MARTIN SOMBRA

5 AVRIL 2009 

Voici la traduction de cet article par notre Colibri préféré. Merci encore à lui ! Je vous rappelle que Clara sera sur le plateau de France 2 le 17 avril, dans le Café littéraire de Daniel Picouly, où je suis également invité. 

La traduction de Semana : 

Captive 

LIVRES Le livre très attendu de Clara Rojas conte une histoire où tout est extrême. Extrême, dans l’amitié avec Ingrid, la loyauté puis la trahison, extrêmes la douleur et la joie d’enfanter dans la jungle, les petites guerres quotidiennes entre otages et la cohabitation dévastatrice avec les guérilleros. 

Samedi, le 4 avril 2009 

Durant ses premières années de captivité, Clara Rojas était invisible pour les média. L’aura d’Ingrid Betancourt laissait toujours dans l’ombre la fidèle assistante et amie qui l’avait accompagnée dans le voyage conclu par leur enlèvement. Aujourd’hui, les choses sont différentes. Les mémoires de captivité de Clara Rojas constituent l’un des livres les plus attendus en Colombie et en France. Avec ce qu’elle a vécu, elle n’incarne pas seulement l’amitié et la loyauté, mais aussi le courage et le miracle de la vie, pour avoir accouché au milieu de l’humidité et de l’obscurité de la jungle. Qui souhaiterait lire une compilation de ragots sur la vie privée des otages risque d’être déçu. De même celui qui attendrait un roman d’aventure. Il s’agit plutôt d’un récit à mi chemin entre l’essai personnel et la chronique de jungle, avec un ton porté à la réflexion qui, sans atteindre à la philosophie, explore par moment l’âme des guérilleros, des otages, des politiques, et la sienne propre. 

Le livre relève un peu de l’expiation du pêché originel qui a consisté à faire le voyage ce jour-là avec Ingrid, contre ce que lui dictait son cœur. Il relève aussi beaucoup d’une plaie ouverte quant à Betancourt et le final ingrat de leur amité. On y trouve par endroits un réel mysticisme au sujet de la solitude et de la souffrance, des gouttes distillées de ressentiment à l’égard de ses compagnons de captivité, des ambigüités aussi, quant à la douleur et à la joie que lui a apportées sa maternité, et quant à la façon dont l’ont traitée les guérilleros. Et, bien sûr, une fin heureuse, que tout le monde connaît. 

L’expiation 

Dans les premières pages du livre, Clara s’efforce de retrouver l’instant où elle a pris la décision erronée de s’embarquer dans un voyage vers San Vicente del Caguán dont elle ne devait pas revenir avant six ans. On note une trace de culpabilité sous sa plume. Elle se repent d’avoir été docile, de n’avoir pas refusé de faire ce voyage. De ne pas avoir prévu le risque. Clara recherche dans plusieurs moments cet instant d’erreur : la veille, encore à Bogota, lorsque le chef de la sécurité d’Ingrid lui a envoyé un fax disant que les conditions n’étaient pas réunies pour voyager dans le Caquetá ; où lorsque, à Florencia, elle fait amèrement le reproche au président de l’époque, Andrés Pastrana, d’ignorer sa présence et celle d’Ingrid sur l’aéroport de cette ville, où plusieurs hélicoptères avaient été remplis de journalistes et de militaires, sans qu’on leur laisse de places. Parce que, obligées de gagner par la route San Vicente del Caguán, au milieu d’une offensive militaire sans précédents, elles rencontrèrent leur destin et devinrent otages. Enfin, ce troisième instant, lorsqu’elle accompagnait Ingrid sur le sentier désigné par les guérilleros, par lequel elles ne reviendraient pas avant très longtemps. Très vite, en captivité, l’amitié se fracasserait sans retour. Et le sentiment d’avoir fait un sacrifice inutile commencerait à lui peser comme un fardeau. Ingrid, pour laquelle Clara avait tant donné, se convertirait en captivité en une inconnue. Sa leader admirée, son idole, se dissoudrait dans la jungle au milieu d’une lutte pour la survie, au milieu de la peur et de la solitude profonde ressentie par chacune d’elles. 

1.   La blessure ouverte 

Les premières brouilles sont survenues lors d’une tentative d’évasion que les divergences d’opinion entre elles allaient faire échouer. Le fait qu’Ingrid ait hurlé de manière exagérée lorsqu’elle s’est fait attaquer par un essaim d’abeilles mit Clara en colère parce qu’elle-même s’était retrouvée piquée par les insectes. Cela compliqua leur fuite, qui, au bout du compte, échoua. Puis vint la mort du père d’Ingrid, à l’origine d’une période de profonde dépression et de douleur insurpassable. Clara commençait à voir comment son amie s’enfonçait dans un monde obscur et s’éloignait d’elle, inexorablement. 

Pour ainsi dire, Clara Rojas avait toujours été au service d’Ingrid Betancourt. Mais leur enlèvement l’obligeait à s’interroger sur elle-même, sur le sens que revêtait sa loyauté inconditionnelle à l’égard d’Ingrid, au moment où celle-ci s’enfermait dans son propre monde, insoucieuse, égoïstement, du fait que Clara également avait besoin de sa compagnie. Alors qu’elles ne parlaient déjà presque plus l’une à l’autre, elles trouvaient des moments pour jeûner ensemble, pour prier, pour lire la Bible, mais rien de plus. Plus qu’une distance ou des désaccords, il y eut entre les deux amies des épisodes de réel dédain et de véritable ressentiment, au point qu’elles ne se reparlèrent plus et que les guérilleros décidèrent de les séparer pendant un moment. Elles demeureraient ensemble encore de nombreux mois, mais désormais aux côtés d’un grand groupe d’otages, parmi lesquels des hommes et des femmes politiques, trois nord-américains, des policiers et des soldats. Cette situation nouvelle, selon le récit de Clara, rendit la coexistence plus difficile. Elle sentait que l’animosité qu’Ingrid exprimait à son égard gagnait le reste du groupe, qui la traitait avec dédain et mesquinerie. Ce climat d’égoïsme, de concurrence pour les choses les plus vénielles, et d’intolérance quotidienne devint exacerbé lorsque les otages apprirent que Clara était enceinte. Même Ingrid, dont elle attendait qu’elle la soutînt, la traitait avec indifférence. 

Le mysticisme 

Dans nombre de livres sur la captivité ou l’oppression, les victimes content leur lutte pour prendre le dessus moralement sur leurs bourreaux. De Primo Levi à Jean Améry, dans les camps de concentration créés par les nazis, jusqu’aux récits des prisonniers de guerre au Vietnam ou de victimes des tortures d’une dictature ou une autre. Clara Rojas n’y fait pas exception. Pendant que son corps s’habitue à la jungle, à l’odeur de la mousse, a la pluie tenace, à la boue omniprésente, à la nuit ténébreuse emplie de rugissements inconnus et à la terrible lenteur de l’écoulement du temps, son esprit se refusait à être domestiqué par les guerrilleros. Et c’est dans le jeûne qu’elle allait trouver non seulement une connexion mystique avec le Dieu de sa religion, mais aussi une méthode pour créer une distance avec ses tortionnaires, pour reconstruire une intimité et un monde auquel ils n’auraient pas accès. Les jeûnes lui donnèrent la liberté et le pouvoir parce que nul autre qu’elle ne pouvait les comprendre et parce que son attitude inspirait le respect aux autres. Elle jeûna parfois avec Ingrid. Ensuite, à mesure que les années passaient, elle jeûnait neuf jours tous les six mois. Ainsi renforçait-elle son esprit, sa foi et sa résistance. Et elle se sentait élevée. Elevée au-dessus de l’adversité. 

1.   Le ressentiment 

A l’évidence, le chapitre le plus attendu du livre de Clara Rojas es celui qui traite de sa maternité. Ceux qui espéraient trouver là le récit d’une histoire d’amour ou des détails sur le père d’Emmanuel seront déçus. Comme elle l’a fait jusqu’à présent, Clara a gardé le silence sur les détails. La vérité sur ce qui s’est passé un jour ou une nuit dans la jungle, s’il y eut de l’amour ou de la passion, ou l’identité de l’homme qui l’a mise enceinte, elle n’en dira rien pour le moment, et elle ne le fera que lorsque Emmanuel le souhaitera. En revanche, elle fait un récit bouleversant du rejet que sa grossesse suscita dans le camp. 

C’est là l’un des passages du livre où l’on saisit avec la plus grande clarté la difficulté de la coexistence que durent affronter les otages, lorsque, au milieu des conditions extrêmes de violence, affleurent la cruauté et l’égoïsme. D’un côté, les intrigues et les comportements morbides engendrés par sa grossesse, et de l’autre la curiosité pour savoir qui était le père de l’enfant. Un otage? Un guerrillero? 

On comprend entre les lignes que Clara Rojas pensait que sa grossesse serait un passeport pour la liberté, et comment elle comprit petit à petit qu’elle serait en fait l’expérience la plus dure qu’elle ait connue dans sa vie. Elle demanda à la guérilla à être libérée ou à pouvoir voir un médecin. Mais elle ne reçut aucun traitement spécial. Au contraire, les autres otages, selon Clara, furent implacables dans leur vigilance afin que la jeune femme enceinte ne bénéficie d’aucun privilège d’aucune nature. L’idée qu’elle pût être libérée du fait de sa grossesse devint le fantasme qui la sépara des autres, et l’objet d’une formidable jalousie. 

Au bout du compte, les tensions avec les autres devinrent insoutenables et le guérillero chargé du campement décida de l’isoler près d’un hangar plein de poules et de cochons. En cette compagnie, elle se sentit mieux. 

Entre douleur et bonheur 

A l’évidence, la naissance d’Emmanuel constitue le sommet du témoignage de Clara Rojas. A ce stade, elle s’était déjà convaincue qu’elle accoucherait au milieu de la jungle, chose qu’elle n’arrivait même pas à imaginer. Ce à quoi elle ne s’attendait pas, c’est de devoir affronter une césarienne dans des conditions de douleur extrême. Avec à peine une ampoule et une lanterne, avec une anesthésie qui prit fin avant qu’ils aient terminé de la recoudre, et avec un mouvement de traction pour sortir l’enfant qui manqua de le rendre invalide, et, en fin de compte, des semaines à se débattre entre la vie et la mort, au cours desquelles ni la fièvre ni la douleur ne lui laissaient de répit. Elle évoque cela comme les moments de solitude les plus profonde de sa vie. Le corps détruit et la douleur de ne pas avoir une épaule amie sur laquelle pleurer. Au milieu de tant d’adversité, elle fut l’objet des attentions des guérilleros, qui se soucièrent de sa survie comme de celle du bébé. En particulier, ‘Martín Sombra’, le guérillero vétéran, le geôlier des otages, a représenté pour Clara à la fois le personnage inflexible qui ne fut pas capable de la libérer pour qu’elle accouche libre, et la personne qui lui a remonté le moral lorsqu’elle sentait sa vie quitter son corps et qu’elle n’avait plus de force pour la retenir. La vie est un paradoxe. Aujourd’hui Clara est libre et ‘Sombra’ en prison, sous la menace d’une extradition. 

Mais la vie aux côtés d’Emmanuel dura peu de temps pour Clara. Les bombardements incessants obligeaient les otages à des marches épuisantes sous surveillance, et l’enfant pleurait constamment. Il devint pour Clara une autre source de conflits avec ses compagnons de détention. Au surplus, il était malade. Au bras disloqué depuis sa naissance vint s’ajouter une leishmaniose au visage. Les guérilleros le lui prirent avec la promesse qu’ils reviendraient. Non seulement elle ne le revit jamais dans la jungle, mais les FARC eux-mêmes allaient perdre sa trace. Au paysan du Guaviare auquel ils l’avaient confié pour qu’ils s’en occupent, les autorités allaient le retirer, au motif qu’il avait mauvaise mine. 

Une fin heureuse 

Après la perte d’Emmanuel, les jours de Clara et des autres otages commencèrent à se répéter sans pitié. Ils allaient de l’espoir d’être libérés à l’angoisse que tout soit gâché. La vie quotidienne, outre les brouilles déjà connues, comportait également de petites récompenses. Un Noël partagé, une radio pour écouter les nouvelles ou de la musique, ou la satisfaction d’apprendre que quelqu’un avait réussi à s’évader, comme cela fut le cas lorsque Jhon Frank Pinchao y parvint et confirma au monde que Clara avait un fils et qu’il s’appelait Emmanuel. 

La campagne pour la libération des deux allait alors commencer. Par l’intermédiaire du président Hugo Chávez, la première libération unilatérale de la part des FARC se préparait. A ce stade, Clara ne comprenait pas pourquoi, puisqu’ils parlaient de libérer Emmanuel, l’enfant n’était pas avec elle. Jusqu’à ce qu’elle apprenne que l’enfant était depuis plusieurs années à Bogota, sous la tutelle des autorités. Le reste, les Colombiens et le monde entier l’ont vu à la télévision. La libération de Clara et de Consuelo González, et les retrouvailles heureuses avec son fils et sa mère, une mère qui avait vécu depuis février 2002 un calvaire aussi atroce que celui de sa fille et de son petit-fils. 

 

 

6 mars 2009 

Cette histoire relève d’un film ou d’un livre, et Martin Sombra y pensera peut-être désormais avant de donner des interviews, comme il l’a fait aujourd’hui avec la radio RCN de Bogota. 

Je vous livre le texte en espagnol, faute de temps pour traduire, mais tout est résumé dans mon titre : 

  

El ‘carcelero de las Farc’ se confiesa: ‘Martín  Sombra’ narró 44 años de vida guerrillera 

  

Radio Rcn, Bogota 

6 de marzo de 2009 

  

En entrevista exclusiva con el periodista Juan Carlos Giraldo, del canal RCN, desde la cárcel habló el veterano guerrillero de las Farc “Martín Sombra”, encargado de vigilar a los secuestrados. Quienes han logrado la libertad, lo han descrito como un hombre despiadado. Incluso, algunos de ellos, aseguran que ordenó el asesinato del intendente de la Policía, Luis Hernando Peña. “Martín Sombra” confirmó que mientras las Farc hablaban de paz en el Caguán con el gobierno de Pastrana, ese grupo guerrillero aprovechaba la zona de despeje para mantener a los secuestrados. 

A los 8 años de edad en el municipio de Planadas en el departamento del Tolima, Helí Mejía Mendoza entró a la guerrilla, porque su papá era compadre del entonces guerrillero liberal “Manuel Marulanda”. Actualmente tiene 64 años de edad y se declara el mejor amigo de “tirofijo”, a quien le llama “papá”. Por eso el jefe de las Farc le destinó los más importantes y delicados trabajos. El último de ellos, fue cuidar al grupo de secuestrados llamados “canjeables”. De esta última fase de su vida de guerrillero, guarda intactos recuerdos hasta ahora desconocidos. Helí Mejía, alias « Martín Sombra » confirmó que mientras se sostuvo los diálogos en la zona de despeje, él cuidaba a los secuestrados. “Tenía 350 gallinas, 200 marranos silvestres, tenía odontología, enfermería, panadería, hacía semanalmente 3.000 panes. Nosotros salimos de ahí con Ingrid Betancourt, con los tres norteamericanos, con todos los políticos, había que salirnos a toda costa”, contó Mejía.

También aseguró que al nacer Emmanuel se salvó de milagro, “decidí anestesiarla y hacerle la cesárea, con ayuda de otros pelados la “rajamos” y le sacamos la criatura, el pelado ya estaba muerto, estaba morado y tocó volverlo a la vida, sacarlo y lavarlo, yo lo llevé con la señora”. Mejía contó las razones de las peleas entre los contratistas estadounidenses y los políticos, entre Clara Rojas e Ingrid Betancourt: “A mi me tocó hablar con ellos, hacerle comprender a Ingrid que las cosas no eran así y ya con el tiempo resultaron todos bien, yo les decía que si yo mandaba en esto, yo las soltaba, pero mientras que yo esté cumpliendo órdenes, tengo que mirar que ustedes vivan bien, que haya una convivencia entre ustedes”.

“Sombra” ha sido reiteradamente acusado de maltrato contra los secuestrados, él rechazó las acusaciones y dijo que lo hacen ver como un carcelero cruel e inhumano y relata que incluso en las navidades y años nuevos, les preparaba comida y les cantaba. “Martín Sombra”, quien militó en las Farc durante 44 años y era el mejor amigo de “tirofijo”, aseguró que las Farc lo abandonaron. Dice además que le teme a la extradición. “Sombra” fue capturado hace un año en Boyacá, cuando intentaba practicarse un tratamiento médico. Sufre de la columna, el mal de gota y de los pulmones. Ahora se siente abandonado por la guerrilla de las Farc, solo y enfermo. “ No sé aquellos por qué me dieron la espalda, yo no soy ni licenciado, ni desertado, yo no he robado a la organización, ni estoy hablando pendejadas, yo he sido un hombre responsable. Tengo un año que estoy aquí botado, estoy lavando platos, la ropa me la dan los otros internos por ahí de buena fe y el resto nada”.

Por eso está dispuesto a acogerse a la Ley de Justicia y Paz, pues su interés es arreglar sus líos judiciales para no volver a la guerra y para no irse extraditado a los Estados Unidos.“Y si por Justicia y Paz a mi se me quita ese viaje al otro lado, yo no tengo nada que ir a hacer allá donde los “gringos”, a meterme en un lío porque yo no sé hablar inglés y lo otro es que yo no he secuestrado a nadie, ni he jodido con narcotráfico. Yo respondo como guerrillero por un juramento y por lo que he estado”, expresó el carcelero de las Farc. “Martín Sombra” tiene claro que la guerrilla se ha aburguesado, que han llegado jovencitos, dice él que se dejan llevar por el whisky y el desorden, y que errores como el de la operación “Jaque” no le hubieran pasado a él.  Desde niño le dicen “Martín Sombra” y explica que el apodo obedece a un duelo a bala que a sus 11 años de edad tuvo que sortear con un guerrillero negro a quien le reprochaba el vicio de comerse asadas las orejas de sus víctimas. El jefe guerrillero recordó el momento en el que se enteró de la muerte de alias “tirofijo”. “Para mi fue muy berraco porque uno no puede regresar el tiempo para conocer la realidad de las cosas. Yo nunca he llorado, pero casi se me vienen las lágrimas porque lo adoraba como un padre”.  Sin embargo, “Martín Sombra” para el Ejército y la Justicia es un cruel guerrillero secuestrador y para los Estados Unidos puede ser, incluso, un narcotraficante.

fayardcouveet4e081020081.pdf

Mon enquête sort le 3 novembre 2008 en librairie. Réservez-le livre, publié chez Fayard !

Jacques Thomet

26 février 2008

 

martinsombra.jpg 

Hely Mejia Mendoza, alias Martin Sombra (photo), combat dans les rangs de la guérilla depuis 35 ans. Ami du fondateur des FARC Manuel Marulanda, il est accusé d’avoir dirigé un nombre incalculable d’enlèvements et contrôlé un camp de concentration d’otages entre 2003 et 2004.

Devenu le bras droit du Mono Jojoy, chef militaire des FARC réputé pour sa violence et sa cruauté, Martin Sombra a été arrêté le 26 février 2008 par la police à Saboya, dans le département de Boyaca, au nord de Bogota.

26 février 2008

 

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Hely Mejia Mendoza, alias Martin Sombra (photo), combat dans les rangs de la guérilla depuis 35 ans. Ami du fondateur des FARC Manuel Marulanda, il est accusé d’avoir dirigé un nombre incalculable d’enlèvements et contrôlé un camp de concentration d’otages entre 2003 et 2004.

Devenu le bras droit du Mono Jojoy, chef militaire des FARC réputé pour sa violence et sa cruauté, Martin Sombra a été arrêté le 26 février 2008 par la police à Saboya, dans le département de Boyaca, au nord de Bogota.

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