OUTREAU

19 mai 2013

Le drame de Sandrine Chastan, déjà relaté ici, se double d’une sorte de « prostitution institutionnalisée » pour cette mère qui doit désormais payer pour voir ses jumeaux une fois par mois.

Pour avoir accusé un proche d’un présumé inceste contre deux de ses enfants, ses jumeaux lui ont été retirés.

Un jugement du 21 juin 2012 à Castres lui a octroyé le droit de les rencontrer une fois par mois pendant deux heures.

Lieu désigné pour ces visites, le centre social Aramis à Clermont-Ferrand a mis près d’un an à les organiser.

Sandrine a dû entamer un nouvel appel en justice à Toulouse pour obliger ce centre, longtemps réfractaire, à céder.

Cette mère privée de ses enfants les retrouvera enfin le 22 mai à Aramis en présence d’éducateurs et sans la moindre intimité.

Dans le dernier courrier d’Aramis, elle a appris qu’elle devrait régler 13 euros de frais à chaque visite mensuelle de 2 heures.

Ainsi donc Sandrine, déjà ruinée par ses actions en justice, va devoir PAYER pour voir le fruit de ses entrailles.

« Il s’agit d’une prostitution institutionnalisée », m’a déclaré cette mère davantage combative à chaque nouvel outrage.

Ses frais et pénibilité de voyage (12 heures de voiture aller-retour, essence, péages et hôtel) n’étaient pas suffisants…

Je demande aux associations de défense des enfants de se mobiliser sur le cas de Sandrine Chastan, qui n’est jamais montée sur une grue ou une cathédrale pour crier au scandale.

Comment les tribunaux de Castres et de Clermont-Ferrand, ainsi qu’Aramis, ont-ils pu permettre le maintien d’une telle privation de ses droits ?

On aurait voulu la pousser au suicide ou à toute autre initiative malheureuse qu’on n’aurait pas agi autrement.

Sandrine Chastan a droit à une réparation financière exemplaire, qui n’effacera jamais la double peine subie.

A Outreau, des accusés qui avaient avoué ont reçu des indemnités considérables après leur acquittement, pour avoir passé trop de mois en détention provisoire.

J’invite les médias à se pencher sur ce cas exemplaire d’une entrave aux droits d’une mère à voir ses enfants.

Le dossier de Sandrine Chastan, dont je dispose, leur prouvera le degré d’injustices commises dans un drame sans fin, né de ses dénonciations initiales corroborées par des médecins.

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18 mai 2013

A l’invitation de l’association « Culture Libre », je vais animer quatre débats autour des révélations de mon enquête « Retour à Outreau » (éditions KontreKulture) entre le 30 mai et le 2 juin dans le midi.

Chaque débat sera précédé de la projection du film « Outreau, l’autre vérité », de Serge Garde.

25 avril 3013

Le magistrat Fabrice Burgaud, qui a instruit l’affaire d’Outreau entre 2001 et 2003, va déposer plainte contre le cinéaste Bertrand Tavernier pour « provocation au crime ».

 C’est ce qu’a annoncé jeudi à l’AFP l’avocat du magistrat, Me Patrick Maisonneuve.

Le 10 avril dernier, sur le plateau de l’émission « C à vous » sur France 5, Bertrand Tavernier évoquait le film « Présumé coupable » dans lequel l’huissier Alain Marécaux, l’un des acquittés, est incarné par Philippe Torreton. Bertrand Tavernier avait notamment déclaré, faisant allusion à Fabrice Burgaud : « C’est quelqu’un que vous avez envie d’exécuter, le juge d’Outreau. »

« C’est quand même très violent », a dit Me Maisonneuve, qui va déposer plainte « dans les jours qui viennent » et envisage également de poursuivre le réalisateur en diffamation.

J’invite ici M. Tavernier à lire mon livre d’investigation « Retour à Outreau » avant de se rendre au tribunal. Mes révélations sur la réalité du dossier le conduiront certainement, s’il lui reste un brin d’objectivité, à présenter ses excuses au juge pour obtenir la clémence des magistrats du siège, voire le retrait de cette plainte.

Quand on tourne un scénario sur un sujet polémique, la moindre des exigences consiste, comme un juge, à procéder à charge et à décharge, sous peine de partialité.

Le film « Présumé coupable » de Vincent Garenq sur l’huissier Alain Marécaux, cité par M. Tavernier à l’appui de sa violente attaque contre le juge Fabrice Burgaud, constitue l’exemple typique d’un outrage à la vérité des faits, et c’est une litote. Vous pourrez en découvrir la démonstration documentée, plan par plan, dans mon livre.

Monsieur Tavernier, avant de publier mon enquête, j’ai lu tous les dossiers judiciaires et les rapports annexes avant de rencontrer les principaux acteurs de cette affaire.

Vous, sans avoir lu une seule ligne de ces 30.000 pages, et à la seule vision de ce film mensonger – oui, mensonger, et je le prouve -, vous avez pratiquement appelé à la liquidation d’un juge qui a réalisé un travail exemplaire, et jamais remis en cause par les avocats de tous les accusés.

Votre stupéfiante réaction, dans la plus « pure » tradition stalinienne, fait peur en 2013. Sous le joug soviétique, elle aurait signifié la pendaison imminente, l’éventuel suicide, ou la mise au goulag du juge.

Vous qui avez le temps, l’intelligence et les moyens de vous instruire avant de porter un jugement définitif, surtout près de huit ans après le dernier procès d’Outreau, j’oserai vous qualifier d’homme dangereux, au prorata de votre célébrité, si vous ne faites pas amende honorable.

Vous admettrez que certains de vos admirateurs, dénués de votre incontestable culture, cinématographique en tout cas, pourraient prendre au pied de la lettre votre appel au meurtre.

Alors, revenez à de plus nobles sentiments, et retirez avec vos excuses cette entaille dans votre parcours. C’est la noblesse d’un homme que de reconnaître ses erreurs.

Sachez, mais peut-être ne vous l’a-t-on pas dit, pas plus que ne le reconnaît le film « Présumé coupable », que douze enfants ont été reconnus victimes de viols à Outreau par les jurés d’assises et indemnisés par l’Etat.

24 avril 2013

Comment ne pas être révolté et proche de l’insoumission en découvrant ce matin le scandaleux « mur des cons » affiché par le syndicat de la magistrature (SM) dans son local en plein cœur du ministère de la justice à Paris ?

Comment ne pas exiger ici à cette occasion, et une nouvelle fois, la tenue d’Etats généraux sur l’enfance pour en finir une fois pour toutes avec la tolérance de la justice à l’égard des violeurs aux dépens des mineurs, et de leurs mères qui ont eu le courage de dénoncer ces crimes ?

Sur le panneau du SM consacré aux « cons » qu’il vitupère, figurent deux pères de victimes:  le président de l’Association pour la protection contre les agressions et les crimes sexuels, Jean-Pierre Escarfail, dont la fille Pascale avait été violée et assassinée par le tueur Guy Georges, et Philippe Schmitt, père d’Anne-Lorraine, tuée par un récidiviste..

Cette mise à l’index hallucinante de DEUX PERES DE JEUNES VICTIMES par des juges appelés à appliquer la loi, rien que la loi, explique l’attitude au mieux laxiste de nombre d’entre eux dans les prétoires à l’égard de prédateurs sexuels, surtout depuis les procès d’Outreau.

Mes dossiers en cours, et pas seulement ceux révélés dans mon livre « Retour à Outreau » (éditions KontreKulture), fourmillent de décisions judiciaires favorables aux présumés criminels sexuels. Les juges en arrivent même parfois (ou souvent selon les cas) à remettre l’enfant violé à son père sodomite, et la mère se retrouve parfois (ou souvent encore) poursuivie pour « dénonciation calomnieuse » quand elle ose faire appel de telles décisions iniques.

Nul besoin de ce « mur des cons » pour savoir combien la justice n’est pas indépendante, mais politique en France. Mais que le président d’une association pour la défense des enfants, père d’une fillette violée et tuée, soit cloué au pilori par des magistrats d’abord syndicalistes avant d’être juges, révèle la déliquescence d’une justice sans foi ni loi.

J’avoue ne pas comprendre pourquoi M. Escarfail vient d’annoncer son intention de ne pas porter plainte contre le SM. J’espère que les réactions innombrables du public, telles que l’on peut les lire sur les sites internet de la presse française, l’amèneront à changer d’avis. Par contre M. Schmitt a saisi son avocat pour étudier les mesures à prendre.

L’éclatement d’un tel scandale est propice à remettre sur le feu notre exigence pour une revue, de fond en comble, du traitement judiciaire de la pédocriminalité galopante en France.

Dois-je rappeler pour la énième fois que 15.000 enfants sont victimes de viols chaque année en France, selon les chiffres officiels de l’Observatoire de la délinquance ? Soit plus de 200.000 enfants si l’on ajoute ceux qui n’osent pas dénoncer leur agresseur.

Dernière minute: j’écris ces lignes depuis l’Amérique du Sud, et je viens de voir le journal de 20H de France 2 sur TV5 Monde. Son présentateur, un soi-disant « journaliste » (David Pujadas), n’a même pas abordé ce sujet du « mur des cons », alors que c’est le principal thème commenté sur tous les médias par les internautes, avec des milliers de réactions. David a eu peur de ce Goliath en papier. peut-être parce qu’il n’a pas osé avouer que sa photo à lui était aussi sur le même mur des cons !

09 avril 2013

Le hourvari du scandale Cahuzac a déclenché un processus de nettoyage à sec dans toutes les élites de notre République bananière, avec une révolution à venir inéluctable.

A lire les commentaires des internautes, on découvre le ras-le-bol du peuple face à la corruption généralisée. Cette révolte va s’accélérer, et le mois de mai le confirmera, sans être augure.

Les salariés et maintenant les retraités n’en peuvent plus de voir leur pouvoir d’achat s’écrouler pendant que les cumulards de la politique s’engraissent aux dépens de nos impôts.

Comme le propre (sic) gouvernement exige de tous les ministres avant le 15 avril leur déclaration de patrimoine, la boule de neige populaire va enfler pour demander davantage de contrôles.

Il faut exiger la clarté non seulement sur le patrimoine, mais aussi la publication des déclarations de revenus pour tout politique avant sa prise de fonctions, puis après son, ou ses, mandats. Tout enrichissement illicite sera ainsi mis au jour, sauf si l’impétrant a gagné à l’Euromillions !

Quand on sait l’ampleur des trafics sur les marchés publics dans les régions, les départements et les municipalités, c’est  une mesure de salut public.

Je connais bien le dossier des ronds-points en France. Cette invention française (vous ne trouvez pratiquement aucun rond-point aux USA) a consisté à facturer au maximum ces aménagements, qui ne coûtent qu’un peu de terre et une bordure en ciment, pour arroser les partis politiques du pouvoir local. Ma source : une ex-conseillère de F. Mitterrand.

L’Espagne, pays aussi corrompu que la France, a vite adopté cette méthode de financement occulte. Observez bien ces ronds-points, la plupart inutiles puisqu’il suffit d’un stop à chaque carrefour pour moduler le trafic.  J’en ai vu un en Catalogne, il  y a 16 ans déjà, en pleins champs !

Il convient aussi d’exiger la fin immédiate du cumul des mandats. Comment imaginer un sénateur ou un député capable de gérer à la fois de telles responsabilités avec celles de sa ville, quand on sait l’immensité du travail pour un maire au quotidien, même dans un bourg ?

Pour en finir avec ces élites gangrenées, exigeons enfin la prise en compte du vote blanc dans toutes les élections, et leur annulation quand il est majoritaire, au profit d’un nouveau scrutin.

Cette mesure reste la seule à même d’empêcher une révolte violente, voire sanguinaire, tant l’exaspération des Français a dépassé toutes les bornes.

Seule un tel tsunami permettra enfin de remettre les pendules à l’heure, y compris dans une justice dépendante des mêmes politiciens, pour que la loi ne continue pas, comme aujourd’hui, à bafouer les enfants victimes de viols depuis Outreau dans la casi complète indifférence des juges et des policiers.

09 avril 2013

Dans sa quête de reconstruction, Chérif Delay, l’un des douze enfants reconnus victimes de viols à Outreau, a trouvé sa voie : un CD de rap, bâti en France et non pas en Belgique.

« La création musicale est devenue mon seul médicament pour oublier les horreurs d’Outreau », m’a-t-il déclaré lundi depuis son refuge dans une famille dans l’ouest de la France.

Vous avez été nombreux à vous poser des questions sur le devenir de ce garçon parti en Belgique sans l’autorisation de quitter le territoire depuis sa condamnation à six mois avec sursis en décembre 2011 pour des menaces de mort sur facebook contre Franck Lavier, l’un des acquittés d’Outreau.

Conscient de sa situation d’hors-la-loi s’il restait en Belgique, le garçon est rentré en France et ne songe plus qu’à une seule chose : la création de son disque de rap, au titre provisoire de « SOS Enfants ».

Ses premières chansons relatent le cauchemar de tous les enfants violés, dont il fait partie, et qu’il espère rejeter dans un passé à oublier quand leur parole sera entendue pour que justice soit rendue contre les prédateurs des petites victimes.

Un producteur musical dans le sud de la France a déjà déclaré son intention de concrétiser le projet de Chérif et me l’a confirmé.

Je n’en dis pas plus. C’est à Chérif maintenant de créer, et de comprendre surtout qu’il ne suffit pas d’être une vedette – ce que nous lui souhaitons de devenir – pour exister.

 

04 avril 2013

Un nouveau défi attend Chérif Delay, l’un des douze enfants reconnus par l’Etat comme victimes de viol à Outreau, avec sa préparation bien avancée d’un CD de rap au titre provisoire de « SOS Enfants ».

De retour en France ce jeudi, après un bref séjour en Belgique, ce jeune homme aujourd’hui  âgé de 23 ans « se sent bien dans ses bottes, même s’il se sait fragile, et déterminé à poursuivre son combat pour faire éclater la vérité sur l’affaire d’Outreau », ainsi qu’il me l’a confié dans un entretien téléphonique depuis la région parisienne.

Conscient du risque qu’il courait en restant en Belgique sans disposer d’une autorisation de sortie du territoire, il est rentré immédiatement en France et y attend l’éventuelle autorisation du juge de l’application des peines (JAP) pour retourner dans la famille qui l’avait accueillie dans le Plat pays, et chez qui il assure « se sentir bien ».

Son projet immédiat est consacré à la préparation de son CD et d’un clip de lancement. L’un des titres, « Dans mes rêves », dont il m’a lu les paroles et le refrain, témoigne de sa hargne rentrée contre les pédocriminels en liberté, avec pour dominante son fol espoir dans un monde qui aurait banni cette saleté.

Tous ceux qui ont vu le film de Serge Garde (« Outreau, l’autre vérité ») auront pu détecter son talent naissant dans le rap effervescent qui clôt ce documentaire.

02 avril 2013

Le scandale d’Outreau, loin d’être fini, tourne à une mauvaise série noire avec l’opération de commando menée par des activistes belges qui ont été chercher Chérif et Dimitri Delay en France pour les conduire selon leurs vœux en Belgique afin de les protéger face à de présumées « menaces de violence ».

Je viens de parler par téléphone, au domicile belge où résident les deux frères, avec les principaux acteurs de cette escapade, sans queue ni tête selon moi quand on sait le contexte de souffrance permanente vécue par tous ces enfants.

Si j’en fais état ici, c’est parce que le commando en question a revendiqué son intervention dans un texte publié sur leur site belge Cineyrgie (cf. le communiqué intégral plus bas). Mais c’est aussi à cause de la situation légale de Chérif, qui ne peut sortir de France sans l’aval écrit du juge de l’application des peines (JAP), ce qui est le cas.

Sous couvert d’une prétendue aide à ces deux enfants en perdition, jusqu’ici admirablement soutenus par leur protectrice en France, le commando a négligé d’obéir à nos lois, et fait peser sur Chérif une menace de prison pour ne pas avoir demandé une sortie du territoire.

Rappelons que ce garçon avait été condamné à six mois de prison avec sursis et trois ans de mise à  l’épreuve en décembre 2011 pour avoir  menacé de mort sur facebook l’un des acquittés d’Outreau, Franck Lavier. Cette décision le contraint à demander l’autorisation écrite du JAP pour voyager hors des frontières.

Maya, membre du commando cité, m’a avoué ce mardi avoir ignoré cette exigence, et indiqué que leur groupe avait adressé une telle demande rétroactive auprès du JAP par fax. « Si le juge refuse de nous envoyer cette autorisation, Chérif repartira en France », m’a-t-elle assuré. Chérif, au  bout du fil, m’a confirmé son intention, dans ce cas négatif, de « rentrer en France ».

Mais si la même Maya, active sur les réseaux sociaux y  compris sur mes sites, ne connaissait pas l’interdiction pour Chérif de quitter le territoire français, pourquoi m’a-t-elle avoué que le véhicule chargé de le conduire en Belgique avec son frère Dimitri « n’avait pas une plaque belge d’immatriculation » ?

A mes yeux, et je le lui ai dit, leur opération ressemble à un enlèvement, même si les deux gamins ont répondu par l’affirmative à leur proposition de les exfiltrer. Il suffit de lire mon livre pour savoir dans quel état psychique abyssal sont tombés les enfants violés à Outreau après ces procès abjects.

Au même numéro de téléphone en Belgique, j’ai pu converser, outre Maya, avec deux autres adultes, Roger et Chantal, médecin et infirmière selon eux. J’écris « selon eux », car ils ont refusé de me dire dans quelle ville se trouvaient les frères Delay en leur compagnie. S’ils se battent, comme ils l’assurent, pour « aider les enfants à se reconstruire », je ne comprends pas cette clandestinité dans leur action. S’ils veulent le bien des deux victimes de viols, qu’ils montrent patte blanche !

Une contradiction totale s’est fait jour entre les discours lénifiants de ces adultes belges et les dires de Chérif.

A lire le communiqué de Cineyrgie, et à entendre Chérif se  confier au téléphone devant moi, ces enfants ont demandé la protection de leurs amis  belges pour apporter de nouvelles révélations explosives sur l’affaire d’Outreau.

Quand Maya m’a parlé, elle a dit le contraire : « on n’est pas avec eux pour parler du dossier Outreau, mais pour les aider à se reconstruire. »  Pour le médecin Roger, « ces enfants ont envie de vivre et que justice soit faite ». Et Chantal, l’infirmière, d’ajouter : « Ils vont bien, mangent bien, dorment bien ».

A écouter les uns et les autres, je redoute que des adultes, apparemment pleins de louables intentions, ne viennent interférer dans le dossier Outreau sans prendre en compte la fragilité des enfants victimes, avec tous les risques inhérents à leur absence de contrôle. Ce sont des bombes à retardement, mais il faut empêcher qu’elles ne leur explosent en pleine figure.

JT/

Voici le communiqué publié ce matin par Cineyrgie :  

 

Telex : Affaires d’Outreau/Angers : deux victimes harcelées sous protection des collectifs européens.

02/04/2013 ( 114 views / 0 reacties)

Une brève communication de Cineyrgie aux autorités françaises…

Nous n’avons guère le temps, ni l’habitude de communiquer sur des enquêtes en cours, d’autant plus que des collectifs de trois pays ont participé à l’opération « Coucou ! », et que nous sommes observés comme des singes de laboratoire. Nous laisserons donc le temps aux victimes d’écrire eux-mêmes le contexte et les détails de l’opération qui vient de s’achever. Cela nous évitera des commentaires.

Pendant la journée du Vendredi Saint, Maya a reçu un appel urgent d’assistance de Chérif er de Dimitri, deux victimes d’Outreau, qui sont aujourd’hui jeunes adultes. Elles venaient de découvrir des documents inédits, qui concernent un volet inexploré de l’affaire d’Outreau.

Vers 15h30 les collectifs français et belges étaient sur le coup. Je ne décrirai pas maintenant, un certain contexte qui suivit cette découverte. NNSPMDF leur a conseillé la copie sur clé USB, et compte tenu de menaces de violence, ont également reçu une demande de mise sous protection immédiate.

J’ai reçu l’information à Luxembourg vers 17h30, un convoi a été organisé depuis le Sud de Bruxelles, qui se rassemblait à Arlon à 19h30.

Dimitri et Chérif ont été pris en charge à 2h30, dans la banlieue de Saint-Etienne, et les deux clés USB reçues. Ils ont passé une excellente nuit là où ils sont, et reçu les soins d’un médecin et d’une infirmière. Ils sont à la fois inquiets, décidés, et moralement fatigués. Ils ont besoin de repos, de secret et de sécurité au sein d’une famille d’accueil. Ils ont reçu des gâteries à profusion, une assistante sociale les prendra en charge dès le début de la semaine prochaine, leur sécurité est assurée, et l’avocat de Cineyrgie veillera à rassurer les autorités judiciaires françaises dès ce mardi.

Un certificat médical a dû être établi.

Aussi bien nos deux invités, que le médecin, l’infirmière et la famille d’accueil, estiment que cette retraite sera de nature à éviter toute action hasardeuse de part et d’autre, d’autant plus que nous avons de bonnes raisons de savoir que le dossier judiciaire d’Outreau sera rouvert.

L’affaire d’Outreau ne se joue plus sur la culpabilité de tel ou tel. Sur ce point, le doute n’existe plus. Elle se joue sur la capacité des victimes d’apporter la preuve d’un complot judiciaire. Cette preuve existe, de sorte que l’affaire d’Outreau ne fait que commencer.

Ceci n’est pas une disparition à la Stan Maillaud, ni une affaire de harcèlement judiciaire à la Janett Seemann, mais une intervention destinée à éviter une liquidation réussie.

Patrick Vanden Berghe

01 avril 2013

Ce n’est pas un poisson d’avril. La fuite en avant de Chérif, l’un des douze enfants reconnus victimes de viols à Outreau, continue avec son étrange appel téléphonique ce lundi à mon domicile sur ses craintes apparentes pour sa vie.

« Je ne suis pas suicidaire, je ne veux pas mourir », m’a-t-il déclaré, sans autre précision malgré mes questions, après sa décision samedi, qu’il m’avait alors annoncée, de partir « quelque part en France », toujours sans aucun détail. Il a insisté pour que je relate ses déclarations sur mon blog.

« S’il m’arrive quelque chose… », a-t-il brièvement ajouté sans finir sa phrase, mais en laissant entendre qu’il avait peur pour sa vie. Jusqu’ici, il était hébergé depuis septembre 2011 chez une famille française qui l’avait pris en affection pour l’aider à se reconstruire.

« Des choses vont éclater, j’ai plein de preuves »,  a poursuivi le jeune homme, âgé de 23 ans. A propos de rumeurs actuelles sur sa possible installation en Belgique, il m’a simplement dit : « laisse-les croire que je suis en Belgique », avant de raccrocher.

Je n’aurais pas fait état de ces appels sur mon site si je n’éprouvais pas les plus grandes craintes quant à la sécurité physique et psychique de ce garçon en pleine crise post-traumatique.

Jamais je n’ai relaté les multiples entretiens antérieurs que nous avions eus au téléphone. Si je le fais aujourd’hui, c’est à cause de ce départ de Chérif pour une destination inconnue, avec tous les risques induits, sans le contrôle permanent de ses protecteurs (bénévoles, cela va sans dire).

Ainsi que l’avait déclaré Didier Wallet, le capitaine de la police des mineurs à Boulogne-sur-Mer qui avait entendu la plupart des mineurs violés à Outreau, « tous ces enfants victimes sont des  bombes à retardement » (dans le film de Serge Garde : « Outreau, l’autre vérité »).

Chérif a besoin d’aide, et surtout d’un suivi médical approprié afin de lui éviter tout éventuel dérapage gravissime, pour lui et pour son prochain. Je ne suis pas médecin, mais pour bien le  connaître, c’est à mes yeux une évidence. Il passe d’un extrême à l’autre, d’une euphorie totale (comme à  Bourg-en-Bresse il y a une semaine pendant et après le débat que j’avais animé sur le film) à une automutilation aussi bien physique que mentale.

Je lance ici un appel à toutes les ONG pour la défense des enfants : faites quelque chose de concret, et vite, pour aider ce garçon à ne pas commettre l’irréparable. C’est urgent.

 

25 mars 2013

 

Après les gaz lacrymogènes contre des familles avec enfants pendant la manifestation à Paris hier contre le mariage homosexuel et ses conséquences, un gaz létal tue mon livre.

 

Je dénonce ici la censure dans tous les médias, excepté la chaîne TV de la LCP qui m’a reçu jeudi dernier, sur mon enquête longue de deux ans : « Retour à Outreau ».

 

Par courriel ou texto, j’ai relancé 50 organes de presse pour leur proposer non seulement de critiquer mon livre, mais d’évoquer la lutte de trois enfants d’Outreau pour la vérité.

 

Leur silence actuel ou leurs excuses alambiquées témoignent d’une totale omerta chez tous ceux qui avaient condamné d’avance les enfants victimes et absout les prédateurs sexuels.

 

Trois des douze enfants reconnus victimes à Outreau puis indemnisés, Chérif, Dimitri et Jonathan Badaoui-Delay appellent tous les mineurs également violés à se révolter.

 

Neveu d’un héros tué sur la Somme en octobre 1916 après avoir combattu à Verdun, et fils de Résistants de la dernière guerre, je vomis tous les héritiers de la Collaboration.

 

Nos médias ne sont que l’ersatz du pétainisme, avec cette différence : ils ferment les yeux sur la pédocriminalité, comme d’autres l’ont fait  avant eux sur la Shoah depuis le Vel d’Hiv.

 

Mais ne vous méprenez pas. Si le vent vient à tourner en faveur de mes thèses, tous les mêmes feront la queue pour me demander de témoigner. On peut croire au père Noël à Pâques!

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  • BOMBOLESSE, GROUPE QUEBECOIS DE LA MUSIQUE DU MONDE, DEBARQUE EN EUROPE

    06 juin 2010  Avec leur tube « Enlève le haut », un nouveau succès radiophonique au Canada, les sept musiciens endiablés de Bombolessé débarquent en Europe pour la promotion de leur nouvel album « Movimento », à travers huit spectacles du 24 Juin au 07 Juillet 2010.    Bombolessé propage son métissage tropical urbain. Après plus de 500 spectacles [...]

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