle des enfants qui ont été victimes de viols. Au bout de plusieurs mois, j’ai fini par accepter l’offre de Karl car je ne voulais pas, plus tard, garder sur la conscience le fait d’avoir fui devant la difficulté.

 

Au début, aucune des personnes contactées ne voulait s’exprimer devant la caméra… Dix ans après,

le traumatisme était toujours là. Outreau ? C’était devenu le drame d’adultes injustement accusés et

emprisonnés avant d’être finalement acquittés. Les victimes, c’était eux, les adultes! C’était devenu

une sorte de « vérité officielle », un tabou qui pesait depuis dix ans sur tous les tribunaux comme

une « jurisprudence officieuse » : il ne faut pas croire les enfants car ils mentent. La preuve par

Outreau ! Ce dogme me choquait. En tant qu’ancien enseignant, je savais que des enfants pouvaient

fort bien mentir, mais pas avec la sophistication des adultes et avec la possibilité de raconter dans le

détail des actes sexuels.

 

J’ai commencé par prendre connaissance du dossier d’instruction complet. Il faisait 30 000 pages. Quel est le journaliste qui a pu prendre le temps de l’étudier en entier ? Du coup, les avocats de la défense leur ont souvent mâché le travail ! Un service lourd de conséquences. La parole de la défense, la seule à être médiatisée, a été confondue avec la réalité du dossier d’autant que le Parquet s’est muré dans le silence et que les petites victimes ne pouvaient s’exprimer devant les médias. L’équilibre de l’information est l’une des questions soulevées par le film. Alors que l’histoire judiciaire française a été marquée par de nombreux procès qui ont divisé l’opinion publique, concernant Outreau, le bon sens avait été anesthésié. Il n’y avait qu’une vérité.

 

Finalement, c’est le récit de Chérif Delay qui a convaincu d’autres acteurs et témoins du drame

d’Outreau de témoigner. Entre temps, Innocence en Danger, l’ONG présidée par Homayra Sellier, a

décidé de nous aider financièrement via une généreuse donatrice suisse. Le projet prenait de l’ampleur.

La société de production Ligne de Front de Bernard de la Villardière a pris le relais de la société de

Karl Zéro. Au total, la réalisation de ce film m’aura demandé près de trois ans de patience. Il a fallu

convaincre 26 personnes de témoigner malgré les pressions. Au-delà du récit bouleversant de Chérif et Dimitri, leur participation a donné au film une nouvelle tournure. Il devenait un décryptage de l’affaire, au-delà du simple recueil de la parole des victimes. Parmi les avocats de la défense, seule Me Pouille- Deldicque, l’avocate de Myriam Badaoui a accepté d’être interviewée. Les autres, Me Berton, Dupont-Moretti, Lejeune, Delarue, etc. ont refusé de répondre à mes questions malgré plusieurs demandes écrites.

 

Les premiers spectateurs du film sont restés sous le choc. Ils parlent d’un film coup de

poing. « Outreau, l’autre vérité » est en effet un film dérangeant car les deux vérités judiciaires, celle

des acquittés et celle des douze enfants victimes – si elles figurent au verdict – sont difficilement

compatibles. Le problème est que la justice est rendue au nom du peuple français, donc de vous et de moi ! Je pointe la difficulté, mais à chacun de rechercher sa réponse.

 

J’ai essayé de me mettre à la place de tous les protagonistes de cette affaire, celle des enfants comme celle des avocats, celle des accusés, celle de ceux qui recevaient également cette histoire via sa médiatisation. C’est une position difficile à vivre. Pour autant, je ne regrette pas d’y avoir consacré trois ans de ma vie. J’espère contribuer à un débat citoyen sur l’exercice de la Justice et le rôle des médias.

 

Propos recueillis par Sophie Wittmer

 

NOTE DU PRODUCTEUR

 

Il existe un double malentendu entre les français et la justice. Ils la croient forcément juste alors qu’elle

n’est trop souvent qu’apparence de justice. Ils pensent qu’elle établit la vérité des faits. Mais au fil des

audiences, d’effets de manche en réquisitoires orageux, elle se dissout au profit d’une autre vérité.

Officielle mais circonstancielle.

 

Je me méfie de ces vérités judiciaires. Je regrette que parfois les tams-tams de la présomption

d’innocence escamotent le désespoir des victimes. Je me souviens de mon malaise lors du deuxième

procès d’Outreau et de sa conclusion en forme de happening politico-médiatique. Où était la sérénité,

l’indépendance de la justice ?

 

Pourquoi vouloir raconter cette histoire des années après ? Parce qu’il y a une jurisprudence

d’Outreau : des témoignages d’enfants abusés que l’on classe sans suite pour insuffisance de preuves.

Combien d’enfants abandonnés à leurs agresseurs par crainte d’une nouvelle affaire Outreau ? Or,

Outreau et ses dysfonctionnements, c’est d’abord une injustice faite aux enfants comme le démontre le

film de Serge Garde.

 

Outreau, c’est aussi une injustice faite au juge Burgaud sur lequel les avocats de la défense ont

concentré leurs attaques alors qu’une cinquantaine de magistrats ont eu à traiter cette affaire.

 

Outreau est enfin une insulte faite à notre intelligence. Sa couverture médiatique démontre jusqu’à

l’absurde comment les médias peuvent devenir des canards sans tête qui courent dans tous les sens,

capables de gober n’importe quoi pourvu que cela alimente la fabrique aux émotions et la machine à

scandale. Comme le dit Jean-Michel Decugis du Point, on est passé dans cette affaire de « l’hystérie de

la culpabilité à l’hystérie de l’innocence ».

 

Ce film ne conteste pas l’autorité de la chose jugée. Chacun se fera sa propre opinion. C’est en

revanche une enquête à couper le souffle sur l’épisode judiciaire d’Outreau.

 

Lorsque Serge Garde est venu me proposer de le produire il y a prés de deux ans, je savais que

l’aventure était périlleuse sur le plan éditorial et financier. Un don privé relayé par l’association

Innocence En Danger a permis de supporter une partie des charges. J’ai aussi bénéficié du soutien des

salariés de Ligne de Front qui ont porté ce film et m’ont réconforté dans les périodes de doute. Malgré

de multiples démarches auprès des chaînes, je n’ai pas trouvé de diffuseur. J’avoue que cela ne m’a

pas vraiment surpris.

 

J’ai très vite songé au cinéma car je crois que c’est à l’avenir la place des films qui bousculent

les vérités officielles et le « politiquement correct ». Je l’ai donc proposé à un distributeur dont

je connaissais l’engagement pour les causes belles et difficiles. Zelig Films a bien voulu nous

accompagner et je les en remercie. Je suis convaincu avec eux que ce film aura une longue vie.

 

J’espère qu’il remettra la parole de l’enfant à sa juste place – ni sacralisée, ni bâillonnée. J’espère

aussi qu’il incitera les acteurs de la justice et les journalistes à réfléchir sur les effets pervers de la

médiatisation lorsqu’elle condamne les victimes au silence.

 

Bernard de la Villardière

 

BIBLIOGRAPHIE DE SERGE GARDE

 

L’Industrie du sexe, Messidor, 1987.

Grégory, autopsie d’une enquête, Messidor, 1990. Préface de Frédéric Pottecher.

Les Beaux jours du crime, essai sur les dérives mafieuses, en collaboration avec Jean de Maillard,

Plon, 1992.

Interdit de se tromper, 40 ans de médecine légale, en collaboration avec les docteurs Roger Le

Breton et Juliette Garat, Plon, 1993.

Sans homicide fixe, roman (écrit sous le nom de Serge Gardebled) Denoël, collection «Sueurs

froides», Grand prix de littérature policière 1998. Edité en livre de poche

Le livre de la honte, les réseaux pédophiles, en collaboration avec Laurence Beneux, le cherche

midi, 2001.

Il rode encore parmi nous, une profileuse sur les traces d’un tueur en série, en collaboration avec

Carine Hutsebaut, Le Seuil, 2004.

Le Guide du Paris des faits divers, du Moyen Âge à nos jours, en collaboration avec Rémi

Gardebled et Valérie Mauro, le cherche midi, 2004.

Ouvrage réactualisé en cours de réédition. Sortie prévue en janvier 2013.

Enquête sur une société qui consomme des enfants, en collaboration avec Homayra Sellier, préface

d’Isabelle Adjani, livre-dvd coédité par le cherche-midi et le Survenir éditeur, 2008.

Le collectionneur de mémoires, roman, le cherche midi, 2009.

Je suis debout, l’aîné des enfants d’Outreau sort du silence, en collaboration avec Chérif Delay, le

cherche-midi 2011.

 

FILMOGRAPHIE DE SERGE GARDE

 

Serge Garde a réalisé deux enquêtes pour Mireille Dumas, diffusées dans Vie privée, vie publique

(l’affaire pédocriminelle de la Casa Pia, à Lisbonne, et une enquête sur des vols de bébés sous couvert

d’accouchements sous X) et un sujet sur les tutelles et curatelles pour la magazine d’Elise Lucet,

Pièces à conviction, sur France 3.

 

Puis :

 

Tchéquie : enfants à vendre, 24′, pour Galaxie Presse. Diffusé sur M6 Zone interdite en 2005.

 

Le mystère de la Maison des Têtes, 52′, dans la série Les faits Karl Zéro. Première diffusion le 5 juin

2009 sur 13ème Rue.

 

Le fichier de la honte, l’affaire du CDrom de Zandvoort, 91′, dans la série Les faits Karl Zéro.

Première diffusion le 15 juin 2010 sur 13ème Rue.

 

LISTE DES INTERVENANTS par ordre alphabétique

 

Pierre Borgus

 

Yves Bot

 

Fabrice Burgaud

 

Pascal Clément

 

Christine Condamin

 

Rodolphe Costantino

 

Jean-Michel Decugis

 

Chérif (dit Kévin) Delay

 

Dimitri Delay

 

Pascale Fontaine

 

Michel Gasteau

 

Marie-Christine Gryson-Dejehansart Psychologue Clinicienne, Expert devant les tribunaux

 

Pierre Joxe

 

Eric Legros

 

Didier Leick

 

Gérard Lopez

 

Philippe Muller

 

Thierry Normand

 

Marc Pantaloni

 

Pascale Pouille-Deldicque

 

Pierre Rancé

 

André Vallini

 

Didier Wallet

 

Président d’Enfance Majuscule, partie civile à Saint-Omer

 

Magistrat, ancien Procureur général de Paris

 

Magistrat, ancien juge d’instruction à Boulogne-sur-Mer

 

Député, ancien Ministre de la Justice

 

Psychologue, universitaire, expert devant les tribunaux

 

Avocat de Chérif Delay

 

Grand reporter au Point

 

Enfant

 

Enfant

 

Magistrate, ancienne membre de la Chambre d’instruction à

Douai

 

Magistrat honoraire, ancien président de cours d’assises

 

Avocat, ancien ministre, ancien membre du Conseil

Constitutionnel

 

Directeur des Maisons des Enfants de la Côte d’Opale,

Psychanalyste, membre du Collège des Droits de l’Enfant

 

Avocat de la partie civile

 

Psychiatre, victimologue, expert devant les tribunaux

 

Procureur, ancien substitut au parquet général, à Douai

 

Avocat des enfants

 

Avocat de la partie civile

 

Avocate de Myriam Badaoui en 2004

 

Chroniqueur judiciaire à Europe 1

 

Député, Président de la Commission d’enquête parlementaire

sur Outreau

 

Capitaine de la brigade des mineurs, à Boulogne-sur-Mer, en

2000

 

LISTE TECHNIQUE

 

Produit par

BERNARD DE LA VILLARDIERE

 

Production

LIGNE DE FRONT

 

Réalisé par

SERGE GARDE

 

Directrice de production

CAROLINE ANTONIONI

 

Chargée de production

WIDADE BAHLOUS

 

Images

JEAN MICHEL GARCIA

 

Chef monteur

SEBASTIEN TOUTA

 

Musique originale

NICOLAS BABY

 

REMERCIEMENTS

 

INNOCENCE EN DANGER

 

AVEC LA PARTICIPATION DU CENTRE NATIONAL DE LA CINEMATOGRAPHIE ET DE L’IMAGE ANIMEE

14 janvier 2013

Je sais, vous n’allez pas aimer cette mise en bouche sans rien à vous mettre sous la dent ! Mais je tenais à aviser mes fidèles lecteurs de la publication dans mon prochain livre de ces deux nouveaux scandales récemment mis au jour par mon enquête, qui n’en finit plus de rebondir, cette fois jusqu’au plus haut niveau des institutions…

Vous aurez remarqué qu’aucun des médias qui avaient relayé mon information sur le meurtre en 1998 d’une fillette à Outreau, commis sous les menaces de mort de trois des accusés par l’un des enfants violés reconnus comme victimes, n’a publié mon information sur l’ouverture d’une enquête à ce propos par la justice française.

On peut s’interroger sur un tel silence, et sur celui des avocats des accusés.

09 janvier 2013

L’impact médiatique de mes révélations le 28 décembre sur ce meurtre présumé vient de relancer l’affaire d’Outreau avec l’ouverture d’une enquête pour vérifier la réalité de cet événement dramatique, à même de provoquer la rouverture éventuelles du dossier, conclu à l’époque par un non-lieu, sur quatre autres meurtres d’enfants à Outreau dénoncés par quatre autres mineurs.

Les autorités judiciaires ont « saisi un service enquêteur afin de déterminer si une fillette a disparu sur le ressort en 1998 », m’a assuré ce mercredi une haute source de la magistrature interrogée par mes soins. Traduction de ma part: les assertions de cet enfant, devenu majeur, sont donc prises au sérieux par la justice, et non pas comme l’émanation d’un mythomane ainsi décrit par certains organes de presse quand ils ont repris mes informations.

Dans mon livre à paraître sur L’imposture satanique d’Outreau, je publie tous les détails sur les cinq meurtres d’enfants en question.

J’y révèle aussi qu’à l’époque des faits, Interpol, dont le siège est à Lyon, avait annoncé officiellement que six enfants avaient disparu dans la même région d’Outreau. Aucune nouvelle n’avait surgi par la suite sur leur sort.

 

8 janvier 2013

Voici tout d’abord l’article de Libération de ce 8 janvier :

L’ancien ministre socialiste de la Culture Jack Lang, 73 ans, a été proposé par les autorités françaises à leurs partenaires des pays arabes pour diriger l’Institut du monde arabe basé à Paris, a annoncé mardi le porte-parole du Quai d’Orsay, Philippe Lalliot.

«Les autorités françaises ont décidé de proposer à leurs partenaires des pays arabes de désigner Jack Lang à la présidence du Haut Conseil de l’Institut et à celle de son Conseil d’administration», a précisé lors d’un point-presse le porte-parole. «Les autorités françaises souhaitent permettre à l’IMA de poursuivre et d’amplifier ses missions qui apportent une contribution importante à la connaissance du monde arabe et aux échanges entre celui-ci et la France», a-t-il ajouté

Maintenant, mes commentaires :

L’heure de se soulever a sonné en France pour empêcher une telle abomination ! Jack Lang président de l’Institut du monde arabe à la demande des autorités françaises ? J’ai cru à un cauchemar, mais non, c’est dans Libé ce mardi… Il avait déjà failli l’an dernier parvenir à la direction d’un autre fromage, comme Défenseur des droits, y compris de l’enfant ! Si la mobilisation des internautes avait contribué à empêcher cette nomination, qu’il en en soit de même pour ce poste prestigieux !

Réagissez ! Faites pleuvoir votre indignation à tous les niveaux face à une telle issue impensable, et scandaleuse si elle se concrétise !

Mon mot-clef pédophilie avant le titre n’est pas susceptible de poursuites. Jack Lang, dans ses commentaires, n’a jamais condamné, loin de là, l’attrait d’adultes pour des enfants mineurs. Jack Lang, déclarait le 31 janvier 1991 à Gay Pied : « La sexualité puérile est encore un continent interdit, aux découvreurs du XXIe siècle d’en aborder les rivages. »

Après le rejet de Jack Lang au poste de Défenseur des enfants, je vous avais joint un communiqué de 1977 en faveur de la pédophilie publié dans le Monde à l’époque.

Ce document inclut des pédomanes avérés comme Gabriel Matzneff, René Scherer, Guy Hockenghem, et leurs admirateurs, dont Louis Aragon (connu pour ses dons à voile et à vapeur), Jean-Paul Sartre (dont la compagne Simone allait chercher aux USA ce qu’elle n’avait pas dans son lit), Bernard Kouchner (doté d’un unique sac de riz), Jean-Louis Bory (qui se suicida pour n’avoir pas supporté son moi, selon l’un de mes témoins), et bien d’autres. Manque dans ce succédané Daniel Cohn-Bendit, qui avoua dans un livre s’être fait tripoter le zizi par des enfants…

Voici l’article de 1977.
(C’est un appel à libérer trois hommes ayant eu des ‘relations sexuelles sans violence’ avec des mineurs de 15 ans, garçons et filles. En plus, ces trois hommes se sont amusés à photographier leurs ‘jeux sexuels’. Tout cela n’est pas bien grave, selon les signataires… on y retrouve des politiciens (Jack Lang,), des médecins (Bernard Kouchner), des psychiatres et psychologues, des intellectuel-le-s (J-P Sartre, Simone De Beauvoir). Ces signataires défendaient alors un discours similaire à celui tenu aujourd’hui par des associations pro-pédophilie (NAMBLA aux USA , Paidika aux Pays Bas, … en France?) plaidant pour la décriminalisation de la pédophilie.)

Le Monde du 26 janvier 1977 :

Nous avons reçu le communiqué suivant:

» Les 27, 28 et 29 janvier, devant la cour d’assises des Yvelines vont comparaître pour attentat à la pudeur sans violence sur des mineurs de quinze ans, Bernard Dejager, Jean-Claude Gallien et Jean Burckardt, qui arrêtés à l’automne 1973 sont déjà restés plus de trois ans en détention provisoire. Seul Bernard Dejager a récemment bénéficié du principe de liberté des inculpés. Une si longue détention préventive pour instruire une simple affaire de » moeurs » où les enfants n’ont pas été victimes de la moindre violence, mais, au contraire, ont précisé aux juges d’instruction qu’ils étaient consentants (quoique la justice leur dénie actuellement tout droit au consentement), une si longue détention préventive nous paraît déjà scandaleuse. Aujourd’hui, ils risquent d’être condamnés à une grave peine de réclusion criminelle soit pour avoir eu des relations sexuelles avec ces mineurs, garçons et filles, soit pour avoir favorisé et photographié leurs jeux sexuels.

Nous considérons qu’il y a une disproportion manifeste d’une part, entre la qualification de » crime » qui justifie une telle sévérité, et la nature des faits reprochés; d’autre part, entre la caractère désuet de la loi et la réalité quotidienne d’une société qui tend à reconnaître chez les enfants et les adolescents l’existence d’une vie sexuelle (si une fille de treize ans a droit à la pilule, c’est pour quoi faire?)La loi française se contredit lorsqu’elle reconnaît une capacité de discernement à un mineur de treize ou quatorze ans qu’elle peut juger et condamner, alors qu’elle lui refuse cette capacité quand il s’agit de sa Vie affective et sexuelle. Trois ans de prison pour des caresses et des baisers, cela suffit. Nous ne comprendrions pas que le 29 janvier Dejager, Gallien et Burckardt ne retrouvent pas la libérté. »

Ont signé ce communiqué:

Louis Aragon, Francis Ponge, Roland Barthes, Simone de Beauvoir, Judith Belladona docteur Michel Bon, psychosociologue Bertrand Boulin, Jean-Louis Bory, François Chatelet, Patrice Chéreau, Jean-Pierre Colin, Copi, Michel Cressole, Gilles et Fanny Deleuze, Bernard Dort, Françoise d’Eaubonne, docteur Maurice Erne, psychiatre Jean-Pierre Faye, docteur Pierrette Garrou, psychiatre Philippe Gavi, docteur Pierre-Edmond Gay, psychanalyste docteur Claire Gellman, psychologue, docteur Robert Gellman, psychiatre André Glucksmann, Félix Guattari, Daniel Guérin, Pierre Guyotat, Pierre Hahn, Jean-Luc Henning, Christian Hennion, Jacques Henric, Guy Hocquenghem, docteur Bernard Kouchner, Françoise Laborie, Madeleine Laïk, Jack Lang, Georges Lapassade, Raymond Lepoutre, Michel Leyris, Jean-François Lyotard, Dionys Mascolo, Gabriel Matzneff, Catherine Millet, Vincent Montail, Docteur Bernard Muldworf, psychiatre Négrepont, Marc Pierret, Anne Querrien, Grisélédis Réal, François Régnault, Claude et Olivier Revault d’Allonnes, Christiane Rochefort, Gilles Sandier, Pierre Samuel, Jean-Paul Sartre, René Schérer, Philippe Sollers, Gérard Soulier, Victoria Therame, Marie Thonon, Catherine Valabrègue, docteur Gérard Vallès, psychiatre Hélène Védrines, Jean-Marie Vincent, Jean-Michel Wilheim, Danielle Sallenave, Alain Cuny.

Mais ce n’est qu’une babiole face à ce qui suit, notamment le contenu des carnets secrets de l’ancien patron des Renseignements généraux, Yves Bertrand, et plus précisément le passage sur Jack Lang. Voici ce que j’écrivais le 05 juin 2011 ici même après l’incroyable dénonciation en direct à la télévision, par Luc Ferry, d’un ancien ministre « qui s’était poissé à Marrakech avec des mineurs ». Affaire récemment classée sans suite à la fin 2012, il faut le souligner, et que je suis le seul à vous révéler ce 8 janvier 2013 face au silence de la grande presse.

Mon blog du 04 juin 2011 :

Il ne m’appartient pas d’accuser quiconque dans cette affaire criminelle du ministre pédophile (je rappelle que toute relation sexuelle avec un mineur de moins de 15 ans, y compris la fellation, est un crime passible des Assises), mais les policiers chargés de l’enquête préliminaire engagée depuis deux jours par le procureur de Paris se doivent d’entendre de toute urgence Yves Bertrand, ancien directeur des RG (Renseignements généraux) de 1992 à 2004.

Dans les carnets secrets de l’ex-patron des RG, écrits à la main, l’une des pages, dont j’ai obtenu copie auprès du responsable du site: www.defensedescitoyens.org, (rendons à César ce qui est à César), cite Jack Lang, noir sur blanc, à propos de cette affaire survenue au palace La Mamounia, à Marrakech (Maroc).

Aucune date n’est indiquée dans les carnets d’Yves Bertrand, mais celui-ci, dans la récente émission « Les grandes gueules » sur RMC, a reconnu, sans donner le nom du ministre, qu’il avait été informé de ce scandale par deux magistrats, non saisis du dossier, quand il dirigeait les RG. « N’étant pas officier de police judiciaire, j’ai informé verbalement ma hiérarchie (NDLR: le ministère de l’Intérieur), mais il n’y a eu aucune suite », a ajouté Yves Bertrand face aux journalistes de RMC qui l’accusaient de complicité pour non dénociation. Il a précisé que ce dossier remontait aux années 1980, c’est à dire, ce que j’en déduis, sous la présidence de François Mitterrand.

Selon mes propres informations, de source policière, Jack Lang aurait été déclaré persona non grata au Maroc en 1988 (sans que cette date soit certaine), pour une raison que je ne puis encore citer, faute d’une confirmation directe, puis redirigé vers la France à bord d’un avion du Royaume alaouite. Les années passant, Jack Lang a participé à un festival au Maroc en 2009, ce qui laisserait entendre: ou que mes informations n’étaient pas bonnes, ou qu’un trait avait été tiré sur cette mystérieuse affaire par le royaume marocain.

Puisque la justice française s’est emparée du dossier, à elle d’engager toutes les enquêtes possibles pour rétablir la réalité de faits jusqu’ici occultés, comme on peut le conclure à partir des révélations d’Yves Bertrand et de ses propres commentaires sur l’absence de poursuites après l’information par lui de sa hiérarchie.

Enfin, je vous rappelle un récent papier de ce site, qui citait un article de l’Express sur Jack Lang en 2005. En voici un passage instructif :

Secrets et ragots

Par Christophe Barbier, Aude Rossigneux, publié le 22/09/2005

(…)

Jack et la calomnie

En 1996, un « blanc » – document non signé – des Renseignements généraux fait allusion à une vraie affaire de pédophilie survenue en 1988 dans le sud-est de la France et évoque, avec force détails scabreux, le couple Lang, citant des écoutes téléphoniques que personne n’a jamais entendues et qui ont été, selon la note, détruites depuis. La hiérarchie policière n’accorde aucune crédibilité à l’assertion. Enfin, à l’approche de la présidentielle de 2002, quelques chiraquiens racontent une arrestation de Jack Lang au Maroc, dans une affaire de moeurs, suivie d’une exfiltration discrète organisée par l’Elysée. Pas la moindre preuve, mais les missiles anti-Jospin se préparent, que le 21 avril rendra caducs. « Le plaisir est important dans sa vie privée, conclut un proche, mais il est trop soucieux de la liberté d’autrui pour se livrer à quoi que ce soit d’illégal en la matière. » La capacité de Jack Lang à endurer ces rumeurs et à en parler lui-même, comme il l’a fait avec L’Express, témoigne en tout cas de sa détermination à aller au bout de l’aventure présidentielle.

Vous en voulez davantage ? Ce n’est pas à moi de vous le dire, mais à Luc Ferry, à son ex-Premier ministre qui avait balancé l’ancien ministre pédocriminel devant lui, et à la justice qui jusqu’ici a mis le dossier aux oubliettes.

Mais je vous garantis qu’il ressortira un jour de la mare aux diables…

08 janvier 2013

Lecteurs, faites quelque chose ! Inondez de vos commentaires ce scandale sur le site des médias ! Ecrivez à qui de droit !

Dans un total mépris de la loi sur l’anonymat exigé pour les faits judiciaires concernant des mineurs, la grande presse a repris mes récentes révélations sur le meurtre d’une fillette commis selon lui par un enfant d’Outreau en 1998 sous les menace de mort de trois des accusés, en citant les prénom et nom du garçon, au lieu de le protéger comme je l’avais fait.

Et voici que dans l’information de ce mardi ci-dessous, trois pédocriminels arrêtés en France ont avoué, été mis en examen puis en détention provisoire, mais nulle part n’apparaît l’identité de ces prédateurs.

Jusqu’à quand se poursuivra une telle ignominie ? Il faut réagir en masse. Les enfants sodomisés en France n’ont plus droit à la parole depuis Outreau. Ils sont traités de menteurs, et souvent remis à leurs propres prédateurs quand leur mère a osé les dénoncer ! Et dans le même temps, les pédocriminels sont traités comme de présumés innocents dont la presse ne publie pas les noms, dans une protection injustifiée, puisqu’ils ont avoué !

Voici le papier en question :

Trois personnes suspectées d’avoir filmé les viols de leurs propres enfants

Le Monde.fr avec AFP | 08.01.2013 à 16h36

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Trois personnes, un couple des Vosges et un père de famille domicilié dans les Charentes, ont été mises en examen et placées en détention provisoire, suspectées d’avoir violé leurs enfants mineurs et filmé leurs ébats, a-t-on appris mardi 8 janvier de source judiciaire.

Le couple vosgien a été interpellé à la mi-décembre, après qu’une cellule de veille de la gendarmerie eut repéré des allusions à des pratiques pédophiles sur des sites de rencontres échangistes, a expliqué à une source judiciaire.

En garde à vue, la femme avait indiqué aux enquêteurs que son mari avait violé leur fils âgé de moins de 10 ans, ainsi qu’une fillette, livrée par son père, un Charentais rencontré sur Internet. Ce dernier, interpellé, a expliqué aux gendarmes que le Vosgien l’avait convaincu de violer sa propre fille en filmant la scène, puis de se rendre dans les Vosges pour livrer la fillette.

Selon les enquêteurs, les faits se seraient déroulés à plusieurs reprises au cours de l’année 2012. Des perquisitions ont par ailleurs permis de retrouver des images et vidéos pédopornographiques au domicile du couple vosgien.

Les trois suspects ont été mis en examen pour viols sur mineurs de moins de 15 ans par un juge d’instruction d’Epinal, avant d’être écroués. Aucune poursuite n’a en revanche été engagée contre l’épouse du père de famille charentais, qui ignorait les agissements de son mari.

 

07 janvier 2013

Certains internautes tentent depuis quelque temps de placer des commentaires diffamatoires sur mes articles. S’ils étaient validés, ils me vaudraient des poursuites. L’un de ces posts évoquait, noms à l’appui, un soi-disant réseau pédophile dans une grande entreprise française, sans aucune preuve ni rien. Il s’agit à l’évidence d’une volonté de nuire à mon site, et de le flinguer, sans parler des condamnations à attendre si de telles diffamations y sont publiées.

Ne soyez donc par étonnés du délai éventuel entre votre envoi d’un commentaire et sa publication. Je ne puis tout faire à la fois, et cette opération exige du temps.

Un tel contexte confirme, et c’est positif, que les pédocriminels français sentent venir l’heure de vérité, et celle de leur châtiment inéluctable. Ils ont pénétré toutes les hautes sphères de notre société, je puis vous l’assurer, et j’ai du biscuit sur leurs forfaits… Ils savent que je le sais. Vous ne pouvez imaginer l’étendue de leurs protections.

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    06 juin 2010  Avec leur tube « Enlève le haut », un nouveau succès radiophonique au Canada, les sept musiciens endiablés de Bombolessé débarquent en Europe pour la promotion de leur nouvel album « Movimento », à travers huit spectacles du 24 Juin au 07 Juillet 2010.    Bombolessé propage son métissage tropical urbain. Après plus de 500 spectacles [...]

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