PABLO EMILIO MONCAYO

 

24 février 2010 

 

Amnesty international, HRW, et l’ONU vont-ils enfin dénoncer le cruel cirque monté par cette sénatrice aux dépens des otages des FARC ? 

Depuis un an, elle a annoncé la libération du caporal Pablo Emilio Moncayo, enchaîné depuis douze ans par les terroristes dans la jungle, celle du soldat Josué Daniel Calvo, enlevé il y a deux ans, et la remise à sa famille des restes du capitaine Guevara, mort de tristesse après dix ans passés comme otage de ces criminels. 

Comme Piedad Cordoba a été critiquée pour avoir relancé l’annonce de ces libérations en pleine campagne électorale pour tenter d’être réélue au Sénat, elle demande aujourd’hui aux FARC de surseoir à cette concrétisation, et de la reporter après le scrutin du 14 mars. 

Cette dame enturbannée continue de jouer avec le martyre des otages.  Quand donc la justice engagera-t-elle les poursuites annoncées en septembre 2008 contre elle ? Et la presse colombienne, jusqu’à quand attendra-t-elle pour la clouer au pilori ?

 

 

 

18 février 2010 

Je reviens de plus belle dans mes commentaires sur la Colombie après mon « coup de mou » face au silence des autorités locales sur le Guaviare : 6 policiers tués par les FARC dans la caravane du candidat à gouverneur, au moment où Piedad Cordoba exigeait l’absence de survols militaires dans cette région pour permettre la libération du caporal Moncayo, toujours martyr des FARC depuis près de 13 ans, et pas encore relâché. 

Le mutisme du pouvoir et des médias de Bogota se poursuit, mais je vais enfoncer le clou : comment la présidence colombienne a-t-elle pu tolérer ce scandale, et continue de fermer les yeux sur l’activisme d’une sénatrice convaincue de complicité avec les terroristes ? 

En France, cette sénatrice serait déjà sous les verrous, rien que pour ses appels à l’insurrection lancés le 5 septembre 2008 devant le congrès de la Fédération des étudiants universitaires réuni à l’Université Nationale de Bogota. « Je vous invite à la subversion, à la rébellion », s’est-elle alors exclamée. « Le régime de Pinochet est absolument égal à ce qui se passe dans ce pays, où le régime a militarisé la vie quotidienne des Colombiens », a-t-elle encore affirmé. 

Si demain je me permets de lancer un tel appel à Paris, devant la Sorbonne, je ne donne pas cher de ma liberté. Je serai immédiatement poursuivi pour menaces contre l’Etat de droit, incarcéré, jugé et condamné. 

En Colombie, le pouvoir n’a pas bougé, a baissé la tête, et aujourd’hui, quand cette complice des FARC dénonce de présumés vols militaires dans le Guaviare, qui seraient justifiés pour détenir les auteurs des six meurtres commis par les FARC contre les gardes du corps d’un candidat à gouverneur, le silence radio continue. La presse colombienne n'en dit rien.

Quand je suis allé à Bogota en novembre dernier, j’ai dénoncé devant la télévision et la radio Caracol les agissements de Piedad Cordoba avec les FARC. Elle a annoncé alors qu’elle allait me poursuivre en justice avec un avocat colombien et un avocat français. Mais ce n’était qu’un effet de manche ! Jamais elle n’a mis à exécution ses menaces, ce que je souhaitais pour rendre publiques ses complicités avec les terroristes. Madame Cordoba, faites-le, poursuivez-moi!

En Colombie, des dizaines d’élus ou de héros croupissent en prison, comme le colonel Alfonso Plazas Vega, et l’ex-président du Congrès Carlos Garcia, à partir de faux témoignages de détenus obtenus en échange de remises de peine. Mais dans le cas de Piedad Cordoba, cette sénatrice continue de jouer un jeu macabre avec quelques martyrs des FARC alors que les 37.000 fichiers découverts dans les ordinateurs de Raul Reyes, et validés par Interpol, prouvent sa complicité avec les terroristes ! En France, ces preuves auraient suffi à la mettre en examen et en détention provisoire avant jugement. 

Qu’attendent le président, et son ministre de la Justice, pour porter plainte contre atteinte à la sécurité de l’Etat ?

02 janvier 2010 

L'ex-otage colombienne Ingrid Betancourt, libérée par l'armée colombienne le 2 juillet 2008 après six années de captivité aux mains des Farc, s'est dite favorable jeudi à l'organisation d'autres opérations militaires pour libérer les otages de cette guérilla marxiste.


« Quand on est aux mains des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie), on souhaite être libéré par l'armée. (Le 31 décembre) est le moment le plus difficile de l'année. Quand on regarde vers l'avenir et qu'on ne voit pas le bout du tunnel, on souhaite que cette situation s'achève, qu'il y ait une opération pour nous libérer ou que l'on finisse par mourir », a déclaré Betancourt à la radio privée Caracol.
« Comme (ancienne) prisonnière, je suis d'accord avec le président (Alvaro Uribe). Il faut tout tenter pour que les gars rentrent chez eux », a-t-elle ajouté.

Je rappelle que l'ancienne otage avait toujours préconisé l'intervention de l'armée colombienne pour tenter de la sortir de captivité, dans ses deux vidéos filmées par les FARC en 2002 et 2003,
Ingrid Betancourt, enlevée en 2002 alors qu'elle était en campagne présidentielle pour un parti écologiste, avait été libérée en juillet 2008 dans le cadre de l'opération militaire « Jaque » qui avait aussi permis de délivrer trois Américains et onze militaires colombiens. Elle vit depuis aux USA.
Les proches des otages sont hostiles aux tentatives de libération militaires en raison des risques qu'elles représentent, mais selon Mme Betancourt, « dans la jungle, la vie est toujours en danger ».
Elle estime par ailleurs que les libérations sont « les meilleurs cartes » dont disposent les dirigeants des Farc. « C'est pour cela que je pense qu'il va y avoir des libérations. Reporter une décision de libération ne fait que renforcer le rejet de la société colombienne à leur égard », a-t-elle ajouté.
Les Farc ont proposé depuis plusieurs mois de libérer deux otages militaires, le caporal Pablo Emilio Moncayo et le soldat Livio Calvo, mais elles ont encore exigé dimanche que le gouvernement colombien leur fournisse des garanties pour mener à bien cette opération. Le président Uribe a rejeté cette proposition et demandé à l'armée de libérer tous les otages.Ce n'est qu'une excuse des FARC pour ne pas respecter leur engagement à libérer ces deux otages. Le sergent Moncayo est enchaîné depuis maintenant 12 ans par les terroristes, mais aucun appui ne lui a été manifesté en France par le président Sarkozy ni par les anciens porte-parole des comités pour la libération d'Ingrid et des otages en Colombie. Leur mutisme est hallucinant. 

Les Farc détiennent encore 24 otages dits politiques, soit des militaires ou des policiers, qu'elles voudraient échanger contre 500 de leurs combattants emprisonnés.

22 décembre 2009 

Depuis un café internet en Espagne, je vous envoie cette info qui illustre le scandaleux double jeu des FARC et de leur complice, la sénatrice Piedad Cordoba. Je reviendrai bientôt parmi vous à plein temps, quand j'aurai internet à mon domicile espagnol.

Alors que cette égérie de Hugo Chavez et du castrisme stalinien a été habilitée par le président colombien comme médiatrice dans la libération, promise par les FARC, du sergent Pablo Emilio Moncayo, otage des terroristes depuis plus de 12 ans, cette même guérilla vient d’enlever le gouverneur du département de Caqueta, dans le sud de la Colombie. 

Un commando terroriste a donné l'assaut contre sa résidence, lancé une grenade contre la résidence de Luis Francisco Cuellar à Florencia, capitale du département, puis échangé des coups de feu avec ses gardes du corps, avant de l'emmener vers une direction inconnue. 

L’un des gardes du corps du gouverneur, qui a eu 69 ans aujourd’hui, a été tué par les rebelles. A quatre reprises dans le passé, il avait déjà été enlevé… 

Les FARC détiennent encore au moins 24 otages dits politiques qu'elle souhaite échanger contre plusieurs centaines de leurs combattants emprisonnés.

 

27 septembre 2009 

 

La libération au compte-gouttes des otages par les FARC va reprendre, après l’accord donné par le président colombien Alvaro Uribe à la sénatrice Piedad Cordoba pour qu’elle reçoive, à la demande des terroristes, le caporal Pablo Emilio Moncayo, séquestré depuis douze (12) ans. 

 

Dans un communiqué à l’agence ANNCOL, le bras politique des FARC basé en Suède (pays de l’Union européenne qui a pourtant taxé cette guérilla de « terroriste »), la guérilla colombienne exige des « garanties officielles et des protocoles » pour mener à bien cette libération. 

 

Il s’agit pour les terroristes de réaliser  une fois de plus un show médiatique, comme en mars dernier pour la libération de quatre officiers et de deux élus. Cette fois-ci,  les FARC annoncent qu’elles vont libérer, en plus de leur otage politique, un soldat récemment séquestré, José Daniel Calvo, et remettre « les restes » du major Guevara, qui s’était laissé mourir de faim en 2006 pendant sa séquestration par les FARC. 

 

A cette occasion de mars 2009, le pseudo-journaliste colombien Hollman Morris avait enregistré une scandaleuse vidéo, avant la libération des quatre officiers, où ils étaient contraints de dire du bien de leurs geôliers, ce qu’ils avaient dénonce urbi et orbi après leur retour à Bogota. Ce même Morris avait tenté, en vain, de vendre ce témoignage, réalisé sous le contrôle des terroristes, au canal de télévision Al Jazeera, pour 4.000 dollars. Jamais Morris n’a daigné répondre à mes questions, sur son e-mail, pour confirmer ou démentir mes informations.   

 

Allons-nous assister à un nouveau spectacle où les « bons » seront les terroristes, et leur sénatrice complice, grâce à leur « geste » ?

Voici le communiqué d'ANNCOL:

ANNCOL

 

En exclusiva presentamos misiva a Colombia y al mundo:

 

 

COMUNICADO

 

Restituida la senadora Piedad Córdoba en sus funciones humanitarias, reiteramos:

 

1. Que el cabo Pablo Emilio Moncayo y el soldado profesional José Daniel Calvo, prisioneros de guerra, serán liberados unilateralmente por las FARC, tal como fue anunciado a comienzos de año. Los mencionados militares serán entregados personalmente a la senadora Piedad Córdoba como representante de Colombianos Por la Paz, garante de transparencia en estas liberaciones y en la entrega de los restos del mayor Guevara. Saludamos la vinculación de la Conferencia Episcopal, el CICR, el profesor Moncayo y la señora Emperatriz de Guevara, a esta misión humanitaria.

 

2. Deploramos la innecesaria indolencia y la crueldad presidencial que prolongó por cinco meses más el cautiverio de los mencionados militares, así como su precaria sensibilidad frente al drama que afrontan los prisioneros de las dos partes. Trabas, ingratitud y olvido gubernamental, como dice Moncayo, es lo que ha prevalecido.

 

3. Con este gesto de liberación unilateral reafirmamos nuestra voluntad para avanzar en el proceso de canje que facilite la libertad de todos los prisioneros de guerra, tanto de la guerrilla como del Estado. Nos asiste la certeza que un acuerdo de canje generaría condiciones favorables para abordar la solución política del conflicto que claman las mayorías nacionales.

 

4. Ante las vicisitudes que rodearon la pasada liberación de militares y policías en el Caquetá, en cuyo desarrollo el ejército asesinó a un guerrillero y desapareció a otro, es imperativo precisar las garantías oficiales y protocolos para esta nueva liberación, los cuales deben ser claros y públicos.

 

Secretariado del Estado Mayor Central de las FARC-EP

 

Montañas de Colombia, septiembre 22 de 2009

 

19 juillet 2009 

Les FARC ne libéreront pas leurs 24 otages politiques unilatéralement, mais au terme d'un échange avec les rebelles détenus. C’est ce qui ressort d’une lettre publiée ce matin par l’agence Anncol, bras politique des FARC basé en Suède. Ce courrier est adressé à Piedad Cordoba, la sénatrice colombienne proche de la guérilla et toujours pas entendue par la Cour suprême malgré l’ouverture contre elle d’une information pour cette complicité présumée. Alvaro Uribe avait fait récemment un geste de taille en acceptant que la sénatrice serve d’intermédiaire, à la demande des FARC, dans la libération des otages politique aux mains des rebelles. Le président colombien avait exigé en contrepartie que les 24 otages, tous officiers, soient libérés. Dans leur lettre, les FARC reviennent à leur proposition initiale : la libération d’un seul « politique », le caporal Pablo Emilio Moncayo, ainsi que d’un soldat, Josué Daniel Calvo Sánchez. 

Nul besoin d’être grand clerc pour prévoir le refus du gouvernement colombien face à un tel chantage. La guérilla poursuit ainsi son jeu macabre avec ses otages, qu’elle a libérés jusqu’ici au compte-gouttes, dans un show médiatique destiné à faire écho à sa propagande, mais que refuse désormais le pouvoir.

Voici la lettre des FARC que j'ai trouvée sur le site d'Anncol:

Montañas de Colombia, 19 de julio del 2009. Senadora 
PIEDAD CÓRDOBA
Bogotá
 

Cordial saludo.                                                     
 
Recibimos con expectativa la autorización que le otorgó el gobierno para, llegado el momento del canje, recepcionar los militares y policías que mantenemos en condición de prisioneros de guerra.
 
Es el pleno reconocimiento oficial  a la seriedad de sus gestiones humanitarias. Si el presidente, públicamente, la facultó para desarrollar esa trascendente misión en compañía de la iglesia y el CICR, seguramente muy pronto nos hará conocer una propuesta acerca de las circunstancias de modo, tiempo y lugar en que, sus delegados y los nuestros, van a poder precisar los términos de un acuerdo de canje que permita la liberación de los prisioneros de guerra del Estado y de la guerrilla.
 
Mientras se produce ese pronunciamiento presidencial podemos organizar para que reciba al cabo Pablo Emilio Moncayo, al soldado profesional Josué Daniel Calvo Sánchez y los restos del capitán Guevara, tal como lo comunicamos en misivas a colombianas y colombianos por la paz el 16 y 26 de abril y el 25 de junio pasados.
 
Con sentimientos de consideración y respeto,
Secretariado del Estado Mayor Central de las FARC-EP
 

28 juin 2009 

L’agence ANNCOL, basée en Suède (UE), publie ce matin un communiqué des FARC annonçant que les terroristes avaient envoyé une lettre au père du soldat Josué Daniel Calvo Núñez, pour lui annoncer qu’il allait être libéré avec Pablo Emilio Moncayo.  Mais la guérilla poursuit son chantage : elle exige à nouveau que ses otages soient remis à Piedad Cordoba. Or le président Alvaro Uribe refuse la présence dans toute libération de la sénatrice au turban, qui fait l’objet d’une enquête préliminaire devant la Cour suprême pour ses liens avec les FARC. 

Le 16 avril, les FARC ont annoncé la libération de Moncayo à la condition que cette opération soit coordonnée par Cordoba. Le 25 avril, Alvaro Uribe répond : seules la Croix rouge internationale (CICR) et l’Eglise catholique sont autorisées à  intervenir.   Depuis près de trois mois maintenant, le président colombien a fait une concession de taille aux FARC, en les invitant à un dialogue de paix pour un échange entre les otages et les guérilleros détenus en Colombie, sans autre exigence qu’un cessez-le-feu de quatre mois pour permettre une telle négociation. Les FARC n’ont jamais répondu à cette offre.   

Nouveau rebondissement jeudi 30 avril : les FARC se moquent de la réponse de Bogota et réitèrent leur exigence d’avoir Piedad Cordoba comme interlocutrice pour la libération de Moncayo « comme garantie de transparence ».   Le soldat Josué Daniel Calvo Nunez ne fait pas partie des 22 otages « politiques » encore séquestrés par les FARC. Il s’agit donc d’un nouvel otage qu’avaient fait les rebelles !. 

 

4 MAI 2009 

 

La guérilla terroriste se refuse toujours à mettre fin au calvaire de cet otage après avoir annoncé le 18 avril qu’il serait libéré, accuse aujourd’hui le président Alvaro Uribe, qui rejette ses oukazes, d’être responsable de ce retard, et au même moment enlève un nouvel élu, Armando Acuna, conseiller municipal à Garzon, ville du sud, après avoir tué deux policiers. 

 

Ce double jeu laisse totalement froides les chancelleries mondiales, dont la France, qui n’hésitait pas à donner des ordres implicites au chef de l’Etat colombien pendant la séquestration d’Ingrid Betancur. 

 

Quatre guérilleros ont pénétré vendredi dernier dans la salle du conseil de Garzon avant d'enlever le conseiller Armando Acuna.
« La guérilla a tenté d'enlever des conseillers, la police a réagi et ils ont tué deux policiers; deux conseillers ont été blessés et nous les poursuivons pour récupérer un autre (conseiller), que nous libérerons », a déclaré le président colombien. 

 

Les Farc ont  accusé mercredi le président Alvaro Uribe de bloquer la libération du caporal Pablo Emilio Moncayo, qu'elle retient en otage depuis 12 ans, en refusant la présence des médiateurs qui étaient déjà intervenus dans de précédentes libérations.
« Son intransigeance et son manque de grandeur d'âme (…) l'amènent à se mettre en travers (…) du projet de libération du caporal Moncayo, alors qu'en raison des centaines d'affrontements qui ont lieu quotidiennement dans l'ensemble du pays, les risques augmentent pour les prisonniers », déclarent Farc dans un communiqué diffusé sur internet.
Le texte, signé du chef des Farc Alfonso Cano, ajoute en outre que de nouveaux militaires ont été pris en otage, sans donner les identités de ces éventuels nouveaux prisonniers.
Le 16 avril les Farc avaient annoncé leur intention de libérer le caporal, Pablo Emilio Moncayo, en exigeant que la sénatrice Piedad Cordoba, proche de la guérilla, participe à l’opération. Alvaro Uribe s’y refuse, et a répondu que seul le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et l'Eglise catholique seraient mandatés pour les tractations.
Pablo Emilio Moncayo, qui avait 19 ans lors de son enlèvement, fait partie du groupe de 22 militaires et policiers, des otages dits « politiques » que la guérilla se dit prête à échanger contre environ 500 de ses combattants capturés par les autorités.
 

Voici la traduction de l'un de mes récents papiers par Eduardo Mackenzie (merci à toi !) 

16 de mayo de 2009

 

Colombia, desde hace mucho el más democrático de los países de América Latina, se convierte en una dictadura bajo los excesos de su régimen, “el peor  exceptuando a todos los demás”, como solía decir  Winston Churchill. No me refiero al presidente Álvaro Uribe, sino a la tiranía de los jueces, quienes, a menos de un año de las elecciones presidenciales, están tratando de cortar la rama sobre la que están sentados.

Esa deriva hacia un despotismo que se cubre de togas y armiños, nunca denunciado por una prensa cómplice, quedó una vez más expuesta con la reciente iniciativa  tomada por Gustavo Moncayo, el “caminante de la paz”. Moncayo recorrió a pie más de mil de kilómetros de Colombia para sensibilizar al público sobre el drama de su hijo, el cabo Pablo Emilio, rehén de las FARC desde hace 12 años (doce, leyeron bien). El padre de ese mártir en manos de los terroristas, quienes secuestran a más de 700 otras víctimas, creyó hacer bien al entablar una tutela (recurso de urgencia) en Bogotá para exigir que la justicia obligue al jefe de Estado a aceptar las condiciones de la guerrilla sanguinaria para liberar a su muchacho. El dolor de un hombre no puede disculparlo todo. Empero, para su descarga, Gustavo Moncayo se infiltra en la corriente actual, el de la dictadura de los jueces.

¡Imaginemos por un momento que en Francia una familia de rehenes secuestrados por los piratas frente a las costas de Somalia entabla un recurso en París para exigirle a Nicolas Sarkozy que acepte pagar el rescate exigido por los criminales! A ese ritmo, en Colombia, el gobierno pasará a manos de los jueces, si no lo está ya, y éstos tomarán las decisiones políticas en lugar del Ejecutivo, en un acto de alucinante menosprecio de la separación de los poderes, base de la democracia.

El país andino vive aplastado bajo el peso de las administraciones judiciales: a la Fiscalía (ministerio público), es necesario añadirle el Consejo de Estado, la Corte Suprema de Justicia, la Corte Constitucional  y el Consejo de la Judicatura. Todos esos organismos están metidos en política, en detrimento de su papel respectivo. Imagine usted a la Corte Suprema de Justicia de Estados Unidos pidiendo la detención de un diputado norteamericano por sus vínculos con un grupo terrorista! Podría hacerlo con el representante demócrata Jim McGovern, cuyos vínculos con las FARC fueron demostraron en este blog (ver los archivos). ¡Pero si esa Corte se atreviera a hacer eso, los medios de comunicación americanos le caerían encima con todos los fierros! El papel de una Corte Suprema de Justicia es verificar en última instancia las decisiones de la justicia, y no provocarlas, incluso para obtener la gracia a un condenado a muerte (en Colombia la pena capital no existe).

El mes pasado, el Consejo de Estado colombiano tomó una increíble decisión. Prohibió el envío al combate contra los terroristas guerrilleros a los 128.000 soldados llamados al servicio militar, diciendo que eso  se debe reservar únicamente, según su sentencia, a los 85.000 militares profesionales. ¡Este mismo Consejo de Estado llegó a ordenar que  el Estado pague 200.000 euros de indemnización a un recluta, Wilson Guzmán Bocanegra, porque él había sido herido en 1994 por la guerrilla! ¡Imagínese  la deuda que tendría que pagar Francia por todos los reclutas muertos o heridos en combate en las guerras recientes!

La Corte Constitucional de Colombia  está integrado por jueces que toman decisiones demagógicas que les facilitan ser elegidos después, cuando salen de esa institución para meterse a la política. Los ejemplos pululan.  El primero de ellos es el senador Carlos Gaviria, quien después de haber salido de la Corte Constitucional fue candidato a la Presidencia en 2006 por el Polo Democrático (izquierda marxista). Hay otros dos casos de ex magistrados. Alejandro Martínez estuvo en el Concejo municipal de Bogotá y José Gregorio Hernández se presentó como candidato a la vicepresidencia de la República en la lista (perdedora) de Horacio Serpa, el ex Ministro de Interior del presidente Ernesto Samper, quien fue elegido en 1994 con apoyo financiero del cartel de Cali.

¿Y qué decir de la Corte Suprema de Justicia? Todo ha sido dicho en este blog sobre la complicidad con los enlaces de las FARC en las altas esferas. Esa Corte persigue a los supuestos amigos de los paramilitares. Los hace capturar generalmente sin prueba alguna. Sin embargo,  en ningún momento tomó la menor medida contra Piedad Córdoba, la senadora que se ha convertido en el enlace de la guerrilla para imponerle al gobierno las exigencias de las FARC, incluso en la entrega a los padres de Julián Ernesto Guevara el cadáver de ese militar, quien murió despues de una huelga de hambre cuando estaba en poder de las Farc como rehén. Eso ocurrió en 2006 y sus restos aún no han sido entregados a su familia. 

Las últimas noticias dicen, que se abrió una investigación sobre las escuchas telefónicas realizadas por el DAS (un servicio secreto) a algunos políticos, jueces y periodistas. ¡En una nación en lucha contra el terrorismo, cómo evitar esas escuchas, admitidas en todos los países que tienen dificultades en materia de seguridad! François Mitterrand hizo espiar a más de 2000 políticos, jueces, actores y periodista entre 1981 y 1986. ¿Fue juzgado por eso? Sus esbirros no pagaron ni un sólo día de prisión…

16 MAI 2009 

La Colombie, longtemps le plus démocratique des pays en Amérique Latine, devient une dictature sous les excès de ce régime, « le pire de tous à l’exception de tous les autres », comme le répétait Winston Churchill. Je ne fais pas allusion au président Alvaro Uribe, mais à la tyrannie des juges, en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis, à moins d’un an des présidentielles. 

Cette dérive vers un despotisme affublé de toges et d’hermine, jamais dénoncée par une presse complice, est illustrée par la dernière initiative en date, prise par Gustavo Moncayo. Ce « marcheur de la paix » a parcouru à pied plus de mille kilomètres  en Colombie pour sensibiliser le public au drame de son fils, le caporal Pablo Emilio, otage des FARC depuis 12 ans (douze, vous avez bien lu). Le père de ce martyr aux mains des terroristes, qui séquestrent plus de 700 autres victimes, a cru bon hier d’engager un référé à Bogota pour exiger que la justice oblige le chef de l’Etat à accepter les conditions de la guérilla sanguinaire pour libérer son garçon. La douleur d’un homme ne peut tout excuser, mais à sa décharge Gustavo Moncayo s’infiltre dans le courant actuel, celui de la dictature des juges. 

Imaginez un instant en France qu’une famille d’otages séquestrés au large de la Somalie par les pirates demande un référé à Paris pour exiger que Nicolas Sarkozy accepte de payer la rançon exigée par les criminels ! A ce rythme, en Colombie, le pouvoir appartiendra, si ce n’est déjà fait, à des magistrats qui prendront les décisions politiques à la place de l’Exécutif, dans un mépris hallucinant de la séparation des pouvoirs, base de la démocratie. 

Le pays andin croule sous les administrations judiciaires : au ministère public (procureurs), il faut ajouter le Conseil d’Etat, le Conseil constitutionnel, le Conseil de la Judicature, la Cour suprême. Tous se mêlent de politique au détriment de leur rôle respectif. 

Imaginez un autre instant la Cour suprême des Etats-Unis en train d’ordonner la détention d’un député américain pour ses liens avec un groupe terroriste ! Elle pourrait le faire avec le Représentant démocrate Jim MacGovern, dont les liens avec les FARC ont été démontrés dans le blog (cf. archives). Mais si elle osait s’y aventurer, les médias lui tomberaient dessus à bras raccourcis ! Le rôle d’une Cour suprême consiste à vérifier en toute dernière instance des décisions de justice, et non pas à les provoquer, y compris pour accorder la grâce à un condamné à mort (en Colombie, la peine capitale n’existe pas). 

Le mois dernier, une incroyable décision a été prise par le Conseil d’Etat. Il a interdit l’engagement des 128.000 soldats appelés au service militaire dans le combat contre les terroristes guérilleros, qui doit être réservé selon son ordonnance aux 85.000 militaires professionnels. Ce Conseil d’Etat en a profité pour ordonner à l’Etat de verser 200.000 euros d’indemnité à un appelé du contingent, Wilson Guzman Bocanegra, parce qu’il avait été blessé en 1994 par la guérilla ! 

Imaginez ainsi la dette de la France à l’égard de tous les appelés tués ou blessés au combat dans les guerres récentes ! 

Le Conseil constitutionnel de Colombie, lui, est composé de juges qui prennent des décisions démagogiques à même de faciliter leur élection quand ils laissent tomber la toge pour entrer en politique. Les exemples pullulent.  Le premier d’entre eux n’est autre que Carlos Gaviria, candidat à la présidence en 2006 pour le Pôle démocratique (gauche) après avoir quitté le Conseil. Alejandro Martínez a été au Conseil municipal de Bogota, et José Gregorio Hernández s’est présenté comme candidat à la vice-présidence sur le ticket (perdant) d’Horacio Serpa, l’ancien ministre de l’Intérieur du président Ernesto Samper, élu en 1994 avec l’appui financier du cartel de Cali. 

Quant à la Cour suprême, il est inutile d’épiloguer. Tout a été dit dans ce blog sur sa complicité avérée avec les relais des FARC dans les hautes sphères. Cette Cour poursuit les présumés amis des paramilitaires, les fait arrêter le plus souvent sans aucune preuve, mais à aucun moment n’a engagé la moindre mesure contre Piedad Cordoba, la sénatrice devenue le relais de la guérilla pour imposer au pouvoir les exigences des FARC, y compris dans la remise aux parents de Julian Ernesto Guevara du cadavre de cet officier, qui s’est laissé mourir de faim quand il était l’otage des terroristes. C’était en 2006… Ses restes n’ont toujours pas été remis à sa famille. 

Aux dernières nouvelles, une enquête a été ouverte sur les écoutes téléphoniques réalisées par le DAS (services secrets) dans le pays aux dépens de politiciens, juges et journalistes. Dans une nation en proie au terrorisme, comment éviter ces écoutes, admises dans tous les pays en proie à de tels risque contre sa sécurité! François Mitterrand a fait espionner plus de 2000 politiciens, juges, acteurs et journaliste entre 1981 et 1986. A-t-il été jugé ? Ses sbires n'ont même pas fait un seul jour de prison…

Catégories
  • BOMBOLESSE, GROUPE QUEBECOIS DE LA MUSIQUE DU MONDE, DEBARQUE EN EUROPE

    06 juin 2010  Avec leur tube « Enlève le haut », un nouveau succès radiophonique au Canada, les sept musiciens endiablés de Bombolessé débarquent en Europe pour la promotion de leur nouvel album « Movimento », à travers huit spectacles du 24 Juin au 07 Juillet 2010.    Bombolessé propage son métissage tropical urbain. Après plus de 500 spectacles [...]

    (13 commentaires)

Commentaires récents
Archives