DAS
18 septembre 2011
Pour une poignée de dollars, mais il s’agit non plus d’un film, seulement d’une réalité, des terroristes, des narcos, des agences étrangères et même des particuliers ont pu se procurer récemment en Colombie le fichier des 6.000 agents secrets, de leurs sources et de leurs missions.
Cet état de fait, effrayant pour la sécurité d’hommes et de femmes en lutte pour la sauvegarde de leur démocratie, est mis au jour ce dimanche par l’hebdomadaire colombien Semana, pourtant proche du chef de l’Etat, et détenteur avoué de ces fichiers.
Les révélations de Wikileaks ne sont qu’une bricole, s’agissant de câbles d’ambassades américaines rendus publics après l’occultation des identités concernées, face à ce scandale qui menace de mort non seulement les 6.000 espions colombiens, mais aussi leurs contacts retournés dans les milieux du terrorisme et de la mafia.
Le principal responsable de cette condamnation à mort à terme n’est autre que l’actuel président du pays andin, Juan Manuel Santos, pour avoir permis une telle filtration, ou a minima n’avoir pas su l’empêcher. Il devra rendre compte de cette traîtrise devant son peuple, si une justice digne de ce nom, non pervertie comme aujourd’hui par la mafia et la guérilla, reprend la main.
Ce splendide pays aux dons remarquables, que je connais bien, sans compter ses richesses naturelles, souffre d’un hiatus considérable entre ses élites de gauche et la masse de 46 millions de travailleurs, victimes un jour ou l’autre du terrorisme admis sans qu’ils osent le reconnaître par ces pharisiens.
Que mes lecteurs colombiens, y compris mes contradicteurs, me comprennent bien !
En France, mon pays initiateur des droits de l’Homme, les services secrets espionnent y compris les journalistes pour défendre la démocratie. François Mitterrand avait mis sur écoute plus de 2.000 journalistes, acteurs et politiciens sous ses deux mandats (1981-1995), sans aucune conséquence judiciaire ni pour lui, ni pour ses sbires. En ce moment, le ministre de l’Intérieur de Nicolas Sarkozy vient de reconnaître avoir espionné le téléphone d’un journaliste du quotidien Le Monde. Aucune enquête n’a suivi ces révélations. Que je sache, Paris ne souffre d’aucune menace terroriste.
En Colombie, pays en proie au terrorisme des FARC et de l’ELN – ainsi qualifié par l’Union Européenne -, le DAS (services secrets) a fait son travail de base avec la mise sous écoutes de congressistes suspectés de liens avérés avec les terroriste, comme la dangereuse ex-sénatrice Piedad Cordoba, sous la présidence d’Uribe.
Au lieu de poursuivre cette complice de la guérilla, les juges de la Cour suprême colombienne ont jeté en prison les agents du DAS pour avoir fait leur travail. Pis encore, l’ex-héros colombien Alvaro Uribe, président de 2002 à 2010, n’a pas osé valider cette politique des écoutes pour la sécurité de son pays, et s’est lavé les mains, comme Ponce Pilate.
Six mois avant la fin de son second mandat, Uribe a annoncé la suppression du DAS au lieu de défendre cette entité. Au pouvoir depuis août 2010, Juan Manuel Santos a confirmé cette intention, mais sans aucun garde-fou prévu pour les agents du DAS. Face aux incertitudes sur leur avenir, ceux-ci ont monnayé leurs informations dans la crainte de se retrouver à la rue sans aucun centime.
Ce contexte facilité par le président Santos explique la fuite des informations mortelles pour les agents secrets et leurs sources, au bénéfice de rebelles, de trafiquants de drogue, et d’un pays étranger qu’il n’est nul besoin de lire entre les lignes pour savoir qu’il s’agit du Venezuela dirigé par le castriste Hugo Chavez, actuellement soigné à Cuba pour une troisième chimiothérapie de son cancer.
A suivre bien entendu…
09 juillet 2010
Le 23 février 2002, les autorités colombiennes (DAS-services secrets, armée et police) ont déconseillé à cette femme, alors candidate à la présidence de son pays, la Colombie, de quitter Florencia pour se rendre à San Vicente del Caguan, devenu le fief des FARC.
Hélas pour elle et son amie Clara Rojas, Ingrid a désobéi aux ordres, avant leur enlèvement par les terroristes. J’en détiens la preuve écrite, et des témoins de la séquestration confirment cette version si besoin. Que le juge colombien saisi me convoque ! Je répondrai à sa demande d’audition.
Comment cette famille Betancourt âpre au gain et aux honneurs immérités (la Légion d’Honneur française pour les deux sinistres femmes, l’ambassade française au Costa Rica pour Fabrice Delloye, petit attaché de commerce mais ex-mari d’Ingrid !) peut-elle avoir le culot immonde de demander 5 millions d’euros en « dommages et intérêts » à la Colombie pour la séquestration d’Ingrid, sauvée par l’héroïsme des agents secrets colombiens en 2008 ?
On va en reparler…
04 MAI 2010
Le pouvoir colombien part en capilotade trois mois avant la fin du mandat d’Alvaro Uribe en août avec cette hallucinante intervention à la radio du ministre de l’Intérieur Fabio Valencia Cossio pour achever le DAS (service secret).
Ce politicien peu recommandable est détesté en Colombie. Je me souviens de sa miserable tentative de monter un accord secret avec les FARC pour prendre le pouvoir pendant les discussions de paix avec les terroristes à l’époque du Caguan sous la présidence du naïf Andrés Pastrana entre 1998 et 2002.
A l’heure où le DAS est sur la sellette, et menacé de disparition, pour avoir mis sur écoutes des opposants comme le font tous les régimes (comme la France sous Mitterrand), Fabio Valencia Cossio le jette à la vindicte publique au lieu d’en défendre les fonctionnaires qui n’ont fait qu’obéir à des ordres supérieurs depuis toujours.
Selon ce ministre, amateur de tours de prestidigitation quand il écumait les bars européens en compagnie d’une délégation des FARC en février 2000 dans le cadre du “dialogue” avec cette guérilla qui continuait au même moment en Colombie d’assassiner et d’enlever des innocents, le DAS “réalise ces pratiques illégales des écoutes depuis 25 ans”! Il l’accuse même d’être impliqué dans les assassinats de deux leaders politiques, le libéral Luis Carlos Galan (1989), le conservateur Alvaro Gomez Hurtado (1995), et d'un leader de l’Union Patriotique, Bernardo Jaramillo (1990).
Fabio Valencia affirme même avoir été lui-même victime dans le passé de telles écoutes quand il était dans l’opposition, sans plus de précision.
Tente-t-il ainsi de se refaire une virginité auprès des FARC dans l’hypothèse où la Colombie viendrait à tomber dans le giron de Hugo Chavez, dont c’est le rêve avoué? Je n’en serais nullement étonné.
Et que dire du silence d’Uribe, qui laisse ainsi la voie à un sinistre individu comme Fabio Valencia pour s’exprimer sur cette question …
04 mai 2010 Un internaute, sous divers pseudonymes, me fait trop d'honneur avec sa diarrhée d’interventions passionnelles, et je trinque à sa santé avec une Polar pour lui faire rengorger la boue qui l’étouffe ! Tout d’abord je lui donne raison sur le Venezuela de 2002. Le coup d’Etat de l’Opus Dei contre le président élu Hugo Chavez, que j’avais interviewé peu avant, fut provoqué par le patronat de Pedro Carmona et les syndicats corrompus avec l’aide des USA, et le soutien des médias locaux complices des putschistes. A l’époque je l’ai dénoncé, à contre-courant, au point d’être mis en cause par le Département d’Etat à Washington DC pour avoir donné le nom de deux colonels US complices du golpe. Même en interne, à l’AFP, il m’a fallu imposer le terme « coup » … Les ministres de Chavez en fuite du 11 au 13 avril m’appelaient pour lancer des appels au secours vers le monde extérieur, ce que j’ai fait. C’est dans mes livres sur l’AFP. J’avais même ébauché un autre livre sur ce thème, mais, hélas, l’intensité de l’actualité en Colombie avec la rupture des accords de paix et la fin du Caguan m’avait obligé à rentrer à Bogota pour un suivi qui n’aura plus cessé.
Cette précision une fois donnée, le déroulement des événements a démontré combien Chavez a perdu les pédales après son retour au pouvoir, qu’il espère conserver jusqu’en 2022, pour ériger le Socialisme du XXIe siècle en Amérique Latine avec pour modèle un castrisme synonyme de mort et de disette, et pour compagne Anastasia, symbole de la censure. Sur la question colombienne, je ne vais pas refaire un exposé de ce que j’ai déjà écrit ici, sinon pour souligner combien notre lecteur et acteur véhicule une propagande mensongère avec des faits totalement faux et des chiffres encore plus fantaisistes. En résumé : -Alvaro Uribe, même empêché de se représenter, dispose encore d’une popularité de plus de 70%. En 8 ans, jamais sa cote n’est tombée sous ce chiffre, même s’il a totalement échoué, comme je l’ai dit et redit, en diplomatie et en communication.
- L’abstention signalée lors des élections a toujours été la même, soit plus de 50% en Colombie ! Comme aux USA la plupart du temps, comme en France lors des dernières régionales (54% d’abstention). - La violence en Colombie a été grandement éradiquée depuis 2002, avec moins de 200 enlèvements en 2009 contre 3200 en 2001 (l’année avant la première élection d’Uribe), 15.000 crimes contre 45.000, et, surtout, la possibilité de voyager désormais en voiture dans le pays sans tomber dans des « pêches miraculeuses » des FARC et de l’ELN. - Les paramilitaires ont rendu les armes après 2003 (30.000) et leurs 15 chefs ont été extradés aux USA. Depuis l’élection d’Uribe, plus de 1.000 extraditions de narcos ou terroristes ont été réalisées vers les Etats-Unis. Du jamais vu. - En 2002, il y avait déjà 3,5 millions de déplacés en Colombie, victimes de la violence des guérillas et des AUC. - Les assassinats de syndicalistes ont chuté en 8 ans.
- Les fichiers de Raul Reyes ont démontré urbi et orbi, avec l’aval d’Interpol, les liens étroits des FARC avec Chavez, Correa, et Piedad Cordoba. 7 des 11 chefs des FARC trouvent refuge derrière les 2300 km de la frontière vénézuélienne.
- Les faux positifs de Soacha constituent une tache pour le gouvernement. Je l’ai écrit, en demandant même pourquoi Juan Manuel Santos, alors ministre de la Défense, n’avait pas démissionné. - Les écoutes du DAS : cette affaire symbolise les contrastes de la démocratie colombienne. Dans un pays confronté au terrorisme, on voit mal comment le pouvoir ne mettrait pas sur écoutes ses présumés complices ! En France, le socialiste François Mitterrand a fait écouter plus de 2.000 journalistes, politiciens et artistes, sans jamais être inquiété par la justice, et ses complices de la gendarmerie n’ont jamais été détenus ! - Les « meurtres » d’opposants sous Uribe ? Lesquels ? Je croyais que notre internaute parlait d'Ernesto Samper, l’infâme ex-président arrosé par le cartel de Cali, qui a tenté de liquider Ingrid Betancourt selon ses propres assertions dans son livre La Rage au Cœur, et qui n’aurait jamais dû terminer son mandat. Cet individu n’a plus de visa pour se rendre aux USA depuis 15 ans !
Pour revenir au Venezuela d’aujourd’hui, je vous reporte aux archives de ce blog sur les dérives affligeantes de Hugo Chavez. Je n'en ai pas le temps. Juste un mot: le général Raul Baduel, héros vénézuélien pour avoir refusé le coup d'Etat dès l'aube du 12 avril 2002 et sauvé ainsi Hugo Chavez alors détenu dans l'île de la Orchila, pourrit en ce moment en prison… Pourquoi ? Il n'est pas d'accord avec le régime communiste en cours. C'est grâce au soulèvement du général Baduel, annoncé par mon bureau de l'AFP, que le putsch avait échoué.
16 novembre 2009
La sénatrice proche des FARC, Piedad Cordoba, continue ses provocations contre le régime démocratique d'Alvaro Uribe, en Colombie, dans la plus grande impunité. Dans n’importe quel pays européen, elle serait en garde à vue après les actes de violence et de torture soutenus par elle, et survenus contre trois agents des services secrets pendant son meeting à Cali hier (photos).
Ce constat revêt une gravité d'autant plus forte que cette complice des terroristes a failli obtenir le prix Nobel de la paix en 2009, et qu'elle rêve de l'avoir en 2010.
Devant l’université polytechnique de Cali, où avait lieu une « rencontre sur un échange humanitaire » (entre les otages des FARC et les rebelles détenus), à l’initiative de la sénatrice, les trois agents ont tenté d’arrêter Ivan Danilo Alarcon, alias « Danilo », l’un des chefs des FARC sur le VIe front. Il a déjà été condamné par contumace à 50 mois de prison pour trafic de drogue, et ses troupes ont tué 9 militaires la semaine dernière à Corinto.
Le terroriste a ameuté les participants, qui ont frappé, torturé et humilié les agents pendant plus d’une heure. Danilo, déjà menotté, a pu s’échapper grâce à la complicité des activistes présents. Les gilets pare-balles et les armes des policiers leur ont été volés. Les traces de strangulation sont visibles sur le cou de l'un des policiers.
Au lieu de condamner cette violence, Piedad Cordoba a au contraire dénoncé « la présumée intromission » des policiers pendant son meeting, et affirmé que ce Danilo était un « militant des droits de l’homme ».
Qu’attend la justice pour engager des poursuites contre elle, et pas seulement contre les terroristes auteurs des tortures contre les trois policiers ? Je m’interroge aussi sur la faiblesse de la couverture par les journaux colombiens de ce scandale, qui devrait être à la Une de tous les médias.
La « rencontre pour un échange humanitaire » de Piedad Cordoba n’était autre qu’une apologie des revendications des FARC. Les terroristes appellent « accord humanitaire » un échange entre leurs 24 otages politiques, certains séquestrés depuis 12 ans, et les rebelles emprisonnés. Comment parler « d’humanité » avec des individus auteurs d'un tel martyrologue ? La dernière preuve, si besoin, de cette alliance entre la sénatrice et les FARC réside dans ce salut envoyé par Alfonso Cano, n°1 de la guérilla, au meeting de la sénatrice, et publié sur le site internet de Piedad Cordoba :
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Saludo al Encuentro por el Intercambio Humanitario.
Cali, Noviembre del 2009
Alfonso Cano
Saludamos a los organizadores y a los participantes de este evento por el intercambio humanitario, a los familiares de los militares y policías prisioneros de guerra en poder de las FARC, saludamos a los presos políticos, a los guerrilleros y milicianos detenidos así como a sus familiares, a la vez que con profundo sentimiento fariano, enviamos nuestra voz de aliento a Simón Trinidad, a Sonia y a Iván Vargas, desterrados de Colombia por un presidente apátrida, por su compromiso como luchadores revolucionarios, presos y víctimas de juicios amañados en los Estados Unidos.
Desde que a nuestro país le impusieron los dirigentes liberales y conservadores esta guerra fratricida hace 60 largos años, ha sido el pueblo, tanto urbano como campesino, indígena y afrodescendiente, el que ha sufrido y sobrellevado el peso fundamental de la violencia.
Años de confrontación permanente durante los cuales los ricos de Colombia multiplicaron su práctica del crimen y el atentado personal como instrumento de la política y consolidaron el paramilitarismo como estrategia del Estado, con el objetivo de perpetuarse en el poder, desarrollar sus modelos económicos anti populares, despojar de sus tierras a colonos, a pequeños y medianos propietarios y a las comunidades indígenas y negras. Toda una época de arrodillamiento ante los dictados de Washington.
El proceso de conformación de Colombia como Estado – nación ha sido una intensa lucha contra el coloniaje imperial, contra la explotación y contra las injusticias. Nuestro pueblo ha sido obligado a combatir sin tregua, durante siglos, por sus derechos básicos de vida, dignidad e independencia. Y era lógico que ante el terror y la arbitrariedad desatados por los distintos gobiernos contra los pobres del campo y la ciudad a mediados del siglo anterior, estos se levantaran a defender vida, familia y bienes en una desigual confrontación de resistencia que perdura desde entonces, precisamente porque las razones que generaron el alzamiento aún subsisten.
El mismo paramilitarismo de los años 50, sostenido en la concepción fascista de la Seguridad Nacional y enriquecido sin medida durante los últimos 30 años con los dineros del narcotráfico, hoy se ha enquistado en el aparato del Estado a través de sus jefes e ideólogos, y con el aval de la Casa Blanca, que como lo muestra la historia contemporánea, usualmente se apoya en los gobiernos más corruptos para propiciar sus aventuras militares como la que desarrolla actualmente contra América Latina.
Sucedió, que en esta larga jornada de resistencia popular y de dignidad nacional, por múltiples razones históricas y de coyuntura, se fueron conformando movimientos revolucionarios que no solo enfrentaron a las fuerzas armadas oficiales y para institucionales, sino que además algunos se estructuraron y dotaron de unas normas internas, de unos estatutos y de unos reglamentos de régimen disciplinario como en el caso de las FARC – EP, donde también analizamos y precisamos un plan hacia la conquista del poder político y un programa de gobierno que permita construir la Nueva Colombia, democrática, soberana y con justicia social como alternativa al régimen oligárquico vigente del Terrorismo de Estado y como final de esta violenta etapa de la historia nacional.
Somos entonces, respuesta popular a la rapacidad, a la injusticia y a la estrategia de violencia clasista ejecutada por los ricos que usurparon el poder en Colombia en detrimento del bienestar de la mayor parte de la población.
Como revolucionarios, seremos perseverantes en la búsqueda de caminos de superación del conflicto a través de los acuerdos políticos como lo hemos sido desde Marquetalia en 1964 pero, debemos decirlo, mientras perdure la confrontación, habrá prisioneros de las partes contendientes, que en nuestro caso, apresamos en los campos de batalla, armados, rendidos e identificados plenamente. Esa realidad es una verdad incontrovertible porque toda guerra es una sucesión de tragedias dentro de las cuales la pérdida de la libertad es solo una de sus posibilidades.
Las partes comprometidas en el conflicto, deben responder por los adversarios que apresen, de acuerdo a las condiciones de cada una. Nosotros, revolucionarios que desarrollamos una guerra de guerrillas móviles, con desplazamientos permanentes y riesgos de confrontación ininterrumpidos, acompañados sin descanso del tenso ambiente del combate, damos a los prisioneros de guerra un trato respetuoso, digno, de acuerdo a las posibilidades existentes. Como señalábamos en un mensaje que les enviamos a los prisioneros en nuestro poder, ninguna animadversión personal nos distancia de ellos, no albergamos odios tampoco rencores, simplemente tenemos conciencia que siendo todos hijos del pueblo, estamos situados en distintas orillas del conflicto como efecto de esta guerra impuesta por los ricos que disfrutan en sus palacetes mientras una juventud de origen humilde, acude al combate a defenderle sus privilegios.
Son estos mismos oligarcas, los que niegan la existencia del conflicto armado y social que lacera la patria, pero reclaman sin descanso dinero para la guerra, los mismos que manchan de indignidad la patria abriendo puertas a la presencia y accionar de las mercenarias tropas gringas con la disculpa de la lucha contra el terrorismo, son los mismos ricos que niegan el canje de prisioneros de guerra y juegan con los sentimientos de los familiares haciéndoles creer, desde hace 7 años, que su libertad está muy cerca.
Debemos decirlo claramente: la oligarquía, de momento, ha cerrado las posibilidades del canje, porque, asegura, debilita su política de seguridad democrática, ya de por sí roída hasta la médula por los sistemáticos y masivos crímenes de civiles ejecutados por la fuerza pública y por la profunda penetración del narco paramilitarismo en el aparato del estado, al que le extraditaron sus íconos a manera de fusible, pero que continúa afianzándose cada día más en el Régimen como es evidente en el proceso de la parapolítica y en la campaña electoral en curso.
De nuestra parte, insistiremos en el canje. Hemos dado muestras inequívocas de disposición para acordar unas reglas de juego, desde que unilateralmente liberamos más de 350 prisioneros en el Caguán y flexibilizado permanentemente las circunstancias que deben rodear un encuentro en tal sentido. Por ejemplo: desde el 16 de abril pasado, anunciamos, como demostración cierta de voluntad, la liberación del cabo Moncayo así como la entrega de los restos del mayor Guevara a su familia. Luego agregamos al soldado Calvo, que sus jefes abandonaron herido en el campo de batalla. Lo único que debe hacer el gobierno por ellos es autorizar que los recojan. Son personas al servicio del estado, pero el presidente no ha querido.
Todo esto nos alienta a intensificar esfuerzos por el canje. Tenemos también la tarea de impedir que los guerrilleros y guerrilleras detenidos se pudran en los calabozos del sistema, que allá no los extorsionen, ni los torturen, que les respeten sus convicciones, dignidad y su compromiso de conciencia, que no persigan a sus familiares ni a sus defensores, que no intimiden a quienes les proveen solidaridad. Y tenemos la tarea, el ineludible compromiso, de luchar por la repatriación de Simón, de Sonia y de Iván Vargas. Objetivos de grandes dimensiones y cuyas dificultades solo estimulan nuestro compromiso revolucionario.
Estamos convencidos que de materializarse un acuerdo de canje, se abrirían inmensas posibilidades hacia la solución política del conflicto. Los frustrados esfuerzos de ocasiones anteriores nos proveen de la madurez y la estatura requeridas para construir colectivamente el camino que conduzca a Colombia al final del túnel.
Nos duele Colombia invadida por una violencia ya no solo rural sino urbanizada, y no precisamente por la acción individual de los delincuentes sino por una dimensionada violencia larvada y desarrollada a partir de las corruptas instituciones oficiales, de la asfixiante antidemocracia y de los profundos abismos sociales existentes.
Nos duele apreciar la patria invadida y atenazada por militares del más grande imperio de la historia, el que se precia de no tener amigos sino intereses, que de contera amenaza la convivencia pacífica de los latinoamericanos.
Nos duele el país atormentado por esas masacres sistemáticas denominadas « falsos positivos », que pretenden ser demostración de eficacia militar y validez de una estrategia autodenominada « democrática ».
Nos duele la sociedad que rebaja hasta el infinito los impuestos a los ricos y los aumenta a los sectores medios y pobres de la población; que subsidia a los grandes potentados, a los mafiosos, a los corruptos y le niega esos dineros a quienes verdaderamente los requieren.
Nos duele el país que convirtió a las Fuerzas Armadas oficiales en un partido político ultraderechista y clasista a la sombra de la llamada « seguridad democrática” que no es otra cosa que la máscara de la dictadura.
Nos duele el campo colombiano porque la violencia oficial, la para institucional y el narcotráfico dimensionaron dramáticamente la concentración de la tierra, ya que el latifundio se extendió a costa de las propiedades de los 4.5 millones de desplazados y de los millones de amenazados que el gobierno mantiene en el abandono, porque este es el gobierno de los grandes hacendados y ganaderos. De todos aquellos que se han beneficiado de la violencia de estos últimos 60 años, incluyendo a los nuevos ricos de las distintas bonanzas y a los militares que se han quedado con las tierras de muchos de los desplazados.
Estos son los problemas que están en el centro de la solución definitiva del conflicto. Siempre hemos considerado que su superación será sólida y duradera, si las mayorías que realmente sentimos la patria, la de todos, encontramos los caminos que conduzcan al acuerdo de paz, que posibilite construir un nuevo régimen, incluyente, que sume y no polarice, que proyecte para las mayorías, que reivindique la dignidad nacional y la soberanía como el patrimonio fundamental de la patria y la justicia social como su norte.
A los participantes de este trascendental evento, los alentamos a reforzar la brega por la libertad de todos los prisioneros de guerra a partir de acuerdos, a derrotar la insensibilidad social, la soberbia y el cinismo del gobierno que atraviesa palos en la rueda de la liberación del cabo Moncayo y del soldado Calvo. Con ellos en casa, con los restos del mayor Guevara en manos de doña Emperatriz se deben abrir nuevos momentos para los guerrilleros y los integrantes de fuerza pública prisioneros de guerra.
Los alentamos a elevar las acciones por soluciones pacíficas a los grandes problemas del país. A trabajar por encontrar caminos que nos permitan construir la reconciliación de la familia colombiana.
En momentos como el actual, con un estado que juega el papel de Caín, similar al que juega Israel en el medio oriente, invadido por los gringos con autorización legal de un presidente apátrida, corrupto y violento hasta la médula, el pueblo colombiano necesita encontrar caminos de unidad, de confluencia de voluntades y de acciones entre trabajadores, empleados, campesinos, artesanos, indígenas, intelectuales, artistas y estudiantes demócratas, minorías étnicas y desempleados.
Y luchar por la hermandad latinoamericana, por la convivencia entre los pueblos, contra una guerra que nos quieren imponer desde el Pentágono norteamericano.
La paz de Uribe es una ficción. La verdadera paz de Colombia solo será posible si la construimos, sobre bases sólidas y entre las mayorías. A eso le continuamos apostando.
Abrazos bolivarianos,
Alfonso Cano
Noviembre del 2009
LE SCANDALE DES ECOUTES TELEPHONIQUES EN COLOMBIE : UNE NOUVELLE PREUVE SUR LE FAIT QUE LA FRANCE RESTE UNE REPUBLIQUE BANANIERE
23 février 2009
La presse colombienne vient de dénoncer les écoutes téléphoniques illégales (« chuzadas ») réalisées par de présumés éléments du DAS (services secrets colombiens) contre des magistrats, politiciens et journalistes. Le chef de l’Etat a affirmé n’avoir jamais ordonné un tel espionnage.
Comme peuvent le constater en France ceux qui qualifient de fasciste le régime de Bogota, à l’image du trotskyste Olivier Besancenot, les médias disposent en Colombie d’une liberté d’expression supérieure à celle en vigueur …en France.
Sous le régime socialiste de François Mitterrand, plus de 3.000 écoutes illégales ont été réalisées dans mon pays contre des journalistes et autres personnalités de 1983 à 1986 par la cellule anti-terroriste créée par le président français dans les locaux mêmes de l’Elysée ! Le résultat ? La presse n’en a parlé qu’en 1993, Mitterrand a éjecté trois journalistes belges qui lui avaient posé la question, et les coupables n’ont été condamnés qu’à des amendes. Ils ont été amnistiés de leurs condamnations pénales !
La république bananière, elle se trouve à Paris ou à Bogota ?
Mon enquête sort le 3 novembre 2008 en librairie. Réservez-le livre, publié chez Fayard !
Jacques Thomet
http://www.fightersandlovers.org/
http://www.fightersandlovers.org/IMG/pdf/koll-prover_print.pdf
28 août 2008
Connectez vous sur ces sites de la société danoise « fightersandlovers ». C’est effrayant. Elle vend depuis aujourd’hui sur internet des t-shirt, bandanas et bouteilles de survie à l’effigie des FARC ! (et du FPLP palestinien). Cf. photo
Le Danemark fait pourtant partie de l’Union européenne, qui a classé les FARC dans les organisations terroristes en 2002.
Cette firme avait déjà été poursuivie en 2007 pour avoir réalisé des ventes similaires. Le 13 décembre dernier, les six responsables de Fighters and Lovers avaient été acquittés par un tribunal danois en première instance. Le jugement en appel a été fixé au 3 septembre prochain à Copenhague.
Les pays nordiques sont réputés pour leur laxisme, voire leur complicité objective avec les groupes liés au terrorisme. L’agence ANNCOL, bras politique des FARC en Europe, est tranquillement installée à Stockholm, capitale de la Suède. Le Danemark tolère sur son territoire un groupe qui aide financièrement les FARC, à l’aide de chemises à l’effigie de la guérilla colombienne. Pire, le commandement des rebelles avait démenti en mars avoir reçu “ni dollars ni armes de quiconque” (note de ma part: face aux révélations de l’ordinateur de Raul Reyes, n°2 des FARC tué le 1er mars par l’armée colombienne, sur une aide vénézuélienne de 300 millions de dollars à la guérilla), pour rendre hommage, dans son dernier communiqué, à “l’honorable exception de l’organisation danoise Fighters and Lovers, pour leur donation symbolique aux FARC”. Je ne crois pas que la vente en France de chemises vantant les crimes de l’ETA serait admise sans poursuites immédiates. Le Danemark va-t-il prendre des mesures pour poursuivre les hallucinés locaux qui ont confondu les criminels des FARC avec de doux rêveurs du Grand Soir?
Sur son site, fightersandlovers offre également un pamphlet en neuf pages (en anglais) sur les FARC et la guerre en Colombie. Il y est affirmé que « les FARC ne sont ni anges ni démons, mais des êtres de chair et de sang ( !), qui mènent une juste lutte pour la liberté contre un régime brutal. Ce mémoire explique pourquoi la Colombie n’est pas un Etat démocratique gouverné par la loi, et pourquoi les FARC sont un mouvement de libération légitime ».
Voici ce pamphlet en anglais :
FARC and the war in Colombia - told in 10 minutes
Fighters+Lovers believe that FARC neither are angels nor demons – but people of flesh and blood, who are fighting a just struggle for freedom
against a brutal regime. This folder explains why Colombia is not a democratic state governed by law and why FARC is a legitimate liberation
movement. Information on these pages comes partly from a number of human rights groups and partly from the American Latin America expert,
James Petras and the Colombian trade-union movement. All sources are extensively documented in the rapport “On th
e conflict in Colombia and FARC – EP”, that can be obtained through fightersandlovers.org.
Why is there civil war in Colombia? Colombia lies in South America and is about the size of Spain, France and
Great Britain – altogether. The country has about 45 million inhabitants, of mixed European, Indian and African decent. For decades Colombia has
been affected by civil war between government forces and guerrilla movements. At the end of the 1940’s a bloody conflict between the two
dominating political parties: the liberals and the conservatives, broke out. More than 200.000 Colombians lost their lives in connection with the
conflict, that to a considerable extent was about the landowners’ attempt to drive the farmers off their land. After a military coup and the introduction
of a dictatorship, the violence between the two sides in the conflict lessened up to 1964.
After that the liberals and the conservatives agreed on forming a coalition government, where the presidency alternated between the two parties
every four years. All other political currents or factions were excluded from participation. This, together with the regime’s lack of efforts to
reduce poverty and the tremendous social inequality, lead to armed resistance against the government from new opposition groups.
Instead of doing something about the social inequality, the government in the 70’s reacted to the growing numbers of guerrilla movements by
carrying out campaigns against rebellion groups with the help of military advice from the US. A key point in these initiatives, was to establish
paramilitary groups. These groups were established by the army and their allies amongst the landowners and the political elite. The paramilitary
groups were sometimes meant to have the roll of protective forces for the landowners and leading businesses against attempts at blackmail from the
guerrilla movements. But quickly they became the central force in the government’s strategy to fight against the rebellion. In the middle of the
1980’s the paramilitary groups formed close ties to Colombia’s narcotics mafia. Already at this point, the paramilitaries functioned as regular death
squads. It began to become more and more difficult to discern who controlled who in the complex network of the state apparatus, the military,
rich landowners and business people, and the narcotics mafia, who all controlled their own paramilitary forces. In the course of the 1990’s the
paramilitaries developed into a more homogeneous nationwide organisation. At the same time, American military advisers got more
influence. The paramilitary umbrella organisation AUC grew close together with the government forces and it became more and more normal
to see paramilitary and government forces patrolling together and sharing bases and communication equipment. They also went on joint operations,
including carrying out political assassinations. The death squads became a state supported enterprise. Although the
paramilitaries declared role is to fight against the guerrilla movements, they prefer civilians as targets for attack. That is partly due to their
engagement in narcotics traffic and their difficulty in fighting against FARC on the field of combat. The victims are mostly civilians suspected
of having sympathy for the guerrilla or political opponents to the paramilitaries and the politicians and business circles behind them. It often
happens that business leaders bring the death squads into action against a whole local society to drive them off their land.
The human rights situation in Colombia has in the last 20 years been one of the most catastrophic in the world. Thousands of members of the
democratic opposition have been murdered by government forces and their paramilitary allies. The same is the case for several thousands of union
leaders. Hundreds of journalists, student leaders, advocates of human rights, lawyers and leaders of the Indian movements also have been
victims of the regimes murder campaign. To name one example, the paramilitaries and the army together stamped out the political party Unión
Patriótica – a broad left-wing party, supported by the trade unions – by targeted murder against up to 5.000 of the party’s members. But the wave
of political murders is not the only form of violation of human rights. Thousands of people have disappeared without a trace, after they were
abducted by soldiers or paramilitaries. In later years many of the regime’s secret mass graves have been revealed. Human rights activist Iván Cepedo
considers that up to 20.000 victims of the government’s dirty war lie hidden in this way. Torture and death threats are also common. Many
hundreds of people, especially from the unions movement and from the peasant organisations, have been jailed on false charges. More and more
families are subject to expulsion by force by the paramilitaries, who take over the land and the rights to natural resources below ground. Today 3.6
million Colombians have been forced to flee in this way and the country has the highest number of internal refugees in the world. There is almost
total exemption from punishment for this type of crime and this is the core of the human rights crisis in Colombia. Changing governments have
allowed that the people responsible for serious and comprehensive crimes are not punished. In this way the state allows the atrocities to continue.
The current government under President Álvaro Uribe is closely tied to the paramilitary death squads and the narcotics mafia. During the presidential
election in 2002 the paramilitaries described Uribe as “our candidate” and threatened to massacre local communities that wouldn’t vote on him.
Candidates from the opposition were murdered or prevented from holding campaigns in the regions where the paramilitaries had control. Since Uribe
came to power both the civil war and the atrocities against the civilian population have increased. The president’s supporters correctly claim, that
security in certain areas has been increased. But the price has been high: Forced expulsion has increased, the army execute a growing number of
civilians, there are more political prisoners in the jails and many more assassinations against union leaders. The brutal suppression of the people
is, together with poverty, the reason why there always are new volunteers, who join up with the guerrilla movements.
What is FARC? FARC is one of the oldest and largest peasant guerrilla movements in the
world today. The four letters derive from Fueraz Armadas Revolucion-aria de Colombia – Colombia’s Revolutionary Armed Forces. FARC was
founded in 1964 by a handful of peasants, who wanted to defend their selfruling local community against the attacks from the Colombian military.
According to the Latin America expert James Petras, FARC has grown today to become a well organized guerrilla army with 20.000 men and
women under arms. FARC has great influence on about 40 percent of Colombia and counts a support network of several hundreds of thousands
of people. Until 9. September 2001 FARC was recognized as a legitimate freedom movement over great parts of the world. FARC led peace talks
with the Colombian government then in power and a number of government representatives from European countries met with the guerrilla
leaders to discuss a political solution to the civil war. Also the Danish government sent in 2000 a diplomat from the foreign ministry to a FARC
controlled area in Colombia to take part in an international meeting with the guerrilla. After the president of USA declared a global war against
“terrorism” the Colombian government however broke off the peace talks and started to receive more and more American soldiers and money to
fight the rebellion by military means. According to James Petra it is completely wrong to use the term “terrorists” about FARC – for several
reasons: Partly because FARC specifically aims to attack its adversary’s military forces and not innocent civilians. Partly because FARC is a
political organisation with historically close ties to a large part of Colombia’s rural inhabitants. FARC has always followed a course of
trying to negotiate with the Colombian state for the purpose of putting through social reforms to benefit the poorest inhabitants. Also FARC
fulfills all conditions to enjoy recognition as a warfaring force according to international law. FARC’s troops wear uniforms, distinctly marked, they
are organized in a military commando structure and follow the rules and standards of war as far as the special Colombian conditions allow. James
Petras feels that the stigmatizing of FARC as “terrorists” is a purely political manoeuver from the part of the American government – that the
EU Commission has followed. Today FARC is on the terror lists in the US and the EU. But most of the South American countries refute, that FARC
are terrorists and the UN also does not have FARC on their terrorist list. What does FARC want to achieve?
FARCs political goal is to achieve a modern, democratic Welfare State. FARC is working to achieve a pluralistic political system with free
elections and democratic control of the army. FARC has taken up arms as a last resort and keeps insisting on negotiations when the government
agrees to it. FARC disarmed in the 1980’s and participated in the legitimate political work within the broad left-wing party Unión Patriótica.
But the army’s death squads murdered most of the party’s presidential candidates, mayors and members of parliament – and thousands of the
party’s activists. A large part of the survivors saw no other solution but to take up the armed battle again. One example is the member of parliament,
Iván Márquez who today is part of FARC’s leadership. As many other popular movements and parties in South America, FARC is a socialist
movement that works towards a revolution against the authoritarian rule and the enormous social injustice. FARC is also inspired by the Latin
American hero of independence, Simon Bolívar , whose thoughts about equality and self determination are well esteemed in the neighbouring
countries Venezuela and Ecuador. Are there innocent victims of FARC’s activities?
FARC’s attacks are mainly targeted against military goals. The Colombian figures – that probably are a low estimate – show that in 2006 there were
more than two thousand military actions between government forces and FARC. 49 times FARC attacked the army’s fortified bases and more than
2.000 soldiers and guerrillas lost their lives in the struggle. Statistics confirm that FARC clearly attack difficult to reach and “hard” military
goals as their first priority. Rapports in the media of civilian victims of FARC’s attacks often come from information from the Colombian
authorities, who wilfully twist the truth. The government forces have repeatedly themselves been behind assassinations that they afterwards
ascribed to FARC. That applies for example to the massacre in the village La Rochela, where 12 employees from the ministry of justice were brutally
murdered. The perpetrators painted graffiti on the cars where the victims sat, to make it look as if FARC was behind the crime. The Colombian state
in 2007 was convicted of the massacre by The Interamerican Human Rights Court, that was established by The Organisation of American
States. The purpose of the mass murder was to prevent the detection of another massacre, that the government also was behind. Another example
is a series of bombing attacks in the capital Bogotá in the summer of 2006, that resulted in many civilian victims. According to Amnesty International
militaries took part in in the bombings but the authorities pointed at FARC as the guilty part. The reason why the military stage such terrible
assassinations is most likely that they want to make a political solution, that would strip the generals of their great power, as difficult as possible.
But it is also part of the story, that the Colombian government’s informernetwork has resulted in retaliation attacks from guerrilla groups. There are
cases, where members of FARC have attacked civilians. When FARC liquidate real or suspected stool pigeons, the guerrilla follows the same
practice as the resistance movement in Denmark during the Second World War. In the spring of 1945 the resistance movement liquidated up to 25
people a week. Was it possible to avoid error? All wars bring about innocent victims and irregular freedom forces’ possibility to make the right
decisions in all situations is not always present. Compared to other legitimate freedom struggles, for example the resistance against Hitler’s
Germany or Nelson Mandela’s and ANC’s fight against the apartheid regime in South Africa, there are actually few civilian victims in
connection to FARC’s battles. Finally it is also important to judge a freedom movement’s actions and perhaps faults on the background of the
suppression that the people, including the supporters of the resistance movement, experience.
‘In the armed conflict the armed forces and their paramilitary allies have pursued a combat strategy against the rebellion that has sought to cut off
the guerrilla forces from all real or imagined support from the civilian people. Terror is an integrated part of this strategy: cases of forced
disappearance, torture, sexual attacks and other forms of violence against women, death threats and murder of civilians are used to cut off all real or
alleged connections between civilians and the guerrilla.’ (Amnesty International, report 23/001/2007)
Who commits terror in Colombia? Amnesty International has critized FARC for committing assaults in
connection with the war. But the systematic violence against the Colombian people is seen by Amnesty purely and simply as “terror”. A
typical example of the government forces’ brutality against civilians, is the attack on the Indian village, Betoyes. Soldiers from the government army
invaded the village and raped by turn 3 girls of 11, 12 and 15 years of age. Afterwards they raped the pregnant Omaira Fernendez and cut the foetus
out of her belly. While neighbours were forced to watch, the soldiers cut up the foetus with machetes and killed the mother. Finally they threw the
bodies in the river. Afterwards the rest of the villagers fled in complete panic. And that was the whole purpose of the assault. This kind of
atrocities against the civilian inhabitants is very far from FARC’s way of thinking. But there are cases where members of FARC have attacked
elected politicians supposed to have connection to paramilitary death squads. The paramilitaries are estimated to control directly one third of the
seats in Parliament. In many local areas they have murdered and persecuted all democratic opposition, so they themselves are the only ones
to stand for election. FARC looks at the paramilitaries as a legitimate military goal whether or not they hold a public position. International law
instructs all fighting parties to protect civilians in connection with combat and there are examples where members of FARC have not complied with
this requirement. One example is a battle in the town of Bojayá in 2002, where paramilitary troops in collusion with the government army took a
larger group of civilians as bombing shields and placed them in a church. A FARC contingent shot by accident a granade in amongst the civilians
and over a hundred were killed. FARC has regretted this tragedy in public and have promised to give a compensation to the families – in contrast to
the government forces and the paramilitaries. The example clearly shows why FARC with their repeated peace proposals insist on trying to find a
political solution that can put an end to the civil war. FARC officially denounces terror against civilians and have for example publicly
denounced the bombing attacks in London in the summer of 2005. Why are people taken prisoner by FARC?
Colombia has over the latest decades become the largest producer of cocaine in the world and the country has been one of the main target for
USA’s so called “War Against Drugs”. Hundreds of thousands of impoverished Colombian peasants are dependent on growing coca bushes
to survive. They can not earn a living by growing traditional crops like coffee and rice because of the agricultural crisis that the neo-liberal
economic policy has created. In spite of the American several billions of dollars support to fight drug dealing the level of production has been more
or less unchanged and the street prices for cocaine in North America and Europe have fallen – more than risen. The drugs mafia who earn the big
money on refining coca leaves to cocaine and exporting it abroad enjoy protection from high circles in the government and the military. The most
frequently used tactics to fight drugs in Colombia has been to put in American planes that spray poisonous chemicals to destroy the coca fields.
The spraying campaign has not been a very big success but great areas of land have been polluted and thousands of small farmers have been forced
off their land. Previously the establishment tried to legitimate USA’s military intervention by the fight against drugs, called “Plan Colombia”
whilst the current military action, that is more overtly aimed at FARC, is called “Plan Patriota”. FARC protects the poor farmers’ crops against
attack from the government army and soldiers from USA – regardless of whether it is banana palms, potato plants or coca bushes.
What is FARC’s view on drugs? The UN and independent experts are agreed that FARC neither produces
nor exports drugs. But FARC imposes taxes on trade with for example coca leaves between farmers and the drugs mafia. After the end of the
Cold War it became more difficult for the Colombian regime to justify the extensive military aid. For that reason the Colombian military started to
describe FARC as a “drugs guerrilla” for more easily to gain access to the generous aid from USA, where the “War Against Drugs” became an
important political priority. FARC are against narcotics smuggling and want a political solution, that provide coca farmers sustainable alternatives
so they can raise food instead of illegal crops. Does FARC do anything else besides conducting war?
FARC is first and foremost a political movement and the central point for the popular movements’ opposition against the authoritarian rule in
Colombia. In the remote parts of the big country the guerrilla is the only institution that attempts to take care of a state’s obligations to the people.
FARC contributes to creating a framework for the local democracy in the form of local councils and actively contributes to a well developed local
judicial system based on mediation and conflict resolution. FARC provides for health care and schools and builds roads and bridges. FARC is also an
important promoter of culture and runs a network of radio stations all over Colombia. FARC har also released 23 albums with new and traditional
Colombian music as cumbia, salsa and vallenato. More information about FARC at farcep.org.
18 août 2008 Ce scandale est dénoncé par le quotidien colombien de gauche El Espectador. Il concerne la société Monomeros, dont le siège se trouve à Barranquilla, sur la côte caraïbe. Le capital de cette entreprise est détenu à hauteur de 94,47% par la société vénézuélienne Pequiven. Cette entreprise, me signale Colibri, n’est autre que la filiale pétrochimique de PDVSA, la compagnie pétrolière publique vénézuélienne, dont le président est rien moins que Rafael Ramirez, par ailleurs ministre du pouvoir populaire pour l’énergie et le pétrole de la République bolivarienne du Venezuela.
Deux des principaux dirigeants colombiens de Monomeros, le gérant Héctor Rodelo, et le directeur financier, Gian Piero Celia, ont récemment démissionné, pour protester contre les ordres donnés par Caracas de virer des sommes d’argent importantes à des personnes proches des FARC, dont la sénatrice Piedad Cordoba. Selon le quotidien El Tiempo de Bogota, Monomeros a versé 125.000 dollars aux bénéficiaires dont la sénatrice d'extrême gauche. Sur le site internet de Piedad Cordoba, celle-ci a reconnu depuis Asuncion (Paraguay) la véracité de ces informations: « Es cierto que la empresa Monómeros decidió apoyar el proceso de Acuerdo Humanitario en una cuantía cuyo monto no estoy en condiciones de precisar, pero que en todo caso tenía la estricta finalidad de respaldar la realización de eventos culturales y de opinión pública en solidaridad con el Acuerdo Humanitario, pues el gobierno colombiano no ofreció ningún apoyo efectivo para ese costoso y complejo proceso. Ayuda igualmente solicitada a Naciones Unidas ».

fayardcouveet4e081020081.pdf