MANUEL ZELAYA
29 janvier 2010
Le renversement de situation au Honduras constitue un échec de premier ordre pour la diaspora castriste dirigée en Amérique Latine par le censeur Hugo Chavez avec le soutien des monstres de La Havane, du pédophile nicaraguayen Ortega et du prince de la coca bolivienne Morales.
Les grandes capitales internationales ont relégué aux oubliettes les termes de « dictature » et de « coup d’Etat militaire » pour qualifier le régime démocratique hondurien qui avait expulsé du pays Mel Zelaya après sa tentative manquée de coup d’Etat légal avec un référendum en juin dernier pour se faire réélire contrairement à la Constitution.
Zelaya a quitté librement son pays pour la République dominicaine, accompagné à l'aéroport par le nouveau président élu du Honduras Porfirio Lobo qui venait tout juste d'être investi officiellement chef de l'Etat du petit pays d'Amérique centrale.
Elu pour quatre ans le 29 novembre, M. Lobo, 62 ans, issu de l'oligarchie de planteurs et éleveurs qui domine le Honduras, devra rendre au pays sa reconnaissance internationale perdue depuis l'expulsion de Zelaya.
Il a annoncé son intention de constituer un gouvernement de rassemblement et exalté, dans son discours d'investiture, l'amnistie « politique » votée mardi par le Congrès pour les personnes impliquées dans le coup d'Etat.
« C'est le principe de la réconciliation », a-t-il déclaré.
L'amnistie inclut M. Zelaya, poursuivi jusqu'alors pour « haute trahison » par la Cour suprême, qui l'accuse toutefois par ailleurs de délits économiques.
Le retrait de la scène publique de Roberto Micheletti – qui avait remplacé Zelaya -, absent de la cérémonie d'investiture, est également censé contribuer à la réhabilitation internationale du pays.
Avant son investiture, M. Lobo avait déjà reçu l'aval des Etats-Unis, qui ne devraient pas tarder à rétablir leur aide économique, vitale pour le pays. Washington en avait suspendu la plus grande partie après le coup d'Etat.
Il a également reçu mercredi les encouragements de la France à conduire le Honduras sur la voie de la « réconciliation nationale ».
Le retour en grâce du Honduras sur la scène mondiale n'est plus qu'une question de temps, selon les experts.
Le secrétaire de l'Organisation des Etats américains (OEA), José Miguel Insulza, a laissé entendre que le Honduras pourrait être à nouveau admis au sein de l'organisation.
Notre blog peut se permettre un discret « cocorico » ! Dès la chute de Zelaya, nous avions souligné l’absence de putsch au Honduras, où TOUS les corps constitués – Cour suprême, Conseil constitutionnel, Tribunal électoral – avaient fait bloc derrière le refus d’une dictature préparée par Zelaya. L’unique erreur de l’armée aura été de l’expulser du pays, avant qu’il ne revienne par la route et se réfugie à l’ambassade du Brésil à Tegucigalpa, au lieu de l’arrêter pour trahison à la Patrie, comme le prévoit la Constitution.
| 1er novembre 2009 |
| Le président de facto du Honduras, Roberto Micheletti, a cédé à la pression américaine et accepté la perspective d'un retour au pouvoir limité dans le temps du chef de l'Etat déchu Manuel Zelaya, pour clore la crise politique qui paralyse le pays depuis quatre mois. Le texte de l'accord annoncé jeudi soir a été remis vendredi au Congrès, qui doit encore donner son aval à une date indéterminée. « L'accord est signé », a annoncé un représentant de M. Zelaya, Rodil Rivera. Il prévoit la mise en place d'un gouvernement d'union nationale pour le 5 novembre, sauf dans le cas, improbable, d'un avis contraire du Congrès. Et il confirme la date de l'élection présidentielle, le 29 novembre. L'accord restreint grandement les prérogatives de M. Zelaya, renversé le 28 juin par un coup d'Etat, et qui reviendrait donc à la tête de l'Etat jusqu'à la fin de son mandat, le 27 janvier: il devra renoncer à réformer la Constitution pour briguer un deuxième mandat, comme il avait entrepris de le faire. Son projet de réforme, jugé illégal par la justice et la majorité des parlementaires, avait été à l'origine de sa déposition le 28 juin dernier, avant son expulsion du pays et son remplacement par M. Micheletti, alors président du Congrès. Le régime provisoire, qui n’est en rien une dictature, a été mis en place jusqu’au scrutin du 29 novembre. Il a résisté jusqu’ici aux pressions de la communauté internationale, qui réclamait, sanctions économiques et diplomatiques à l'appui, le rétablissement de M. Zelaya dans ses fonctions. Il a fini par céder après une relance des pourparlers sous la pression du délégué américain pour l'Amérique latine, Thomas Shannon, envoyé à Tegucigalpa par la secrétaire d'Etat Hillary Clinton. Il l'a annoncé jeudi soir: « j'ai autorisé mon équipe de négociateurs à signer un accord marquant le début de la conclusion à la situation politique du pays ». « Je crois que les Honduriens ont compris qu'il s'agissait du premier pas vers la normalisation de nos relations », a déclaré M. Shannon. Les Etats-Unis ont gelé plusieurs aides au Honduras, 3e pays le plus pauvre d'Amérique latine, et ont suspendu les visas de plusieurs dirigeants du régime de facto. M. Micheletti a d'ailleurs demandé à la communauté internationale de lever les sanctions prises contre le Honduras depuis le coup d'Etat. M. Zelaya, grand propriétaire terrien auteur d'un virage à gauche qui avait hérissé ses anciens alliés conservateurs l'an dernier, a fait part de sa « satisfaction » et salué un processus permettant « le retour de la démocratie ». Zelaya est réfugié à l'ambassade du Brésil depuis son retour clandestin au pays le 21 septembre. Mme Clinton, en visite au Pakistan, a salué un « accord historique ». « Je ne vois aucun autre exemple de pays en Amérique latine qui après une interruption de son fonctionnement démocratique a réussi à surmonter une telle crise par la négociation et le dialogue », a-t-elle dit. |
26 septembre 2009
Les pays européens ont décidé de renvoyer leurs ambassadeurs au Honduras pour aider à trouver une solution à la crise. Ce coup de théâtre signifie une reconnaissance du gouvernement de facto de Roberto Micheletti, et l'abandon du dictateur en herbe Mel Zelaya jusqu'ici soutenu par l'UE.
« Le retour des ambassadeurs de l'UE à Tegucigalpa est une décision importante pour aider à rétablir l'ordre constitutionnel et un processus démocratique au Honduras, mais cela ne signifie pas une reconnaissance du gouvernement de facto », a averti la présidence suédoise dans un communiqué qui n'abuse personne.
Les pays de l'Union européenne qui avaient des ambassadeurs –France, Espagne, Italie et Allemagne– à Tegucigalpa avaient décidé de les rappeler début juillet pour protester contre la destitution du président Manuel Zelaya. Roberto Micheletti avait été désigné comme président intérimaire à la place de M. Zelaya.
Manuel Zelaya est rentré lundi dans son pays par surprise et a trouvé refuge depuis dans les locaux de l'ambassade du Brésil à Tegucigalpa.
L'espoir d'un règlement de la crise a progressé, car les deux protagonistes ont déclaré l'un et l'autre être prêts à « dialoguer ».
12 août 2009
Voici le régime que défendent l’UE, l’ONU, l’OEA, les USA et la France !
En résumé, trois ex-ministres de Zelaya, Enrique Florez Lanza (Présidence), Rebeca Santos (Finances) et Rixi Moncada (Energie) viennent d’être mis sur la liste rouge d’Interpol.
Ils sont en fuite depuis que Mel Zelaya a été déposé le 28 juin pour trahison après sa tentative avortée de référendum pour se maintenir au pouvoir ad vitam aeternam.
Ces ministres et d’autres ex-hauts fonctionnaires honduriens ont loué en janvier 2009, pour un million de dollars par an, un immeuble sans réaliser les soumissions préalables dans tout marché public. Pis encore : ils ont retiré 2,1 millions de dollars de la Banque centrale du Honduras pour financer et appuyer le référendum illégal prévu par Zelaya le 28 juin !
Pour mémoire, je vous reporte par ailleurs à l’article récent de Mary Anastasia O’Grady dans le Wall Street Journal sur le financement des partisans de Zelaya par les FARC, démontré par de nouveaux documents. Il a été posté par Fabio. Je n’ai pas eu le temps de le traduire de l’anglais.
8 août 2009
L’ex-président du Honduras illustre à la perfection l’adage espagnol sur “celui qui défèque à la sortie quand il ne l’a pas fait à l’entrée”.
Déposé le 28 juin après sa tentative de coup d’Etat légal pour devenir un président à vie comme son mentor Hugo Chavez, Mel Zelaya a profité de l’appui de l’OEA, des USA et de l’UE à son retour au pouvoir pour se croire tout permis.
L’apprenti-dictateur n’a pas attendu son éventuel retour, de plus en plus improbable avec la prise de conscience par les USA de leur erreur, pour “mordre la main à celui qui lui a tendu le pain”, comme l’on dit au Mexique.
Alors que le président du Mexique, pays refuge des républicains espagnols et de bien d’autres apatrides, avait reçu Mel Zelaya à deux reprises depuis son renversement, l’ancien chef de l’Etat hondurien a craché dans la soupe.
Dans une reunión publique à Mexico avec des partisans de Manuel Lopez Obrador, l’ex-candidat de gauche à la présidence qui revendique avoir été élu, Zelaya avait osé affirmer qu’il “valait mieux parfois se sentir président que de l’être”.
Cette évidente immixion dans les affaires intérieures mexicaines a tellement irrité le président Felipe Calderon qu’il a obligé Zelaya, via les hommes de la présidence mexicaine, à quitter le pays sans pouvoir parler à la presse, pour regagner le Nicaragua, son refuge dirigé par le pédophile Daniel Ortega.
5 août 2009
Merci à Fabio pour son alerte sur cette information. Je l’ai trouvée sur le site de Reuters, mais pas sur le New York Times. C’est égal. La dépêche « tue » politiquement Zelaya.
Vous êtes tous censés lire l'anglais, n'est-ce pas ?
Les USA continuent le rétropédalage évoqué dans mon poste précédent à propos de la déclaration de l'assistant à la secrétaire d'Etat Hillary Clinton, qui a refusé de parler de « coup d'Etat » au Honduras.
Washington a choisi une méthode douce pour limiter l'impact de son apostasie: une lettre au sénateur républicain Richard Lugar, connu pour son rejet de la dictature fomentée par Mel Zelaya avant sa déposition le 28 juin au Honduras.
« Nous se soutenons ni un homme politique ni un individu en particulier. Nous recherchons une résolution utile au peuple hondurien et à ses aspirations démocratiques », affirme Richard Verma, assistant aux affaires législatives de la secrétaire d'Etat Hillary Clinton.
Ce porte-parole finit par justifier, sans le dire, la déposition de Mel Zelaya par ses « actions provocatrices », dans une allusion à son projet de référendum pour se maintenir au pouvoir à vie, comme ses amis Chavez, Correa et Ortega. Voici le texte en anglais:
U.S. appears to soften support for Honduras's Zelaya
Wed Aug 5, 2009 2:52pm EDT
By Susan Cornwell WASHINGTON (Reuters) – U.S. policy on Honduras' political crisis is not aimed at supporting any particular individual, the State Department said in a new letter that implied softening support for ousted President Manuel Zelaya.
The letter to Republican Senator Richard Lugar contained criticism of Zelaya, saying the left-leaning former leader had taken « provocative » actions ahead of his removal by the Honduran military on June 28. The State Department also indicated severe U.S. economic sanctions were not being considered against the de facto government of Roberto Micheletti, which took over in Honduras after Zelaya removed from office.
« Our policy and strategy for engagement is not based on supporting any particular politician or individual. Rather, it is based on finding a resolution that best serves the Honduran people and their democratic aspirations, » Richard Verma, the assistant secretary for legislative affairs, said in the letter. « We have rejected calls for crippling economic sanctions and made clear that all states should seek to facilitate a solution without calls for violence and with respect for the principle of nonintervention, » he said. The letter was dated Tuesday and obtained by Reuters on Wednesday.
President Barack Obama has condemned Zelaya's ouster, refused to recognize Micheletti, cut $16.5 million in military aid to Honduras and thrown his support behind the mediation efforts of Costa Rican President Oscar Arias, whose proposals include Zelaya's reinstatement. Last week the U.S. government announced it was revoking diplomatic visas for several members of Micheletti's administration.
REPUBLICAN THREAT But the State Department letter, while « energetically » condemning Zelaya's ouster on June 28, noted that the coup had been preceded by a political conflict between Zelaya and other institutions inside Honduras.
« We also recognize that President Zelaya's insistence on undertaking provocative actions contributed to the polarization of Honduran society and led to a confrontation that unleashed the events that led to his removal, » it said. Zelaya was pushing for constitutional reforms that included changing term limits for presidents. His opponents accused him of trying to seek re-election, but he denies the allegation.
The Supreme Court ordered his arrest and the Honduran Congress later approved his ouster. In the letter to Lugar, the State Department also indicated the Obama administration has still not made a definite decision as to whether Zelaya's ouster constituted a coup.
« We have suspended certain assistance as a policy matter pending an ongoing determination under U.S. law about the applicability of the provisions requiring termination of assistance in the event of a military coup. » Lugar, the ranking Republican on the Senate Foreign Relations Committee, had asked the government to explain its policy on the Honduran political crisis, warning that Senate confirmation may be delayed for a diplomatic nominee for Latin America without it.