LULA

22 mars 2011

L’illettré Lula, un ancien syndicaliste trotskiste qui n’a pas souvent tapé le fer sur une enclume, et ex-président d’un Brésil toujours aussi perméable aux sirènes castristes, vient de jouer un mauvais tour à son successeur, Dilma Rousseff, en empoisonnant la visite d’Obama à Brasilia par une série de gaffes à la limite de la crise diplomatique.

Jusqu’ici adulé par le président américain, Lula n’a pas trouvé mieux que de décliner au dernier moment une invitation samedi à un déjeuner réunissant Obama, Dilma et tous les anciens présidents du régime démocratique restauré en 1985. Dans le même temps, il n’a rien fait pour calmer ses troupes du parti trotskiste des travailleurs qui ont manifesté au même moment à Rio de Janeiro contre la présence du président américain au Brésil malgré les appels à la retenue lancés par Dilma.

Le résultat de pavé lancé dans la mare par Lula ? La conférence de presse conjointe Obama-Dilma a été annulée, ainsi que le meeting populaire que devait présider Obama devant 50.000 personnes ou plus sur la place de la Cinelandia en pleine coeur de Rio de Janeiro.

Lula n’a jamais été ma tasse de thé, n’en déplaise à mes amis et mêmes membres de ma famille qui en font l’éloge. Allez à Rio, et dites-moi ce qui y a changé depuis que j’ai quitté ce superbe pays en 1989! Les favelas n’ont fait que croître, à la même vitesse que la violence et le trafic de drogue. Les médias mondiaux, y compris Le Monde et El Pais, se sont amourachés de cette caricature de justice sociale pour faire de Lula leur Homme de l’année en 2010.

Et pourtant, Lula avait déjà confirmé son ancrage aux pays terroristes comme Cuba et l’Iran. Il avait ainsi refusé en 2009, après avoir été cité comme « son meilleur ami » par Obama, de souscrire aux sanctions contre Téhéran demandées par le conseil de sécurité de l’ONU en représailles contre le programme nucléaire iranien. Et n’oublions jamais qu’il avait été taper la même année dans le dos des frères Castro à La Havane quand venait d’y mourir d’une grève de la faim l’opposant politique Orlando Zapata, sans émettre le moindre reproche contre ce crime d’Etat commis par le castrisme, qui n’en est plus à un près, comme en témoigne, entre autres, l’exécution en 1989 du général Ochoa, héros de l’Angola, choisi comme bouc émissaire pour cacher le trafic de drogue au plus niveau avalisé par les dirigeants cubains.

On ne s’étonnera plus, dans de telles conditions, que les USA se refusent à admettre l’entrée du Brésil dans le groupe des pays permanents au Conseil de sécurité, avec droit de véto.

16 septembre 2010 

Le scrutin du 3 octobre au Brésil pour élire le successeur de Lula promet d’être chaud pour la favorite et protégée du président, Dilma Rousseff, ex-terroriste des années 1960-70 plongée aujourd’hui dans un énorme scandale. 

La n°2 du gouvernement de Luiz Inacio Lula da Silva, Erenice Guerra, ministre de la Maison Civile, a démissionné ce jeudi face aux accusations de trafic d'influence révélées par la presse brésilienne. Elle avait récemment succédé à ce poste à Dilma Rousseff – entrée en campagne -, dont elle était l’adjointe à l’époque des présumés délits. 

Les accusations suivies d'enquêtes judiciaires se sont multipliées contre Erenice Guerra sur le fait que son fils Israël Guerra avait bénéficié de sa position pour négocier des prêts à des taux privilégiés à des entreprises privées – dans l’énergie solaire et le transport aérien – en échange de pots de vin. Les réunions en cause avaient eu lieu au sein même de la Maison Civile, et certaines en présence d’Erenice Guerra elle-même. L’un des négociateurs a même entendu l’un des proches de Mme Guerra avouer que les pots de vin exigés visaient à « «éponger les dettes » de la campagne menée par Dilma Rousseff. 

Les médias à l’origine de ces révélations sont le quotidien Folha de Sao Paulo et l’hebdomadaire Veja. 

Les derniers sondages donnaient 51% des intentions de vote à Dilma Rousseff, loin devant son principal opposant, le social-démocrate José Serra, avec 27%. 

La favorite va devoir affronter une campagne hostile sans précédent à la suite de ces révélations qui vont s’amplifier sans nul doute aux dépens de celle qui prône un rapprochement avec l’Iran et refuse de considérer les FARC comme des terroristes. 

Dilma Rousseff, ancienne terroriste du MR-8, a participé avec son groupe armé à une série d’attentats criminels avec un bilan d’au moins cinq morts, dont un journaliste brésilien, à la fin des années 1960. Je vous ai transmis ici le 19 mars 2010 la copie de son casier judiciaire chargé. 

 

Le gouvernement de l’ex-trotskiste Lula a déjà été frappé par des scandales, notamment en 2005 lors de son premier mandat. José Dirceu, tout puissant n°2 du gouvernement avait dû démissionner sous l'accusation d'avoir monnayé le vote de députés. La chute de Dirceu, ancien président du Parti des Travailleurs et homme clé dans l'élection de Lula en 2002, avait alors fait chanceler le gouvernement.

30 juillet 2010 

Si les preuves apportées par Bogota la semaine dernière au sommet de l’OEA sur la présence de 1500 guérilleros des FARC et de 80 de leurs camps terroristes sur le sol vénézuélien avaient concerné le Proche Orient, comme le signale le prestigieux quotidien américain « The Washington Post », « le Conseil de sécurité de l’ONU aurait déjà été convoqué » pour dénoncer cette entrave aux règles édictées par les Nations Unies. 

Au lieu de cette mobilisation internationale, la Colombie se retrouve seule à se défendre malgré l’écrasante masse de photos, documents et plans précis des implantations terroristes derrière les 2.300 km de frontière avec le Venezuela. 

L’Union européenne n’a rien dit, le Brésil de l’ex-trotskyste Lula da Silva ferme les yeux, et, surtout, les Etats-Unis d’Obama continuent de mariner dans « l’eau tiède », comme le souligne encore le Post. Washington s’est contenté de suggérer la création d’une commission internationale pour contrôler les dires de Bogota, sans recevoir le moindre appui des autres membres de l’OEA. 

Face à l’avalanche des preuves apportées par la Colombie sur la complicité de Hugo Chavez avec les FARC qu’il héberge sur son territoire, et déjà révélées par les documents saisis dans les ordinateurs du N°2 de cette guérilla, Raul Reyes, après son élimination par l’armée colombienne le 1er mars 2008, Obama aurait dû, comme cela a été fait pour la question nucléaire en Iran, EXIGER de l’ONU l’envoi immédiat d’une commission de vérification au Venezuela.  Il n’en a rien fait. 

Si les dénonciations de Bogota étaient fausses, pourquoi Hugo Chavez n’a-t-il pas pris la décision lui-même d’appeler la communauté internationale à enquêter sur les lieux précis des implantations terroristes au Venezuela révélées par la Colombie ? Parce qu’il est COUPABLE ! Pour cacher sa faute, il a jeté un écran de fumée via sa rupture des relations diplomatiques avec la Colombie. 

Dans ce Cône Sud en pleine ébullition, la moindre reculade face aux menées terroristes fait le jeu du régime castriste embrassé déjà par le Venezuela, l’Equateur, la Bolivie et le Nicaragua du pédophile Daniel Ortega, toujours en liberté malgré le dossier public contre lui de Zoilamerica, la fille de sa compagne actuelle. 

En Argentine, le pouvoir corrompu de Cristina Kirchner a une telle peur de bouger que son mari Nestor, pourtant en charge de la direction de l’UNASUR (L’Union des nations d’Amérique du Sud), n’a pas daigné assister au sommet de cette organisation réuni hier à Quito pour tenter de résoudre la crise entre le Venezuela et la Colombie! 

La France n’a pas remué un sourcil face à cette crise, pour ne pas gêner la société pétrolière Total, omniprésente au Venezuela. Cette cécité n’empêchera pas Chavez, le moment venu dans ce glissement vers un castrisme généralisé, à nationaliser ses avoirs, comme l’a déjà fait Evo Morales en Bolivie avec les biens de l’espagnole Repsol. 

Sept pays voisins de la Colombie, y compris le Brésil, l’Equateur, le Pérou, le Panama, en plus du Venezuela, abritent sans le reconnaître des terroristes des FARC. Quand la gangrène stalinienne aura emporté la totalité du sous-continent, il sera trop tard pour pleurer…

Dans une semaine, le 7 août, Juan Manuel Santos prendra la succession d'Alvaro Uribe à la présidence de la Colombie. Bien malin sera celui qui peut prédire comment il résoudra cette quadrature du cercle, si ce n'est par une intervention directe de l'armée de son pays contre les refuges terroristes au Venezuela qu'Alvaro Uribe n'a pas osé décréter en son temps.

12 avril 2010 La « farce » Lula, déjà dénoncée ici, tourne à l’eau de boudin pour sa protégée, l’ex-terroriste Dilma Rousseff qu’il a choisie comme candidate de son parti des travailleurs (PT-trotskyste) à sa succession aux présidentielles de novembre prochain. 

Cette femme, auteur avec son groupe rebelle d’attaques contre des banques et du meurtre d’un journaliste, n’a jamais combattu les armes à la main le régime militaire au pouvoir de 1964 à 1985 au Brésil, mais elle vient de dénoncer comme « fugitifs » les opposants démocrates qui s’étaient alors exilés.  Ces exilés comptaient pourtant dans leurs rangs rien moins que l’ancien gouverneur d’extrême-gauche Leonel Brizola, les leaders de gauche Miguel Arraes, Luiz Carlos Prestes (parti communiste) et presque tous les membres de son comité central, l’ex-ministre de la Culture de Lula de 2003 à 2008 et chanteur, Gilberto Gil, une autre vedette de la musique brésilienne, Caetano Veloso, l’ex-président Fernando Henrique Cardoso, mais aussi José Serra, candidat socialiste à la présidentielle de 2010. A mes yeux, un tel dérapage aussi scandaleux a « tué » les ambitions de l’ex-terroriste Dilma Rousseff à la présidence de son pays. 

10 avril 2010 

(Excusez mon retard à évoquer cet énorme scandale, mais je viens de rentrer en France après mon séjour en Espagne) 

La gangrène castriste de l’Amérique Latine se confirme avec le silence des chancelleries face à l’imminent accord militaire de défense entre le Brésil et les USA, « le plus important depuis 1952 » selon des sources brésiliennes. Les mêmes capitales du cône sud avaient poussé des cris d’orfraie à l’unisson l’an dernier dès l’annonce par une revue colombienne d’un accord en vue entre Bogota et Washington pour permettre l’utilisation par les USA de sept bases militaires colombiennes pour la lutte anti-drogue. 

Le gouvernement brésilien va signer lundi à Washington un accord de coopération en matière de défense avec les Etats-Unis, a annoncé mercredi le ministre brésilien de la Défense, Nelson Jobim, sans donner de détails.
« Le président Luiz Inacio Lula da Silva se rendra la semaine prochaine à Washington pour un sommet sur la sécurité nucléaire et a décidé de m'inviter. A cette occasion, probablement lundi, je dois signer cet accord avec le secrétaire à la Défense Robert Gates », a dit M. Jobim devant les députés.
Le dernier accord militaire signé par Washington en Amérique latine, avec la Colombie, avait provoqué une grave crise diplomatique régionale. Une majorité de pays, y compris le Brésil, avaient fait part de leur préoccupation concernant la sécurité régionale.
Concernant le Brésil et les Etats-Unis, M. Jobim s'est borné à évoquer un « accord de coopération très générique dans le domaine de la défense, qui servira à créer de nouvelles possibilités ».
Le secrétaire d'Etat adjoint américain pour l'Amérique latine, Arturo Valenzuela, a défendu mercredi à Bogota la signature de cet accord.
« Tous les pays dans le monde ont des accords de coopération avec d'autres sur des sujets de sécurité (…) Parfois ils sont actualisés, ils changent, et les Etats-Unis ont eu une longue histoire d'accords dans ce domaine avec le Brésil et d'autres pays d'Amérique latine ».
« Personne n'a parlé d'installer des bases militaires », a-t-il toutefois précisé.
L'ambassadeur des Etats-Unis en Colombie avait affirmé dans un entretien au quotidien colombien El Espectador publié le 26 mars que son pays s'apprêtait à signer des accords de coopération militaire avec deux pays latino-américains, sans les identifier « pour éviter des réactions » semblables à celles provoquées par l'accord Bogota-Washington.
Quelques heures après, le président vénézuélien Hugo Chavez, très critique à l'égard de Washington, avait qualifié ces nouveaux accords de « menace ». 

Depuis l’annonce de ce prochain accord, Hugo Chavez n’a pas ouvert la bouche, qu’il a prolixe pour attaquer la Colombie sous toutes les coutures. 

Quant au ministre équatorien des Affaires étrangères, Ricardo Patino, dont le pays assure la présidence tournante de l’UNASUR (Union des nations d’Amérique du Sud), il va réaliser une visite dans plusieurs pays de la région pour évoquer cette question, mais sans avoir le courage de se rendre à Brasilia. Au lieu de condamner cet accord comme il l’a fait pour la Colombie, ce factotum du président Rafael Correa – un portefaix de Chavez et Castro, surnommé « la panthère rose » – s’est contenté de dire qu’il était « sûr que le Brésil allait donner des informations sur cet accord le plus tôt possible ». 

Dans les déclarations en portugais d’une source brésilienne proche des négociations bilatérales, citée par la revue Valor Economico, j’ai relevé une fois de plus l’habileté diplomatique des Brésiliens qui a tellement manqué aux Colombiens dans leur accord avec Washington. « Aucune base militaire américaine ne sera installée au Brésil et aucune immunité diplomatique ne sera concédée aux civils et militaires américains qui opèrent sur le territoire brésilien », affirme cette source. 

En Colombie, aucune base américaine non plus n’a été autorisée, puisqu’il s’agit seulement de permettre aux avions américains de se poser et de décoller de sept bases colombiennes. Mais, surtout, la fin de la phrase signifie que des civils et militaires américains vont bien opérer sur le territoire brésilien, même sans l'immunité diplomatique que Bogota a eu le tort d’accepter dans son accord avec Washington. 

Attendons les détails de l’accord, qui pourrait très bien ne pas donner les clauses réelles de la convention en matière d’utilisation de bases brésiliennes, comme le ravitaillement des avions chargés de la lutte anti-drogue dans le sud de l’Amérique Latine. Ces militaires américains n’iront pas au Brésil pour y jouer aux cartes ! 

Derrière ce coup de théâtre se joue l’acte d’une autre pièce. Lula finit son second mandat à la fin de l’année et ne peut plus se représenter, mais il rêve de devenir le nouveau secrétaire général de l’ONU. Pas mal, s’il y parvient, pour l’ancien métallo trotskyste dépourvu de la moindre culture, à part celle du « grand soir », qu’il n’a jamais fait connaître aux favelas de Rio dont l’une vient hélas de s’écrouler sur plus de 200 personnes. Pour être élu à ce poste, il lui faut l’appui des USA, principal contributeur financier au « machin » qui au demeurant ne sert à rien, comme on l’a vu quand George W. Bush a envahi l’Irak. 

Dans ce cadre, je ne serais pas surpris que Lula  fasse un enfant dans le dos à Paris en n’achetant pas les 36 avions de chasse « Rafale », malgré sa presque promesse à Sarkozy lors de leur sommet l’an dernier à Brasilia, mais plutôt les F-18 Super Hornet de la compagnie américaine Boeing. 

Un tel accord permettrait aux USA d’oublier l’appui de Lula au terroriste Castro, ainsi qu’à ses affidés Chavez, Correa, Morales, Ortega, mais aussi le refus du Brésil d’accentuer la pression contre les prétentions nucléaires de l’Iran. Business is business, le reste n’est que de la fioriture…

 

15 de marzo de 2010 

 

 L’ancien guérillero Teodoro Petkof n’y va pas de main morte pour gifler moralement le président du Brésil pour son appui à la dictature barbaresque de Cuba face aux dissidents en grève de la faim, dont l’un, Zapata, est déjà décédé. Le directeur de Tal Cual le qualifie de « fils de pute ». 

Voyez cet éditorial. A part le qualificatif ordurier, je partage absolument l’analyse de Petkof, un ferme opposant au dérapage en cours de Hugo Chavez vers une dictature castriste. 

J’irais même plus loin en nuançant son bilan de Lula et sa « sensibilité sociale ».  Que je sache, l’ex-trotskyste a hérité du redressement opéré par son prédécesseur, le grand président Fernando Cardoso (réfugié en France sous la dictature militaire), et il n’a absolument pas réduit la misère qui sourd dans les favelas de Rio de Janeiro ! 

Estou certo o tou errado ?

Voici l'éditorial de Teodoro Petkof:

Cuando Lula ganó las elecciones en Brasil apareció un gran éxito de librería con el título O Filho do Brasil, lo cual quiere decir El hijo de Brasil. Más recientemente, y con base en ese libro, se produjo una película con el mismo título y el mismo tema: la carrera del chamo nordestino, que desde la miseria llegó a la presidencia de su país, a través de años de lucha dura y sacrificada, sobre todo durante el tiempo de las dictaduras militares.

Pero cuando este minicronista lo oye hoy, filosofando sobre la « justicia » cubana y sobre los presos políticos cubanos, lo que provoca decirle es que, en verdad, es un filho de puta. Me importa un rábano que haya hecho una gran presidencia, que su popularidad sea enorme, que haya combinado la sensatez macroeconómica de Cardoso con su propia sensibilidad social, para mejorar significativamente la suerte de sus compatriotas más pobres.

Me importa un pepino que forme parte de una izquierda moderna, muy diferente a esta estafa, dizque izquierdista, que ha montado Chacumbele aquí.

Lo que ha dicho sobre los presos políticos de Cuba, comparándolos con los delincuentes comunes, presos en las cárceles brasileñas, es una canallada imperdonable, que me hace perderle todo el respeto que le tuve. Se puede compartir o no el recurso extremo de la huelga de hambre, pero lo que no se puede hacer ­y Lula lo hizo­ es basurear el inmenso espíritu de sacrificio de quienes, frente a una dictadura como la cubana, prácticamente recurren al suicidio para hacer valer sus derechos. Porque huelga de hambre en Cuba es arrostrar el peligro real de muerte. Es como haberle hecho una huelga de hambre a Hitler. Si Lula no tiene el coraje moral y político de reclamarle un comportamiento civilizado y humano al gobierno cubano, que sería lo apropiado, lo decente y lo de una izquierda que se respeta a si misma, podría tener, al menos la vergüenza de quedarse callado. 

 

06 JANVIER 2010

L'armée de l'air brésilienne préfère les chasseurs suédois et américain au Rafale pour moderniser son aviation, en raison du prix de l'avion français, affirme le quotidien Folha de Sao Paulo, sur fond de tensions croissantes entre le président Luiz Inacio Lula da Silva et les militaires.
 

Le Rafale de Dassault est en lice avec le F/A-18 Super Hornet de Boeing et le Gripen NG de Saab pour fournir 36 avions de combat multi-rôles au géant sud-américain, un contrat d'une valeur de plusieurs milliards de dollars.


Folha de Sao Paulo, qui dit avoir eu accès aux conclusions d'un rapport de 30.000 pages de l'armée de l'air (FAB), affirme mardi que « le facteur financier a été décisif pour placer le Gripen NG, encore en phase de projet, en première position (…) Il est le moins cher des trois concurrents ».
Selon le journal, « Saab offre le Gripen pour la moitié du prix du Rafale, soit quelque 70 millions de dollars et l'heure de vol est quatre fois moins chère que celle du Rafale ».
Le rapport de l'armée de l'air brésilienne, plusieurs fois reporté, est technique et consultatif.

Néanmoins, selon Folha, il va provoquer un nouveau bras-de-fer entre Lula et le commandement de la force aérienne, qui n'a jamais accepté la décision politique du président.
A la veille de Noël, le projet de création d'une commission d'enquête sur les crimes de la dictature militaire (1964-1985) avait déjà déclenché une crise sans précédent entre Lula et les chefs militaires, qui avaient menacé de démissionner.
Pour faire pression, le ministre de la Défense, Nelson Jobim, et les chefs des trois armes avaient mis leurs postes en jeu et Lula a accepté de revoir les points les plus controversés du projet.
« Ce sont deux thèmes différents (l'appel d'offre des avions et la commission d'enquête) mais qui arrivent en même temps; l'un peut contaminer l'autre », souligne Eliane Cantanhêde, auteur de l'article du Folha de Sao Paulo.
La présidence française a refusé de commenter les informations venues du Brésil, se déclarant « sereine » sur l'issue de l'appel d'offres lancé par Brasilia et les chances du chasseur français, qui n'a encore jamais été vendu à l'étranger.
Dassault avait affirmé que si le Rafale était choisi par Brasilia, les six premiers appareils seraient construits en France et les 30 autres assemblés au Brésil.
Lula, qui a exprimé en septembre -pendant une visite du président français Nicolas Sarkozy- sa préférence pour le Rafale en raison des transferts de technologie promis sans restriction par Paris, a déclaré plusieurs fois que la décision finale serait politique et qu'il aurait le dernier mot.
Interrogé mardi par l'AFP, le ministère de la Défense s'est refusé à tout commentaire. Un porte-parole de l'Armée de l'air a déclaré à l'AFP « n'avoir rien diffusé sur la préférence de l'avion ou la remise du rapport au ministre (de la Défense Nelson) Jobim ».
« Les graines qui peuvent déclencher une crise future (entre militaires et gouvernement) ont été plantées. Ce sont des questions qui pouvaient se résoudre techniquement et sont devenues politiques », a déclaré à l'AFP le colonel en retraite et spécialiste en stratégie militaire, Geraldo Cavagnari.
Pour un autre expert, Nelson During, éditeur du site Defesanet « ce reportage semble servir à porter préjudice au processus d'appel d'offres et pourrait être du lobbying d'un concurrent ».

04 janvier 2010 

Le ministre de la Défense et  tout l’Etat-major des Forces armées au Brésil ont présenté leur démission au président Lula pour manifester leur opposition à un projet de décret sur la création d’une Commission de la Vérité sur les crimes de la dictature militaire au pouvoir de 1964 à 1985. 

Cette information explosive, révélée par El Pais de Madrid, contient le pendant de cette révélation : Lula a refusé ces démissions et promis de revoir ce projet dont il a assuré ne pas connaître le contenu ( !). Je ne puis que m’étonner d’une telle méconnaissance d’une initiative de cette envergure par un chef de l’Etat consacré récemment  « personnage de l’année » par El Pais  et Le Monde… 

Les chefs de l’armée brésilienne ont considéré comme « revanchard et provocateur » ce projet de décret, puisque selon eux la loi d’amnistie de 1979 , à l’origine du retour de la démocratie, avait concerné aussi bien les militaires accusés de violation des droits de l’homme que les membres des guérillas qui combattaient le régime. 

La rébellion en catimini de l’armée brésilienne a eu pour détonateur l’inégalité de traitement, dans ce décret, entre les deux parties au conflit, puisqu’il ne prévoyait ni enquête ni jugement pour les actes criminels commis par les guérilleros et autres activistes contre des agents de l’Etat à cette époque. 

Nul n’ignore que la dauphine à la succession de Lula en 2011 à la présidence du Brésil n’est autre que Dilma Rousseff, ex-terroriste de la VAR (Vanguarda Armada Revolucionaria), détenue de 1970 à 1972. 

 

 

26 novembre 2009 

 

Les menaces du Venezuela contre la Colombie ne vont pas s’arrêter de sitôt pour des raisons « cavalières ». 

 

Le président brésilien avait invité ce jeudi Alvaro Uribe et Hugo Chavez à Manaus pour un sommet tripartite destiné à tenter de mettre fin à la tension entre Caracas et Bogota. 

 

Cette réunion n’aura pas lieu. Le président colombien a invoqué une blessure au mollet provoquée par un poulain dans sa finca pour renoncer à ce voyage, sur les conseils de la faculté. 

 

A son tour, le chef de l’Etat vénézuélien a écarté le déplacement d’une façon encore plus cavalière, avec le coup de pied de l’âne. Il a indiqué n’avoir pas le temps de s’y rendre car il attend le président de l’Autorité palestinienne. 

 

08 septembre 2009 

 

Reconnaissons que Nicolas Sarkozy a remporté un succès commercial considérable pour les usines d’armement françaises lors de sa visite éclair au Brésil. Les accords signés font ainsi contrepoids à ceux qui lient le Venezuela et la Russie.

 

Le Brésil a annoncé lundi sa décision de principe d'acquérir 36 avions de combat français Rafale, qui remporte ainsi son premier succès à l'exportation en échange de larges transferts de technologie. 


Les deux pays espèrent conclure dans un délai d'environ neuf mois les négociations commerciales entre le Brésil et le groupement d'intérêt économique constitué autour du groupe français Dassault sur ce contrat de près de cinq milliards d'euros, a indiqué la présidence française.

 

« On peut raisonnablement penser que les négociations contractuelles devraient s'achever dans le courant de l'année prochaine », a estimé à Paris un porte-parole du groupe Dassault.
Selon un communiqué commun des deux pays, la France va acheter de son côté une dizaine d'exemplaires du futur avion de transport militaire brésilien KC-390. Selon l'Elysée, ce contrat est de 500 millions d'euros.
Ce succès, indécis jusqu'à la dernière minute, va permettre au président Sarkozy de regagner Paris la hotte pleine, après une visite d'Etat éclair chez son « ami » Luiz Inacio Lula da Silva.

 

Le Rafale était engagé dans une compétition acharnée avec le Gripen du suédois Saab et le F/A-18 Hornet de l'américain Boeing pour remporter l'appel d'offres lancé par le Brésil, dont le vainqueur ne devait être annoncé qu'en octobre.
Les délégations brésilienne et française ont travaillé jusque tard dans la nuit pour mettre au point une déclaration commune dans laquelle le président Lula a fait part de sa décision en mettant en avant « l'étendue des transferts de technologie » proposés par la France.
Le Brésil pourra ainsi assembler les Rafale et les vendre dans les autres pays d'Amérique latine, a expliqué le ministre brésilien des Affaires étrangères, Celso Amorim.
L'Elysée a précisé que les six premiers appareils, dont le premier exemplaire sera livré en 2013, seraient fabriqués entièrement en France et que graduellement la technologie serait transférée pour permettre aux Brésiliens d'assembler les autres avions.
Mais à terme, la France vise encore un marché beaucoup plus vaste: la fourniture d'au moins 120 Rafale pour équiper les trois armes brésiliennes.
Selon l'Elysée, la vente de 36 Rafale pourrait permettre de créer en France 6.000 emplois pendant quatre ans.
Au cours d'une conférence de presse commune un peu plus tard, le président Lula a affirmé que, « pour nous ce qui est important, c'est d'avoir accès à la technologie pour produire cet avion au Brésil. C'est ce que nous négocions maintenant ».
En réponse à une question, il n'a pas toutefois explicitement rejeté les offres des concurrents suédois et américain du Rafale.

 

Les deux pays ont également formalisé lundi des contrats conclus en décembre dernier sur la fourniture de quatre sous-marins d'attaque Scorpène, de 50 hélicoptères de transport militaire et la fabrication d'une coque de sous-marin nucléaire d'un montant total de sept milliards d'euros, selon l'Elysée.

 

Nicolas Sarkozy a également plaidé auprès de Lula en faveur des entreprises françaises qui visent le marché de la construction d'une ligne de train à grande vitesse entre Rio de Janeiro et Sao Paulo, les deux grandes métropoles du pays. Ce contrat est estimé par Paris à 17 milliards de dollars.
Il a par ailleurs annoncé, sans en donner le détail, que la France et le géant sud-américain auraient « une position commune » à la conférence sur le climat de Copenhague, en décembre, qui doit fixer de nouveaux objectifs ambitieux de lutte contre le réchauffement de la planète.

 

Le président français devait regagner Paris en fin de journée, après une visite du chantier du tramway construit par le groupe français Alstom et une rencontre avec la communauté française. 

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