MELENCHON

Par Eduardo Mackenzie
12 mars 2011

Rendu furieux par la nomination de l’ancien président colombien Alvaro Uribe au poste de professeur à l’Ecole nationale d’ingénieurs de Metz (ENIM), et parce que celui-ci a donné, avec succès, la semaine dernière, son premier cours sur le développement économique en Amérique latine, Jean-Luc Mélenchon, porte-parole d’Hugo Chavez en France, a lancé une violente campagne de diffamation contre Alvaro Uribe et contre l’ENIM.

Mélenchon est un homme politique brutal qui a été pendant plusieurs années un sous-marin trotskiste dans le Parti socialiste pour se faire élire, finalement, député européen. Antilibéral, anticapitaliste et violemment anti Sarkozy, il veut désormais déclarer l’ex-président Uribe « persona non grata » en France. Toutefois, aucun homme politique sérieux n’a soutenu cette affligeante campagne, sauf une poignée d’agitateurs verts-communistes.

L’un d’entre eux, Yves Cochet, a émis une fatwa contre Uribe qui montre le caractère facho-xénophobe de ce groupe. « Il faut cesser tout de suite son installation en France et qu’il vive une retraite je ne sais où mais pas en France, et en tout cas pas comme professeur d’université. »

Pourtant, ces politicards sans avenir, n’ont pas le droit de s’immiscer dans l’enseignement supérieur, ou d’exercer des pressions contre le recrutement des professeurs d’université. Ils menacent les fondements essentiels de la liberté académique en France.

Pour intoxiquer les médias et l’opinion publique, ils profèrent d’énormes mensonges. En ce qui concerne le gouvernement du président Alvaro Uribe ils prétendent qu’il était «autoritaire».
Faux. Le gouvernement d’Uribe a été, au contraire, très respectueux et très protecteur de l’ordre juridique. Aucun membre de l’opposition n’a été arrêté, la presse n’a jamais été censurée, aucun syndicat n’a été dissous, et il a respecté, jusqu’à l’excès, les autres pouvoirs publics.

Mélenchon n’accepte pas qu’Alvaro Uribe ait été élu à deux reprises par les Colombiens, qu’il ait obtenu la démobilisation effective de 35 000 paramilitaires d’extrême droite et qu’il ait forcé la bande narco-terroriste d’extrême gauche des FARC à battre en retraite et à se réfugier au Venezuela et en Equateur. Mélenchon essaie de faire passer comme « 3.000 victimes civiles » les pertes subies au combat par les FARC au cours des huit dernières années.

Mélenchon est le nouveau bouffon de la politique française. Il insulte et injurie à tout va et à tort et à travers, en sa nouvelle qualité de gourou d’un groupuscule qu’il a fondé et baptisé, avec peu d’imagination, « parti de Gauche ».

De célèbres journalistes, comme Jean-Marc Sylvestre, David Pujadas, Anne-Sophie Lapix, Laurence Ferrari, Arlette Chabot, Michel Denisot, Marc-Olivier Fogiel et Nicolas Demorand ont subi des vexations de sa part. Même une étudiante en journalisme n’a pas échappés à sa langue de vipère. Détesté à cause de ses altercations fréquentes avec tout le monde, une chaîne de télévision a inventé une marionnette qui le ridiculise à fond.

Tel est l’homme qui veut expulser de France l’ancien président Alvaro Uribe.

Le pauvre Mélenchon ne peut pas faire autrement. En tant que clown de Chavez il se refuse à dire que Cuba vit sous une dictature. Il veut abolir la Constitution française et en imposer une autre, chaviste, par la voie d’une Assemblée constituante. Il veut aussi démanteler l’Union européenne et bidouiller un autre machin semblable à Unasur qui mène l’UE à la catastrophe.

Il écrit tout cela dans un récent pamphlet intitulé Qu’ils s’en aillent tous!. Inutile d’y chercher des arguments ou des raisonnements. Ce texte est le degré zéro du débat politique. Il est plutôt comme un ventilateur qui projette des vitupérations contre les États-Unis, contre le libre échange, contre la social-démocratie, contre les démocrates-chrétiens, contre les banques, contre « le cancer de l’Europe libérale », contre les relations entre les Français et les Allemands. Mélenchon utilise la technique staliniste de l’animalisation de ses adversaires et de ses ennemis. Tous y sont transformés en vautours, en requins, en vers de terre, en poules. Beaucoup voient en lui un individu pathétique motivé par la haine.

14 mars 2011
A peine de retour en Espagne, je découvre cette écoeurante campagne lancée en France contre la nomination de l’ex-président colombien Alvaro Uribe comme professeur à l’école d’ingénieurs de Metz, par le parti de la gauche, avec à sa tête le trotskiste Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle de 2012.
Les mensonges et omissions abondent dans la lettre de protestation contre cette nomination, effective depuis une semaine.
Voici le texte de ces complices avoués du terrorisme colombien et cubain, qu’ils ne dénoncent pas et appuient implicitement:

Lettre de protestation de parlementaires français et européens suite à la nomination de M. Alvaro Uribe en France
Mardi, 08 Mars 2011 12:33
Nous, parlementaires français et européens, tenons à faire part de notre indignation suite à la nomination de l’ex-président colombien M. Alvaro Uribe Velez comme enseignant à l’École Nationale d’Ingénieurs de Metz (ENIM), en contre-partie des contrats juteux passés entre cette institution éducative et l’Etat colombien.
L’Union européenne et la France se revendiquent de la défense des droits de l’homme. Ce serait ajouter une nouvelle incohérence à l’accomplissement de ces objectifs politiques, et ce serait rendre un bien mauvais service à l’éducation de jeunes européens que d’accepter une telle nomination.
Nous tenons à rappeler le bilan des mandats de Monsieur Uribe en termes de droits de l’homme :
M. Uribe a mis en place une politique controversée dite de « sécurité démocratique » visant officiellement à lutter contre l’insécurité et renforcer l’Etat de droit. Dans le contexte du conflit armé que connaît la Colombie depuis plus de 50 ans, celle-ci promet notamment aux soldats, primes et avantages pour chaque guérillero tué au combat. Cette «politique du chiffre» catastrophique a eu pour effet d’inciter les militaires à assassiner plus de 3000 civil innocents, issus de quartiers pauvres, afin de les déguiser et de les présenter comme «guérilleros morts au combat»
De nombreuses affaires de corruption, d’assassinat et les révélations conséquentes à la mise en œuvre de la loi «Justice te paix» ont permis de mettre en évidence les liens forts existant entre les escadrons de la mort (paramilitaires) liés à la mafia et la famille politique de M.Uribe. Plus de 120 politiciens proches de son gouvernement ont été mis en examens et plusieurs dizaines ont déjà été condamnéspour ces liens criminels. Le propre cousin de l’ex-président, M. Mario Uribe, qui est son associé politique, vient d’être condamné à sept années et demi de prison pour s’être allié et avoir utilisé ces organisations criminelles afin de faciliter son élection au parlement national et de s’approprier illégalement une grande quantité de terres fertiles.
La Colombie est aujourd’hui le 2èmepays (derrière le Soudan) avec le plus de déplacés internes au monde. Bien que ce phénomène ait commencé avant l’arrivée au pouvoir de M. Alvaro Uribe, on estime qu’environ 2,4 millons de personnes ont été déplacées durant son mandat. On dénombre par ailleurs l’existence de plus de mille fosses communes en Colombie dont la plus importante d’Amérique Latine, mise à jour dans le département du Meta, «alimentée» depuis 2005 par les militaires et contenant plus de 2000 corps non identifiés. Plusieurs fous crématoires avaient été installés pour faire disparaître les corps des victimes.
De nombreuses affaires de corruption impliquant le gouvernement et la famille politique de M. Uribe ont émaillé son mandat. A titre d’exemple aujourd’hui son ex-ministre de l’agriculture est mis en examen pour avoir détourné d’énormes sommes d’argent de leur objectif initial (aides à la petite paysannerie) afin de contribuer indirectement au financement de la réélection de M. Uribe.
Sous la présidence de M. Uribe, les services secrets colombiens (DAS) ont été utilisés pour espionner, persécuter, menacer, stigmatiser et attaquer des défenseurs de droits humains, des syndicalistes, des opposants politiques, des journalistes, la Cour Suprême de Justice; la récente découverte de documents internes du DAS a même permis de révéler la volonté de surveiller et de discréditer laCommission des droits humains du Parlement européen,le Bureau du Haut-commissaire aux droits humains de l’ONU,et les ONGs de défense de droits humains. Parmi ces organisations ou personnes, nombreuses sont celles qui ont été explicitement désignées par l’ex-président comme «vitrine intellectuelle» des FARC, les mettant de ce fait en danger de mort.
La nomination de M. Uribe au poste de « professeur des universités » à l’ENIM n’est pas fortuite. Elle survient après l’attribution par l’administration colombienne alors que M. Uribe en était encore le président, pour de la modernisation de centres de formation colombiens (SENA). Monsieur Uribe avait du reste déjà été nommé « Ingénieur Honoris Causa de l’ENIM » à cette occasion. M. Uribe, rattrapé dans ces graves affaires dans son pays, avait déjà tenté de se donner une respectabilité en se faisant nommer professeur à l’Université de Georgetown (USA). Mais cette tentative avait suscité un fort rejet de la part du milieu universitaire et de la société civile des Etats-Unis.
Nous appelons aujourd’hui toutes les citoyennes et tous les citoyens français-e-s et européen-ne-s à faire de même aujourd’hui en dénonçant avec nous la nomination de M. Alvaro Uribe à l’ENIM, et nous exigeons de cette institution éducative qu’elle rompe au plus tôt ce contrat qui lui fait honte.
Nous estimons que le système éducatif européen ne peut servir à blanchir des personnes ayant commis des violations des droits de l’homme, et que Monsieur Uribe doit répondre de celles-ci devant la justice colombienne, ou à son défaut, devant la Cour pénale internationale.
Jürgen Klute.
Jean-Luc Mélenchon.
Nikolaos Chountis.
Martine Billard.
Marie-Christine Vergiat.
Cornelia ErnstGabriele Zimmer.
Eva-Britt Svensson.
Georgios Toussas.
Charalampos Angourakis.
Bairbre de Brún.
Thomas Händel.
Willy Meyer
Sabine Wils,
Helmut Scholz
Catherine Greze,
Sabine Losing,
Miguel Portas,

 

http://www.dailymotion.com/video/xcrf7q_melenchon-les-journalistes-sont-de_news

 

  

1er avril 2010 

 

Non, ce n’est pas un poisson d’avril ! L’infâme trotskyste Mélenchon, qui ignore à l’évidence l’usage de la brosse à dents, s’est à jamais discrédité dans une interview filmée avec ses insultes contre un étudiant en journalisme à Paris. Voyez-là, elle vaut son pesant de plombages ! 

 

Si ce président du parti de la Gauche parvenait un jour au pouvoir, gare au retour du piolet, utilisé par Ramon Mercader pour tuer Léon Trotsky au Mexique en 1940 ! 

 

J’ai détecté au moins 17 fautes d’orthographe ou de français dans le laïus de Mélenchon ! Il n’aurait pas le bac ! Je lui ai dit sur son blog, mais mon commentaire a été censuré. C’est normal dans le système communiste prôné par l’héritier des bouchers soviétiques… 

 

Jean-Luc Mélenchon s'emporte dans cette vidéo contre l’étudiant qui l'interroge avec une caméra, parlant de « métier pourri » et de « sale corporation voyeuriste ». L’entretien
commence par un commentaire acerbe de Mélenchon sur un « mélange de voyeurisme et de prostitution de l'esprit public » à propos d'une Une du Parisien consacrée le 18 mars, dans l'entre-deux tours des régionales, à une réouverture éventuelle des maisons closes.
Alors que l'étudiant en journalisme le relance sur le sujet des maisons closes, l'eurodéputé répond: « C'est votre problème à vous. Le refoulé politique de la petite bourgeoisie (…). Ce que vous racontez, ça n'intéresse personne dans mon quartier (…) sinon vous et votre sale corporation voyeuriste et vendeuse de papier ».
Le journaliste en herbe le relance. M. Mélenchon s'emporte: « Avec moi, vous parlez de choses sérieuses. Dignitas et gravitas, la maxime romaine. Avec moi, vous parlez de politique. Et vos sujets de merde, vous allez les faire avec des gens qui veulent répondre à la merde! ».
Et comme le jeune reporter insiste encore: « Non, non, non c'est fini. Top top top ! Terminé! », lui lance M. Mélenchon, lui intimant par geste de se taire.
« Mais vous m'avez emmené sur ce terrain! », proteste le jeune homme. « Tu fermes ta petite bouche, tu me parles de politique. Moi je te parle des médias et de ton métier pourri », lui réplique le député européen.
« Je ne comprends pas votre agressivité », tente alors le jeune reporter. « C'est vous qui êtes agressifs. Vous ne vous rendez pas compte, tellement votre tête est pourrie. Vous trouvez digne de parler à un homme comme moi, vous trouvez digne, alors que je vous donne en exemple un titre pourri du Parisien, de commencer un débat avec moi sur la prostitution? », lance l'ancien ministre.
« Mais vous me prenez pour qui, bonhomme? », poursuit M. Mélenchon qui traite alors son interlocuteur de « petite cervelle ».
La séquence a été réalisée lors d'une distribution de tracts dans le XIIème arrondissement le 19 mars, précise le site ecoledejournalisme de Sciences po.
Sur Dailymotion, elle avait été vue jeudi 150.000 fois. 

 

Voici ce qu’écrit sur son blog le « camarade » Mélenchon le 31 mars 2010 après les innombrables critiques dont il a fait l’objet. Il consacre 1823 mots pour tenter, en vain, de se justifier, à cette séquence de 2 minutes, et aggrave son cas avec ses appels à la censure : 

 

Singulier : un taliban, pluriel : des talibe 

Un étudiant en religion médiatique démasque un mécréant! 

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U ne certaine caste médiatique se déchaîne contre moi! J’ai commis le crime de lèse vache sacrée. Je suis donc mis au pilori médiatique. Il est  vrai qu'a force de dénoncer les méthodes d'Arlette Chabot, je devais m'attendre à une réplique de la confrérie des griots. C'est fait! Dix jours après son tournage, un film pris sous le masque d'un travail « d'étudiant en journalisme » est diffusé sur la toile, suivi aussitôt d'une mise en une du « Monde.fr » et d'une dépêche AFP. Puis, par imitation, sans vérifications ni retenue, la dépêche passe sur tous les médias! Une belle opération. Mais l’arrosage se retourne contre les arroseurs. Je jubile. Une pluie de commentaires qui me sont favorables vilipende les utilisateurs de ce chef d’œuvre de manipulation. Vive le buzz! J'attends la consécration : la diffusion de cet important document sur France 2. Pourquoi pas une émission sur le sujet? 

  

 Le 19 mars dernier, il y a 10 jours, avant le deuxième tour des élections régionales, à l’occasion d’une diffusion de tracts du front de gauche au village de Bercy, un « étudiant en journalisme » m’a interrogé. Je n’avais guère envie de répondre. Trop fatigué, trop pressé. Mais bon ! Allons-y. c’est un jeune, il apprend, faisons l’effort car on est tous passés par là. J’ai cru que c’était un étudiant. J’ai cru qu’il étudiait le journalisme. J’ai cru qu’il avait des enseignants qui s’occupaient de lui et parlaient avec lui de son travail et des règles de son métier! Non ! C’était une sorte de caméra visible/cachée ! Ruse. Au mépris de toutes les règles de ce métier, sans mon accord,  sans dire où, quoi, comment, le film volé est mis en circulation… dix jours plus tard ! Pour moi ce n'était pas un interview mais un essai d'interview qui tournait à la discussion puis a l'engueulade. Je me suis fait piégé. ca me mets en colère. Mais quand j'y pense, ca va m'aider. En fait je ne me plains pas. Vous allez voir pourquoi. 

Donc, de façon spontanée et tout à fait innocente, dix jours après la prise de vue, parait spontanément sur internet un extrait de mon « entretien » avec cet « étudiant en journalisme ». Une meute se jette sur moi et consacre à cet « entretien » au contenu, d’une importance fondamentale, la une de leur site. Il s’agit bien sûr de me disqualifier. Car sinon quel intérêt à un tel document ?  Il y a même une dépêche de l’AFP selon laquelle je déclarerai que le métier de journaliste est «un métier pourri» ! Tel quel, hors contexte, une fois de plus ! Une dépêche de l’AFP ! Cela revient à faire d’une phrase dans un film d’amateur une déclaration officielle de ma part. Savoir qui a écrit cette dépêche nous assurera sur les motivations de son auteur(e). Aussitôt, tous mes autres «amis» sont là pour relayer la nouvelle : « le monde.fr », le nouvel «obs.fr», et cerise sur le gâteau, même «Ouest France» qui comme chacun le sait suit toujours avec beaucoup d’intérêt mes prises de position! Et même le journal de LCI s’ouvre sur l’évènement ! 

Vous avez compris le mécanisme. On sort un bout de film sans donner aux visionneurs une indication de contexte ni d’origine. Le site « le monde.fr » valide. Ca classe. Aussitôt une dépêche sort. Ca devient une info pour toute la presse comme si j’avais fait une déclaration officielle. Personne ne vérifie rien. Le reflexe pavlovien fonctionne. La corporation est outrée. Haro sur l’iconoclaste ! Que n’ont-ils téléphoné à Robert Ménard et « Reporters sans frontière » pour terminer le tableau ! Comme je suis en congés, je ne peux pas me rendre compte de tout l’impact de l’affaire. Mais je suis enchanté. Tout simplement enchanté. 

Pour moi c’est un buzz inespéré dans une semaine où je ne suis pas là du fait de mes congés. Mais, plus sérieusement, l’incident m’intéresse. Je crois que nous pouvons en profiter si nous l’utilisons correctement. Que l’occasion fasse les larrons. C’est surtout un exercice de démonstration par la preuve de ce que j’avance à propos des dérives de ce métier. Car cette vidéo a immédiatement suscité, m’a-t-on dit, des centaines de témoignages qui me donnent raison et dire que cette profession est en train de sombrer. Il est très important, pour la lutte que nous menons, de faire en sorte que les gens se décomplexent à l’égard des médias et rétablissent un rapport critique à ceux-ci. 

La libération des médias dont a besoin notre pays pour sa respiration démocratique ne pourra pas se limiter à quelques arrangements de tuyauteries comme nous le pensions dans le passé (fin du monopole de l’émission, libéralisation des  ondes) ni par des restrictions sur le droit de propriété à l’égard de certains. Cela ne peut suffire. Il y faudra une révolution culturelle qui repense ce que sont ces métiers, leur éthique, leur finalité, leur responsabilité. Il y faudra des régulations démocratiques adaptées à chaque cas. Par exemple l’élection du président de France télévisions par les téléspectateurs du service public. La libération culturelle des médias est en soi un  front de lutte qui doit bénéficier des mêmes méthodes que les autres. Et d’abord de la bataille culturelle. Il faut donc ouvrir la bouche, décoincer les esprits, ferrailler. De cette façon dans le public mais aussi dans la profession la peur que le corporatisme pavlovien fait régner reculera. Pour cela il faut créer les situations ou les utiliser. Au cas concret il en va ainsi. Notre premier média à propos des médias, c’est nous, nous même. Il faut parler, zapper, écrire, boycotter à bon escient. Je me demande si nous ne devrions pas inventer un système de punitions du genre de celles que le marché que ces gens adorent tellement inflige aux gens. Par exemple des boycotts sélectifs. Des dénonciations sur le site des annonceurs publicitaires et ainsi de suite. Il faut lutter ! Car dans nombre de cas concrets, nous ne sommes pas dans un rapport de coopération en vue de donner une information aux citoyens mais dans un rapport de force, en face de manipulateurs hostiles qui «mettent en scène» leur discours politique. 

Arlette Chabot est un monument du genre. Avez-vous vu l’autre soir le « débat » sur les retraites sur France 2 (non pas l’émission de voyeurisme sur la torture) ? Un de droite (la retraite à 65 ans), un socialiste (la retraite à 62 ans), deux experts (la retraite entre 62 et 65 ans) ! Beau comme pendant le référendum de 2005. Et sur un strapontin « en duplex», comme moi le dimanche de élections, donc n’ouvrant la bouche que quand on lui demande de le faire et qu’on lui donne la parole, Bernard Thibaud, le secrétaire général de la CGT première organisation de travailleurs du pays… Pas d’illusions à avoir ! Donc pas de concessions.  

L’épisode de « l’étudiant en journalisme » doit donc être cultivé. Il est important que ceux qui ont compris la manipulation le disent à haute et intelligible voix. J’invite tous ceux qui ont de la jugeote politique à se saisir de cet épisode très concret comme d’un cas d’école. Diffusez de tous côtés la séquence, faites connaître vos commentaires, encore et encore sur les médias qui publient cette vidéo édifiante. Au premier degré il y à tous ceux qui sont d’accord avec moi. Mes propos leur feront du bien. Plus mes paroles seront diffusées plus elles se banaliseront et seront reprises par d’autres au quotidien, en toutes circonstances. Ma parole les encouragera à se lâcher, comme on dit en média. Leur clameur contribuera à faire réfléchir. Car la vérité c’est qu’à côté des voyous, comme toujours, il y a les gens bien. Ceux qui aiment leur métier, que ces trafics écœurent et qui sont scandalisés de voir que c’est justement à un étudiant que ses maitres ont enseigné de telles méthodes aussi contraires à la déontologie du métier. Quelques amis du métier m’ont déjà appelé. Sous le sceau de la confidence, car telle est l’ambiance de terrorisme corporatiste aujourd’hui ! Ils m’ont appelé pour me dire qu’ils n’étaient pas d’accord. Donc on ne doit pas désespérer. Il ne faut pas globaliser ni faire un cas général des agissements de quelques puissants manipulateurs. C'est le panneau dans lequel on nous pousse: généraliser notre critique pour encourager le corporatisme. Ce ne serait d'ailleurs pas juste. Je viens de le dire, la ressource professionnelle existe pour que cessent un jour les façons de faire actuelles. D’ici là : feu sur le quartier général ! 

Que mes amis ne se soucient pas outre mesure pour moi. Je ne suis pas du tout affecté par cet assaut. Il m’amuse trop. Que mes amis soient rassurés j’en tire la leçon qui compte dans le contexte de lutte que nous menons : je ne me laisserai plus jamais approcher par un étudiant en journalisme, ni un journaliste stagiaire. Car il m’est impossible de distinguer entre un étudiant qui fait son apprentissage et un vulgaire provocateur du type de celui qui a abusé de ma disponibilité. Au téléphone je ne leur réponds plus (navré pour la poignée d’entre eux qui chaque semaine m’interrogeait) et dans les manifestations mes accompagnateurs les tiendront à distance. Je vous recommande d’en faire autant si vous êtes sollicités. Ne répondez plus. C’est trop risqué car ils ne respectent aucune règle. Ignorez-les,  comme vous le faites avec ces jeunes en haillons qui viennent dans le métro vous proposer de signer une pétition contre l’exploitation des enfants mineurs ! D’ailleurs je crois qu’il faut vérifier à chaque fois qu’il s’agit bien d’un étudiant réel. Car dans le cas de celui qui m’a escroqué je ne suis même pas certain que cela en soit un. Et si s’en est un, je me demande s’il n’est pas militant politique car il m’a dit qu’il était de gauche comme argument pour m’apitoyer tandis que je le rabrouais.   

Dorénavant au buzz va correspondre un contre buzz. C’est une règle élémentaire de l’espace de communication politique. Donc des milliers de gens sauront que je suis en effet tout à fait hostile à la façon dont est pratiqué aujourd’hui par certains voyous ce métier qui a été le mien il y a longtemps. Ceux qui voudraient en savoir davantage aux arguments de ma critique à ce sujet  peuvent se référer à ce que j’ai écrit sur ce blog il y a déjà quelques temps, e notamment à l’occasion d’une table ronde à l’école de journaliste de Strasbourg. Pour éviter de fastidieuses recherches (plus de trois clics à faire en effet), je reproduis plusieurs textes sur la question comme la fin pour cette note. On verra que je suis constant dans mes formules et analyses. Elles méritent meilleures répliques que des provocations bas de gamme comme celle dont je viens de faire l’objet.  

 

 

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