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3 février 2009 

L’intolérable indifférence du ministère français des Affaires étrangères dans l’affaire de l’ex-otage français de la guérilla colombienne en 2005, Christophe Beck (cf. mon article antérieur), ne doit pas jeter le voile de l’oubli sur l’action courageuse sur le terrain que mènent certains diplomates et policiers, comme dans la libération de Stépanie Minana en 2004 au Venezuela. 

Cette étudiante française de Biarritz (Pyrénées occidentales) avait été séquestrée pendant 46 jours dans un cul de basse-fosse par un commando de truands vénézuéliens et guérilleros colombiens qui exigeaient deux millions d’euros pour la libérer. Le Quai d’Orsay avait alors pour ministre le sulfureux Dominique de Villepin, ancien ami proche d’Ingrid Betancur (au nom francisé en Betancourt).

Non seulement Villepin n’a rien fait pour la libérer, mais ils n’a à aucun moment convoqué les médias, comme il le faisait à tout moment pour exiger du président Alvaro Uribe qu’il capitule devant les FARC pour accepter leur diktat et faire ainsi libérer Ingrid. Il avait y compris accepté que la France paye une rançon aux terroristes, versée en fait à de faux rebelles vite évanouis dans la nature.   

Pour Christophe Beck et Stéphanie Minana, le Quai n’a pas versé un seul denier. Abandonné par le Quai d’Orsay, Monsieur Beck est aujourd’hui ruiné, condamné à vivre dans une caravane près de Perpignan, après que sa famille eut vendu tous leurs biens au Venezuela pour payer la rançon aux terroristes colombiens. Vous comprendrez mon courroux (un euphémisme) quand j’ai su que le terroriste des FARC Wilson Bueno, alias Isaza, est désormais hébergé en France, et entretenu aux frais du contribuable, depuis deux mois, pour avoir libéré l’un des otages qu’il maintenait enchaînés à des arbres.

Quand il a été libéré, Christophe Beck avait souligné le contraste entre l’aide sur place apportée à sa famille pendant son calvaire de 13 mois par l’ambassade de France à Caracas, et l’indifférence du Quai, dont le directeur des Amériques n'était autre à l'époque que notre Daniel Parfait, bien connu de ce blog, pour être devenu l’amant (et non le mari) d’Astrid Betancur, la sœur d’Ingrid, quand il était ambassadeur en Colombie (2000-2004). Je reviendrai un jour sur l’action de ce dernier…  

Cette action des diplomates sur place au Venezuela, avec à leur tête l’excellent ambassadeur Pierre-Jean Vandoorne, apprécié de tous, que j’ai connu quand je dirigeais l’AFP dans la région, mérite d’être soulignée. Dans l’enlèvement de Stéphanie Minana, c’est cette ambassade qui a réussi à la sortir du guêpier. Quatre policiers français de l’ambassade étaient intervenus. L’un d’eux l’a sauvée, l’arme au point, en la couchant au sol quand ses geôliers avaient tenté de l’abattre. 

Le jour même de sa libération, j’avais pu parler au téléphone à Stéphanie. Je vous livre la copie de ma dépêche AFP du 25 janvier 2004 : 

« Encore sous le choc mais « si heureuse d'être là » après 46 jours comme otage au Venezuela, la Française Stéphanie Minana avoue avoir vécu « chaque seconde avec la mort » et tient à rendre hommage au policier français qui lui a « sauvé la vie », dans un entretien avec l'AFP depuis Bogota. 

   Etudiante en espagnol de 25 ans, elle avait été enlevée le 8 décembre à Valera, à 500 km au sud-ouest de Caracas, contre demande de rançon, avant d'être libérée vendredi lors d'un assaut des forces de l'ordre qui a fait un mort parmi les ravisseurs. Elle se reposait dimanche à la résidence de l'ambassadeur de France à Caracas, Pierre Jean Vandoorne.     »Dès que la fusillade a éclaté entre le commando vénézuélien et mes ravisseurs, un policier français s'est précipité sur moi, l'arme au poing, prêt à tirer pour me protéger », souligne-t-elle. Elle ne souhaite pas révéler l'identité de ce « merveilleux policier ». 

   L'assaut contre les auteurs de cette prise d'otage, au nombre de huit – sept Vénézuéliens et un Colombien – s'est déroulé dans la localité d'Agua Santa, à une cinquantaine de kilomètres de Valera, où l'un des frères de l'étudiante est industriel. Le commando policier, dont a fait partie un Français, était composé de vingt hommes.    Pendant ses 46 jours de captivité, « à l'air libre, exposée aux pluies, au froid, et à la grippe », l'étudiante française n'a eu accès « ni à un livre ni à la radio », mais aujourd'hui, elle « se sent si bien d'être en vie », ajoute-t-elle, qu'elle « ne réalise pas encore vraiment » ce qui lui est arrivé. 

   Pour tenir contre la « pensée de la mort permanente, à chaque seconde », elle « n'a cessé de prier et de songer à (sa) famille ». « J'ai lutté par amour, et cet amour m'a sauvée. C'est aux miens que j'ai aussitôt pensé dès que j'ai pris conscience d'avoir été arrachée aux bandits par la police », confie-t-elle.    Ses ravisseurs, qui exigeaient l'équivalent de deux millions d'euros pour la libérer, « ne lui disaient rien » sur leurs contacts avec sa famille. 

   Compte tenu de « l'enquête en cours », elle ne souhaite pas donner davantage de précisions sur ses conditions de détention, mais des sources de l'AFP avaient assuré samedi qu'elle avait été « fortement maltraitée et entravée ».    Stéphanie Minana a souffert de « déshydratation et de douleurs provoquées par ses liens », selon la police, mais elle ne se plaint aujourd'hui que des « amibes » contractées par une eau non traitée. « Je n'avais à manger que des féculents », poursuit-elle. 

   Originaire de Biarritz (sud-ouest de la France), l'étudiante a l'intention de regagner la France après ce qu'elle qualifie de « calvaire », mais « pas tout de suite », car elle a besoin de « se refaire une santé physique et morale ». 

Le 4 février suivant, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy avait décoré à Paris les quatre policiers français qui avaient participé à la libération de Stéphanie Minana. Après les avoir assurés de sa « reconnaissance » et de « l'admiration de nos compatriotes », M. Sarkozy leur avait remis la médaille « pour actes de courage et de dévouement. » 

    »Courage », et modestie pour le capitaine de police Jean-Philippe Goudet, du Service de coopération technique internationale de police (SCTIP), en poste à Caracas et seul des quatre à avoir participé directement à l'opération de ses collègues vénézuéliens.     »Ils ne voulaient pas que je les accompagne, ils ont tenté de me faire croire à une opération de routine lorsque je les ai vus se préparer à partir, armés », explique-t-il aux journalistes. 

   Alors, il a insisté et ils ont fini par accepter, non sans s'être assurés: « est-ce que tu a les c… pour venir? », se souvient-il.    Ensuite, après « 1h30 de marche depuis un village andin, nous nous sommes retrouvés à huit sur place, devant deux toiles de tente tendues entre deux arbres et un premier ravisseur a aussitôt tiré sur nous. Les Vénézuéliens ont riposté et l'ont abattu. » 

   Puis, « Stéphanie m'a demandé, en espagnol, si nous allions la tuer. Je lui ai répondu, en français, que non, que j'étais policier et compatriote. Alors, elle s'est jetée dans mes bras, mais je l'ai aussitôt couchée au sol pour la protéger de la fusillade car les deux autres ravisseurs présents s'enfuyaient en tirant à tout va », conclut calmement Jean-Philippe Goudet.     Il ajoute que les ravisseurs, moitié Vénézuéliens pour la détenir, moitié Colombiens pour les négociations, se sont comportés, pour les premiers, « comme des animaux. C'était de la délinquance commune de bas étage », estime-t-il.    Son autre collègue du SCTIP de Caracas, le commandant Fernand Cadrot et le commandant Alain Brunach ainsi que le lieutenant Philippe Albrand, de la police judiciaire française envoyés au Venezuela pour tenter de négocier avec les ravisseurs, ont été décorés de la médaille de bronze pour actes de courage et de dévouement. 

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3 février 2009 

L’affaire Betancourt, avec sa succession de mensonges, rançon, gaspillages, manipulation et propagande n’est pas près de se terminer. Le dernier rebondissement a pour cadre la publication ce mardi en France du livre « L’otage oublié » par Christophe Beck (Editeur Jean-Claude Gawesewitch), ex-otage français de la guérilla colombienne de l’ELN. 

Ses confessions révèlent la différence hallucinante de traitement entre cet homme, ruiné par le paiement d’une rançon pour sa libération, et la Colombienne Ingrid Betancourt. De son vrai nom Betancur, francisé ensuite, cet ancienne candidate à la présidence de Colombie a été reçue en grande pompe à Paris après sa libération par les FARC en 2008, hébergée dans un 5 étoiles de la capitale, invitée à voyager dans toute l’Amérique Latine en classe Affaires, et elle est accompagnée en permanence depuis lors par deux gardes du corps de la police française, en France et à l’étranger, aux frais du contribuable. 

Le Quai d'Orsay se doit d'expliquer les raisons de ce qui est pour moi un scandale.

Christophe Beck n’a pu retenir ses larmes dans son intervention ce soir à Canal +, dans le Grand journal, à l’évocation de son drame. Cet éleveur de bétail, âgé de 64 ans, possédait 1200 zébus au Venezuela, près de la Colombie, après 12 ans d’un dur labeur. Il avait été enlevé le 13 décembre 2005 par l’Armée de libération nationale (ELN). Sa famille a dû vendre toutes ses propriétés, ses bêtes, et son fils a fait de même avec ses biens, pour payer la rançon de 600.000 dollars exigée par l’ELN. 

Pour les néophytes, je rappelle que l’ELN est une guérilla résiduelle de Colombie. Ces rebelles vivent exclusivement du rançonnement des civils pris comme otages sur les routes, alors qu’ils se proclament fervents catholiques…Comme les FARC, les rebelles de l'ELN sont abrités par le président castriste Hugo Chavez derrière la frontière commune entre le Venezuela et la Colombie, longue de 2.300 km.

L’épouse de Christophe Beck, Martine, co-auteur du livre, avait alors demandé un prêt de 10.000 dollars au Quai d’Orsay pour boucler le règlement de la rançon. Cette requête avait été refusée par notre ministère. Les amis du couple avaient complété la rançon, pour permettre sa libération fin 2006. Aujourd’hui, le couple vit dans une caravane, chez un ami qui leur prête le terrain, près de Perpignan, avec une maigre retraite de 1200 euros par mois. 

   Cette différence de traitement entre l’ex-amie proche de Dominique de Villepin, Ingrid Betancur, et ce Français ruiné, exige à tout le moins une réparation de la part de l’Etat. Il ne peut y avoir deux poids et deux mesures, comme le regrettait Jean de la Fontaine dans Les animaux malades de la peste : « Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir ». 

Le pire est à venir. Le fils de M. Beck, lui aussi ruiné, est marié à une Vénézuélienne…dont le visa n’a pas été renouvelé par Paris ! Ce scandale sur les ondes a conduit aussitôt le ministre de la Relance économique, Patrick Devedjian, présent sur le plateau de télévision, à dire « qu’il en faisait son affaire ». Ce n’est pas un visa qu’il faut tamponner, mais une vie à relancer, Monsieur le ministre. 

Il aura fallu ce livre pour dénoncer publiquement le double jeu de la France dans les affaires d’otage. A l’époque, je n’avais pas encore de blog pour m’en faire l’écho, mais j’en avais parlé devant les médias à la sortie de mon premier livre sur « Ingrid Betancourt : histoire de cœur ou raison d’Etat » (Hugo Doc). La presse avait fait le mort, hélas, sur l’affaire Beck. 

« Dans les affaires d'otages comme celle qui vient de se produire au Venezuela, le principe est de ne pas céder aux pressions pour obtenir de l'Etat qu'il paye une rançon », avait déclaré le porte-parole adjoint du ministère des Affaires étrangères, Denis Simonneau, le 26 décembre 2005.
« C'est sur cette base que l'Etat se mobilise pleinement, à chaque fois, pour obtenir la libération de nos compatriotes pris en otage », avait-il ajouté, un jour après la libération de M. Beck. 

Comment qualifier cette position du Quai d’Orsay, quand on sait que Paris, via l’agent secret Noël Saez, alias « 008 », a payé une rançon à de faux guérilleros pour une libération d’Ingrid qui n’a jamais eu lieu, avant son sauvetage par neuf agents secrets colombiens grimés en humanitaires ? 

Qui ignore dans les médias que la libération de la journaliste française Florence Aubenas et de son chauffeur Hussein Hanoun, enlevés en Irak pendant six mois en 2005, n’a été permise que par le paiement d’une rançon de plus de 15 millions d’euros ? 

J’attends la réponse du Quai à cette question : qu’allez-vous faire pour donner une chance à la famille Beck de reprendre une vie active, au Venezuela ou ailleurs ? 

28 JANVIER 2009 

C’est une révélation de la radio Caracol de Bogota, basée sur les témoignages précis, fournis par d’anciens rebelles détenus à la célèbre émission de radio La voix des otages (« Las voces del secuestro », dirigée par Herbin Hoyos) ainsi qu’à l’ONG hollandaise « Mains pour la paix » (Manos por la paz).   

Les FARC, l’ELN et d’autres guérillas devront être jugées pour ces crimes contre l’humanité. L'enquête de Caracol ne précise par la période de ces crimes.

Une fois de plus, je suis impressionné par le manque de répercussion dans le monde de telles atrocités.

16 janvier 2009

Voici la version en espagnol de mon papier, traduit par Eduardo MacKenzie 

14 de enero de 2009

 

Mi respeto impregnado de admiración por su pueblo, a pesar del dolor de las víctimas de un conflicto sin final, me obliga a llamarles la atención. Quién ama bien castiga bien, dice el sabio proverbio. ¡Ayuden a su país, en vez de menospreciarlo sin cesar!  Por haber vivido y  trabajado en Colombia como periodista extranjero (en la AFP) durante cerca de seis años, puedo decirles con certeza: ustedes llegarán a ser parte del Primer mundo el día en que guarden sus armas en el desván.

 

No hablo sólo de los grupos armados, ni de sus metas desconectadas de la realidad económica actual, en un mundo enfrentado a una mundialización global. Vivir de los rehenes y de la cocaína los llevará ineluctablemente al fracaso final, a un lamentable baño de sangre si no le ponen fin a su violencia. Esto que digo es válido para las FARC, para el ELN y para las AUC (o sus continuadores). La rendición de todas esas organizaciones permitirá su reintegración a la vida civil, como ya pudieron hacerlo miles de otros como ustedes y sin sufrir la exterminación que tanto temen cuando evocan el precedente de la Unión patriótica. Me dirijo también a otros actores importantes de la sociedad colombiana, es decir, a los medios de comunicación. En mi calidad de periodista francés, puedo decirles que sólo su régimen democrático tolera, sin reaccionar, sus insultos repetidos contra el Presidente de Colombia. Les guste o no,  Alvaro Uribe fue elegido y luego reelegido, en la primera vuelta de cada elección, en 2002 y 2006.

 

Si yo escribiera sobre el jefe del Estado francés lo que ustedes eructan, semana tras semana, sobre su presidente, yo sería objeto de reacciones judiciales inmediatas en este París que ustedes ven erróneamente como el paraíso de los Derechos humanos. ¿Saben ustedes acaso que el ex director del diario Liberation sufrió recientemente una violenta detención (fue maltratado delante de sus niños, aislado e interrogado por la policía durante 48 horas, le hicieron un control anal, le retiron la corbata y los cordones de sus zapatos para evitar, probablemente, un posible intento de suicidio)? ¿Todo eso por qué? ¿Cual fue su fechoría?  Por el comentario que un internauta dejó en la página web de ese diario. ¡Cuando yo leo las reacciones que los lectores dejan en los diarios colombianos me digo que todos ustedes serían detenidos si sus periódicos se publicaran en Francia!

 

Las FARC anunciaron en diciembre pasado la liberación eventual de seis de sus rehenes, quienes han estado encadenados desde hace seis o más años, y su entrega a Piedad Córdoba. Ese es el último ejemplo hasta hoy de un escándalo que ustedes no sólo ignoraron sino que dejaron desarrollar. Sus editoriales, en lugar de denunciar los repetidos chantajes de la guerrilla sanguinaria antes de  cumplir sus promesas, toman por objetivo al presidente, quien se opone, entre otras cosas, a la presencia de Hugo Chavez en esa liberación. ¿Debo recordarles lo que haría Venezuela de su país si ese aprendiz de dictador  pudiera anexarse a Colombia en su sueño de una nueva Gran Colombia? Ustedes serían convertidos en peones o, peor, en siniestros “colaboradores” de un sistema comunista que el mundo entero detesta. Reaccionen entonces, y cesen sus peleas para hacer de su país un faro de la América Latina del siglo XXI.

 

 

Jacques Thomet

16 janvier 2009

Voici un récent article du Tiempo de Bogota. Simonne me l'avait signalé. Si quelqu'un a le temps de le traduire, merci !

En résumé, il relate les récentes découvertes en Colombie d'otages dans des puits profonds, où certains croupissent pendant des mois.

C'est l'oeuvre des FARC et de l'ELN. Ces derniers se disent catholiques, mais se conduisent comme Lucifer sur terre. C'est l'un de ces bouchers des FARC, Wilson Bueno, alias Isaza, que je vais peut-être croiser dans une rue de Paris tout à l'heure, ou au marché quand j'achèterai des pommes de terre. Ce terroriste repenti gardait des otages civils aux mains des FARC quand il s'est évadé avec l'un d'eux. Pour le récompenser, la France l'a reçu et lui assure tout l'appui possible, y compris financier. Nous en reparlerons, car la place de cet individu se trouve dans le box des accusés, à La Haye, au siège de la Cour pénale internationale, et non pas chez moi.

L'article du Tiempo:

   

Caletas para secuestrados, modalidad que aterra por las condiciones en que permanecen las víctimas

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Casi no tienen espacio para moverse, no ven la luz del sol, hacen sus necesidades en el mismo sitio donde duermen y la comida se las dan a través de huecos.

En menos de una semana las autoridades liberaron a dos secuestrados que estaban cautivos en caletas.

En los últimos dos años las autoridades han rescatado a por lo menos seis personas en caletas, con las que los secuestradores buscan borrar toda señal de sus víctimas.

La del sábado 3 de enero, de donde fue rescatado el joven Norberto Gualteros Benjumea, y al que aparentemente se llevaron por equivocación, es la más sofisticada que se ha encontrado en una ciudad, pero no es la única. El DAS ya había detectado una así en Ovejas (Sucre) en agosto del 2007.

En esta operación las autoridades capturaron a un hombre que dijo ser del Eln y que la construyó con ayuda de tres salvadoreños.

Estos hechos confirman la tesis que ya manejaban las autoridades: la delincuencia ha recurrido a crear infraestructuras para confinar a secuestrados ante la dificultad de sacarlos de las ciudades o moverlos por los controles.

Según el DAS, en el caso Gualteros, el Eln invirtió 65 millones de pesos para montar la fachada (fábrica de muebles) donde estaba la caleta.

Lo que creen las autoridades es que no es la primera vez que allí tenían un secuestrado y que también la usaban para guardar armas. De hecho, allí encontraron munición, un rocket, cordón detonante, entre otros elementos.

Escondite que se abría con 'llave' de imanes

En la fábrica de muebles de la carrera 86C con calle 42 sur, en Patio Bonito (Bogotá), funcionaba la caleta más moderna de las que se han hallado como escondite para tener secuestrados. Allí estaba Norberto Gualteros, vigilante de una finca en Agua de Dios, por quien el Eln exigía 550 millones de pesos.

Estuvo 12 días cautivo en un cuarto ubicado debajo de la fabrica donde trabajaba.

Contaba con lavamanos, sanitario, un mesón de cemento y un colchón para dormir. No tenía entrada de luz ni de sonido.

Para abrir la caleta, había que levantar del piso una mole de 45 centímetros de grosor empleando un imán en dos tabletas específicas.

En un hueco de 9 metros

Manuel José Pineda, de 66 años y ex juez de los municipios de Apartadó y Santa Fe (Antioquia), estuvo 11 días en una cueva de nueve metros de profundidad. La entrada era tapada por unas tablas de madera.

Cuando lo encontraron, experimentaba síntomas de ansiedad y se lanzó a los brazos de una investigadora del Gaula.

En su caso, fue secuestrado el 17 de julio pasado cuando iba para su finca en San Roque (Antioquia). La Policía capturó a tres guerrilleros del frente 9 de las Farc que exigían 1.000 millones de pesos por liberarlo.

Cueva en sembradío de caña

Manuel González, de 70 años y dueño de una empresa de fumigación, estuvo 24 días en cautiverio.

La caleta donde lo ocultaron estaba en una zona densa de cultivos de caña. 65 agentes del Gaula la hallaron después de un barrido de cuatro horas en una vereda a tres horas de Dagua (Valle). La entrada, de 80 centímetros, estaba cubierta por varias tablas. La profundidad del hueco era de tres metros y en el fondo había una especie de bóveda para dormir de 1,70 de largo por 80 de ancho. En uno de los extremos había una varilla enterrada que estaba soldada a una cadena, la cual era la que le colocaban al secuestrado. El comerciante rompió sus prendas para forrar la cadena porque lo lastimaba.

'Ataúd' en una piscina

A la caleta en las que las Farc tuvieron 27 días al ingeniero civil Pablo Helí Ariza, hallada en la parte externa de la piscina de una finca entre Arbeláez y Fusagasugá, solo se podía acceder agachado. El espacio apenas le permitía a la víctima voltearse para acostarse. La entrada al hueco era tapada con una roca que no podía ser removida por menos de dos personas.

A él se lo llevaron tras ofrecerle un dinero para que hiciera los estudios de un terreno para levantar una casa en Fusa. 6 de cada 10 víctimas fueron secuestradas bajo esta modalidad en el 2008.

Universitario no vio la luz del sol durante ocho meses

José del Carmen Piñeros, estudiante de 22 años de ingeniería, no observó la luz del sol durante ocho meses.

La caleta en la que estuvo ese tiempo estaba ubicada en la cocina de una casa en el barrio Modelia. En un rincón tenía un subnivel de 70 centímetros de largo y 70 de ancho aproximadamente, que era la entrada al habitáculo. Sus dimensiones: un metro de ancho y 2 de alto. Tenía una estructura de cemento donde dormía el secuestrado. Solo tuvo contacto con dos hombres que le pasaban la comida. A él se lo llevó la 'Teófilo Forero' de las Farc cuando salió de su casa en el barrio El Greco, y pedía por su libertad 1.000 millones de pesos.

32 días en una tumba

El Eln exigía 300 millones de pesos para liberar a Vicente Morales, agricultor de 75 años. Durante 32 días el anciano -enfermo de la columna- permaneció en un hoyo de un metro de alto por uno de ancho y dos de profundidad, construido en la ladera de una montaña de unos 50 grados de inclinación. Su cuerpo apenas cabía acostado en esa bóveda húmeda con paredes de piedra y piso de tierra. La entrada estaba tapada con una lápida de concreto. Cada vez que la removían, él pensaba que lo iban a asesinar.

 

14 janvier 2009 

Mon respect teinté d’admiration pour votre peuple, malgré la douleur des victimes dans un conflit sans fin, m’oblige à vous interpeller. Qui aime bien châtie bien, selon le sage dicton. Aidez votre pays, au lieu de le dénigrer sans cesse ! 

Pour avoir vécu et travaillé comme journaliste étranger (AFP) pendant près de six ans en Colombie, je puis vous assurer de ma certitude : vous gagnerez vite le Premier monde le jour où vous aurez rangé vos armes au vestiaire. 

Je ne parle pas seulement des groupes armés, aux visées déconnectées de la réalité économique actuelle, dans un monde confronté à une mondialisation globale. Vivre des otages et de la cocaïne conduit à votre inéluctable fin, dans le sang hélas si vous n’y mettez pas un terme. C’est valable pour les FARC, l’ELN et les AUC (ou leurs suivants). Votre reddition conduira à votre réintégration dans la vie civile, comme des milliers d’entre vous ont déjà pu le faire, sans subir l’extermination que vous redoutez en citant le précédent de l’Union patriotique. 

Je m’adresse aussi aux acteurs en vue de la société colombienne, c'est-à-dire les médias. En ma qualité de journaliste français, je puis vous dire que seul votre régime démocratique tolère, sans réagir, vos insultes répétées contre le président élu de Colombie. On l’aime ou pas, mais Alvaro Uribe a été élu, puis réélu, qui plus est au premier tour à chacun des scrutins, en 2002 et 2006. 

 

Si j’écrivais sur le chef de l’Etat français ce que vous éructez, semaine après semaine, sur son homologue colombien, je ferais l’objet de poursuites judiciaires immédiates dans ce Paris que vous croyez, à tort, être le paradis des Droits de l’homme. Savez-vous que l’ancien Pdg du quotidien Libération a récemment subi une violente garde à vue (isolement et interrogation par la police pendant 48 heures, contrôle anal, retrait de cravate et des lacets de chaussures, menottes devant ses enfants, pour soi-disant éviter une éventuelle tentative de suicide) ? Son méfait ? Le commentaire d’un internaute sur le site du journal. Quand je lis les réactions des lecteurs sur le site de vos journaux, vous seriez tous en garde à vue si vos médias se publiaient en France ! 

 

Les FARC ont annoncé en décembre dernier la prochaine libération de six de leurs otages, tous enchaînés depuis six ans ou davantage, et leur remise à Piedad Cordoba. C’est le dernier exemple en date d’un scandale que vous avez non seulement ignoré, mais que vous laissez faire. 

 

Vos éditoriaux, au lieu de dénoncer les chantages à répétition de la guérilla sanguinaire pour conclure leur engagement, prennent pour cible le président, opposé entre autre à la présence de  Hugo Chavez dans cette libération. Dois-je vous rappeler ce que ferait le Venezuela de votre pays si ce dictateur en herbe pouvait l’annexer au sien dans son rêve pour le retour de la Grande Colombie ? Vous n’y seriez que des péons, ou, pire, de sinistres « collabos » d’un système communiste honni par le monde entier.   

Alors, réagissez, et oubliez vos querelles pour faire de votre pays un phare de l’Amérique Latine au XXIe siècle. 

 

20 décembre 2008 

 

Il s’agit de Semana, et de son éditorialiste, Maria Jimena Duzan, la même qui avait « démoli » Ingrid B. en 2002, après son enlèvement, dans une analyse que j’avais publiée dans mon premier livre, Ingrid Betancourt : histoire de cœur ou raison d’Etat (Hugo Doc)

 

En résumé, cette journaliste estime « assister à l’automne de l’uribisme (note : le gouvernement du président Alvaro Uribe) et à l’aube de la dictature dans ce pays », après l’adoption cette semaine par les députés d’une motion sur l’organisation en 2009 d’un référendum pour ou contre la possibilité d’Uribe de se représenter à la présidentielle en 2010. Cette consultation populaire avait été demandée par 3,8 millions de Colombiens dans un appel signé par eux et vérifié par acte notarial, ce qu’oublie de rappeler Semana. 

 

La journaliste met en cause les débats qui auraient piétiné les réglements de la Chambre, ainsi que la pression ou les menaces de délégués du gouvernement dans l’enceinte. La session avait été effectivement prolongée de 15 minutes au-delà de l’heure limite après un décret de dernière minute, pour permettre le scrutin législatif. 

 

L’impact de cet hebdo dans l’opinion publique nationale et internationale m’amène à vous soumettre les commentaires suivants face à ce point de vue que je respecte, et dont vous trouverez le texte intégral en espagnol ci-après : 

 

-         La Colombie confirme sa position de pointe en matière démocratique, avec une liberté d’expression guère imitée dans les autres pays du cône sud. Le pouvoir de la presse est tel que l’éditorialiste de Semana met en cause le ministre de l’Intérieur, Fabio Valencia Cossio, en rappelant que son frère est un « juge en détention, accusé d’appartenir à la mafia », alors que cette donnée n’a rien à voir avec le vote, et, pis encore, que le magistrat en question est présumé innocent puisqu’il n’a pas été jugé ! 

-         Modifier les règles électorales par la voie législative n’a rien d’un procédé dictatorial ! Il est pratiqué y compris en France, dont la Colombie admire les institutions (dont le code napoléonien qu’elle a adopté…). 

-         Si c’était le cas, combien de fois Charles De Gaulle aurait-il été non pas « à l’aube d’une dictature », mais un « dictateur », avec ses référendums (référenda si l’on adopte la grammaire latine pour ce nom latin) à répétition, surtout en 1962, pour demander (avec un succès écrasant) l’élection du président au suffrage universel, sans avoir consulté les organses législatifs (Chambre et Sénat) !!! 

-         Les pressions, promesses de poste et autres menaces évoquées par Semana avant le vote ? Ces éléments sont inhérents à nos systèmes parlementaires, qu’on l’admette ou qu’on le désapprouve. A quoi sert en France le ministre chargé des relations avec le Parlement ? A jouer au bridge avec les députés ou sénateurs ???!!! 

 

Au-delà de ces excès dans le traitement des faits par Semana, je vous livre mon sentiment sur le contexte politique colombien : Alvaro Uribe a été élu et réélu triomphalement en 2002 et 2006, à chaque fois au premier tour. Ses succès sont évidents dans le retour au calme en Colombie. Les enlèvements sont passés de 3200 par an en 2001 à moins de 250 en 2007, les crimes ont été divisés par trois, et les gens peuvent enfin voyager en voiture dans le pays andin sans risque mortel. Les guérillas des FARC et de l'ELN, ainsi que les autodéfenses paramilitaires ont été laminées, presque éradiquées, et un commando de héros  des services secrets a ramené à la liberté Ingrid et 14 autres otages sans une goutte de sang. 

 

Mais, pour le bien de la démocratie, il est temps que le chef de l’Etat passe la main. Il a été le plus grand des présidents colombiens. Peut-être doute-t-il de la capacité de son successeur à poursuivre avec le même succès sa politique, mais ce serait ainsi faire injure à la capacité reconnue de l’élite colombienne à maintenir le redressement, qui a besoin de se tourner davantage vers l’éradication de la pauvreté. Sur ce terrain, Alvaro Uribe n’a pas beaucoup œuvré, trop pris qu’il aura été par son combat contre les FARC. 

 

Le panomara colombien regorge de compétences au plus haut niveau, notamment chez les femmes, qui composaient 50% de son premier gouvernement. Parmi elles, je citerai deux noms : 

-         Claudia Jimenez, chargée de la réforme de l’Etat puis ambassadrice en Suisse avant d’être nommée conseillère spéciale du chef de l’Etat la semaine dernière. 

-         Martha Lucia Ramirez, ex-ministre de la Défense et « Dame de fer ». 

 

Voici l'éditorial de Maria Jimena Duzan dans Semana:

 

 

Estamos presenciando el otoño del uribismo y el amanecer de la dictadura en este país. A esa conclusión se llega luego de ver la cantidad de normas y reglamentos que se despedazaron en la plenaria que aprobó el referendo reeleccionista, sin que tal descuartizamiento haya merecido mayor protesta, a no ser por los editoriales de El Nuevo Siglo, de los cuales se infiere que el referendo reeleccionista tiene más vicios que Pambelé y Maradona juntos. 

No obstante, el espectáculo que el país presenció esta semana en la plenaria de la Cámara es acaso más grotesco que el que presenciamos los colombianos en el trámite de la primera reelección, hecha también a juro y al filo de la madrugada, y en la que a los ministros se les vio también atajando votos, transformados en porteros nocturnos mientras por debajo de la mesa les ofrecían a los congresistas retrecheros puestos y prebendas en la modalidad del prepago.

En esta ocasión no todo fue un deja vu. Si bien hay algunos hechos que se repitieron casi de la misma forma, por ejemplo, el mismo carrusel de impedimentos que se vio en la primera reelección se dio en esta oportunidad casi de manera calcada, hay otros hechos que sorprenden por lo novedosamente grotescos. En esta ocasión todo se fue consumando sin necesidad de recurrir a la penumbra, ni a los rincones, ni a las visitas a los despachos de los congresistas. Los ministros perdieron la vergüenza y se les vio en la plenaria reconviniendo a los congresistas sin temor a que fueran vistos o escuchados. Hasta sus amenazas dejaron de ser veladas: a lo largo de esa plenaria fue evidente que el mensaje del presidente Uribe era uno muy claro: o votan por mi referendo reeleccionista a cambio de puestos, o les cierro el Congreso.

Como si lo anterior ya no fuera suficientemente denigrante, desde el Olimpo del Palacio de Nariño se envió una asesora presidencial a la plenaria con una lista en la que estaban todos los nombres de los congresistas con sus fotos y los puestos que tenían, para facilitar la faena. Sí, cómo no, se trata de la misma funcionaria mencionada por Yidis en su caso ante la Fiscalía, pero que esta vez pudo deambular como Pedro por su casa como si se tratara de una congresista más.

Si tuviera que escoger una escena para ilustrar el estado crítico de la política y las instituciones en Colombia, escogería sin duda la que protagonizó esa noche el cuestionado ministro de Protección Social, Diego Palacios. Y la escojo porque dice mucho de un país que un ministro investigado por haber presuntamente comprado el voto de una congresista en la primera reelección, haya sido precisamente el más activo y el que más se empleó a fondo esa noche. Diego Palacios fue, sin duda, el que más arengó, al que más se le vio hablando con congresistas y el que más intentó ferrocarrilear el referendo reeleccionista el día en que en que la Cámara decidió ponerles whisky a los pocillos de café. Es como si el hecho de ser un ministro investigado por la Yidis-politica, en lugar de cohibirlo, le hubiera dado más autoridad y más confianza para cumplir tan histórica faena.

Por no hablar claro de la actitud amenazante del ministro del Interior, Fabio Valencia Cossio, hermano de un fiscal preso, acusado de pertenecer a la mafia. Al otro día de aprobado el referendo reeleccionista salió desafiante y con lentes oscuros a decir que el referendo había sido aprobado sin ningún vicio y que si el Congreso así lo deseaba, podía perfectamente cambiar la pregunta y permitir la reelección del Presidente para 2010. Es decir, que el gobierno que él presidía podía hacer lo que le diera la gana porque el Congreso era un apéndice de los designios del Ubérrimo. Un amigo suspicaz me sugirió que semejante desafío también podría ir dirigido a la Corte Constitucional, con la intención de notificarle cuáles eran los designios del César. Las últimas salidas del ministro Valencia Cossio me recuerdan una frase de Vito Corleone, que pronunciaba ante los 'amigos' que visitaba con la intención de cooptarlos: « Tengo una oferta que usted no puede rechazar ».

Lo que sucedió esta semana en la Cámara demuestra que bajo este gobierno la división de poderes se está convirtiendo en una falacia y que las instituciones se han ido despedazando, como lo prueba el hecho de que sea el Presidente el que decida enviar a sus mensajeros para negociar con David Murcia desde la cárcel, en lugar de que sea la Fiscalía. Como me dijo un político en estos días que alguna vez fue uribista: « Nos estamos quedando sin instituciones con qué pelear contra las Farc ». Yo agregaría que no sólo eso nos está pasando. Estamos emprendiendo el camino que inician todos los países que terminan en dictaduras, situándonos incluso varios pasos más adelante que el propio Chávez, con el agravante de que este gobierno es un gobierno solapado que no se atreve a decir de frente que está usando el poder que le ha dado su popularidad para cambiar la ley en beneficio propio y para acabar con la vigencia del Estado de derecho.

Rendons hommage à la Suède même si l’on ne partage pas son libéralisme vis-à-vis des groupes d’extrême gauche. 24 heures après mes questions par courriel au ministère suédois des Affaires étrangères, j’ai obtenu une réponse circonstanciée sur la tolérance de Stockholm à l’égard de l’agence ANNCOL, bras politique de la guérilla colombienne installée sur son sol. 

 

Ce n’est pas le cas de la France où mes questions, en ma qualité de journaliste, aux services de presse de la Présidence et du Premier ministre, en date du 10 décembre, sont restées jusqu’ici sans réponse.  Je n’ai pas l’intention de me contenter de ce silence, et je vais relancer l’Elysée et Matignon. Mon blog le mérite, avec plus de 400 consultations par jour et des pics de 1100 dans une seule journée. 

 

Voici la copie de mes courriels et l’unique réponse de Stockholm (en anglais. Désolé, je n’ai pas le temps de traduire) : 

 

Message de Jacques Thomet à Per Norstom, directeur-adjoint Amériques au ministère suédois des Affaires étrangères, le 18 février 2008 : 

Hi : 

Your embassy in Paris invited me to contact you. I am Jacques Thomet, a French journalist, working during 34 years for AFP (Agency France Press) all around the world, most of the time in the Americas. I retired in 2006. 

 

My last duty in South America was as a director in Bogota for Colombia and Venezuela (1999-2004).  Now I have a blog on the situation in both countries, first of all on the hostages drama. 

ANNCOL (agencia de noticias para una nueva Colombia : News agency for a nuew Colombia) operates as of Stockholm, as you can read it on their website. The same situation allows Radio Café Stereo, sponsored by the Jaime Pardo Leal association in Stockholm, to be on the air daily. 

Both of these media are politic branches of the FARC, a colombian guerillia called “terrorist” by the European Union since June 2002. You can check it listening or reading their information. 

As Sweden is a member of the EU, could you tell me: 

- if you agree to let ANNCOL and Radio Café Stereo doing their terrorist propaganda from your country ? 

- if yes, why? 

- if no, what are the decision you ‘ll take to fix this problem? 

Thank you in advance, 

Sincerely 

Jacques Thomet 

 

Réponse de Per Norstrom ce 19 février 2008: 

 

Hi Jacques,

The short answer is that it is n o t  a question of the swedish government agreeing to let Radio Stereo and Anncol transmitting freely.  This is just the way swedish legislation on freedom on press and expression works.
Any person can express support for any kind of  i d e a s  without risking prosecution. It is the a c t s  that count.
However It is unlawful to directly e n c o u r a g e  people to break swedish laws or to publicly attack or discriminate against ethnical or religious groups. It would also be unlawful to collect money for a terrorist organisation.
Neither do swedish laws permit the government per se to intervene or to prohibit transmissions or written material. This is purely a matter for the legal authorities i. e. the courts.
I hope this answers your question.
Best regards
Per N 

 

Question de Jacques Thomet à David Martinon, porte-parole de l’Elysée, enregistrée le 10 décembre 2007 et restée sans réponse: 

 

Bonjour : 

 

Journaliste à l’AFP pendant 33 ans, en dernier lieu comme directeur de l’Agence à Bogota pour la Colombie et le Venezuela, j’ai eu l’occasion de couvrir pour l’Agence la visite à Bogota, en juillet 2003, de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur. J’ai rencontré à cette occasion David Martinon, son conseiller diplomatique. 

J’écris désormais des livres d’enquête. L’un d’eux, « Ingrid Betancourt : histoire de cœur ou raison d’Etat ? » a été publié à Paris chez Hugo Doc en 2006 (ainsi  qu’en espagnol par Planeta). 

J’ai également un blog : www.jacquesthomet.unblog.fr dont le succès de débutant est avéré, avec une moyenne de 300 hits par jour. Il porte en particulier sur la question des otages en Colombie. 

Le dernier de mes articles concerne l’agence ANNCOL (Agencia de noticias de la Nueva Colombia). Il s’agit du bras politique des FARC. Or sa rédaction se trouve à Stockholm, ainsi que le révèle l’un des papiers d’Anncol que je publie sur mon blog. 

Auriez-vous l’obligeance de répondre à ces questions pour mon blog: 

         - Les FARC ayant été déclarées comme organisation « terroriste » par l’Union européenne en 2002, la France va-t-elle demander à la Suède des explications sur la présence sur son territoire de cette ramification extérieure d'une guérilla « terroriste », qui retient des milliers d’otages en Colombie, dont des enfants, et pas seulement Ingrid Betancourt ? 

- Si cette présence est avérée, le gouvernement français va-t-il demander à Stockholm de mettre fin aux opérations d’Anncol dans votre pays ? 

Merci d’avance et cordialement, 

Jacques Thomet 

 

Question de Jacques Thomet au service de presse de Matignon, enregistrée le 10 décembre 2007 et restée sans réponse : 

 

Bonjour : 

 

Journaliste à l’AFP pendant 33 ans, en dernier lieu comme directeur de l’Agence à Bogota pour la Colombie et le Venezuela, j’ai eu l’occasion de couvrir pour l’Agence la visite à Bogota, en juillet 2003, de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur. J’ai rencontré à cette occasion David Martinon, son conseiller diplomatique. 

J’écris désormais des livres d’enquête. L’un d’eux, « Ingrid Betancourt : histoire de cœur ou raison d’Etat ? » a été publié à Paris chez Hugo Doc en 2006 (ainsi  qu’en espagnol par Planeta). 

J’ai également un blog : www.jacquesthomet.unblog.fr dont le succès de débutant est avéré, avec une moyenne de 300 hits par jour. Il porte en particulier sur la question des otages en Colombie. 

Le dernier de mes articles concerne l’agence ANNCOL (Agencia de noticias de la Nueva Colombia). Il s’agit du bras politique des FARC. Or sa rédaction se trouve à Stockholm, ainsi que le révèle l’un des papiers d’Anncol que je publie sur mon blog. 

Auriez-vous l’obligeance de répondre à ces questions pour mon blog: 

         - Les FARC ayant été déclarées comme organisation « terroriste » par l’Union européenne en 2002, la France va-t-elle demander à la Suède des explications sur la présence sur son territoire de cette ramification extérieure d'une guérilla « terroriste », qui retient des milliers d’otages en Colombie, dont des enfants, et pas seulement Ingrid Betancourt ? 

- Si cette présence est avérée, le gouvernement français va-t-il demander à Stockholm de mettre fin aux opérations d’Anncol dans votre pays ? 

Merci d’avance et cordialement, 

Jacques Thomet 

elnjorgeandressierralibr16022008.jpg 

Un ingénieur colombien en géologie, Jorge Andrés Sierra (en photo avec l'un de ses géoliers), otage de la guérilla de l’ELN pendant 20 mois avant sa récente libération, est à l’origine de cette révélation. 

« Quand les hélicoptères de l’armée vénézuélienne nous survolaient, les pilotes échangeaient des saluts de la main avec les guérilleros depuis la carlingue. Je criais pour leur dire que j’étais un otage, mais mes ravisseurs me répondaient que si je venais à tenter de m’échapper, la Garde nationale du Venezuela me remettrait dans les mains de l’ELN », a confié l’ex-otage. 

Cet ingénieur confirme ce que tous les initiés savent déjà : « Les rebelles avaient séquestré six autres Colombiens qu’ils détenaient sur le territoire vénézuélien. Ils bénéficiaient d’un pacte de non agression avec le président (du Venezuela) en vertu duquel ils n’enlèveraient pas de citoyens vénézuéliens en échange de leur refuge au Venezuela ».  Comme les FARC, l’ELN (Armée de libération nationale), avec moins de 5.000 hommes, vit du rançonnement de civils enlevés sur la route. Ces terroristes, ainsi qualifiés par l’Union européenne à l’image des FARC, se réclament du Che Guevara sans avoir rien de commun avec le courage du révolutionnaire argentin. Le « Che » n'a jamais enlevé un seul civil, à la différence des pseudo-rebelles de l'ELN.   

cesarlopezak47.jpg

Cesar Lopez et sa guitare spéciale, un ancien AK-47

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Cesar Lopez (à droite) avec son AK-47 devenu guitare. A gauche Jorge Lara, et au centre votre serviteur.

 

C'est un apôtre de la paix équipé d'un instrument révolutionnaire que vous verrez jouer et non pas en tirer des salves de mitraillette: un AK-47 désarmé et mué en guitare!

Le Colombien Cesar Lopez en joue avec dextérité et n'appuie parfois sur la détente que pour en sortir des contre-ut dans ses mélodies mélancoliques pour un retour de la paix dans un magnifique pays: la Colombie. Lundi, il en a remis un exemplaire au directeur de l'UNESCO à Paris.

Ses concerts visent à mettre fin à la guerre dans son pays, où 800 personnes sont otages des FARC, dont Ingrid et 3 Américains.

Ce jeune musicien interprète ses chansons ce jeudi 7 février à 19H à « la Cumbia », 113-115 rue du Cherche-Midi (Métro Duroc ou Falguière), avec son « escopetarra » (escopette-guitare).

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