drogue

13 octobre 12

L’affaire de Florence Lamblin, cette adjointe des Verts à la municipalité de Paris mise en examen pour blanchiment d’argent dans une enquête sur un trafic de drogue, devient la goutte d’eau qui manquait pour exiger une révolution en France contre les politiciens de tous bords, et la finde leurs privilèges.

Comment une élue du peuple a-t-elle transformé son statut de défenseur du développement durable en celui d’une complice d’un enfer durable et tout aussi nuisible pour la société, celui de la drogue ? Je neme livrerai pas ici à un jeu de mots facile sur « la blanche des Verts ».
400.000 euros dans son compte suisse !

Vous aurez remarqué l’absence de réactions mortifères dans l’opposition de droite, sans parler de la majorité de gauche, face à un tel scandale considérable, dont les meneurs, jamais identifiés par les médias, sont d’origine marocaine, quand on parvient à lire des bribes d’information.

La même discrétion a suivi le refus de l’immense majorité des élus Verts de voter le traité européen, avec le maintien à son poste ministériel de Mme Duflot, avocate de la légalisation d’une drogue qui fait tomber son amie Lamblin.

Avant de revenir sur la présentation de ce scandale
par les médias, pour un nouveau cours de journalisme, je crois que l’heure est
venue de dénoncer la corruption des politiciens aux dépens du peuple.

La démission de tous ces élus, volontaire ou au
final exigée, pourra enfin régénérer un pays tombé dans les abysses de la
décrépitude, pour ne pas dire plus.

Ils profitent tous d’un
système devenu abscons, et ils doivent tous disparaître, au profit d’un nouveau
régime conduit par des volontaires gracieux, ou dans de strictes conditions
contrôlables par le peuple.

18 juin 2011

Cette information est à prendre en considération mais avec des pincettes, car elle émane d’alias « Jhon », José Antonio Hernandez Villamizar, un ex-paramilitaire repenti, dans sa confession hier devant les autorités de Colombie 18 ans après l’élimination de Pablo Escobar.

Si la version de « Jhon » est la bonne, elle confirmerait les liens étroits à l’époque entre les chefs de la police colombienne, les Autodéfenses Unies de Colombie (AUC) – c’est-à-dire les paramilitaires d’extrême droite alors entraînés par le mercenaire israélien Yair Klein, aussi cruels que les FARC d’extrême gauche -. ainsi que l’agence anti-drogue des USA !

« Jhon » révèle dans ses aveux que le violent groupe paramilitaire des « Pépés » (Poursuivis par Pablo Escobar), auteur de multiples exécutions contre la bande du roi de la cocaïne en représailles contre son monopole du trafic de drogue, meurtres de « Pépés » à la clef, avait réussi à abattre Pablo Escobar, avec l’appui « d’agents de la DEA (lutte anti-drogue américaine) et de la police judiciaire locale », mais en avait laissé l’honneur au fameux Bloc de recherche (Bloque de busqueda) de la police nationale de Colombie.
« Nous avions localisé Pablo Escobar dans un quartier de Medellin grâce à des écoutes téléphoniques à nous grâce à du matériel technique israélien, explique ‘Jhon’. Une unité des ‘Pépés’, dirigée par Carlos Castano et trois de ses hommes, ‘Z.A’, ‘Movil 9′ et ‘Movil 18′, parvint à s’y faufiler, avant de liquider lui-même Escobar, et de remettre son corps au colonel Aguilar, colonel du Bloc de recherche ».

Le cadavre de Pablo Escobar avait été retrouvé sur un toit de l’immeuble où se cachait le trafiquant, et le Bloc de recherche colombien avait endossé le triomphe de cette élimination, « en vertu d’un accord entre les parties dans leur lutte contre un ennemi commun », ajoute « Jhon » dans sa confession.

Cette version tardive ne peut être exclue a priori dans un pays où les plus hautes administrations sont infiltrées par les terroristes des FARC ou les paramilitaires, comme en témoignent mes articles depuis plus de trois ans ici. Un document rendu public par la CIA en 2008 avait ainsi révélé que le directeur de la police nationale en 1993, le général Miguel Antonio Gomez Padilla, avait alors « demandé à un officier des services secrets de maintenir des contacts avec Fidel Castano (frère de Carlos Castano), chef des ‘Pépés’, pour recueillir des informations » (contre Pablo Escobar).

Certaines de ces missions d’espionnage auraient même été financées, avec des primes en échange de dénonciations, par la DEA, dont certains membres auraient participé à des raids menés par les « Pépés ».
Pour preuve de ses dires, « Jhon » assure qu’une « boucherie humaine » a été commise contre tous les participants à cette exécution de Pablo Escobar, dont lui, « menacé de mort » d’après ses déclarations, après « l’élimination de ‘A-Z’, ‘Movil 9′ et ‘Movil 18′ en raison de la gravité de telles alliances ».
Si ce que dit « Jhon » est vrai, les terroristes des FARC ne manqueront pas d’utiliser ses révélations, y compris ce que j’écris ici mais c’est le jeu, pour dénoncer une présumée alliance à l’époque entre la police colombienne, les paramilitaires et les agences américaines anti-drogue.

Sans vouloir minimiser sa version, j’estime que le repenti « Jhon » peut aussi avoir utilisé cette stratégie pour se dédouaner de ses anciennes activités, présumées délictueuses ou criminelles, sous le couvert d’une telle alliance avec la police nationale et la DEA américaine.
A suivre de très près donc…

28 février 2011

Les violents soubresauts dans les pays arabes font passer sous silence des informations gravissimes en provenance d’Amérique Latine, en proie à la corruption endémique de régimes dits de gauche sous la houlette de Chavez au Venezuela.

La police panaméenne, en coopération avec la DEA américaine, vient d’arrêter le général de la police à la retraite René Sanabria Oropeza, et de l’extrader à Miami avec l’un de ses complices. Ils sont accusés d’avoir déjà envoyé 144 kg de cocaïne aux USA.

Actuel chef du contre-espionnage au ministère de l’Intérieur bolivien, il avait été le responsable de la lutte anti-drogue entre 2007 et 2008, comme chef du FELCN (Fuerza Especial de Lucha Contra el Narcotrafico).

Sous le régime d’Evo Morales, membre de l’ALBA – alliance des gouvernements pro-castristes sous l’égide du dictateur vénézuélien Hugo Chavez -, la Bolivie est donc devenue un narco-Etat.

05 novembre 2010 

Après le renouveau historique de la présidence Alvaro Uribe (2002-2010), la Colombie, paradis de la cocaïne, retourne à ses démons avec son successeur, Juan Manuel Santos, dans sa lamentable palinodie au profit de la mafia des narcos et de ses alliés, tous partisans de l’ex-président corrompu Ernesto Samper. 

¿Ne trouvez-vous pas extravagant que ce soit notre blog qui révèle ce que la presse colombienne “arrodillada” (à genoux) se garde bien de dire à ses lecteurs, auditeurs ou téléspectateurs ¿ 

Ce scandale d’Etat, trois mois à peine après l’élection de Juan Manuel Santos, un héritier d’une famille aux commandes d’un empire médiatique (dont le principal quotidien de Bogota, El Tiempo), concerne en premier la “terna” (sélection de trois candidats) pour la désignation par la Cour suprême, entre ces trois personnes proposées par le chef de l’Etat en vertu de la Constitution colombienne, du nouveau “fiscal general”: le procureur en chef de la Nation. 

Depuis près de deux ans, la Cour suprême, aux mains de la mafia des narcos et des FARC, a repoussé la désignation de ce magistrat sous la présidence d’Uribe, contrairement à la Constitution. Dans une concession sans précédent, l’ex –président avait changé la “terna”, mais sans succès. La Cour suprême avait refusé de choisir l’un des trois candidats. 

Plutôt que de croiser le fer avec cette institution corrompue jusqu’à la moëlle, Juan Manuel Santos vient d’aller à Canossa, et pis encore: il a nommé une nouvelle terna, composée de personnes liées à la mafia des cartels et au sinistre ex –président Samper, interdit de séjour aux USA pour le financement de sa campagne de 1994 par le cartel de Cali à hauteur de 6 millions de dollars. 

La camarilla du nouveau président ne cesse de démolir le bilan d’Alvaro Uribe, pour confirmer sa sympathie avec l’oligarchie corrompue du pays andin, mais  c’est une autre histoire, sur laquelle nous reviendrons. 

Voyons qui sont les trois nouveaux candidats au poste prestigieux de “fiscal general”: 

1-         Viviane Morales: cette ex –sénatrice fait partie des parlementaires corrompus qui ont  absous en 1996 Ernesto Samper, malgré toutes les preuves accumulées contre lui, pour éviter son éviction de la présidence et sa détention pour ses liens avec le cartel de Cali. Elle est remariée au sinistre Carlos Alonso Lucio. Cet ancien terroriste du M19, reconverti aujourd’hui en apôtre d’une secte évangéliste, avait été le compagnon d’Ingrid Betancur (désolé d’y revenir, mais c’est de l’histoire!) avant le remariage de celle-ci avec Juan Carlos Lecompte en 1997. Mais, surtout, selon Ricardo Puentes Melo, journaliste du site www.periodismosinfronteras.com, le Lucio en question avait été l’ordonnateur du trafic de drogue colombienne via Cuba dans les années 1980. Il avait été épargné après avoir trouvé refuge chez Fidel Castro, quand quatre officiers cubains, le colonel Tony (Antonio) La Guardia, le général Arnaldo Ochoa, héros cubain de l’Angola, le capitaine Jorge Martinez et le major Amado Pardron avaient été fusillés par les tortionnaires du régime castriste en 1989 après un simulacre de procès sans aucune preuve contre eux. Ce même Lucio avait été arrosé financièrement en millions de dollars par le cartel de “Chupeta”, selon Ricardo Puentes, pour tenter de lancer un référendum contre l’extradition aux USA des trafiquants de drogue colombiens. Selon la même source, une partie du butin avait servi à Lucio pour acheter à Ingrid une superbe moto Harley Davidson. 

Ricardo Puentes affirme même que 107 parlementaires colombiens, dont Viviane Morales et Carlos Alonso Lucio, avaient obtenu des prébendes de 5 milliards de pesos (plus de 5 millions de dollars de l’époque) pour exonérer le président Samper. Cette même Viviane Morales, possible futur procureur en chef, avait alors engagé un référé contre la Cour suprême qui souhaitait ouvrir une enquête contre cette présumée corruption, et obtenu gain de cause, grâce à l’appui d’un autre corrompu, l’ex –président Gaviria, celui-là même qui avait permis au roi de la cocaïne, Pablo Escobar, de construire sa propre prison cinq étoiles, la “Cathédrale”, sur les hauteurs de Medellin, avant de le laisser s’en échapper. N’oublions pas que cette Viviane Morales avait aussi présenté un projet de loi pour légaliser la drogue, mais sans succès. 

 

2-         Juan Carlos Esguerra Portocarrero: Cet autre candidat fait partie de la mafia Ernesto Samper, dont il a été le ministre de la Défense. 

 

3-         Carlos Gustavo Arrieta: idem. Son rôle comme procureur général sous le mandat de Samper aura consisté à nier toutes les évidences présentées contre l’ancien président, y compris les tristement célèbres “narco-cassettes”.

J'allaus oublier un autre indice sur cette pente fatale prise par Santos: il a nommé comme directeur au ministère de l'INtérieur…le fils d'Ernesto Samper!

12 août 2010 (Merci à Jose d’avoir attiré mon attention sur cette question) 

Nous vivons dans un monde merveilleux, avec comme dirigeants, dans de nombreux pays, des tueurs, des violeurs, des caïds de la drogue ou des criminels en col blanc. Le dernier exemple fait froid dans le dos, et concerne le Suriname, ancienne colonie néerlandaise de 163.000 km2 et 500.000 habitants coincée entre la Guyana, la Guyane française et le Brésil, au nord-est de l’Amérique du Sud. 

Ce jeudi, Desi Bouterse a été intronisé comme nouveau président du Suriname, après avoir obtenu en juillet la majorité des voix à l’Assemblée Nationale, le Parlement du Suriname. Quel retournement de situation pour cet ancien dictateur, coupable de crimes qu’il a même reconnus dans son propre pays, et en passe d’être arrêté à l’étranger s’il quitte sa capitale de Paramaribo, en vertu d’un mandat d’arrêt international lancé par Interpol contre lui pour trafic de drogue après sa condamnation par contumace à 11 ans de prison en 2000 aux Pays Bas ! Après son coup d’Etat de 1980, quinze opposants à son gouvernement militaire sont tués dans la triste nuit du 8 décembre 1982. Bouterse a affirmé publiquement à plusieurs reprises qu’il était responsable de cet épisode. Un procès est en cours contre lui. Il est considéré comme le suspect principal de ce que l’on a appelé « les meurtres du 8 décembre ».. 

Le parti de Bouterse, la Mega Combinatie, va former un gouvernement avec son ex-garde du corps devenu son ennemi, Ronnie Brunswijk. Le leader de la communauté des Marrons avait pris les armes en juillet 1986 contre le régime de Bouterse, avec ses hommes baptisés les «bush negroes » (les noirs des buissons), victimes de tueries chez les civils sous le régime de Bouterse. Brunswijk doit lui aussi purger une peine de 6 ans de prison aux Pays-Bas dans le cadre de sa participation à un trafic de drogue. L'ancien dictateur Desi Bouterse, 64 ans, a mené deux coups d'État et dirigé le régime militaire de 1980 à 1987, puis de 1990 à 1991. 

Sa volonté d'accéder à la présidence vise à lui éviter la prison, en accordant une grâce à l'ensemble des personnes inculpées pour les assassinats des années 1980. L'ancien militaire se proclame socialiste et a déclaré vouloir investir dans l'éducation et le logement, et diminuer le taux de chômage de 50 à 15 %. 

Au Suriname, le président est élu par le Parlement pour un mandat de cinq ans.  L'ancienne colonie néerlandaise a obtenu son indépendance des Pays-Bas en 1975. Le pays possède des gisements d'or et de bauxite, ainsi qu'une industrie pétrolière naissante, mais connaît des problèmes persistants de trafic de drogue, de blanchiment d'argent et d'exploitation illégale de mines d'or. Aucun chef d’Etat étranger n’a assisté à la prise de fonction de Bouterse. Même Hugo Chavez, en pleine capilotade depuis sa capitulation face à la Colombie, a renoncé au dernier moment à se rendre à Paramaribo. Il y a délégué son chauffeur d’autobus municipal, le triste Nicolas Maduro, devenu ministre des Affaires étrangères. 

29 MAI 2010 

Le dictateur vénézuélien, complice avéré des terroristes colombiens des FARC et de leur trafic de cocaïne, vient de proposer aux USA une coopération judiciaire dans cette affaire de blanchiment d’argent sale pour tenter d’éviter un mandat d’arrêt contre lui à Miami. 

Hugo Chavez redoute un imminent mandat d’arrêt contre lui que pourrait lancer contre lui dans ce cadre une juge de Miami, Joan Lenard. Selon ses propres aveux, le vice-président Elias Jaua et le ministre des Finances et du Plan, Jorge Giordani, pourraient faire l’objet du même mandat d’arrêt. 

Cette affaire, révélée par El Nuevo Herald e Miami, va exiger un suivi permanent. Nul n’ignore ici que 90% au moins de la drogue colombienne transite désormais par le Venezuela avant son envoi aux USA via le Mexique et vers l’Europe.

10 avril 2010 

(Excusez mon retard à évoquer cet énorme scandale, mais je viens de rentrer en France après mon séjour en Espagne) 

La gangrène castriste de l’Amérique Latine se confirme avec le silence des chancelleries face à l’imminent accord militaire de défense entre le Brésil et les USA, « le plus important depuis 1952 » selon des sources brésiliennes. Les mêmes capitales du cône sud avaient poussé des cris d’orfraie à l’unisson l’an dernier dès l’annonce par une revue colombienne d’un accord en vue entre Bogota et Washington pour permettre l’utilisation par les USA de sept bases militaires colombiennes pour la lutte anti-drogue. 

Le gouvernement brésilien va signer lundi à Washington un accord de coopération en matière de défense avec les Etats-Unis, a annoncé mercredi le ministre brésilien de la Défense, Nelson Jobim, sans donner de détails.
« Le président Luiz Inacio Lula da Silva se rendra la semaine prochaine à Washington pour un sommet sur la sécurité nucléaire et a décidé de m'inviter. A cette occasion, probablement lundi, je dois signer cet accord avec le secrétaire à la Défense Robert Gates », a dit M. Jobim devant les députés.
Le dernier accord militaire signé par Washington en Amérique latine, avec la Colombie, avait provoqué une grave crise diplomatique régionale. Une majorité de pays, y compris le Brésil, avaient fait part de leur préoccupation concernant la sécurité régionale.
Concernant le Brésil et les Etats-Unis, M. Jobim s'est borné à évoquer un « accord de coopération très générique dans le domaine de la défense, qui servira à créer de nouvelles possibilités ».
Le secrétaire d'Etat adjoint américain pour l'Amérique latine, Arturo Valenzuela, a défendu mercredi à Bogota la signature de cet accord.
« Tous les pays dans le monde ont des accords de coopération avec d'autres sur des sujets de sécurité (…) Parfois ils sont actualisés, ils changent, et les Etats-Unis ont eu une longue histoire d'accords dans ce domaine avec le Brésil et d'autres pays d'Amérique latine ».
« Personne n'a parlé d'installer des bases militaires », a-t-il toutefois précisé.
L'ambassadeur des Etats-Unis en Colombie avait affirmé dans un entretien au quotidien colombien El Espectador publié le 26 mars que son pays s'apprêtait à signer des accords de coopération militaire avec deux pays latino-américains, sans les identifier « pour éviter des réactions » semblables à celles provoquées par l'accord Bogota-Washington.
Quelques heures après, le président vénézuélien Hugo Chavez, très critique à l'égard de Washington, avait qualifié ces nouveaux accords de « menace ». 

Depuis l’annonce de ce prochain accord, Hugo Chavez n’a pas ouvert la bouche, qu’il a prolixe pour attaquer la Colombie sous toutes les coutures. 

Quant au ministre équatorien des Affaires étrangères, Ricardo Patino, dont le pays assure la présidence tournante de l’UNASUR (Union des nations d’Amérique du Sud), il va réaliser une visite dans plusieurs pays de la région pour évoquer cette question, mais sans avoir le courage de se rendre à Brasilia. Au lieu de condamner cet accord comme il l’a fait pour la Colombie, ce factotum du président Rafael Correa – un portefaix de Chavez et Castro, surnommé « la panthère rose » – s’est contenté de dire qu’il était « sûr que le Brésil allait donner des informations sur cet accord le plus tôt possible ». 

Dans les déclarations en portugais d’une source brésilienne proche des négociations bilatérales, citée par la revue Valor Economico, j’ai relevé une fois de plus l’habileté diplomatique des Brésiliens qui a tellement manqué aux Colombiens dans leur accord avec Washington. « Aucune base militaire américaine ne sera installée au Brésil et aucune immunité diplomatique ne sera concédée aux civils et militaires américains qui opèrent sur le territoire brésilien », affirme cette source. 

En Colombie, aucune base américaine non plus n’a été autorisée, puisqu’il s’agit seulement de permettre aux avions américains de se poser et de décoller de sept bases colombiennes. Mais, surtout, la fin de la phrase signifie que des civils et militaires américains vont bien opérer sur le territoire brésilien, même sans l'immunité diplomatique que Bogota a eu le tort d’accepter dans son accord avec Washington. 

Attendons les détails de l’accord, qui pourrait très bien ne pas donner les clauses réelles de la convention en matière d’utilisation de bases brésiliennes, comme le ravitaillement des avions chargés de la lutte anti-drogue dans le sud de l’Amérique Latine. Ces militaires américains n’iront pas au Brésil pour y jouer aux cartes ! 

Derrière ce coup de théâtre se joue l’acte d’une autre pièce. Lula finit son second mandat à la fin de l’année et ne peut plus se représenter, mais il rêve de devenir le nouveau secrétaire général de l’ONU. Pas mal, s’il y parvient, pour l’ancien métallo trotskyste dépourvu de la moindre culture, à part celle du « grand soir », qu’il n’a jamais fait connaître aux favelas de Rio dont l’une vient hélas de s’écrouler sur plus de 200 personnes. Pour être élu à ce poste, il lui faut l’appui des USA, principal contributeur financier au « machin » qui au demeurant ne sert à rien, comme on l’a vu quand George W. Bush a envahi l’Irak. 

Dans ce cadre, je ne serais pas surpris que Lula  fasse un enfant dans le dos à Paris en n’achetant pas les 36 avions de chasse « Rafale », malgré sa presque promesse à Sarkozy lors de leur sommet l’an dernier à Brasilia, mais plutôt les F-18 Super Hornet de la compagnie américaine Boeing. 

Un tel accord permettrait aux USA d’oublier l’appui de Lula au terroriste Castro, ainsi qu’à ses affidés Chavez, Correa, Morales, Ortega, mais aussi le refus du Brésil d’accentuer la pression contre les prétentions nucléaires de l’Iran. Business is business, le reste n’est que de la fioriture…

Por Jacques Thomet
Un periodismo de investigación, de París
http://jacquesthomet.unblog.fr/ 

Traducido por Eduardo Mackenzie
18 de marzo 2010

 

En nuestro mundo llamado libre, los pueblos siguen siendo intoxicados con las imágenes fabricadas que propagan sus élites, con En nuestro mundo En En En nuestro mundo llamado libre, los pueblos siguen siendo intoxicados con las imágenes fabricadas que propagan sus élites, con ayuda de una prensa sin el menor espíritu crítico sobre los otros países. Eso ocurre respecto de Cuba, « paraíso social a pesar de sus dificultades provocadas por el bloqueo estadounidense », según las buenas almas de nuestras democracias, quienes no se han dignado responder a los actos violentos perpetrados ayer contra las « Damas de Blanco », inofensivas esposas y madres de los prisioneros políticos del castrismo que mujeres  de la policía castrista arrestaron manu militari. Pero es sobre todo el caso de Colombia, un país víctima, por decirlo así, de un exceso de democracia en el contexto de una lucha contra los terroristas de las FARC, el ELN y lo paras.

Gracias a la política de seguridad democrática del presidente Álvaro Uribe, que muchos aman y otros odian, las guerrillas han sido reducidas a la mínima expresión. Los secuestros, de 3.200 en 2001, antes de su elección en 2002, bajaron a menos de 200 en 2009. Los crímenes, de 45.000 en la época citada, cayeron a 15.000. Los colombianos pueden ahora viajar en coche sin ser secuestrados en una “pesca milagrosa”, expresión corriente hace años y que hoy es obsoleta. En cuanto a la economía, ella nunca ha conocido la expansión de ahora, a pesar de la crisis mundial de 2008. Los bienes raíces están creciendo a más del 30%, y  la inversión extranjera afluye. Pese a ese contexto favorable, Álvaro Uribe no podrá presentarse de nuevo como candidato, cuando los sondeos mostraban que podría lograr su reelección desde la primera vuelta. La Corte Constitucional lo ha decidido así argumentando únicamente que hubo « errores de procedimiento » en el llamado firmado por cuatro millones de colombianos en favor del referéndum que le habría permitido, en caso de victoria, postular para un tercer mandato.

Personalmente, siempre estimé que dos mandatos eran suficientes y que Uribe debía pasar  el mando a otro para no aparecer como un caudillo estilo  Chávez, Correa, Morales y Ortega. Pero el deseo de los colombianos era diferente. Ellos querían mantener  en el poder a quien  ha reducido el terrorismo y rescatado a más de 15 rehenes, incluyendo a Ingrid Betancur en la histórica Operación Jaque del 2 de julio 2008. El pueblo fue así contrariado por una camarilla de una justicia plagada por la corrupción y con vínculos con las FARC. Esa complicidad alcanza niveles sin precedentes en el corazón mismo de la Corte Suprema de Justicia. Invito al lector a consultar los archivos de mi blog sobre los vínculos comprobados entre esos magistrados, la mafia de la droga y la guerrilla. Desde hace siete meses, esa Corte, que no tiene nada de milagrosa, se opone a la designación del Fiscal Nacional, cuando la Constitución la obliga  a escoger uno de los tres candidatos propuestos por el jefe del Estado. Álvaro Uribe terminó por cambiar los nombres de su terna,  contra lo que dice la Constitución. El « dictador fascista » de Colombia demostró una vez más los límites de su poder. En cambio, en Bolivia, el rey de la coca y émulo de Chávez, Evo Morales, acaba de nombrar a TODOS los magistrados, pero nadie levantó un dedo contra eso entre los intelectuales de nuestras democracias, incluyendo a Colombia.

Peor aún, acabo de leer hace dos horas en la página web de El Tiempo o de Radio Caracol, una declaración de Álvaro Uribe quien se sorprende por  primera vez por la ausencia de acción penal contra los agentes de la FARC–política y del ELN-política. No hay que olvidar que hasta hoy únicamente han sido juzgados los parlamentarios cómplices presuntos de los paramilitares, como es el caso del ex senador Álvaro Araujo Castro, condenado a 9 años y 3 meses de prisión por la Corte Suprema de Justicia. Y oiga esto: esa declaración de Álvaro Uribe, que yo debería haber copiado inmediatamente en mi blog para mostrarla a ustedes, desapareció rápidamente de esas páginas! Ningún medio de información colombiano  publicó esa grave acusación. El jefe de Estado es, así, censurado por los periódicos de su propio país! Ningún medio de información habló de la tardía preocupación de Uribe por la ausencia de trámites de la Corte Suprema de Justicia contra los agentes de las FARC y del ELN en el seno del Congreso. Sin embargo, las pruebas de eso existen y son muchas.

La investigación preliminar abierta en septiembre de 2008 contra Piedad Córdoba aún no ha terminado! Esa senadora apátrida, que recomendó a los países de América Latina, en un foro de izquierda en México en 2007, la ruptura de relaciones diplomáticas con Colombia, es una cómplice confirmada de las FARC, como lo demuestran los cientos de archivos encontrados en las computadoras de Raúl Reyes, tras la eliminación del número dos de las FARC en 2008. La mujer del turbante, sanguijuela de rehenes a la que sus amigos terroristas le entregan rehenes con cuenta gotas para que alimente su publicidad, terminará algún día en prisión? Quién sabe si el Nobel de la Paz no  hará de ella, en lugar de una cómplice del terrorismo, una heroína que se convertirá en intocable y que podrá hacer y decir todo lo que quiera contra el régimen colombiano y en beneficio de los aliados de las FARC. Otra prueba de esa transgresión de la democracia en beneficio de las organizaciones terroristas se refleja en el diario El Tiempo de hoy. El jueves pasado, Álvaro Uribe había rendido homenaje a Angelino Garzón, candidato a la vicepresidencia en la fórmula de Juan Manuel Santos, probable sucesor del presidente Uribe y ex ministro de Defensa. « Angelino Garzón es un luchador social fraternal », dijo Uribe sobre ese ex sindicalista, quien fue ministro y embajador, antes de ser elegido gobernador del Valle del Cauca.

El diario El Tiempo, precedió la declaración del Presidente de este comentario: « El presidente Álvaro Uribe sigue jugando en la estrecha línea de la injerencia política ». Desde hace dos meses, al jefe de Estado se le ha prohibido incluso que transmita por televisión sus consejos de ministros descentralizados, los cuales él realiza todos los sábados desde que llegó al poder en 2002! ¿Cuál es la gracia de una democracia que impide que el Presidente  abra la boca para hablar de política? Es la de una dictadura en manos de unos jueces corruptos y sobornados por los terroristas, cuando no por sus amenazas.

¿Dónde aterrizará una democracia que encarcela desde hace dos años a  un héroe colombiano, el coronel Alfonso Plazas Vega, salvador de 200 magistrados en 1985, cuando los terroristas del M-19 asaltaron y quemaron el Palacio de Justicia en Bogotá, a cambio de seis millones de dólares pagados por el cártel de Medellín para que fueran quemados los archivos judiciales y evitaran así la extradición de sus miembros a los EE.UU., y tomaron a los magistrados como  rehenes antes de matar a un centenar de ellos? Falsos testigos acusan al coronel Plazas de la desaparición de 11 empleados en la cafetería del palacio.

Pobre democracia colombiana… 

Editorial F…mp3

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10 février 2010 

Que vous avais-je dit dans mon laïus sur le sombre futur de la Colombie ? Je ne suis pas le seul à critiquer les erreurs de taille commises par Alvaro Uribe. Fernando Londono, son ancien ministre de l’Intérieur (2002-2003), vient d’adresser au chef de l’Etat, dans son programme de radio L’heure de vérité (La hora de la verdad), un violent réquisitoire contre la nomination comme ambassadeur au Caire de Mario Iguaran. 

Courageux, incisif, Fernando Londono reste l’un des témoins les mieux informés du contexte colombien et ne garde pas la langue dans sa poche. Il intervient d’ailleurs dans mon livre sur le scandale Ingrid Betancourt qui paraît ce mois-ci en Colombie chez Planeta pour dénoncer le refus de Yolanda et Astrid en novembre 2002 pour une intervention permettant de sauver Ingrid quand l’armée avait encerclé le camp des FARC. 

Concernant Mario Iguaran, Londono n’y va pas avec le dos de la cuiller, car il sait que personne ne le poursuivra en justice pour diffamation. Il accuse pêle-mêle l’ancien magistrat en chef : 

-        d’avoir liquidé la loi qui permettait de récupérer les biens illicites aux mains de la mafia des barons colombiens de la drogue, en raison de son amitié avec les « avocats corrompus » au service des narcotrafiquants. 

-        dans le scandale DMG, le Colombien David Murcia (extradé récemment aux USA) – un clône de l’Américain Bernard Madoff – a lésé des centaines de milliers d’épargnants du pays andin avec la promesse d’intérêts sur dépôts de 50% en quelques mois payés par les nouveaux gogos de cette escroquerie. Fernando Londono accuse Iguaran d’avoir été informé de ces exactions un an avant qu’une enquête aboutisse à la détention de Murcia, mais de n’avoir rien fait pour la bonne raison qu’il était l’ami des avocats du voyou. 

-        Le pire concerne sûrement l’accusation contre Iguaran d’avoir accepté l’utilisation de faux témoins utilisés par le sinistre juge Velasquez pour sortir de prison des bandits en échange de leurs dénonciations contre des officiers héros de la Nation, comme les colonels Alfonso Plazas Vega (voir mon blog) et Hernan Mejia Gutierrez, ainsi que des politiciens intègres. 

Comment pouvez-vous donner une telle récompense, une ambassade en Egypte, à un homme qui devrait être en prison ? conclut Fernando Londono à l’adresse du président colombien. 

04 février 2010 

Si Steven Spielberg veut tourner une nouvelle version de son « Sauvez le soldat Ryan » (Saving Private Ryan), il lui suffit de se rendre à Bogota. Son film pourra contribuer à sortir de son cauchemar le colonel Alfonso Plazas Vega, sauveteur de la démocratie colombienne le 7 novembre 1985 mais détenu depuis deux ans en Colombie à partir de faux témoignages le mettant en cause pour son action ce jour-là. 

Avant la fin du mois de février, la justice colombienne va conclure sur la culpabilité ou non du colonel Plazas dans la disparition de onze employés du palais de justice de Bogota après qu’il eut repris par la force des armes les locaux incendiés par les terroristes du M-19, qui avaient tué 55 juges, dont le président de la Cour suprême Alfonso Reyes. 

L’intervention du « soldat Plazas » avait permis de sauver plus de 200 otages, la plupart des magistrats, retenus par les guérilleros financés par le cartel de Medellin de Pablo Escobar pour détruire les dossiers judiciaires des chefs de la cocaïne et éviter ainsi leur extradition aux USA. 

La détention du « soldat Plazas » constitue l’un des plus grands scandales de l’histoire judiciaire de la Colombie, la plus ancienne démocratie d’Amérique Latine. 

Alfonso Plazas, avec une poignée d’hommes, a rétabli l’ordre et sauvé d’une mort inéluctable plus de 200 personnes. Il a été incarcéré 23 ans après les faits à partir du seul témoignage d’un pseudo témoin qui n’a jamais daigné apparaître devant le tribunal, et dont les accusations ont été réduites à néant par d’autres témoins. 

Dans ce scandale, le principal responsable, le président Belisario Betancur, ainsi que les chefs de l’armée et le ministre de la Défense de l’époque, n’ont jamais été inquiétés. S’il y a eu disparition de onze personnes, c’est contre eux que doit porter l’enquête !  Le colonel Plazas, lui, a réduit les terroristes, sans avoir le temps de s’occuper de onze employés de la cafétéria du palais de justice, totalement étrangers à la prise d’otages par le M-19. 

Alors que le colonel, véritable héros colombien, pourrit en prison, les complices de la barbarie commise par le M-19 contre le palais de justice en 1985 se frisent les moustaches : le sénateur Gustavo Petro est candidat à la présidence de Colombie, et Antonio Navarro Wolff gouverne le département de Narino après avoir été ministre et sénateur. Ils ont été amnistiés en 1990 !

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