PANAMA
28 février 2011
Les violents soubresauts dans les pays arabes font passer sous silence des informations gravissimes en provenance d’Amérique Latine, en proie à la corruption endémique de régimes dits de gauche sous la houlette de Chavez au Venezuela.
La police panaméenne, en coopération avec la DEA américaine, vient d’arrêter le général de la police à la retraite René Sanabria Oropeza, et de l’extrader à Miami avec l’un de ses complices. Ils sont accusés d’avoir déjà envoyé 144 kg de cocaïne aux USA.
Actuel chef du contre-espionnage au ministère de l’Intérieur bolivien, il avait été le responsable de la lutte anti-drogue entre 2007 et 2008, comme chef du FELCN (Fuerza Especial de Lucha Contra el Narcotrafico).
Sous le régime d’Evo Morales, membre de l’ALBA – alliance des gouvernements pro-castristes sous l’égide du dictateur vénézuélien Hugo Chavez -, la Bolivie est donc devenue un narco-Etat.
4 août 2009
L’ex-président équatorien Lucio Gutierrez a diffusé hier soir sur le Canal Uno de Quito une vidéo dans laquelle le chef de la lutte anti-corruption du Panama, Enrique Montenegro, dénonce les liens entre Correa et les FARC, et des tentatives de la guérilla de laver son argent sale via des entreprises et des banques au Panama.
Cette vidéo date de 2007, bien avant les révélations sur ces liens contenues dans les ordinateurs de Raul Reyes, l’ex-N°2 des FARC abattu en Equateur le 1er mars 2008 par l’armée colombienne.
Gutierrez a rappelé qu’il avait déjà révélé cet enregistrement en 2007, mais que le pouvoir l’avait alors accusé de « trahison », sans que la justice ne mène la moindre enquête.
« Lucio » a demandé à l’ONU d’ouvrir une commission d’enquête pour analyser toutes les accusations accumulées contre Correa pour ses relations avec les FARC, notamment le financement de sa campagne électorale en 2006, comme tendent à le démontrer une série de documents et de vidéos publiés depuis 2008.
9 AVRIL 2009
Une cour d'appel américaine a donné son accord à l'extradition de Manuel Noriega vers la France, où il est poursuivi pour blanchiment d'argent, mais l'ex-dictateur panaméen peut encore déposer un recours devant la Cour suprême américaine.
L'ancien homme fort du Panama, âgé de 75 ans, a fini en septembre 2007 de purger 20 ans de prison aux Etats-Unis pour trafic de drogue.
Il a été condamné en France par contumace en 1999 à dix ans de prison pour diverses accusations.
Les autorités françaises veulent organiser un nouveau procès pour blanchiment d'argent. La France soupçonne Manuel Noriega d'avoir déposé dans les années 1980, sur des comptes de banques françaises, environ 3,15 millions de dollars issus du trafic de cocaïne.
Les avocats de M. Noriega ont indiqué dans le passé être prêts à saisir la Cour suprême américaine pour éviter une extradition de leur client vers la France.
Julio Berrio, un de ses avocats au Panama, a indiqué que M. Noriega allait s'opposer à la décision de la cour d'appel américaine. Il est « calme et fermement décidé à rentrer dans son pays », a déclaré l'avocat au quotidien La Prensa à propos de Noriega.
Longtemps allié des Etats-Unis pendant la guerre froide, ancien informateur de l'agence de renseignement américaine CIA, M. Noriega était tombé en disgrâce à Washington pour son implication dans du trafic de stupéfiants.
Capturé par l'armée américaine lors de l'invasion du Panama en 1989, et transféré aux USA, il avait été condamné en 1992 à 40 ans de prison. Sa peine avait été réduite à 30 ans, puis à 17 ans pour bonne conduite. Elle s'est achevée le 9 septembre 2007.
Les autorités américaines lui avaient octroyé le statut de prisonnier de guerre et ses avocats ont utilisé cet argument pour s'opposer à son extradition, arguant qu'en vertu des conventions de Genève, il devait être renvoyé au Panama.
« Nous avons conclu qu'une extradition ne serait pas une violation de la convention » de Genève, a jugé mercredi la cour d'appel d'Atlanta (Géorgie, sud-est). « Noriega n'a pas réussi à produire une loi qui empêcherait son extradition vers la France conformément au traité d'extradition » existant avec Paris, ont indiqué les trois juges de la cour d'appel.
Les juges ont ajouté que « Noriega aurait « l'opportunité de contester sa condamnation et demander un nouveau procès après avoir été remis à la France ».
Le gouvernement panaméen réclame pour sa part le retour de Noriega au Panama, où il est poursuivi pour des disparitions et meurtres de membres de l'opposition, mais le Panama n'a pas encore officiellement lancé une procédure d'extradition.
Un juge fédéral américain avait ordonné le 31 janvier 2008 que l'ex-dictateur panaméen ne soit pas extradé vers la France tant que toutes les possibilités de recours n'auront pas été épuisées.
Il avait estimé que l'ancien dictateur avait le droit de présenter ses arguments devant une cour d'appel, voire la Cour suprême, ce qui pouvait prolonger de plusieurs mois, voire de plusieurs années le processus d'extradition de l'ancien dictateur.

Cette photo de 2007 ne se renouvellera pas avant longtemps. Rafael Correa (à gauche) et Hugo Chavez (centre) viennent de rompre leurs relations diplomatiques avec la Colombie d'Alvaro uribe (à droite)
La Colombie a réagi le 4 mars à la grave crise diplomatique provoquée par l’élimination du n°2 des FARC à l’intérieur du territoire équatorien. Le succès de son opération contre Raul Reyes, doublé des révélations explosives contenues dans les ordinateurs du chef rebelle, avait souffert jusqu'ici de l’absence de Bogota sur la scène mondiale pour la justifier.
Un coup de théâtre a eu lieu ce 4 matrs avec la décision d'Alvaro Uribe de poursuivre Hugo Chavez devant la Cour pénale internationale de La Haye pour « appui et financement de génocides ».
Les violentes réactions de Quito et de Caracas, qui ont mobilisé leurs troupes et rompu leurs relations diplomatiques avec Bogota en représailles contre le viol de la souveraineté équatorienne par l’armée colombienne, avaient été suivies de sa condamnation par de nombreuses capitales. Cette gesticulation dans les bruits de bottes avait relégué pour l'instant au second plan la boîte de Pandore que sont devenus les disques durs dans les ordinateurs de Raul Reyes.
Les documents sont accablants pour les FARC et leurs affidés. Bogota ayant invité une délégation internationale d’experts à en vérifier l’authenticité, on ne peut la mettre en doute a priori. Selon le chef de la police Oscar Naranjo, Hugo Chavez aurait versé 300 millions de dollars à la guérilla, l’Equateur avait des contacts avec les FARC pour une « alliance politique» et les rebelles auraient acheté puis vendu 50 kilos d’uranium pour fabriquer des armes de destruction massive.
Cette masse de révélations n'a pas été suivie de relais au niveau diplomatique. Aucune ambassade n’a communiqué avec les médias des pays étrangers pour apporter des détails sur cette accumulation de scandales, et le ministre des Affaires étrangères se fait porter pâle. Fernando Araujo est pourtant un rescapé des FARC, puisqu’il s’est échappé l’an dernier après avoir été leur otage pendant six ans.
Rafael Correa a contre-attaqué rapidement. Il rencontre ce 4 mars 2008 le président du Pérou Alan Garcia, verra demain Lula à Brasilia, puis Hugo Chavez à Caracas, Torrijos à Panama City, avant d'achever son périple devant le Groupe de Rio à Saint-Domingue vendredi.
L’ahurissant aveu hier du vice-ministre de la Défense équatorien, au micro de la Radio Caracol de Bogota, que Raul Reyes séjournait depuis au moins dix jours en Equateur, constituait une verge pour se faire fouetter. Bogota a oublié de s’en servir pour remettre les pendules à l’heure.
Un sommet extraordinaire de l'OEA est prévu ce soir à Washington DC.

Cette photo de 2007 ne se renouvellera pas avant longtemps. Rafael Correa (à gauche) et Hugo Chavez (centre) viennent de rompre leurs relations diplomatiques avec la Colombie d'Alvaro uribe (à droite)
La Colombie a réagi le 4 mars à la grave crise diplomatique provoquée par l’élimination du n°2 des FARC à l’intérieur du territoire équatorien. Le succès de son opération contre Raul Reyes, doublé des révélations explosives contenues dans les ordinateurs du chef rebelle, avait souffert jusqu'ici de l’absence de Bogota sur la scène mondiale pour la justifier.
Un coup de théâtre a eu lieu ce 4 matrs avec la décision d'Alvaro Uribe de poursuivre Hugo Chavez devant la Cour pénale internationale de La Haye pour « appui et financement de génocides ».
Les violentes réactions de Quito et de Caracas, qui ont mobilisé leurs troupes et rompu leurs relations diplomatiques avec Bogota en représailles contre le viol de la souveraineté équatorienne par l’armée colombienne, avaient été suivies de sa condamnation par de nombreuses capitales. Cette gesticulation dans les bruits de bottes avait relégué pour l'instant au second plan la boîte de Pandore que sont devenus les disques durs dans les ordinateurs de Raul Reyes.
Les documents sont accablants pour les FARC et leurs affidés. Bogota ayant invité une délégation internationale d’experts à en vérifier l’authenticité, on ne peut la mettre en doute a priori. Selon le chef de la police Oscar Naranjo, Hugo Chavez aurait versé 300 millions de dollars à la guérilla, l’Equateur avait des contacts avec les FARC pour une « alliance politique» et les rebelles auraient acheté puis vendu 50 kilos d’uranium pour fabriquer des armes de destruction massive.
Cette masse de révélations n'a pas été suivie de relais au niveau diplomatique. Aucune ambassade n’a communiqué avec les médias des pays étrangers pour apporter des détails sur cette accumulation de scandales, et le ministre des Affaires étrangères se fait porter pâle. Fernando Araujo est pourtant un rescapé des FARC, puisqu’il s’est échappé l’an dernier après avoir été leur otage pendant six ans.
Rafael Correa a contre-attaqué rapidement. Il rencontre ce 4 mars 2008 le président du Pérou Alan Garcia, verra demain Lula à Brasilia, puis Hugo Chavez à Caracas, Torrijos à Panama City, avant d'achever son périple devant le Groupe de Rio à Saint-Domingue vendredi.
L’ahurissant aveu hier du vice-ministre de la Défense équatorien, au micro de la Radio Caracol de Bogota, que Raul Reyes séjournait depuis au moins dix jours en Equateur, constituait une verge pour se faire fouetter. Bogota a oublié de s’en servir pour remettre les pendules à l’heure.
Un sommet extraordinaire de l'OEA est prévu ce soir à Washington DC.