COUR PENALE INTERNATIONALE
02 mars 2013
L’attentisme n’est plus de mise pour défendre les centaines de milliers d’enfants victimes de viols en France et à jamais détruits à cause de l’omerta en vigueur sur leur drame par la faute du pouvoir depuis les procès d’Outreau.
A l’heure où sortent cette semaine à Paris le film de Serge Garde « Outreau, l’autre vérité » et mon livre « Retour à Outreau - Contre-enquête sur une manipulation pédocriminelle » (Editions KontreKulture), il est temps de sonner le tocsin à La Haye auprès de la Cour pénale internationale, pour qu’y soient jugés ces crimes contre l’humanité commis dans l’ancien pays de droits de l’homme.
J’appelle ici tous les juristes, ONG, et associations dédiés à la défense des enfants en danger à se mobiliser dans un front commun pour engager une telle initiative auprès de cette Cour.
Si un seul adulte a pu faire récemment la Une des médias pendant près d’une semaine pour avoir grimpé sur une grue à Nantes afin de réclamer un droit de visite de ses enfants dans une affaire de divorce, imaginez la répercussion potentielle d’une telle initiative à La Haye face à l’immonde tragédie vécue au quotidien par toutes ces petites victimes de viols, sodomies et autres abus sexuels !
Non seulement ces martyrs ne sont plus écoutés quand ils osent dénoncer ces crimes, mais ils sont de plus en plus retirés à leurs mères pour être confiés à …leurs prédateurs, dans une totale perversion du droit. Cette entrave à la justice en France a été dénoncée en 2003, sans jamais être rectifiée, par le rapport de l’ONU sur la pédocriminalité dans notre pays. Dans son bilan, le rapporteur des Nations Unies, l’Uruguayen Juan Miguel Petit, ainsi que je le révèle dans mon livre, avait mis en garde Paris contre le recours par la justice au placement d’enfants sans attendre, comme l’exige le droit, la fin des enquêtes dans les dossiers de ce type.
C’est toujours le cas en mars 2013, en France, comme en témoignent les multiples affaires dont j’ai été saisi par des familles depuis le début de mon investigation en février 2011. Le constat des abus en série a pris un caractère abominable.
J’accuse la France, plus précisément les pouvoirs de gauche comme de droite depuis Outreau, ainsi que leurs relais dans tous les organismes en principe chargés de lutter contre les crimes sexuels sur des mineurs, de complicité avec cette barbarie impunie, qu’elle soit active ou passive par l’omission de poursuites contre les prédateurs.
Les chiffres déjà publiés sur ce site parlent d’eux-mêmes : 15.000 mineurs ont été violés ou victimes d’abus sexuels en France en 2012, selon l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), présidé par Alain Bauer. Il s’agit d’un organisme d’Etat incontesté, mais ses données sur l’enfance victime sont ignorées par le pouvoir et les médias. Vous pouvez imaginer le nombre réel de gamins violés quand on sait leur difficulté à oser dénoncer de telles atteintes à leur innocence, et leur manipulation par des adultes habiles à comparer une fellation ou une sodomie à un acte d’amour « normal ».
Le gigantisme de ce drame dépasse l’entendement. Même Jean Dujardin, avant son Oscar à Hollywood en 2012, a pris officiellement fait et cause pour les « plus de 200.000 enfants en danger en France », dans une adresse publiée par une ONG.
Seul le bulldozer d’une mobilisation groupée devant la cour de la Haye pourra briser le glacis de l’omerta et retourner la terre pour en faire sortir l’humus de la vérité enfouie depuis le dernier procès d’Outreau en 2005.
Si rien n’est fait pour entamer une telle procédure, va-t-on attendre le suicide de l’un ou l’autre de ces enfants victimes pour que se déclenche un processus salutaire? L’absence d’une telle issue funeste tient déjà du miracle. Je puis témoigner que deux des petits violés à Outreau ont échappé de peu à la mort après avoir tenté de mettre fin à leurs jours à plusieurs reprises. J’en ai les preuves, inscrites dans mon livre, mais aucun média ne vous en a parlé…
N’hésitez pas à me contacter ou à donner mon adresse à tous ceux qui partagent cette volonté de monter au front pour faire triompher la parole des enfants, jusqu’ici occultée.
13 septembre 2011
La France n’est pas une république banannière, car ce qualificatif dénigre un fruit sain et utile, mais un immonde cloaque fourmillant de rats acharnés à sa perte : tous les élus et présidents de la Ve république (avec un r minuscule).
On le savait déjà ici, mais les révélations en cours de Robert Bourgi, ex-conseiller de Chirac, sur les plus de 20 millions de dollars donnés par des potentats africains et qu’il a remis en billets de banque, dans des valises ou des sacs, à l’ex-président français et à Dominique de Villepin entre 1997 et 2005 ne font que confirmer la pourriture du régime fondé par le général de Gaulle.
Pris de repentance, l’avocat Bourgi a mis en route son « ventilateur de merde » (expression espagnole). Son engin éclabousse à tout-va l’ensemble de la classe politique, depuis Pompidou jusqu’à maintenant. On ignore s’il a été mis sur orbite par Sarkozy, dont il était le conseiller occulte jusqu’à une date récente, mais si c’est le cas, le boomerang retombe déjà sur son mentor. Selon Jean-François Probst, ex-conseiller de Chirac, l’un de ces rois africains aurait versé 1,5 millions d’euros au président actuel pour sa campagne de 2007.
Je ne vous rappelle pas le détail tout ce qui a été dit et écrit depuis deux jours par Bourgi et ses contradicteurs, qui poussent des cris d’orfraie, comme tous les voyous pris la main dans le sac, celui des bienfaits reçus de cinq roitelets africains : les liasses de billets entassées par Chirac dans son armoire, les paquets de bifetons comptés par de Villepin, les cadeaux à l’effigie de Napoléon 1er prodigués à ce dernier, le loyer de l’amicale de Juppé payé par Omar Bongo, le soutien à la campagne de Le Pen en 1988, et les services rendus dans le passé à Pompidou, Giscard d’Estaing et Mitterrand par ces potentats, avec, comme intermédiaire de l’ex-président dit socialiste, l’incontournable Roland Dumas, cet avocat ancien ministre et ex-président du conseil constitutionnel, déjà condamné par la justice.
L’accusateur public Robert Bourgi avoue ne disposer d’aucune preuve matérielle de ses dires, dans ces affaires de billets sans trace bancaire, et la plupart des délits révélés sont déjà prescrits. Mais comme il s’agit de larcins au plus haut niveau de l’Etat, et non d’un vol de poules, on ne voit pas comment une justice indépendante ne pourrait engager illico une enquête préalable judiciaire.
Je précise mordicus: le motif d’une telle ouverture d’enquête peut y compris concerner un crime contre l’humanité, devant la cour pénale internationale de La Haye, puisque ce siphonage de millions d’euros a été effectué aux dépens de populations africaines qui meurent de faim.
Le quotidien Le Monde, dans un éditorial a minima ce 12 septembre sur l’image d’une « démocratie dégradée, salie » quand il s’agit d’un hold up généralisé, ose quand même évoquer « la nécessité pour le parquet d’ouvrir une enquête. Il faut savoir ce qu’il en est de la réalité des faits invoqués avec force détails par M. Bourgi. On ne comprendrait pas que de telles accusations puissent rester sans suite judiciaire ».
Cette fausse naïveté du journal vise à mieux couvrir sa complicité occulte, comme celle de ses confrères, avec la pourriture de nos élus, de la base au sommet de l’Etat, dans une corruption quotidienne, à des échelons divers. Le Monde n’ignore pas qu’aucun procureur n’osera ouvrir en France une telle enquête, puisque tous les juges dépendent du président, au sein du Conseil supérieur de la magistrature, pour leur avancement ou éventuelle sanction.
Au sujet du Monde, j’en remets une couche. Dans un papier posté ici le 1er janvier dernier, j’avais publié ces lignes : « Ce quotidien n’a toujours pas publié le câble du Département d’Etat américain sur le « financement de la gauche et notamment de la droite en France, dont Chirac et Sarkozy», par une partie des 28 millions d’euros détournés par la mafia gabonaise de l’ex-président Omar Bongo au détriment de la BEAC (Banque des Etats d’Afrique Centrale). Or cette note de l’ambassade américaine au Cameroun, avec comme source un haut fonctionnaire de la BEAC, a été publiée depuis quatre jours par…El Pais, en espagnol ».
Ni la droite ni la gauche, encore moins le Parquet, n’avaient réagi à ces preuves.
Ainsi donc de Dominique de Villepin, ce Raspoutine à toupet blanc huilé du bleu de sa fausse noblesse. Il m’a suffi d’un clic sur google pour retrouver la trace de sa vente aux enchères à Drouot, en mars 2008, de souvenirs napoléoniens, pour près de 1,5 millions d’euros. Robert Bourgi avait évoqué dimanche les multiples cadeaux offerts à Villepin par les roitelets africains, et une vente aux enchères par lui de ces trésors.
Une justice indépendante devra exiger de l’ancien ministre qu’il explique comment il a pu, petit attaché d’ambassade sans fortune déclarée à Washington puis à New Delhi, sans jamais accéder au poste d’ambassadeur, avant d’entrer en 1995 dans le « cabinet noir » du président Chirac pour y étouffer les scandales financiers de son mentor, a pu accumuler 335 lots de manuscrits napoléoniens d’une valeur inouïe.
Une même justice indépendante devra demander des comptes au même individu pour les millions d’euros dépensés par lui à fonds perdus, aux frais du contribuable, dans son opération bidon en 2003 pour tenter de ramener en France la Colombienne Ingrid Betancourt, son ex-élève et amie de coeur, alors otage des FARC en Colombie, sans l’accord du chef de l’Etat (cf. mes livres sur la question).
De Villepin et tous les autres ne seront déférés un jour, comme présumés innocents, que devant une justice populaire, avec des magistrats indépendants désignés par le peuple et non par le pouvoir. Jamais les élus, corrompus à tous les niveaux ne serait-ce que par les salaires indécents qu’ils s’attribuent, n’accepteront la levée d’une telle juridiction qui les menacera tous, du premier lambda au dernier Sarkozy.
La place est libre pour ce véritable tribunal populaire. Aux Français d’en décider la mise en place, par les moyens qu’il leur revient de trouver.
Por Eduardo Mackenzie
23 de agosto de 2010
Qué bueno que René Guarín Cortés, quien se presenta como “vocero” de las víctimas del palacio de Justicia, haya confesado ante El Espectador su pasado criminal. Esa confesión de parte, él la realiza, claro, bajo la presión de los medios de información, pues él había callado esa condición todos estos años. Dos periodistas, Ricardo Puentes Melo y Claudia Morales, luego de explorar nuevas pistas, revelaron la semana pasada que Guarín había sido miembro del M-19 y había participado, en mayo de 1988, con armas en la mano, en el secuestro del publicista Jorge Valencia Ángel. Este escapó a la triste suerte que le tenía preparada la temible organización, gracias a la valerosa acción de la Policía, y se vio obligado a abandonar el país por un rato.
El descubrimiento acerca del pasado de Guarín confirma que la acusación contra el Coronel Luis Alfonso Plazas Vega es arbitraria y artificial. En el juicio que existe contra él desde febrero de 2007 se vienen utilizado mentiras, pruebas totalmente inapropiadas y métodos inadmisibles en un Estado de derecho. Por eso, el absurdo fallo condenatorio de 30 años de prisión debe ser rechazado por los jueces que resolverán la apelación interpuesta por la defensa.
La juez que condenó en primera instancia al Coronel Plazas parece no haber sido puesta al corriente de que Guarín obraba políticamente y no sólo por un deber familiar. Ahora es claro que él trató de influir y desviar ese fallo por odios políticos, guiado por motivaciones que él no se atrevió a revelar durante la instrucción.
René Guarín debería hacer un esfuerzo adicional de clarificación de su pasado pues ese proceso penal sigue su curso (todo el mundo está pendiente de la apelación) y lo que él le contó a El Espectador está lejos de ser exacto y completo. Hay aspectos de su pasado que, por ejemplo, el se empeñó en ocultar a RCN, a La W y al citado matutino.
Habría que saber exactamente qué hay detrás de ciertas declaraciones que Guarín dio a la juez. Cuando él dice que la persona que en un video aparece saliendo del palacio de justicia en hombros de un soldado es su hermana, afirmación que pesó en la decisión de la juez, quien testimonia? ¿El hermano o el militante? ¿Los dos a la vez? ¿Qué validez puede tener ese testimonio? ¿Qué valor puede tener el testimonio del miembro de una organización que se fijó por meta culpar al precio que fuera a los militares de esa tragedia para lavar su propia responsabilidad y la del narcotráfico?
Ese propósito fanático sigue vivo en Guarín. La semana pasada, cuando La W lo interrogó, Guarín reiteró: “El Ejército se tomó el Palacio de Justicia ». No, el palacio se lo tomó el M-19. Si esos terroristas no hubieran asaltado el palacio de justicia Cristina Guarín no habría muerto. ¿Por qué René Guarín y su padre decidieron que los culpables de la muerte de ella no eran los asaltantes sino los defensores del palacio? ¿Porque desde el primer momento el odio político los obligaba a razonar de esa forma?
La confesión de Guarín le dio más brillo al testimonio de María Nelfi Díaz. Desde hace 24 años la ex ascensorista del Palacio de Justicia afirma que es ella quien fue sacada en hombros por el soldado. Si se compara la fisonomía de ella con la del video no queda duda alguna.
Por otra parte, Guarín dice que ingresó al M-19 como “auxiliar de las fuerzas especiales de este grupo guerrillero”. Es de suponer que la jefatura de la “fuerza especial” de una organización terrorista no deja ingresar de la noche a la mañana a un neófito, a un simple estudiante sin formación política-militar especial. Guarín, sin embargo, en su versión, pretende dar esa impresión: de alguien que, herido por la muerte de su hermana, ingresa sin más a una fuerza especial del M-19. ¿Guarín oculta quizás una militancia previa en el M-19, o en otra organización armada, anterior a 1986? ¿Qué experiencia era necesaria para ingresar a una « fuerza especial » del M-19? ¿Ninguna en particular?
Guarín omite otro detalle: que al secuestrar a Jorge Valencia Ángel él llevaba armas que habían sido robadas a una estación de policía de Nemocón asaltada por el M-19 en 1986, según reveló El Espectador al día siguiente de la captura de Guarín, de la otra secuestradora y de la muerte de otro integrante del comando. En ese momento, dos otros terroristas, un hombre y una mujer, escaparon. Guarín no habla de ellos. ¿No fueron acaso todos indultados? Guarín quizás no lo dijo pues el negligente periodista no se lo preguntó. Difícil es creer que el periodista de El Espectador no haya leído el artículo de El Espectador del 28 de mayo de 1988, que menciona esos importantes detalles.
Del artículo de 1988 se puede deducir la hipótesis de que Guarín participó en el asalto a Nemocón donde un policía fue asesinado por los atacantes. ¿Qué tiene que decir al respecto el señor Guarín?
Guarín admite que participó en el asalto a un banco (pero no da detalles), y que fue ladrón de carros. Guarín afirma que cumplió sus “primeras tareas” en el M-19 “guardando armas y documentos en su casa del barrio La Esmeralda [de Bogotá]”, a espaldas de sus padres José y Elsa.
Conocido por sus histéricas arengas contra el Coronel Plazas, en mítines ilegales frente al juzgado que ventilaba el proceso, el vocero y activista dice que estuvo preso una sola vez, desde el 27 de mayo de 1988 hasta el 29 de diciembre de 1988, es decir que solo pagó siete meses de detención por los delitos de secuestro agravado y ataque a una patrulla de policía. Conclusión obligada: ello muestra que la corrupción y la infiltración subversiva de la justicia penal ya existían, y de qué manera, en esos momentos.
Guarín dice que de los cinco hermanos, Cristina Guarín, ex empleada de la cafetería del Palacio de Justicia, era su “hermana menor”. Sin embargo, ante un juez, René Guarín declaró lo contrario, que ella era mayor que él, que al momento de la tragedia del Palacio de Justicia ella tenía 26 años y él 22. “Nosotros éramos los hermanos seguidos, ella era la séptima y yo era el octavo y último”. ¿Por qué el señor Guarín presenta esta nueva versión sobre la edad de su difunta hermana?
Guarín cuenta que, tras ser soltado por la justicia, volvió al terrorismo, en febrero de 1989. Dice que guerrilleaba en Santander, y que así siguió hasta diciembre de 1989, cuando el gobierno concedió el indulto a los miembros del M-19 y que su padre murió el 19 de febrero de 2001.
Guarín se confunde, o ignora hechos claves del asunto que tanto lo motiva, cuando asegura que “en 2005 los medios de comunicación revivieron el tema” de los supuestos “desaparecidos” del palacio de justicia.
Quienes “revivieron” eso fueron los del M-19, y desde agosto de 1989. Al final de ese mes, el semanario comunista Voz realizó un montaje desinformador basado en las falsas “declaraciones” de un “testigo” de los hechos del palacio de justicia, Ricardo Gámez Mazuera. Este, falso policía y falso testigo de la tragedia del palacio, apoyado siempre por el sacerdote jesuita Javier Giraldo, voló 48 horas después a Brasil y de allá viajó a Europa donde se oculta desde entonces. Gámez Mazuera no pudo haber sido testigo de nada pues había sido retirado de la policía, por deserción, en 1979. Ese misterioso personaje nunca presentó formalmente sus acusaciones ante un juez. Voz relanzó así, en agosto de 1989, “el tema” del palacio de justicia, con un vulgar montaje de desinformación y con una andanada de invenciones confusas contra la Sijin, el batallón Charry Solano, varios militares y hasta contra la embajada “sionista” de Israel en Bogotá. ¿Qué papel jugó René Guarín en la confección del simulado torpedo de Voz?
Debe haber jugado algo pues René Guarín viajó a Europa y, con ayuda de una Ong belga, filmó a Gámez Mazuera, para que repitiera la retahíla mendaz que él fue incapaz de presentar ante un juzgado. Guarín la entregó a la fiscal Ángela Buitrago y ésta la incorporó al proceso en 2006. Meses después, otra copia fue a parar a una revista bogotana. Al día siguiente, Colprensa y la AFP redactaron sus respectivos resúmenes y diarios de Bogotá, Cali, Cartagena, Barranquilla, Manizales y Pereira, los publicaron el 9 de abril de 2007. Tal convergencia, sobre hechos no verificados, fue un golpe contra la prensa libre, y un malísimo precedente en un país democrático. Empero, así se construyó uno de los montajes más espectaculares y más falsos (pues las afirmaciones de Gámez Mazuera nunca fueron confirmadas) contra los militares leales que derrotaron el sangriento golpe de Estado que el M-19 intentó realizar el 6 de noviembre de 1985.
La investigación de esas y otras andanzas del señor Guarín continuará sin duda.
11 août 2010
Le rétablissement des relations diplomatiques hier entre Bogota et Caracas, durant le sommet entre Hugo Chavez et le nouveau président colombien Juan Manuel Santos, inclut une donnée explosive : la disparition des FARC sur le territoire vénézuélien !
Le président vénézuélien s'est engagé à ne « pas permettre la présence de groupes armés sur son territoire », a affirmé Juan Manuel Santos. « Le président Chavez m'a réitéré qu'il ne permettrait pas la présence de groupes armés sur son territoire. Je crois que c'est un pas important pour que les relations soient maintenues sur des bases fermes », a-t-il déclaré à la presse à Santa Marta, où les deux pays ont renoué leurs relations.
Chavez a pour sa part déclaré que « le gouvernement vénézuélien ne soutient pas et ne soutiendra pas (…) ni permettra la présence de guérillas ni du narcotrafic ».
Sans nier le phénomène de cette présence des terroristes sur son territoire, il a demandé à ce que l'on n'accuse pas son gouvernement de les « soutenir ».
« Nous devons vaincre les démons, président », a ajouté Chavez en s'adressant à son homologue: « Il y a des gens qui veulent que nous soyons fâchés ».
Le Venezuela avait rompu le 22 juillet ses relations diplomatiques avec la Colombie, après la présentation devant l'Organisation des Etats américains (OEA) par Bogota de documents censés prouver la présence « active » en territoire vénézuélien de quelque 1.500 membres de la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).
Caracas avait jugé ces documents mensongers et estimé que ce geste montrait les intentions « guerrières » du président colombien sortant Alvaro Uribe, qui vient d’engager des poursuites contre Hugo Chavez devant la Cour pénale internationale pour son appui avéré aux FARC.
Que va faire Chavez, en proie à une crise intérieure sans précédent malgré le pactole du pétrole ? L’eau et l’électricité ne suffisent pas, l’inflation galope, les produits de première nécessité manquent.
On a peine à imaginer qu’il va expulser les 1500 rebelles abrités chez lui et dont il soutient les commandants également réfugiés derrière la frontière (Ivan Marquez, Granobles, Timochenko, Jesus Santrich, et le plus que sinistre Rodrigo Granda, libéré de sa prison colombienne sous la pression de Sarkozy en 2007 pour lui faire endosser un rôle de médiateur de paix qu’il a oublié avant de rejoindre la guérilla).
Va-t-il intervenir pour provoquer leur démobilisation et réintégration à la vie civile en Colombie, comme des milliers de rebelles l’ont fait sous l’ère d’Alvaro Uribe dans le cadre du plan Justice et paix ? La récente proposition de Piedad Cordoba, amie de Chavez et des FARC, pour une démobilisation d’un groupe des FARC non identifié, pourrait être le signe avant-coureur d’un tel épilogue explosif …
A suivre…
10 août 2010
Qualifié de « claire menace contre le Venezuela » le 20 avril dernier par Hugo Chavez, Juan Manuel Santos reçoit en ce moment son homologue vénézuélien à Santa Marta, sur la côte caraïbe, dans la propriété où est mort en 1830 Simon Bolivar, le « libérateur » de l’Amérique du sud.
Cette apostasie de Chavez en dit long sur la décrépitude de son pouvoir dans un pays en berne, et sa disposition à négocier à la baisse ses prétentions politiques à une hégémonie dans le Cône sud après y avoir joué un rôle de meneur castriste.
Faux dur, comme lors de son coup d’Etat manqué en 1992 quand il s’était caché dans un cabinet de toilettes à Caracas avant d’être arrêté, Hugo Chavez a toutes les raisons du monde pour redouter d’être traduit devant la Cour pénale internationale (CPI) pour sa complicité active avec les terroristes colombiens des FARC.
Le président du Venezuela redoute les dossiers de l’armée colombienne, saisis sur les ordinateurs de Raul Reyes après son élimination le 1er mars 2008, sur les multiples preuves réunies contre lui.
A la veille de son départ après 8 ans au pouvoir à Bogota, l’ex-président Alvaro Uribe a porté plainte devant la CPI contre Chavez pour sa collaboration avec les FARC. Le chef de l’Etat vénézuélien est accusé d’héberger sur son territoire 1500 rebelles colombiens, dont plusieurs de ses chefs, dont Ivan Marquez, Jésus Santrich, Timochenko, Granobles, et Rodrigo Granda, celui que Nicolas Sarkozy avait fait libérer en 2007 en échange d’un rôle de médiateur qu’il n’a jamais respecté.
Alvaro Uribe est prêt à témoigner contre Hugo Chavez devant la CPI, si elle accepte cette plainte de victimes de la guérilla des Farc dont Uribe dénonce la « présence » au Venezuela, a annoncé un avocat à l'AFP.
Uribe a été sollicité pour témoigner au moment de la rédaction de la plainte « et il m'a dit que oui », il le ferait, a dit lundi Jaime Granados, chargé de l'affaire. L'ex-président peut témoigner « sur ce qu'il sait et sur tous les rapports qu'il a passés » au président vénézuélien sur cette situation, a-t-il ajouté.
Me Granados, ancien avocat de M. Uribe, a expliqué avoir envoyé vendredi par la poste une plainte contre M. Chavez à la Cour pénale internationale à La Haye, et une autre contre l'Etat vénézuélien à la Cour interaméricaine des droits (CIDH) de l'Homme basée à Washington.
« On m'a confirmé qu'elles étaient déjà arrivées. Maintenant, l'analyse de recevabilité commence », a-t-il dit.
Les deux plaintes ont été déposées au nom de victimes dont l'identité n'a pas été révélée, et portent notamment sur la présence présumée de camps des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) au Venezuela.
Le 22 juillet, l'ambassadeur de Colombie auprès de l'Organisation des États américains (OEA), Luis Hoyos, avait présenté une série de preuves (images satellitaires, coordonnées GPS, photos) sur la présence « active » de quelque 1.500 rebelles colombiens au Venezuela.
Hugo Chavez avait immédiatement annoncé la rupture des relations avec la Colombie.
Le président du Venezuela va tenter par tous les moyens possibles de séduire Juan Manuel Santos, qualifié par lui de « claire menace » en avril dernier, pour inverser la vapeur et obtenir le retrait de la plainte auprès de la CPI.
C'est dans ce cadre qu'intervient à mon avis l'annonce hier de son alliée colombienne, la sénatrice Piedad Cordoba, sur un projet de démobilisation de guérilleros des FARC et de l'ELN. Chavez ayant demandé récemment aux rebelles de libérer leurs otages et d'abandonner la lutte armée, on peut s'attendre à des rebondissements quant à l'éventuelle reddition de la guérilla évoquée ici hier sur mon site.
Gracias a Eduardo Mackenzie por su traduccion en castellano de mi articulo!
Por Jacques Thomet
Un journalisme d’Investigation, Paris
http://jacquesthomet.unblog.fr/
1 de junio de 2010
El triunfo de Juan Manuel Santos en la elección presidencial, que le asegura ser elegido el 20 de junio próximo en la segunda vuelta para suceder a Álvaro Uribe, ha eclipsado una terrible decisión dictatorial: el encarcelamiento ordenado por una juez cómplice de la mafia contra el ex Jefe de la lucha contra el blanqueo de capitales, Mario Aranguren, y su adjunto, Luis Eduardo Daza, únicamente porque ellos cumplieron su misión!
La Corte Penal Internacional (CPI) deberá juzgar un día a todos los miembros de esa magistratura colombiana corrupta hasta el tuétano y cómplice tanto de los traficantes de drogas como de la barbarie terrorista de las FARC. Ex-Jefe de la UIAF (Unidad administrativa especial de Información en el Análisis Financiero), el equivalente colombiano del Tracfin ( del ministerio de Hacienda francés) y de todos los organismos encargados de combatir los delitos financieros en el mundo, Mario Aranguren, conocido por su integridad, así que su adjunto, son castigados con la cárcel por investigar al mafioso Asencio Reyes y sus relaciones sulfurosas con los magistrados de la Corte Suprema de Justicia (CSJ).
Los miembros de esa « Corte que suprime la justicia » –su apodo actual–, son conocidos por sus vínculos probados con el narcotráfico y con los terroristas de las FARC, como este blog lo ha revelado en varias ocasiones. El juez español Baltasar Garzón, quien acaba de ser nombrado, por siete meses, asesor del director de la CPI, el argentino Ocampo, conoce bien a Colombia por haber ido varias veces a una reserva indígena. El podría restaurar su reputación, algo decrépita desde que fue suspendido en España, si hace comparecer ante la CPI a los magistrados colombianos, incluida la juez Jenny Jiménez, por complicidad con los criminales.
Al mismo tiempo que la justicia colombiana le concede el beneficio de la casa por cárcel a un asesino bajo las órdenes del jefe paramilitar Don Berna, Mario Aranguren será internado en la cárcel en la Picota, llena de matones, terroristas y mafiosos, los mismos que él había combatido!
¿Qué esperan sus homólogos de las UIAF del mundo entero, incluidos los franceses de Tracfin, para denunciar este atentado contra la justicia?
Los informes de la UIAF sobre tres altos magistrados presuntos culpables de actividades ilegales habían designado cuatro personas en 2008: el ex presidente del Consejo de Estado, Rafael Osteau de Lafont Pianeta, el magistrado de la Corte Suprema, Yesid Ramírez Bastidas (su ex Presidente), el magistrado del Consejo Superior de la Judicatura, José Alfredo Escobar Araújo, y el ex presidente de la Corte Suprema de Justicia, Carlos Isaac Nader. Mario Iguarán, el Fiscal General en esa época, conocido por sus vínculos con la extrema izquierda, había archivado el caso sin ninguna acción adicional, a pesar de la acumulación de indicios. Esos funcionarios son sospechosos de tener estrecho contacto con Giorgio Sale, un hombre de negocios italiano detenido y encarcelado en su país en noviembre de 2006 por tráfico de drogas y blanqueo de dinero. El estaba relacionado con Salvatore Mancuso, el líder paramilitar colombiano extraditado a los Estados Unidos el 15 de mayo de 2008 junto con otros 14 jefes paramilitares. En su restaurante, La Enoteca, en Barranquilla, en la costa caribeña de Colombia, los magistrados de Bogotá tenían mesa franca…
Según una investigación realizada por la revista Semana de Bogotá, en junio de 2006, 20 de los 23 magistrados de la Corte Suprema de Justicia había aceptado una invitación para viajar a Neiva (800 km al sur de Bogotá) con sus esposas, el 9 de junio de ese año, para festejar la designación por sus pares de Yesid Ramírez Bastidas como presidente de la Corte Suprema de Justicia. Los billetes de avión Bogotá-Neiva-Bogotá (cuyo costo fue de más de 10.000 dólares), más el hotel y las fiestas para toda esa gente (por una cantidad indeterminada) fueron pagados por Asencio Reyes Serrano. Propietario de la agencia de viajes « Viajes y Turismo Basán”, este personaje posee un edificio en copropiedad con José María Ortiz Pinilla, extraditado a los Estados Unidos en 2007 por tráfico de drogas. « Nosotros no íbamos a comprobar quien pagó los gastos del viaje y no vimos ningún mal en ese desplazamiento », respondió sin identificarse uno de los magistrados a la revista Semana. Esa respuesta dice mucho acerca de la facilidad con que se prevarica en la Corte Suprema de Justicia, la cual no tiene nada que ver con la de los Estados Unidos. Yesid Ramírez Bastidas también recibió un regalo de Giorgio Sale, en el año 2006: un costoso reloj de oro, marca Locman. ¡Él mismo lo admitió!
Conclusión (provisional, espero): los mafiosos deambulan por las calles, sobornan a los jueces, pero quienes luchan contra ellos terminan en la cárcel! La senadora Piedad Córdoba, agente de las FARC, aún no ha sido oída, y mucho menos inculpada, a pesar de la apertura de una investigación en su contra en 2008, la cual ha sido confirmada este año. Usted comprenderá por qué, a veces, me canso de gritar en el desierto en este modesto blog ante el silencio cómplice de los medios de comunicación y ante la inercia del ministerio público colombiano.
1er juin 2010 Le triomphe de Juan Manuel Santos aux présidentielles, qui l’assure d’être élu le 20 juin au second tour pour succéder à Alvaro Uribe, a occulté une effroyable décision dictatoriale d’incarcération prise par une juge complice de la mafia contre l’ancien chef de la lutte contre le blanchiment d’argent, Mario Aranguren, et son adjoint Luis Eduardo Daza, pour avoir accompli seulement leur mission !
La Cour pénale internationale devra juger un jour tous les membres de cette magistrature colombienne corrompue jusqu’à l’os et complice tant des trafiquants de drogue que des terroristes barbares de la guérilla des FARC. Ex-chef de l’UIAF (Unité administrative spéciale d’information en analyse financière), équivalent du Tracfin français ( au sein du ministère des Finances) et de tous les mêmes organismes chargés de combattre les crimes financiers dans le monde, Mario Aranguren, réputé pour son intégrité, ainsi que son adjoint, sont punis du cachot pour avoir enquêté sur le mafieux Ascencio Reyes et ses relations sulfureuses avec des juges de la Cour suprême de justice (CSJ). Les fonctionnaires de cette « Cour qui supprime la justice » – son surnom actuel -, sont connus pour leurs liens avérés avec le narcotrafic et les terroristes des FARC, comme ce blog l’a déjà révélé à maintes reprises. Le juge espagnol Baltasar Garzon, récemment nommé, pour sept mois, conseiller du directeur de la Cour pénale internationale, l’Argentin Ocampo, connaît bien la Colombie où il se rend régulièrement dans une réserve indienne. Il redorerait son blason, passablement décati depuis sa suspension en Espagne, en citant à comparaître les magistrats du pays andin, dont cette Jenny Jimenez, devant la CPI, pour complicité avec les criminels.
Alors que cette même justice colombienne vient de permettre à un tueur aux ordres du chef paramilitaire Don Berna de passer sa détention à la maison, Mario Aranguren sera interné à la prison de la Picota, replète de tueurs, de terroristes et de mafieux qu’il avait combattus !
Qu'attendent les homologues de l'UIAF dans le monde, dont ceux du Tracfin français, pour dénoncer cette atteinte à la justice ?
Les rapports de l’UIAF sur trois hauts magistrats présumés coupables d’activités illégales, avaient déjà épinglé en 2008 quatre personnes: le président du Conseil d’Etat : Rafael Ostau de la Font, le magistrat de la Cour Suprême Yesid Ramírez (son ancien président), le magistrat du Conseil supérieur de la Judicature, José Alfredo Escobar Araújo, et l’ex-président de la Cour suprême Carlos Isaac Nader. Mario Iguaran, alors procureur général, connu pour ses liens avec l’extrême gauche, avait classé le dossier sans suite, malgré l’amoncellement des indices. Ces magistrats sont soupçonnés de contacts étroits avec Giorgio Sale, homme d’affaires italien arrêté et détenu dans son pays depuis novembre 2006 pour trafic de drogue et blanchiment d’argent. Il était lié à Salvatore Mancuso, le chef des paramilitaires colombiens extradé aux USA le 15 mai 2008 avec 14 autres « paras ». Dans son restaurant La Enoteca, à Barranquilla, sur la côte colombienne des Caraïbes, les magistrats de Bogota y avaient table ouverte…
Selon une enquête de la revue Semana en juin 2006, 20 des 23 juges de la Cour suprême avaient accepté une invitation de se rendre à Neiva (800 km au sud de Bogota) avec leurs épouses, le 9 juin de cette année-là, pour célébrer la désignation de Yesid Ramirez Bastidas par ses pairs comme président de la Cour. Les frais de voyage aérien aller-retour Bogota-Neiva (plus de 10.000 dollars), d’hôtel et de ces agapes (pour un montant indéterminé) ont été réglés par Ascencio Reyes Serrano. Propriétaire de l’agence de voyage « Viajes y Turismo Basan », ce personnage possède un immeuble en co-propriété avec José Maria Ortiz Pinilla, extradé aux USA en 2007 pour trafic de drogue. «Nous n’avions pas à vérifier qui payait les frais de notre voyage et n’avons vu aucun mal dans ce déplacement », avait répondu sans s’identifier l’un des magistrats à la revue Semana. Cette réaction en dit long sur les facilités de la prévarication au sein de la Cour suprême, qui n’a rien à voir avec celles des USA. Yesid Ramirez Bastidas a également reçu en cadeau, en 2006, une montre en or onéreuse, de marque Locman, offerte par Giorgio Sale. Il l’a déjà reconnu !
Conclusion (provisoire, je l’espère) : les mafieux courent les rues, subornent les juges, mais ceux qui les combattent finissent en prison ! La sénatrice Piedad Cordoba, artifice des FARC, n’a toujours été ni entendue, et encore moins inculpée, malgré l’ouverture d’une enquête contre elle en 2008 et confirmée cette année. Vous comprendrez pourquoi j’en ai parfois assez de crier dans le désert depuis ce modeste blog face au silence complice des médias colombiens et à l’inertie du ministère public.
| 11 MAI 2010 Imbu de lui-même comme personne, le cheveu bleu pétrole gominé en arrière dans un symbole de fermeté, et socialiste avoué avec son portefeuille de ministre sous Felipe Gonzalez, Baltasar Garson vient de trouver un échappatoire pour esquiver les foudres de la justice espagnole. Il tente d’intégrer la Cour pénale internationale (CPI), comme conseiller externe, à la demande de son président, l’Argentin Luis Moreno Ocampo. Ce juge éminemment politique, partisan, voire extrémiste, est accusé pêle-mêle : - d’avoir voulu rouvrir, malgré l’amnistie de 1977 en Espagne, un procès contre la répression du franquisme sans se préoccuper des barbaries commises par l’autre camp durant la guerre civile. - d’avoir été subventionné par la banque Santander pour une série d’interventions à New York en 2005 et 2006 avant de relaxer cette entité poursuivie pour délit fiscal. - d’avoir mis sur écoutes téléphoniques illégales des avocats dans une enquête sur une affaire de corruption au sein de la droite espagnole (l’affaire « Gürtel). Si Garzon réussit à faire partie de la CPI, on pourrait assister au scandale suivant : ce juge poursuivi pour des écoutes en Espagne serait à même d’engager une enquête contre les agents secrets colombiens actuellement détenus pour avoir espionné des complices présumés des FARC, qualifiés de terroristes par l’Union européenne ! Nous allons suivre de près ce scandale potentiel, explosif au possible… |
11 septembre 2009 Les bras ne cessent de m’en tomber face à l’insupportable impunité dont bénéficie la sénatrice Piedad Cordoba, relais des des FARC, mais objet du laxisme perpétuel de la Cour suprême de justice infestée de mafiosi et de complices des terroristes.
La dernière incartade de la sénatrice au turban concerne ses commentaires diffamatoires et injurieux contre le président Alvaro Uribe à propos de la Cour pénale internationale (CPI), où sont jugés les crimes contre l’Humanité à La Haye (Pays Bas). « Le président colombien devra répondre de ses crimes commis durant son mandat devant la CPI, et y sera jugé certainement avant la guérilla des FARC », a-t-elle osé déclarer en public hier.
J’ai attendu 24 heures pour relater cette ignominie, croyant dans ma naïveté légendaire que la millionnaire sénatrice au turban (qui possède un luxueux appartement à Barcelone grâce à des fonds qui méritent de faire l’objet d’une enquête) allait être inculpée pour atteinte à la dignité du chef de l’Etat. Il n’en a rien été. La justice colombienne est restée coite, la presse n’a pas réagi, et le président n’a pas porté plainte… Cette parlementaire apatride, qui défend les prétentions du président vénézuélien Hugo Chavez à mettre tout le Cône sud sous la coupe du néo-castrisme, a accusé pêle-mêle le gouvernement d’Uribe de « violer en permanence les droits de l’Homme », et de « refuser un accord humanitaire » avec les terroristes des FARC.
Rappelons que tous les chiffres des organismes internationaux démontrent une diminution drastique, sous le régime actuel, des crimes commis contre les syndicalistes en Colombie. Rappelons encore que les 24 officiers otages des FARC, certains depuis 12 ans, subissent un martyre permanent, comme l’ont prouvé les récentes vidéos sur leurs preuves de vie. Elles les montrent tous enchaînés, avec des cadenas au cou. Même Chavez a demandé l’an dernier la libération unilatérale et immédiate des séquestrés. Last but not least, l'ONU a accusé hier les FARC d'avoir commis des crimes contre l'humanité avec ces prises d'otages.La justice colombienne, prompte à incarcérer des héros comme le colonel Alfonso Plazas grâce à de faux témoignages d’un tueur, se doit d’inculper la sénatrice sans délai. La presse colombienne, malgré ses peurs, se doit de réagir contre cette complice active des FARC. Et le président Uribe, qu’attend-il pour porter plainte ? Je puis vous assurer qu’en France la sénatrice serait illico poursuivie, avec une demande de levée de son immunité parlementaire pour un jugement devant ses pairs.
09 septembre 2009
Le représentant en Colombie du Haut-Commissariat aux droits de l'Homme de l'ONU, Christian Salazar, a accusé mardi la guérilla des Farc de commettre un crime de lèse-humanité en maintenant en otages des militaires et policiers colombiens et a demandé leur libération immédiate.
La veille l'armée colombienne avait diffusé des enregistrements vidéos saisis, selon elle, à un messager de la guérilla et montrant une dizaine de ces otages enchaînés par le cou, malades et d'une extrême maigreur.
« Vraiment il ne s'agit plus d'un simple maintien en captivité, il s'agit de crimes contre l'humanité », a affirmé Salazar à la presse.
« L'utilisation de la séquestration comme méthode de guerre, le traitement cruel, inhumain, dégradant des otages et la captivité prolongée, dans certains cas de huit, dix, douze ans, pourraient être considérés comme un crime de lèse-humanité », a-t-il souligné.
Salazar a rappellé que l'ONU avait demandé à de nombreuses occasions aux Farc de libérer les otages et a exigé qu'elles le fassent « immédiatement et sans conditions ».
Les Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie) détiennent 24 militaires et policiers en otages dans la forêt avec l'intention de les échanger contre 500 de leurs militants en prison, y compris trois emprisonnés aux Etats-Unis.
Il ne reste plus à la Cour pénale internationale qu'à lancer des mandats d'arrêt contre les terroristes des FARC. Qui vivra verra… L'ONU aura mis 45 ans à comprendre ce que tout le monde, dont ce blog, hurle depuis des lustres.