jose ignacio chauvin

30 juillet 2009 

 

Le feuilleton tragi-comique de la mouvance castriste en Amérique Latine vient de rebondir en  Equateur avec un présumé « Journal » manuscrit de Raul Reyes, un faux manifeste fabriqué par le pouvoir local aux ordres de Chavez pour tenter de dédouaner Rafael Correa de tout lien avec la guérilla colombienne malgré des preuves accablantes. 

Mouillé jusqu’aux yeux pour ses liens financiers avec les terroristes colombiens, Rafael Correa tente par tous les moyens, même les plus ignobles comme celui de « brûler » quatre de ses anciens collaborateurs, et d’échapper ainsi à une évidence létale pour sa survie au pouvoir. 

 

17 mois après l’élimination de l’ex-n°2 des FARC Raul Reyes par l’armée d’Alvaro Uribe le 1er mars 2008 dans son retranchement d’Angostura, en Equateur, à moins de 2 km de la frontière colombienne, le gouvernement équatorien a subitement découvert lundi dernier ( !) un présumé « Journal » manuscrit de Raul Reyes, remis aujourd’hui à la justice de Quito, sans que l’on sache qui a remis aux autorités ce document, ni le lieu de sa saisie. « On ne pouvait le garder au sein du gouvernement, on a jugé fondamental qu’il soit connu des instances judiciaires, et que ce soit la justice qui vérifie la véracité du document », a commenté le ministre local de l’Intérieur, Gustavo Jalkh. 

 

Hélas pour Rafael Correa, toutes les données de cette lettre révèlent qu’il s’agit d’un faux grossier en vue de sauver le chef de l’Etat. Nul besoin d’avoir recours à des graphologues, comme l’a fait la radio W de Bogota, pour démontrer la supercherie. 

Le document n’a pu être retrouvé dans le campement de Raul Reyes par les autorités d’Equateur, puisque les lieux ont été épluchés et ratissés par l’armée colombienne qui a embarqué le cadavre du n°2 des FARC et tous ses ordinateurs, disques durs et clefs USB. 

 

Si par hasard ces feuilles écrites y avaient été oubliées par les soldats colombiens, leurs homologues équatoriens, venus sur place après l’intervention, se seraient empressés de les remettre à Correa, qui les aurait aussitôt publiées pour se tirer d’affaire face aux révélations compromettantes pour lui déjà contenues dans les dossiers des ordinateurs de Reyes, et publiées dès avril 2008 par Bogota. Le chef en second des terroristes y évoquait le versement de 100.000 dollars par les FARC à la campagne électorale de Rafael Correa. 

 

Ces faits avérés, puisqu’Interpol a validé le contenu des ordinateurs de Raul Reyes, ont été confirmés il y a une semaine par la découverte d’une vidéo saisie en Colombie sur une guérillera des FARC arrêtée par l’armée, Adela Perez. Ce film montre le chef militaire des FARC, Jorge Briceno, alias « Mono Jojoy », en train de lire le 21 mars 2008 une lettre de Manuel Marulanda (cinq jours avant sa mort), qui évoque entre autre « les dollars versés à la campagne de Correa ». 

 

Que l’on juge en tout cas ce qui est pour moi un montage, à partir de ces extraits du présumé « Journal » de Raul Reyes publiés dans la presse ce jeudi:

 

 - Trois semaines avant d’être abattu le 1er mars 2008, Raul Reyes aurait écrit le 9 février que « ce fut un suicide d’avoir fait confiance à Correa. Tous les apports en argent à la campagne de Correa n’auront servi à rien ». 

- Le 23 février 2008, Reyes aurait ajouté : « je suis encerclé, je le sens à partir de toute mon expérience militaire. Ma fin est proche, mais ce n’est pas ce qui me préoccupe le plus. Mon amertume vient de ce que je suis tombé comme un enfant dans le piège de Correa ». 

- Raul Reyes qualifie « d’agents doubles » ses contacts avec Correa : l’ex-ministre de Correa, Gustavo Larrea, le colonel en retraite Jorge Brito, et le dentiste Luis Ayala, qui « agissent avec les cartels mexicains de la drogue », mais aussi « collaborent avec la CIA. Pour eux, je suis le vrai butin, et me livrer  sera leur meilleur succès ». 

- Raul Reyes cite aussi l’ex-sous-secrétaire d’Etat équatorien à l’Intérieur, Ignacio Chauvin, comme « courrier de Gustavo Larrea » avec le campement des FARC à Angostura, où le n°2 des FARC s’était installé « sur l’insistance du colonel Brito ». Selon Reyes, il s’agissait « d’un piège » qui le tenait « bloqué » pour y « recevoir des délégations internationales pour la libération d’otages », car les émissaires de Correa « allaient conduire à l’échec de la libération de prisonniers » (otages). 

- Raul Reyes avoue dans ce présumé Journal qu’il n’a « aucune confiance en Brito », et accuse Larrea d’avoir informé le ministre de la Défense colombien de l’époque, Juan Manuel Santos, sur leurs entretiens. Le 9 septembre 2007, il avoue même accepter de nouvelles réunions avec Larrea « par pure et difficile responsabilité, sans être convaincu de leur utilité ». 

- Le 15 janvier 2008, Raul Reyes en remet une couche contre Gustavo Larrea, « un autre traître, comme le prouvent ses permanentes actions dilatoires pour la libération des prisonniers et l’échange humanitaire ». Il prévoit déjà sa fin à cette même date : « je pressens que tout ce merdier va mal finir, spécialement pour moi. La trahison de Correa va nous coûter plus cher que celle de Gutierrez (l’ancien président équatorien destitué en 2005). 

- Dans son présumé « Journal », Raul Reyes aurait envisagé une « invasion du Venezuela par les USA », avec pour conséquence « une guerre qui enflammera tout le Cône sud, pour une longue guerre », et « pour les gringos davantage de pertes qu’en Irak ou en Afghanistan ». Toujours selon ce présumé texte de Reyes, « un jour ou l’autre les USA attaqueront l’Equateur », et Alvaro Uribe « est disposé à faire de la Colombie l’Israël de l’Amérique du Sud ». 

 

Je réfute en tous points la véracité de ce document, un faux sans le moindre doute, pour les raisons suivantes : 

1-  Jamais Raul Reyes n’aurait pu accuser les émissaires de Correa d’avoir voulu faire échouer la présumée libération d’otages en 2008. Quand il a été abattu le 1er mars de cette année-là, le pouvoir équatorien s’est empressé de dénoncer son exécution, de rompre les relations diplomatiques avec la Colombie (toujours gelées en juillet 2009), d’insulter le gouvernement colombien, et d’affirmer que la fin tragique de Reyes avait empêché « la libération imminente de douze de ses otages par les FARC ». Ce qui était faux, bien entendu, mais Correa entendait ainsi défendre l'action de Raul Reyes.

 

2-  Jamais Raul Reyes n’a été obligé de s’installer à Angostura, dans son campement équatorien situé à 1400 mètres de la frontière colombienne, par les émissaires de Correa. Il s’y trouvait déjà quand je l’ai rencontré pour l’AFP en mars 2004. 

 

3-   Jamais Raul Reyes n’aurait annoncé sa fin prochaine, comme le vieillard de la fable, sans s’enfuir via les innombrables cours d’eau de cette région tropicale s’il avait pressenti l’attaque du 1er mars. Il était d’autant moins préparé à ce bombardement qu’il accueillait dans son campement, à la fin février 2008, et la nuit de sa mort, une délégation de la Coordination continentale bolivarienne (CCB). Ce groupement d’agents castristes dans le Cône sud, sustenté par Hugo Chavez, venait de se réunir à Quito. Les photos saisies dans les disques durs de Reyes le montrent en train de servir le whisky à ses hôtes, y compris de jolies jeunes femmes. 

 

En conclusion : 

La couardise de Rafael Correa atteint ici des proportions rarement vues en politique avec ce faux document. 

Il accable Larrea, Brito, Chauvin et Ayala de tous les maux pour les livrer à la justice, et se fait passer pour un traître aux yeux des FARC, pour mieux tenter de se disculper. Il vient même ce jeudi de mettre en doute le communiqué des FARC, publié hier sur ce blog, qui nie l’aide financière de la guérilla terroriste à sa campagne. 

Mais il prend des gants avec le Venezuela avec sa sortie, mise dans la bouche de Reyes, sur les menaces d’invasion américaine au Venezuela. 

Nous touchons ici aux limites du supportable. Rafael Correa doit renoncer à son mandat de président et s’enfuir au Nicaragua, pour y rejoindre ses autres amis dictateurs de la mouvance castriste : le pédophile Daniel Ortega et Mel Zelaya. 

21 février 2009 

Les nuages s’amoncellent contre le populiste Rafael Correa, malgré son aisance à rejeter les évidences de plus en plus précises sur ses liens avec les FARC avant et après son élection en 2007. Le « Chauvingate » menace de lui exploser en pleine figure à deux mois des élections générales du 26 avril (présidence de la République, députés et maires) prévues par la nouvelle Constitution. 

 

Le président équatorien a accusé ce matin ses adversaires politiques d'avoir un plan pour l'accuser d'implication dans le trafic de drogue et favoriser un coup d'Etat avant les élections. « Ils créent de toutes pièces une histoire de trafic de drogue et trouvent un homme de paille (précision de ma part : son ex-ministre-adjoint José Ignacio Chauvin) qui affirme (m')avoir donné 500.000 dollars de l'argent de la drogue, et si la population le croit, le gouvernement perd de sa popularité et ils font un coup d'Etat », a déclaré M. Correa lors de son intervention radio-télévisée hebdomadaire.

Le président équatorien a lancé un appel à la vigilance aux pays de la région. « La démocratie est en danger en Equateur. Il y a des gens qui ne veulent pas que nous nous présentions aux élections du 26 avril, et l'Amérique latine se doit d'être très attentive », a-t-il déclaré.

Depuis son arrivée au pouvoir en 2007, M. Correa a déjà évoqué à plusieurs reprises des tentatives de conspiration lors de campagnes électorales, sans que la justice n'ait jamais confirmé la réalité de tels faits.
Selon le président équatorien, il s'agirait cette fois d'une partie de ce qu'il a appelé la « presse corrompue », alliée à des groupes de pouvoir économique et à des partis politiques qui chercheraient à le discréditer par le biais d'une enquête sur un ancien secrétaire ministériel pour des liens supposés avec les trafiquants de drogue. 

Deux diplomates américains viennent d’être expulsés d’Equateur par Correa. L’un d’eux était un « chef de la CIA », a affirmé le président équatorien, niant que ce départ soit une manoeuvre de diversion au moment où l’enquête pour trafic de drogue vise Chauvin. 

« Nous avons expulsé du pays Marc Sullivan, (fonctionnaire) de l'ambassade américaine, qui était, soyons clairs, le directeur de la CIA en Equateur« , a déclaré M. Correa.
Le diplomate « a commis un acte très grave » en s'emparant d'ordinateurs contenant des informations sur la sécurité intérieure et qui avaient été donnés par les Etats-Unis à une unité de la police, a-t-il ajouté.
Le chef de la diplomatie équatorienne, Fander Falconi, avait annoncé mercredi l'expulsion de M. Sullivan, premier secrétaire chargé des Affaires régionales à l'ambassade des Etats-Unis, lui donnant 48 heures pour quitter le pays en raison d'une ingérence dans les affaires intérieures du pays.
Le 7 février déjà, le président Correa avait ordonné l'expulsion d'Armando Astorga, chargé d'affaires américain pour les questions migratoires, de sécurité et de douane, qui était accusé d'avoir conditionné une aide économique au choix du commandant d'une unité de la police.

 

Rafael Correa a nié que le transfert de chefs de la police équatorienne et l'expulsion de diplomates américains soient une manoeuvre de diversion pour faire oublier une enquête pour trafic de drogue visant un réseau soupçonné d'exporter de la cocaïne en lien avec la guérilla colombienne des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).

 

La connexion du pouvoir avec le narco-terrorisme a été confirmée par un gros bonnet de l’Equateur : l’ex-sous secrétaire d’Etat José Ignacio Chauvin auprès de Gustavo Larrea, ministre de la Sécurité limogé récemment après cette dénonciation.  

Ce blog vous avait révélé, via les dossiers secrets de Raul Reyes, que les FARC avaient versé de l’argent à la campagne électorale de Rafael Correa. Tous les documents de l’ancien N°2 de la guérilla se sont avérés exacts jusqu’ici. 

 Chauvin s’est rendu aux autorités de Quito pour répondre de ses liens présumés avec un cartel de la drogue en cheville avec Mexico, celui des frères Miguel, Jefferson et Edilson Ostaiza.  

 Cet ex-sous-ministre a avoué avoir « rencontré Raul Reyes à sept reprises pour tenter de réaliser un accord humanitaire » en Colombie. Je vous rappelle que cette expression dénaturée concerne la libération d’otages des FARC, enchaînés parfois depuis 11 ans, en échange de celle de guérilleros détenus pour crime en Colombie.  Il serait plus approprié de parler « d’échange des FARC inhumaines ».  

Se proclamant « révolutionnaire », Chauvin confirme la rencontre à une date non précisée entre Raul Reyes et son chef Gustavo Larrea, dont j’avais révélé l’existence également sur ce blog, pour preuve des connexions entre le régime populiste d’Equateur et les terroristes colombiens.  

Les poursuites contre Chauvin pour ses relations avec le cartel des Ostaiza ont coûté son poste de ministre de la Sécurité à Gustavo Larrea, coupable de ne pas avoir détecté ces liens alors qu’il dirigeait la police et les services secrets. Ce cartel, qui exportait la cocaïne par le biais de sous-marins depuis la côte pacifique de la Colombie, était complice du Front 48 des FARC, dirigé par Edgar Tovar.  

La carrière de Larrea est finie. Il a servi de bouc-émissaire au pouvoir, au point de ne pouvoir se présenter le 26 avril aux élections. L’ex-commandant des opérations spéciales de la police équatorienne, Manuel Silva, vient même de l’accuser d’avoir aidé à la fuite d’Equateur vers le Nicaragua de la guérillera des FARC Nubia Calderon, blessée dans l’assaut contre le camp de Raul Reyes le 1er mars 2008. 

Comme une poupée gigogne, le scandale du Chauvingate emboîte un autre scandale de taille, celui de l’Association latino-américaine des droits de l’homme, dirigée en Equateur par le Chilien Juan de Dios Parra. Cette ONG, complice avérée des FARC, mais nous y reviendrons. Patience, je vais dormir. En Equateur, certains doivent avoir du mal de tomber dans les bras de Morphée… ( !!!) 

 

 5 février 2009 

Depuis près d’un an, ce blog a dénoncé la complicité du régime populiste en Equateur avec les FARC, à partir des documents saisis dans les ordinateurs de Raul Reyes. Le président Rafael Correa n’a cessé de nier, au point d’avoir maintenu la rupture des relations diplomatiques avec la Colombie, dont l’armée avait pénétré en Equateur pour éliminer le n°2 des FARC le 1er mars 2008. 

 

La connexion est désormais confirmée par un gros bonnet de l’Equateur : l’ex-sous secrétaire d’Etat José Ignacio Chauvin auprès de Gustavo Larrea, ministre de la Sécurité jusqu'à son limogeage la semaine dernière. 

 

Chauvin vient de se rendre aux autorités de Quito pour répondre de ses liens présumés avec un cartel de la drogue en cheville avec Mexico, celui des frères Jefferson et Edilson Ostaiza. 

 

Cet ex-ministre a avoué avoir « rencontré Raul Reyes à sept reprises pour tenter de réaliser un accord humanitaire » en Colombie. Je vous rappelle que cette expression dénaturée concerne la libération d’otages des FARC, enchaînés parfois depuis 11 ans, en échange de celle de guérilleros détenus pour crime en Colombie.  Il serait plus approprié de parler « d’échange des FARC inhumaines ». 

Selon Chauvin, la mort de Reyes « a tué une grande partie de l’accord humanitaire », alors que lui et le n°2 des FARC avaient « abouti à un accord sur un processus de libérations en masse avec l’intermédiaire des gouvernements d’Amérique Latine », y compris avec la présence de Nelson Mandela pour la libération d’Ingrid Betancur. Je me permets de sourire à une telle lecture, puisque les dossiers de Raul Reyes révèlent que les FARC n avaient pas l intention de liberer Ingrid

Se proclamant « révolutionnaire », Chauvin confirme la rencontre à une date non précisée entre Raul Reyes et son chef Gustavo Larrea, dont j’avais révélé l’existence sur ce blog, pour preuve des connexions entre le régime populiste d’Equateur et les terroristes colombiens. 

Les poursuites contre Chauvin pour ses relations avec le cartel des Ostaiza ont coûté son poste de ministre de la Sécurité à Gustavo Larrea, coupable de ne pas avoir détecté ces liens alors qu’il dirigeait la police et les services secrets. Ce cartel, qui exportait la cocaïne par le biais de sous-marins depuis la côte pacifique de la Colombie, était complice du Front 48 des FARC, dirigé par Edgar Tovar. 

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