COLOMBIE: DERNIERES NOUVELLES
27 juillet 2012
Aucun de mes lecteurs sur les questions d’Amérique Latine n’ignore le contexte dramatique de la Colombie, avec la persistance d’une guérilla terroriste (les FARC), dans une totale impunité pour ses zélateurs et complices, comme c’est le cas pour Piedad Cordoba.
Cette ex-sénatrice au turban, privée de son siège pour son activisme officiel en faveur de la mafia criminelle des FARC, qui vit du trafic de la cocaïne et des enlèvements d’innocents, vient de franchir une fois de plus la ligne jaune, avec son appel aux Indiens du Cauca (sud-ouest) à « renverser le président Juan Manuel Santos ».
Le ministre de la Défense, Juan Carlos Pinzon, et le procureur général de la Nation, Alejandro Ordonez, ont aussitôt demandé son inculpation, mais l’avocat général, Eduardo Montealegre, en charge des poursuites éventuelles, a invoqué le « droit à la liberté d’expression » avant de prendre la moindre décision.
Dans tout pays démocratique digne de ce nom, comme la France, le premier individu qui appellerait à un coup d’Etat contre le chef de l’Etat, quel que
soit son grade, serait immédiatement mis aux fers.
17 mai 2012
L’actualité colombienne m’oblige à faire une parenthèse sur la pédophilie en France pour me consacrer à l’horreur en cours en Colombie, avec le terrorisme des FARC, la complicité des politiques, et la mollesse de Paris à leur encontre.
Les événements viennent de se précipiter dans le pays andin alors que les Français, bien loin de ce contexte sanglant, sont rivés sur le nouveau gouvernement.
Hier (mercredi), un attentat à la bombe en plein centre de Bogota contre la voiture de l’ex-ministre de l’Intérieur Fernando Londono ( de 2002 à 2004), sous la
présidence d’Alvaro Uribe, a tué son garde-du-corps et le chauffeur. Blessé à l’omoplate, les tympans crevés par le souffle de l’explosion, Fernando Londono a été hospitalisé. Quand on connaît le combat de cet homme contre le terrorisme des FARC, il n’est pas besoin de se poser des questions sur les auteurs de cet attentat.
Au même moment, un ancien otage des FARC, ex-député de Cali, Sigifredo Lopez, était arrêté et conduit au palais de justice de Bogota pour sa complicité présumée
avec les FARC dans la prise en otages de douze députés de Cali, dont lui-même, en juin 2002 par les terroristes en pleine assemblée. Les vidéos, enregistrements téléphoniques et clefs USB saisis dans les archives de l’ex-chef des FARC Alfonso Cano, abattu par l’armée le 4 novembre dernier, ne laissent aucun doute sur le rôle actif de Sigifredo Lopez dans cette opération. Le 18 juin 2007, tous les députés de Cali, sauf lui, avaient été abattus, criblés de 95 balles, par leurs gardiens des FARC. Le
président Simon Gaviria du parti libéral, auquel appartient l’inculpé, a déjà demandé sa suspension immédiate.
La complicité de politiciens et de juges avec les narco-terroristes des FARC n’est pas une nouveauté pour les lecteurs de mon blog. Le nouvel avocat général
Montealegre a déjà annoncé pour juin des révélations qui vont « effrayer » les Colombiens sur ces liens.
Pour finir, je suis surpris par la mollesse du nouveau président français Hollande. On vient d’apprendre qu’il a accepté de désigner un envoyé spécial à lui, comme
l’exigeaient les terroristes des FARC, pour participer à la libération du journaliste français Roméo Langlois, otage des rebelles depuis près de trois
semaines. Il lui suffisait de déléguer son ambassadeur à Bogota, l’excellent Pierre-Jean Vandoorne, mais Paris continue d’ignorer, comme sous Sarkozy, la réalité colombienne, avec des FARC qualifiées de groupe « terroriste » par l’Union européenne depuis juin 2002.
14 mai 2012
Les terroristes colombiens, non contents d’enlever ce journaliste au mépris du droit humanitaire international qu’ils ne respectent pas, viennent de mettre des conditions à sa libération au lieu de le relâcher immédiatement.
Dans un communiqué reçu par le CICR, les FARC proposent, « pour garantir encore plus sa vie et sa sécurité », de « le remettre dans un lieu sûr
à une commission comprenant la Croix-Rouge internationale, l’ex-sénatrice Piedad Cordoba et un représentant personnel du nouveau président français François Hollande ».
Ainsi donc les rebelles veulent une nouvelle fois mettre à profit leurs basses œuvres pour un coup médiatique.
Encore un peu, et ils exigeaient que François Hollande se rende dans la jungle pour récupérer Roméo Langlois…
Si Paris réagit comme il se doit, il suffit au nouveau président français de déléguer un diplomate de l’ambassade de
France à Bogota sans avoir à envoyer un factotum depuis la France.
Quant à la présence incongrue de Piedad Cordoba à cette libération, elle correspond à l’habitude des FARC de mettre au
premier plan l’ex-sénatrice au turban, complice des rebelles et haïe par le peuple colombien.
03 mai 2012
Les FARC n’ont qu’une chose à faire entre deux actes de démence dans leur parcours terroriste: libérer immédiatement Roméo Langlois, le journaliste français qu’ils ont pris comme otage depuis samedi dernier, après avoir tué deux des militaires, dont le sergent José Cortes, chargés de sa protection.
Aucune négociation éventuelle, car on peut s’attendre à tout quand on connaît comme c’est mon cas leur dialectique diabolique, ne peut être exigée de la part de ce groupe sanglant, avec leur relais dans la société locale, les soi-disant « Colombiens pour la paix », menés par l’ex-sénatrice complice des FARC, Piedad Cordoba, et le sinistre Ivan Cepeda.
Pays des droits de l’homme, le France devrait rappeler aux hors-la-loi colombiens que le respect de ces valeurs universelles n’est pas à sens unique, ce qui est hélas le cas aujourd’hui. Paris héberge en effet et subvient grassement aux besoins
des familles de certains chefs des FARC réfugiés en Francet (dont celles de Raul Reyes, Alfonso Cano, deux leaders décédés, et bien d’autres).
Dans ces conditions, comment ce groupe terroriste peut-il séquestrer un journaliste français, Roméo Langlois, qui n’a fait que son travail au service de l’information?
Si j’insiste sur ce point, c’est que je redoute le retour à une erreur monumentale semblable à celle commise en 2007 par l’ex-président Alvaro Uribe à la demande de son homologue français Nicolas Sarkozy pour tenter d’obtenir la libération d’Ingrid Betancourt (enlevée par les FARC en 2002 puis libérée par un commando de l’armée en 2008). Le chef de l’Etat colombien avait alors élargi un commandant de la guérilla, Rodrigo Granda, ainsi que 152 rebelles, en échange d’un geste humanitaire attendu des FARC en faveur de l’ex-otage colombienne. Ce fut un échec total, avec le retour dans les rangs rebelles de
tous les libérés.
La communauté internationale se doit de se mobiliser pour exiger la libération immédiate et sans aucune condition de Roméo Langlois, correspondant de France 24 et du Figaro.
03 mai 2012
(Merci à Fabio de nous avoir transmis l’info)
Toujours aux mains des FARC depuis samedi, le journaliste français Roméo Langlois a échappé de peu à la mort quand les terroristes ont attaqué le détachement de l’armée avec lequel il se trouvait pour couvrir une opération de lutte anti-drogue à Union Peneya (Caqueta).
Dans un entretien avec la radio FM de Bogota, le caporal Luis Carlos Murillo a relaté que le sergent Cortes, chargé de protéger le journaliste avec
lui, avait été tué par les rebelles, qui avaient approché jusqu’à dix mètres de leur refuge. Roméo Langlois, blessé lui-même à un bras et paniqué, avait alors jeté son casque et son gilet pare-balles pour courir en direction des rebelles et manifester ainsi sa non-appartenance à l’armée. Les combats ont fait quatre morts chez les militaires, dont le sergent Cortes.
Il serait opportun pour Paris de rendre un hommage officiel à cet officier colombien, y compris avec la légion d’honneur à titre posthume, la même qui avait été accordée à la mère d’Ingrid Betancourt en 2003, puis à l’ex-otage en 2008.
Autre information : le site d’Anncol, l’agence des FARC basée à Stockholm, a été fermé jeudi par la Suède. Quand on tente de s’y connecter,
un STOP en rouge s’affiche. Je rappelle que le 25 avril 2011, le président vénézuélien Hugo Chavez, complice des FARC, avait fait un
cadeau sans précédent à Juan Manuel Santos, nouveau président colombien, avec l’extradition depuis Caracas vers Bogota de Joaquin Perez Becerra, alias « Alberto Martinez », alors directeur d’ANNCOL, l’agence de presse des FARC installée en Suède.
01 mai 2012
Aucun média international n’a encore relevé cette mise en cause insupportable de Roméo Langlois par les FARC, qui l’ont pris comme otage samedi en Colombie. La presse colombienne a seulement fait état d’un appel téléphonique d’une soi-disant porte-parole des rebelles qualifiant ce collègue de « prisionnier de guerre ».
Dans un texte de l’agence ANNCOL (publié mardi sur son site internet), organe extérieur des FARC, le journaliste français, ainsi que l’armée colombienne, sont accusés par ces criminels de guerre d’avoir « gravement enfreint » le droit international humanitaire.
« Ils ont violé les normes du droit humanitaire international, qui interdit la présence de civils dans des opérations
militaires », indique ce texte, avant de mette en cause « la superbe militaire et l’aventurisme journalistique du Français, qui, comme nombre de reporters indépendants, courent des risques pour assurer leur fin de mois ou par intérêt idéologique,
en se prêtant à un spectacle médiatique pour des institutions sinistres comme les forces armées colombiennes, l’un des pires auteurs au monde de violation des droits de l’homme ».
Cette hérésie est signée par un l’agent suédois des FARC, Dick Emanuelsson depuis son présumé repaire au Guatemala. ANNCOL, basée en Suède, est autorisée à y émettre par ce pays membre de l’Union européenne
malgré la qualification de cette guérilla comme organisation terroriste…
Je vous signale que ce même Dick Emanuelsson participait aux conférences de presse à la présidence de la République, lorsque j’y dirigeais l’AFP, sous le mandat …d’Alvaro Uribe. J’en suis témoin.
Qu’attend le président colombien Santos pour lancer
un mandat d’arrêt international auprès d’Interpol contre cet individu, complice
avéré des narco-terroristes?
Je rappelle que Roméo Langlois est tombé dans une
embuscade des FARC, avec un détachement de l’armée qu’il accompagnait équipé d’un
casque et d’un gilet pare-balles, lors d’une opération contre des laboratoires
de cocaïne à Union Peneya, dans le département du Caqueta, à 800 km au sud de
Bogota, près du secteur où fut enlevée Ingrid Betancourt en 2002.
29 avril 2012
Correspondant de la chaîne de télévision en continu France 24 et du quotidien Le Figaro, Roméo Langlois, a été blessé à un bras et enlevé
par les FARC samedi lors d’un combat contre cette guérilla qui a fait quatre morts chez les militaires avec qui il se trouvait lors d’une opération anti-drogue.
L’accrochage a eu lieu à Union Peneya, dans le département du Caqueta, à une cinquantaine de km de El Paujil, l’endroit où avait été séquestrée Ingrid Betancourt le 23 février 2002 par le même groupe terroriste. Elle avait été libérée le 2 juillet 2008 par un commando des services secrets colombiens.
Depuis dix ans, ce journaliste que je connaissais avait réalisé de nombreux reportages sur le terrain pour traiter du conflit avec les
Forces armées révolutionnaires de Colombie.
Le ministre colombien de la Défense a lancé un appel aux Farc, exigeant qu’elle n’attente pas à la vie du journaliste français,
« si elle le détient ». « Elle sera tenue pour responsable de tout ce qui arrivera (à Roméo Langlois), s’il est en son pouvoir », a déclaré
Juan Manuel Pinzon.
Depuis Lyon, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a affirmé en marge d’une réunion politique que Roméo Langlois
avait « été enlevé à l’occasion d’un affrontement entre les troupes colombiennes et les Farc » et « fait prisonnier ».
« Le centre de crise (du ministère des Affaires étrangères) est mobilisé, on est en liaison avec les autorités colombiennes », a ajouté M. Juppé,
précisant qu’il ne disposait pas d’autres informations.
La guérilla des Farc avait annoncé dimanche 26 février qu’elle renonçait définitivement aux enlèvements parmi la population civile, au moment où elle libérait ses dix derniers otages officiers de l’armée ou de la police, certains enchaînés depuis 14 ans dans la jungle.
COLOMBIAN NEWS
Por Eduardo Mackenzie
3 avril 2012
Colombie: dix otages policiers et militaires libérés par les Farc
Le Parisien, Paris
Le Nouvel Observateur, Paris
Afp
3 avril 2012
La guérilla des Farc a libéré lundi en Colombie les dix derniers policiers et militaires retenus en otages, qui ont été remis à une mission humanitaire, a annoncé le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). « La libération des quatre militaires et six policiers détenus par les Farc a été confirmée », a déclaré à la presse Maria Cristina Rivera, porte-parole du CICR depuis l’aéroport de la localité de Villavicencio, à 110 km au sud de Bogota.
L’opération s’est déroulée « au cours des dernières heures dans une zone rurale à la limite entre les départements de Meta et Guaviare », a ajouté la porte-parole, confirmant qu’il s’agissait de la « totalité des personnes dont la libération était annoncé par le groupe armé ». Après avoir prévu une libération en deux groupes, lundi et mercredi, les rebelles marxistes des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) ont finalement relâché en une seule fois l’ensemble des otages.
Les autorités colombiennes s’étaient engagées de leur côté à suspendre les opérations militaires dans la zone de libération. Les dix hommes ont été récupérés par des hélicoptères de l’armée brésilienne, mis à la disposition du CICR et du collectif civil « Colombiens pour la paix », présidé par l’ex-sénatrice Piedad Cordoba. Deux appareils avaient décollé dans la matinée depuis l’aéroport de Villavicencio, où se sont réunies les familles des otages et une délégation de personnalités étrangères, dont l’ancien prix Nobel de la Paix guatémaltèque, Rigoberta Menchu.
Les policiers et militaires doivent être transférés dans la journée vers la capitale pour y passer des examens médicaux. Leur remise en liberté avait été promise depuis plusieurs semaines par le groupe rebelle qui a proposé aux autorités de faire « le pari de la paix ». La guérilla aussi récemment renoncé aux enlèvements de civils contre rançon. Selon les autorités, deux policiers sont par ailleurs encore portés disparus, mais les Farc n’ont jamais revendiqué leur capture. Fondée en 1964, la guérilla des Farc, la principale du pays, compte encore 9.000 combattants, repliés dans les montagnes et les forêts, à la suite d’une série de revers militaires qui ont divisé ses troupes par deux en dix ans.
Capturé depuis juillet 1999, le sergent de la police José Libardo Forero, a confié sa surprise en retrouvant sa famille. « Une fille de quatre ans que j’avais laissée et que je ne reconnais plus. Mon papa avec plein de cheveux blancs. Ma mère n’a pas changé, elle est faite en chêne. Et mon épouse qui est encore plus belle qu’avant », a-t-il raconté à la radio RCN. Dix ans après l’échec de négociations avec le gouvernement, cette libération de policiers et militaires pourrait constituer un tournant pour les Farc qui les ont toujours considérés jusqu’ici comme une monnaie d’échange pour les rebelles emprisonnés. Mme Cordoba, dont la médiation avec l’aide du Brésil a déjà permis la libération d’une vingtaine d’otages, a appelé le gouvernement à trouver une « solution politique et négociée vers la paix », affirmant relayer un message des Farc. « Il est très important de noter que nous avons bouclé un chapitre », a-t-elle souligné.
Toutefois le président colombien Juan Manuel Santos a réaffirmé que cet engagement était « insuffisant », même s’il a assuré « partager la joie des libérations » de lundi, lors d’une brève allocution télévisée. Cet engagement est « un pas dans la bonne direction, mais comme nous l’avons dit au moment de leur annonce, cela n’est pas suffisant », a souligné le chef de l’Etat, qui a appelé à la libération de tous les civils. Le groupe rebelle détiendrait encore plus d’une centaine de personnes séquestrées, selon des associations colombiennes, même s’il n’en fait pas officiellement mention. Interrogée sur cette question, Mme Cordoba a reconnu qu’il fallait « créer des instruments et mécanismes pour savoir quels sont les vrais chiffres ». Plus d’une soixantaine de guérilleros ont encore été abattus au cours des deux dernières semaines, un succès de l’armée qui n’a pas eu d’incidence sur les libérations promises.
Las Farc tienen todavía 405 secuestrados, afirma la Fundación País Libre
Radio Santafé, Bogotá
3 de abril de 2012
No hay una estadística exacta sobre el número de personas que siguen secuestradas en Colombia. Sin embargo, la Fundación País Libre asegura que en poder de las Farc hay 405 cautivos, aunque otras organizaciones humanitarias indican que las cifras de secuestrados por esa guerrilla son mayores.
Por esta razón, País Libre se sumó al vehemente llamado que hizo el presidente Juan Manuel Santos para que sean liberados todos los secuestrados en Colombia. Santos notificó a las Farc que la liberación de militares y policías es un paso en la dirección correcta, pero no es suficiente y le advirtió además al grupo guerrillero que no basta con dejar de secuestrar, sino que hay que liberar a todos los civiles que siguen en su poder y dar cuenta a las familias de todos y cada uno de ellos.
El Jefe de Estado contó que cuando este lunes salió a almorzar cerca de la Plaza de Bolívar, una funcionaria de la Alcaldía, lo abordó para contarle que no sabe de su esposo, secuestrado por la guerrilla desde hace 13 años, y preguntó qué iba a pasar. Añadió que como ella, hay cientos de familias que no saben, que no tienen ni idea del paradero de sus seres queridos que fueron secuestrados. « Por eso, subrayó, no basta con dejar de secuestrar: hay que liberar los secuestrados civiles que siguen en su poder, y hay que dar cuenta a las familias de todos y cada uno de ellos », concluyó el Presidente Santos
Diferentes organizaciones humanitarias y sectores sociales y políticos, también reclamaron la entrega de todos los cautivos, mientras que las familias de estos pidieron pruebas de supervivencia. La Fundación País Libre, que lucha contra el secuestro y presta asistencia a víctimas y familiares, afirmó que las Farc han guardado silencio frente a las 405 personas que continúan en su poder; ni siquiera ha dado pruebas de supervivencia a sus familias.
En un comunicado País libre expreso su « júbilo » por la puesta en libertad de los últimos diez canjeables de las FARC, pero clamó « por los que faltan ».
La directora de la ONG, Olga Gómez, indicó que de acuerdo con estadísticas que tiene la fundación solo entre el 2009 y el 2011 se registraron 800 secuestros extorsivos en Colombia, de los cuales 186 fueron obra de las Farc y 85 de la guerrilla del Eln. País Libre dijo que espera que la libertad de la que hoy gozan los militares y policías « sea un aliciente para seguir clamando por aquellos secuestrados con fines extorsivos económicos, en su mayoría civiles, que ante el país no tienen rostro pero que aún permanecen en cautiverio », Según País Libre hay cinco extranjeros secuestrados por las Farc de los cuales no se sabe nada, entre ellos tres ciudadanos chinos privados de la libertad en San Vicente del Caguán en junio del año pasado.
¿Perdimos la guerra?
Por Miguel Gómez Martínez *
El Universal, Cartagena
3 de abril de 2012
El mayor triunfo de la guerrilla es haber convencido a los líderes de opinión en Colombia que la victoria militar no es posible. Con la excepción de Álvaro Uribe, todos los mandatarios colombianos desde la época de Belisario Betancur repiten sin cansarse que la única opción que tenemos es la negociación. También lo sostienen la totalidad de los medios de comunicación, los líderes empresariales, los políticos, las ONG e incluso algunos militares.
Si existe este consenso tan amplio, ¿por qué no es posible la paz? ¿Por qué llevamos décadas sin resolver el problema? ¿Por qué Colombia tiene el conflicto interno más largo de la historia? Contrario a lo que creen los oportunistas de la paz, no hay paz porque no hemos querido ganar la guerra. La historia de la humanidad confirma una y otra vez que la paz es el fruto del triunfo en la guerra. No hubo paz en Europa mientras no se derrotó a Hitler. No hubo paz mientras no se derrotó a Napoleón, no hubo paz en Vietnam hasta que las guerrillas comunistas no derrotaron a los Estados Unidos.
Algunos dirán que Colombia sí ha pagado el precio de la guerra. Invocarán los miles de muertos, los secuestrados, los mutilados, los huérfanos, las viudas y los millones de víctimas. A pesar de esas horribles y dolorosas cifras, la verdad es que esta sociedad, desde su independencia, ha tenido violencia pero no ha enfrentado una guerra. El siglo XIX es la demostración evidente de que los conflictos nunca se resolvían de manera definitiva y por ello resucitaban periódicamente. Las victorias y por lo tanto las derrotas eran simbólicas; las negociaciones de paz no eran sino altos al fuego temporales esperando un cambio de entorno más favorable para alguna de las partes. Tal vez la excepción sea la Guerra de los Mil Días -en la que un ejército venció militarmente al otro- y por ello pudimos gozar de más de cuarenta años de paz ininterrumpida.
El Gobierno tiene una agenda para volver a justificar la apertura del diálogo con la guerrilla. Con gran habilidad ha ido moviendo sus fichas para convencernos de que, en esta ocasión, la guerrilla tiene el deseo de no engañarnos. La reforma constitucional denominada « marco jurídico para la paz » define lo que el Estado le ofrece a la guerrilla: impunidad para las acciones contra los derechos humanos y los crímenes de guerra. Luego de haber aprobado la ley para las víctimas, el Congreso aprobaría para tal fin una ley para los victimarios.
A pesar de las múltiples frustraciones de los procesos de paz, la mente de los colombianos sigue dominada por el escenario del diálogo. Estamos convencidos de que podemos evitar el duro camino de la victoria militar. Muy a la colombiana, queremos comernos el pastel sin engordar. Así no sea políticamente correcto afirmarlo, el camino de la paz ha estado siempre antecedido del horror de la guerra.
La guerra podemos haberla perdido ya en las mentes. Y como la hemos perdido, las condiciones de paz nos las impondrá el triunfador, en otras palabras la guerrilla. Suena fuerte pero para tener derecho a la paz hay que pagar el precio de la guerra.
*Representante a la Cámara
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Un nuevo show con Piedad
Por Fernando Londoño Hoyos
La Hora de la Verdad
Editorial
Radio Súper, Bogotá
2 de abril de 2012
No parece que quepa ninguna duda respecto de las intenciones del gobierno y de las intensiones de las Farc. De lo que se trata es de producir lo que Piedad Córdoba, la mujer que por traicionar a Colombia y por su amistad con las Farc ha sido duramente sancionada por la Procuraduría general de la nación no dejan dudas sobre el particular, de lo que se trata es de producir un hecho político. La liberación de unos infelices a quienes han mantenido en el más atroz cautiverio durante 14 años y que deberían ser ellos solos…
Otros temas abordados:
1. La obsesión del presidente Santos de convertirse en el hombre que logró hacer la paz con las Farc lo está llevando a la peligrosa aventura de una nueva negociación con esa gente.
2. El teatro de esa nueva farsa podría ser Venezuela o Cuba.
3. El objetivo de las Farc en esas « negociaciones » es obtener todo y no dar nada. Es, primero que todo, obtener la impunidad total para sus numerosos crímenes (lo que es prohibido por el derecho internacional humanitario), lograr la manera de conservar sus armas y de continuar con el control de las tierras que les robaron a miles de campesinos; es continuar con los miles de niños que les han arrancado por la fuerza a miles de familias para alimentar sus tropas, es obligar al gobierno a hacer una reforma agraria, minera y petrolera de corte comunista; es obligar al gobierno a aceptar una reforma laboral, universitaria e industrial a la manera de las Farc. Para allá vamos.
4. Al mismo tiempo, las Farc son un cascarón vacío, sin mando. Es un conjunto de grupos de bandidos sin coordinación entre ellos, un piélago de grupos criminales aislados pero dispuestos a matar para mantener su negocio de las drogas.
5. Una negociación con esa gente equivale a institucionalizar esas nuevas Bacrim.
Escuche el editorial completo en:
http://www.4shared.com/mp3/97kDTZIN/EDITORIAL_DEL___02__ABRIL.html
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Eternamente agradecidos
Por Darío Acevedo Carmona
Blog Ventana Abierta, Medellín
http://ventanaabierta.blogspirit.com/
2 de abril de 2012
Es apenas natural que compartamos con los familiares de los militares secuestrados la alegría de verlos libres de nuevo. Nada puede justificar su secuestro por 14 años, sin posibilidad de ver a sus seres queridos, sin asistencia humanitaria, cargando sobre sus cuellos las oprobiosas cadenas que los disuadía de cualquier intento de fuga. Pero, lo que es inaceptable, ética y políticamente hablando, es que la intermediaria, la personalidad democrática, la facilitadora y la vocera le pida al gobierno y a la opinión pública que entendamos esta liberación como un gesto de buena voluntad. Más grave aún, que solicite al presidente de la república que responda a ese gesto con otro que conlleve a la apertura de diálogos de paz sin condiciones.
Según Piedad Córdoba, la ex senadora destituida por desbordar sus funciones en los contactos con las Farc, y quien tiene una investigación pendiente en la Corte Suprema de Justicia por la misma causa, el país debe abrirse a nuevos diálogos de paz, el presidente Santos debe imponerse sobre poderosas fuerzas guerreristas que se oponen a la paz, debe otorgar permiso para que una misión « internacional de mujeres » visite a los « miles de presos políticos » que hay en las cárceles colombianas, y , permitir que se escuche la voz de los « alzados » o « insurgentes » en los debates sobre la ley marco para la paz que en la actualidad se tramita en el Congreso de la República.
Como quien dice, « vamos a quedar endeudados » con las Farc, habría que darles las gracias por haberlos secuestrado y luego liberado « sin un rasguño ». Hay que agradecerles que al cabo de muchos muertos y de miles de secuestros de civiles y militares, hayan entrado en razón y premiemos sus denodados esfuerzos altruistas avalando una negociación en pie de igualdad con el estado colombiano.
Según Piedad Córdoba y Colombiano(a)s por la Paz debemos: dejar de lado el guerrerismo, como llaman ellos a la política de seguridad democrática con la que el Estado se apropió de nuevo de su función natural de velar, monopólicamente, por el orden y la seguridad de los ciudadanos y gracias a la cual finalmente no pudieron obtener recompensa alguna por los secuestros. Adoptar una actitud de reconciliación para que las guerrillas sean reconocidas como opositoras políticas a las que no se les debe castigar penalmente, ni exigirles reparación de las víctimas ni restitución de bienes ni petición de perdón, puesto que ellas luchaban en defensa de intereses altruistas que eximen de toda culpa y dolo sus tenebrosas acciones. Adoptar leyes que sean atractivas para que los « combatientes » se acojan a la legalidad y puedan hacer política por las vías legales, como si no tuvieran que dar explicaciones a la sociedad y al menos ofrecer sus disculpas.
Según Córdoba, debemos ser generosos y entender que a ella debemos la libertad de los secuestrados en vez de seguir pensando que se trata de una jugada política mediante la cual, como dicen « los enemigos agazapados de la paz », la guerrilla trata de limpiar su oprobioso historial de crímenes de guerra y catapultarla como la cabeza de un movimiento nacional democrático y justiciero para alcanzar el poder por vía electoral y colocar a Colombia en la senda del socialismo chavista-bolivariano. No, que cuentos! están muy equivocados quienes así piensan y quienes creen que busca posicionarse para aspirar al nobel de paz y legitimarse ante la opinión como candidata presidencial.
Es decir, quedaremos los colombianos en deuda impagable con las Farc y con Piedad. Han impuesto una lógica según la cual, es guerrerista aquel que no vea en los gestos de las Farc demostraciones de paz. Gradúan de enemigos de la paz y de guerreristas a quienes desconfiamos de las Farc, a quienes vemos en las liberaciones una maniobra política, a quienes pensamos que el mejor indicio de paz por parte de la guerrilla es que anuncie la dejación de armas y renuncie a tomarse el poder por la vía militar.
Pagarán un costoso inserto en El Tiempo, según Piedad, firmado por académicos e intelectuales, inspirado en un primer borrador elaborado por un integrante de Colombianos por la Paz que pondrán a firmar a todos los « genuinamente » interesados en la paz, pues hay que pasar del diálogo entre dos personas a un diálogo entre organizaciones y « de cara al país ». El aviso será firmado por quienes consideran que las guerrillas se merecen una nueva oportunidad sin condiciones previas, sólo porque hicieron un « gesto de buena fe » al liberar a los secuestrados. ¿Qué vendrá después? Una intensa campaña alrededor de los « prisioneros políticos » del « régimen », como si los guerrilleros detenidos no tuvieran derecho a recibir visitas de sus familiares y amigos, a tener un abogado defensor y un proceso judicial garantista. Y no faltarán los que presten sus nombres para firmar cartas elaboradas en el círculo íntimo de Colombiano(a)s por la Paz, que recogen firmas a la manera como hacían los estalinistas de la Unión Soviética a favor de la paz, utilizando a prestigiosos intelectuales para esconder sus crímenes internos y sus planes armamentistas. ¿Ingenuidad, estupidez, idiotismo? La obra teatral proseguirá con nuevos, interesantes y sorprendentes capítulos.
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Libres
El Mundo, Medellín
Editorial
3 de abril de 2012
La liberación representa una confesión de parte por las Farc: la de que en sus actuales condiciones no pueden hacerse responsables del cuidado y manutención de sus plagiados.
Saludamos a los diez soldados y policías que han vuelto a la vida después de soportar la ignominia del secuestro con fines políticos. Destacamos el respeto ofrecido por el Gobierno Nacional a los liberados y sus familias al evitar que su emotivo reencuentro tras su larga y penosa separación se convirtiera en espectáculo útil a la pretensión de las Farc y sus amigos de obtener réditos políticos de una decisión a la que fueron obligados por su situación de derrota. Para el presidente Santos y su gabinete, el reto será conservar la discreción demostrada ayer mientras las Fuerzas Armadas avanzan en la consolidación de la paz y la seguridad.
Esos secuestros, esas muertes, esas liberaciones abusivas y a cuentagotas no serán borrados de la memoria del país, esperamos que tampoco lo sean de las instituciones judiciales, a las que les queda el reto de procesar a los secuestradores y hacer justicia a las víctimas.
Entendemos que es terrorista todo abuso de la vida humana como instrumento de presión política o como medio de financiamiento de organizaciones criminales, en consecuencia, esperamos que el país y las autoridades no cejen en la lucha por liberar a quienes siguen sufriendo este crimen.
La experiencia ganada por las autoridades y medios de comunicación fue visible en la intención de poner la noticia en los liberados, que es donde siempre debió estar, y en la de trascender la vocería de las Farc con su tardío reclamo de paz. Sin embargo, todavía falta auscultar a fondo el hecho para evitar caminos equivocados que agrandaran a quienes con estas liberaciones confirman su debilidad presente. En eso, lamentamos decirlo, el presidente Santos ofreció una señal equívoca al asociar las liberaciones con su respuesta a los rumores crecientes de negociación, así fuera para reafirmar que la paz « es un asunto de Colombia que vamos a resolver los colombianos y cuyo manejo corresponde al Presidente de la República ».
La liberación unilateral de los secuestrados es un gesto de la guerrilla, ayudada para su ejecución por las personas colombianas y extranjeras que se amparan en estas actuaciones para conservar alguna personería política. Devolver la libertad a los inocentes es el gesto mínimo por su responsabilidad en un acto que viola todas las normas internacionales sobre derechos humanos y derecho internacional humanitario, por eso mismo es un hecho que el país reclamaba desde el momento en que ocurrieron los secuestros de los dirigentes políticos y miembros del Ejército y la Policía.
Ahora, en el evento que nos ocupa hoy, la liberación representa una confesión de parte por las Farc: la de que en sus actuales condiciones no pueden hacerse responsables del cuidado y manutención de sus plagiados, pues tienen que dedicar sus mayores esfuerzos a evitar los golpes cada vez más contundentes que viene propinándoles las Fuerzas Armadas.
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Rehenes: el fin de la pesadilla de más de una década
Por Daniel Rivera Marín y Jorge Iván Posada
El Colombiano, Medellín
3 de abril de 2012
La liberación es vista, por unos, como una estrategia para acercarse a diálogos con el Gobierno.
Las Farc le pusieron fin al secuestro político con la liberación de 10 uniformados. Y desde ya se habla de que la entrega de los seis policías y cuatro soldados (en una sola misión) es una ‘jugada’ del grupo guerrillero que busca allanar el camino para un acercamiento con el Gobierno. Sin embargo, el país coincidió en que no es suficiente, porque se desconoce la suerte de cientos de civiles y militares secuestrados y por los que las Farc no dan razón. Además, porque no han renunciado a los ataques contra la población civil, al reclutamiento de menores, al uso de minas antipersonal y a la participación en toda la cadena del narcotráfico.
« No basta con dejar de secuestrar. Hay que liberar a los secuestrados civiles que siguen en su poder y hay que dar cuenta a las familias de todos y cada uno de ellos », dijo el presidente Juan Manuel Santos al conocer la noticia para los 10 integrantes de la Fuerza Pública. Afirmación que coincidió con lo dicho por el analista del conflicto armado, Alfredo Rangel, quien explicó que las liberaciones de ayer « son una maniobra publicitaria y una jugada política de las Farc que tiende a generar un ambiente propicio para eventuales acercamientos de paz, cuando no han dado las verdaderas condiciones para que esto se logre ».
Los pasos de libertad
No fueron dos, tres o cuatro, como se especuló. Fueron los 10 últimos secuestrados de la Fuerza Pública -según las Farc- los que aterrizaron ayer en el aeropuerto Vanguardia de Villavicencio, a las 5:38 p.m. Lentamente, lívidos, afeitados, vestidos con un overol verde militar y entre sonrisas y lágrimas, se fueron bajando, uno a uno, los militares Luis Alfonso Beltrán Franco, Luis Arturo Arcia, Robinson Salcedo Guaríny Luis Alfredo Moreno Chagüeza . También los policías Carlos José Duarte, César Augusto Lasso Monsalve, Jorge Trujillo Solarte, Jorge Humberto Romero, José Libardo Foreroy Wilson Rojas Medina.
Todos, llevados del brazo por médicas del Ejército, fueron cruzando la pista de aterrizaje, agarrando bolsas, uno que otro bastón, colgando de la espalda, como capa, la bandera de Colombia y hasta acompañados por un zaíno o puerco de monte que llegó de la selva. Después pasaron a los requisitos de rutina y a las 6:28 p.m. salieron en un avión para a Bogotá, al encuentro con sus familiares en el aeropuerto de Catam, adonde llegaron cercanas las 7 de la noche.
Según el Comité Internacional de la Cruz Roja (CICR), a eso de las 4:45 de la tarde partió el helicóptero de regreso a Villavicencio, desde algún punto selvático entre los departamentos de Guaviare y Meta. En ese momento ya habían dejado atrás las cadenas, un alivio para ellos y para toda su familia, que llevaban en zozobra entre 12 y 14 años.
Desde el aire la ex senadora Piedad Córdoba, dijo a través de Twitter: « Todos quieren saltar del helicóptero. Llegaron a la libertad, cumplimos y ahora seguimos por la « PazColombia ». « Esto es una gran alegría, (…) vamos a estar con mi hermano, finalmente libre », declaró Diego Fernando Lasso, el hermano menor del sargento mayor de la Policía, César Augusto Lasso Monsalva. El sargento de la Policía, José Libardo Forero en el aeropuerto de Villavicencio aseguró que estaba bien de salud y que desde el 11 de noviembre de 2011 las Farc le notificaron que sería dejado en libertad.
« Estamos ansiosos después de tanto tiempo y todo el proceso ha sido difícil, porque en las anteriores liberaciones estuvimos esperando que su nombre estuviera incluido », afirmó Víctor Manuel Rojas Medina , hermano mayor del intendente Jefe de la Policía, Wilson Rojas Medina , al conocer la buena nueva para su familia.
Exitoso operativo
El ex presidente Álvaro Uribe Vélez manifestó en un tuit que « el corazón solidario con secuestrados y familias y la razón con rechazo al terrorismo secuestrador ». La Oficina en Colombia del Alto Comisionado de las Naciones Unidas para los Derechos Humanos, manifestó su satisfacción por el éxito de la misión humanitaria que trajo a la libertad a los 10 plagiados y felicitó al CICR, al gobierno de Brasil, a Piedad Córdoba y al presidente Juan Manuel Santos. « Saludo la liberación y me alegro con las personas liberadas, sus familias y amigos. Al mismo tiempo recuerdo que es obligación de las Farc liberar a todos los secuestrados » dijo Todd Howland , representante la ONU.
Al respecto, el senador Iván Cepeda e integrante del colectivo de Colombianos y Colombianas por la Paz, dijo que entablarán un intercambio epistolar con las Farc y el Eln para que se avance en la liberación de los civiles que están en poder de estas guerrillas. « Este es el fin de un ciclo pero no de nuestro trabajo por causas humanitarias », puntualizó Cepeda. Paso que sería decisivo para que el país empiece a discutir un eventual acercamiento entre estos debilitados grupos armados y el Gobierno. Las Farc, con la decisión de dejar en libertad a estos 10 uniformados también le mandan un mensaje al país de que están agotadas y que buscan, desesperadamente, abrir la ventana de la paz que les dé un aire político o que no las condena a la extinción militar. « Con este hecho las Farc entendieron que están completamente desacreditadas », dijo el analista Fabián Sanabria.
Cronología
Intecambio en el Caguán
Por un acuerdo con Pastrana, el 2 de junio de 2001 las Farc liberan a 42 uniformados a cambio de 15 guerrilleros presos. El 27 de junio del mismo año liberan a 310 uniformados en el Caguán.
La lista de « Canjeables »
Tras el fracaso de los diálogos del Caguán en 2002, las Farc intensificaron el secuestro de dirigentes como « arma política ». Entre civiles y militares elaboran una lista de 76 « canjeables ».
Fracaso de Florida y Pradera
En enero de 2008, las Farc insisten en el despeje de Florida y Pradera, por 45 días, para definir el intercambio por guerrilleros presos, entre ellos alias « Simón Trinidad » y « Sonia » recluidos en E.U.
Exitosos Rescates Militares
El rescate de Ingrid Betancur, de los norteamericanos y de 11 uniformados, más la operación « Camaleón », que trae a la libertad al general Mendieta, deja sin piso la idea del intercambio.
Liberaciones Unilaterales
Luego del rechazo nacional contra las Farc por el asesinato de los diputados del Valle, la guerrilla comienza con las liberaciones unilaterales de todos los « políticos » que tenían secuestrados.
Anuncio de las FARC
Tras asesinar el 26 de noviembre de 2011 a cuatro uniformados, las Farc anuncia el 26 de febrero la renuncia al secuestro extorsivo y la decisión de liberar a 10 soldados y policías.
Secuestrados civiles
Hasta el momento las Farc no han dicho qué pasó con otros 405 secuestrados, entre civiles y militares, según País Libre. Colombianos por la Paz le pedirá información a la guerrilla sobre estos casos.
Última Entrega
En lugar de hacerlo en dos misiones, como habían dicho, las Farc liberan en una sola entrega a los diez últimos secuestrados -según ellos- de la Fuerza Pública que estaban bajo su cautiverio.
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Colombian Rebels Free 10, Raising Hopes of Peace Talks With Government
William Neuman reported from Caracas and Jenny Carolina González from Bogotá, Colombia.
The New York Times
April 2, 2012
CARACAS, Venezuela — Colombia’s main rebel group on Monday released four soldiers and six police officers it had held hostage for as long as 14 years. The 10 men were thought to be the last remaining noncivilian captives held by the group, which has used kidnapping and drug trafficking to help finance its nearly five-decade war against the Colombian government.
The emotional release of the hostages was sure to feed hopes for peace talks between the government and the rebel group, the Revolutionary Armed Forces of Colombia, known as the FARC. But many analysts said the two sides were still far from achieving the mutual trust that would allow meaningful progress toward ending the conflict. President Juan Manuel Santos of Colombia, in a brief television appearance, said the release was an important — but not a sufficient — step for peace talks, and he demanded that the FARC release all civilian hostages it is still holding for ransom. The group pledged in February to renounce kidnapping altogether, although it has not renounced violence. Eleven government soldiers were killed in a FARC attack last month.
The freed men were picked up from a secret rendezvous site by helicopters provided by the Brazilian government. They were led off the helicopters by medical personnel, after touching down at an airstrip in Villavicencio, southeast of Bogotá, the capital, at 5:43 p.m. « Freedom took a long time, but now it is yours, » Mr. Santos told the men, one of whom led a peccary, a small piglike animal that appeared to be a pet. Another, smiling widely, wrapped himself in a Colombian flag. The FARC and the Colombian government have had many false starts and setbacks in past efforts to find an end to the conflict, and analysts said that both sides were likely to proceed cautiously. « At the very least it’s a first step that one should attempt to follow up with other actions on both sides, » said Mark L. Schneider, senior vice president of the International Crisis Group in Washington, a nongovernmental group that works to defuse conflicts. « You want to try and build slowly a set of actions that reflect a greater degree of confidence that permit you to move forward with ways to actually end the conflict. »
Mr. Santos, a former defense minister who took office in 2010, has continued to press militarily against the FARC while taking other steps that are seen as potentially opening the way for a peace process with the group. The United States has designated the group a terrorist organization and has given billions of dollars in military and antinarcotics aid to Colombia. Last year Mr. Santos signed a law to compensate victims of the armed conflict by paying money to the families of people who were killed and restoring land to those whose property was seized by armed groups, including right-wing paramilitary groups. Mr. Santos appears intent on treading carefully, keenly aware of the missteps of previous presidents in seeking peace with the guerrillas.
The FARC has been badly battered, which analysts said could make it more willing to enter negotiations with the government. At least 69 of the group’s fighters were killed in two government attacks late last month. Last November its top commander, Alfonso Cano, was killed by Colombia’s armed forces. A year earlier, the military killed one of the group’s key field commanders, a guerrilla known as Mono Jojoy. A military intelligence official estimated that the group has 9,200 armed members. Other estimates put the group’s strength at its peak in the 1990s at 17,000 fighters.
Humanitarian groups have called on the FARC to release all hostages, including an unknown number of civilians kidnapped for ransom. « We have to wait to see what the real willingness of the FARC is, translated into concrete actions, to demonstrate to Colombians that they are really going to give up kidnapping, » said Olga Lucía Gómez, director of the País Libre Foundation, a group that focuses on the issue of kidnapping. The group has documented 405 cases in which it says the FARC kidnapped but did not release people in the last decade, even though ransoms were often paid. In many cases — more than half of which occurred before 2004 — the victims may have died or been killed, but some are thought to still be in the group’s hands.
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Samper pide escuchar opiniones de las Farc sobre el Nuevo Marco Legal para la Paz
Radio Rcn, Paris
2 de abril de 20122
El ex presidente de la República, Ernesto Samper, dijo que luego de la liberación de estos 10 uniformados que se encontraban en poder de las Farc, es necesario que el Congreso y el Gobierno escuchen las opiniones de este grupo subversivo sobre el Nuevo Marco Legal para la Paz que se discute en el legislativo. Para Samper, esta ley que podría otorgar beneficios a los desmovilizados, no debe discutirse a manera de imposición contra quienes en el futuro tendrán que acogerse a ella. « No tendría ningún sentido que ahora saliéramos con unas normas que se fijan unilateralmente como una especie de imposición, sin haber por lo menos escuchado las opiniones de ellos, quienes son los que eventualmente podrían acogerse a sus disposiciones », señaló Samper. Por su parte, el Polo Democrático aseguró que la liberación de los militares y policías es el primer paso para avanzar a partir de ahora en una solución negociada al conflicto armado.
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Aún son muchas las personas que siguen secuestradas
El Colombiano, Medellín
Colprensa
2 de abril de 2012
Luego de que comenzara el proceso de liberación de los 10 militares y policías en poder de las Farc, aumenta la incertidumbre para las familias de aquellos que quedan en poder de la organización armada. Este lunes, en las puertas del aeropuerto militar de Catam, los allegados de los civiles y militares secuestrados de quienes no se tienen noticia exigieron su liberación. Según la Fundación País Libre las personas cautivas serían 405.
Olga Lucía Gómez, directora de la entidad, señala que pese a que en País Libre están muy satisfechos porque 10 integrantes de la Fuerza Pública volverán a casa, sigue la preocupación por las personas de quienes no se tienen noticias, a pesar de que se ha mencionado que están en poder de la organización guerrillera. « Si bien hace unos días las Farc se pronunció en cuanto a terminar el secuestro como un arma de guerra, lo que exigimos a esa organización y al Gobierno colombiano es mirar la situación de estos cautivos que son ciudadanos del común, gente de clase media que han sido víctimas del secuestro extorsivo de carácter económico », señaló Gómez.
La directora de País Libre dijo que una vez se den las próximas liberaciones hay que ponerse de acuerdo la sociedad civil y el Gobierno para exigir a las Farc que digan la verdad sobre el paradero de los que quedan en su poder. « Según las bases de datos oficiales hay 405 personas secuestradas por las Farc en los últimos 10 años, pero toca verificar qué ha pasado con cada una de las víctimas en poder de esta organización armada. Hay que ver quién está detrás de cada caso, porque muchas veces la autoría del secuestro inicia por delincuencia común y terminan en poder de la guerrilla », indicó Gómez al manifestar que el Gobierno habla, incluso, de 600 personas con paradero indeterminado (no se sabe qué pasó con ellas después de ser secuestradas).
Por su parte Carlos Andrés Santiago, creador de la Fundación Colombia soy yo manifestó que no hay claridad sobre cuántas personas en realidad hay en poder de las Farc: « Hay policías y militares que no fueron secuestrados en actos de servicio, otros privados de la libertad durante tomas guerrilleras, pero las Farc no los reconoce en sus listados oficiales y eso hace que el gobierno tampoco lo haga y que sus familias estén prácticamente solas ».
El creador de Colombia soy yo indicó que si el caso de los militares que quedarían en poder de las Farc luego que se den las liberaciones anunciadas es complicado, por el lado de los civiles retenidos la preocupación es mayor: « Muchos de los secuestrados que llevan años en poder de las Farc pasaron de las listas de plagiados a las de desaparecidos, por eso se dice que las cifras bajaron. Tenemos conocimiento de casos de los llamamos ‘esclavos de las Farc’ que son personas que inicialmente fueron retenidas y que en el momento que su familia no tuvo cómo pagar el rescate, lo que hizo la guerrilla fue ponerlos al servicio de ellos ».
Entre las reseñas que maneja ‘Colombia soy yo’ se encuentra la historia de una secuestrada en el Putumayo a la cual las Farc habrían vuelto su cocinera, ante la imposibilidad de su familia de cancelar por su rescate. « Se sabe que también lo que han hecho es obligar a este grupo de personas (secuestrados) que no tienen forma de pagar por su liberación, a tomar un fusil para que entren en combate », explicó Santiago, para quien es obligación de las Farc que digan qué pasó con los demás secuestrados y, si es que están muertos, que le den la cara al país.
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Luis C. Restrepo no quiere dejar la protección internacional
Por Paola del Pilar Reyes
Radio Santafé, Bogotá
3 de abril de 2012
La abogada Mildred Hartmann, quien defiende al ex comisionado de paz Luis Carlos Restrepo, anunció que su cliente no renunciará a la protección internacional, ya que en este momento es una persona protegida por la situación de riesgo a la que está expuesto.
Hartmann igualmente dijo que su cliente no regresará al país debido a que en los últimos días se han presentado duros señalamientos por parte de funcionarios del Gobierno del presidente Santos. Además, aseguró, en entrevista con RCN Radio, que Restrepo no tiene ninguna orden judicial que lo obligue a comparecer ante la justicia colombiana, y se refirió a que el gobierno tiene que cumplir con las ordenes emitidas por la juez 45 de conocimiento en la audiencia en la cual le quitó la medida de aseguramiento y le anuló la orden de captura internacional que había solicitado la Fiscalía a la Interpol.
La abogada ratificó que el Estado debe garantizar las condiciones de seguridad y protección a su defendido para que este pueda regresar al país « Él (Restrepo) tiene la protección y la única pregunta sería si va a renunciar y no somos nosotros sino la juez que le dio una orden a varios organismos del Estado para preservar su seguridad ».
Cabe recordar que Restrepo es acusado por los delitos de peculado por apropiación, prevaricato por acción, fraude procesal y porte, fabricación y tráfico de armas de uso exclusivo de las Fuerzas Militares. El ex comisionado se fue del país el pasado ocho de enero, y no se sabe cuál es
29 de marzo de 2012
Voici une excellente analyse de notre ami Eduardo:
El horror generado por el asesinato infame de tres niños judíos y su profesor y de tres soldados en Toulouse y Montauban, a manos de un terrorista islámico de 23 años, fue seguido de un sentimiento de estupor ante las indignas posiciones asumidas por la izquierda contra el gobierno y las fuerzas del orden. El Partido Socialista no sólo fue incapaz de participar en un frente unido de todo el país en solidaridad con las víctimas y contra el terrorismo, propuesto por el gobierno y realizado parcialmente, sino que no tardó en lanzar ataques contra los comandos especiales de la policía (Raid) desde el momento mismo en que éstos sitiaban y trataban de capturar vivo a Mohamed Merah para entregarlo a un juez.
A pesar de que los servicios de inteligencia descubrieron en tiempo record la identidad y la ubicación del asesino de la moto, ciertas formaciones políticas criticaron esos esfuerzos y desorientaron a la opinión sobre las motivaciones del fanático salafista.
En momentos tan dramáticos para Francia, y horas después de la matanza en la escuela judía Ozar Hatorah, el candidato socialista François Hollande se declaró opuesto a que se votaran nuevas disposiciones, como propuso el candidato-presidente Nicolas Sarkozy, para luchar contra la apología del terrorismo. Durante los cinco años de gobierno de Nicolas Sarkozy el PS rechazó inútilmente en el Parlamento las leyes y decretos destinados a reforzar la lucha contra el terrorismo.
Por otra parte, François Rebsamen, asesor en cuestiones de seguridad de Hollande, criticó las operaciones del Raid cuando éstas estaban en pleno desarrollo, al mismo tiempo que admitía que él no sabía qué haría en tales circunstancias. Tras la muerte de Mohamed Merah, Rebsamen fue más lejos al proponer que los policías comparezcan ante el Senado (controlado por los socialistas) para que sean interrogados y para que digan qué delitos cometieron en esa operación. ¿Guerra jurídica de la izquierda contra la fuerza pública en Francia? Sin duda. Allí también esa aberración existe.
Sarkozy rechazó inmediatamente esa idea. Felicitó y recibió en el Eliseo a los policías y a los organismos de inteligencia que habían neutralizado al islamista, quien quería continuar sus matanzas, como él mismo lo dijo al Raid antes de la balacera final.
Eric Ciotti, parlamentario y experto en cuestiones de seguridad de la UMP, el partido mayoritario, dijo que los socialistas detestan a la policía y recordó cómo entre 1979 y 2002, cuando el país estaba dirigido por el socialista Lionel Jospin, el número de víctimas de la inseguridad aumentó en 600 000 nuevos casos. Un editorialista recordó que Merah fue localizado gracias al fichero Cristina, constituido en 2008 por la DCRI, un servicio secreto. Tal fichero, y otros que la policía necesita para sus investigaciones, habían recibido críticas de los partidos de izquierda.
Los comunistas, cuyo candidato presidencial es el ex trotskista Jean-Luc Mélenchon, un populista admirador de Hugo Chávez, también mostraron su inclinación por los criminales y su indiferencia por las víctimas. Pierre Laurent, el jefe del PCF, declaró que « comprendía » al padre de Mohamed Merah quien dijo que entablará una demanda contra Francia por el « asesinato » de su hijo. La repulsa de la clase política fue unánime. « Lo que dijo el padre de Mohamed Merah contra Francia es vergonzoso. En su lugar yo me habría derrumbado y pediría perdón a las víctimas », replicó la ministra Valérie Pecresse. « Si yo fuera el padre de ese monstruo me callaría avergonzado », reiteró el ministro Alain Juppé. Condenado en Francia por tráfico de marihuana, el padre de Merah vive en Argelia donde terminó dándole poder a una conocida abogada, Zahia Mokhtari, para que ataque al Raid ante la justicia francesa.
En cuanto al asesino y a su hermano Abdelkader, otro radical islamista formado en El Cairo y actualmente detenido por los hechos de Toulouse, la policía constató que ninguno de ellos había podido llamar a un canal de televisión en la noche del 20 al 21 de marzo, donde alguien dijo ser el asesino de la moto. Tampoco ninguno de ellos pudo haber sido quien envió a la sede parisina de Al-Jazira la memoria USB con las imágenes tomadas por el asesino durante sus matanzas, pues los dos hombres ya estaban bajo vigilancia policial.
Prospera pues la hipótesis de que detrás de Mohamed Merah había un grupo que lo financiaba y ayudaba. Por el momento, un tercer hombre emerge en el esquema de los investigadores. Este podría haber participado en el robo de la moto que utilizó Merah entre el 11 y el 19 de marzo y ser quien puso en un buzón de correo la memoria USB. En las últimas horas, la policía encontró un vehículo abandonado en un pueblito de la periferia de Toulouse con objetos que pueden haber pertenecido a Mohamed Merah. El dueño de ese vehículo vive en el edificio del asesino islamista.
Se derrumba así la idea disculpadora de algunos « expertos » y de la izquierda en el sentido de que Merah era un « lobo solitario ». Nathalie Arthaud, candidata de un grupo trotskista, estima, por ejemplo, que Mohamed Merah era un « psicópata », es decir un enfermo. Mélenchon lo describe como un « odioso degenerado ». La tesis que no ve en las matanzas de Toulouse y Montauban la obra de un terrorista formado, disimulado y feroz sino el crimen de un demente aislado, busca desviar la atención sobre el aumento, tras la mampara del antisionismo y de anti americanismo, de la tensión y de los crímenes antisemitas y anti occidentales en Francia.
Otro detalle que muestra los riesgos que le hace correr a un país entero el angelismo de algunos frente al terrorismo es que la DCRI, luego del viaje de dos meses de Mohamed Merah a Pakistán en 2011, había pedido permiso para interceptar los teléfonos utilizados por los familiares de éste, especialmente por su hermano Abdelkader (pues Mohamed no usaba teléfonos ni internet). Sin embargo, la comisión nacional encargada de controlar las intercepciones de seguridad negó el permiso diciendo que esas personas no eran un « blanco prioritario ».
A pesar de las diferencias cualitativas y cuantitativas, los trágicos episodios de Toulouse recuerdan de alguna manera lo ocurrido en 1985 en el palacio de justicia de Bogotá. En ambos, la izquierda trató de disculpar o « comprender » el acto cometido por los terroristas y de volcar contra los defensores del orden el aparato de la justicia. En Toulouse esa inversión de papeles está apenas en su fase inicial. En el caso de Bogotá esa vil maniobra prosperó lamentablemente y alcanzó proporciones gigantescas con las infames condenas, a largas penas de prisión, tras juicios completamente trucados que escandalizaron al país, contra el coronel Alfonso Plazas y contra el general Arias Cabrales.
Lo de Toulouse muestra que el terrorismo es un fenómeno global. En diferentes países y sociedades el terrorismo moderno se vale de estrategias, técnicas, métodos y coartadas idénticas. El terrorismo puede adoptar formas diferentes en Francia, Colombia, España, Medio Oriente y Estados Unidos, pero las similitudes salen a flote. No olvidar que tras los atentados del 11 de septiembre de 2001, fracciones pro islamistas dijeron que todo había sido el resultado de un « complot de la CIA ». En todas partes, el actor terrorista no acude únicamente a la violencia para imponer su dominación y su ideología sino que a la fuerza le agrega una guerra jurídico-política, bajo todo tipo de ropajes.
De allí lo errado del término « conflicto armado interno » que se utiliza para disfrazar la violencia que sufren Colombia y otros países, pues de « interna » esa agresión no tiene nada. Esta es alimentada por gobiernos extranjeros y por grupos extremistas, disfrazados o no, que obran a diferentes niveles, según su especialización, en el mundo entero.
El combate contra el marxismo y el totalitarismo islámico es pues un combate universal y lo que vemos en Colombia y en Francia no son sino capítulos de una guerra global contra las sociedades democráticas. Por eso la respuesta no puede ser exclusivamente « interna », o local, sino que debe ser continental y global.
Voici une analyse de l’ami Eduardo Mackenzie * sur les FARC et leur présumée intention de mettre fin aux enlèvements:
5 mars 2012
Ni « déclaration historique », ni « tournant majeur » dans la vie des Farc : l’annonce faite par les chefs de la guérilla la plus ancienne au monde, quant à leur intention de « mettre fin aux enlèvements de civils » n’a pas dupé les Colombiens. Tous les sondages montrent ces jours-ci que la population ne croit guère aux paroles de ces terroristes, dont l’une des principales sources de financement est, précisément, l’enlèvement des êtres humains.
Même le président colombien Juan Manuel Santos a répondu que cette annonce n’était « pas suffisante». Le chef de l’Etat exige que les Farc mettent fin à leurs attaques et libèrent l’ensemble des otages. Selon l’ancien kidnappé Gustavo Muñoz Roa, les Farc détiennent encore 725 civils kidnappés, en plus des quelques 11 militaires et policiers.
Ce n’est pas la première fois que les Farc font une telle promesse. En mars 1984, elles avaient signé les «accords de l’Uribe » avec le gouvernement du président Belisario Betancur. Elles y exhortaient leurs blocs, fronts et colonnes à ne plus commettre ce crime détestable. L’article 2 de ces accords disait, en effet: «Les Farc-Ep n’encouragent plus l’enlèvement, l’extorsion et le terrorisme sous toutes ses formes et veulent cesser ces pratiques, comme toutes les autres attaques contre la liberté et la dignité humaine».
Les Farc n’ont jamais respecté ce « compromis » et ont continué à enlever et à tuer des civils, des militaires et des policiers.
Elles ont fait croire la même chose au président Virgilio Barco. Les Farc lui ont promis de procéder à une « trêve unilatérale » pour prouver leur bonne volonté et leur intention de négocier avec lui afin de trouver une «solution politique au conflit ». La réalité fut toute autre. En décembre 1988, les autorités de la Jamaïque découvraient une cargaison d’armes, avec des explosifs et avec plus de 1.250 fusils et mitrailleuses allemandes, que les Farc avaient achetées au Portugal et qu’elles voulaient faire entrer clandestinement en Colombie pour renforcer leurs fronts.
Les opérations de séduction des Farc ont toujours le même but : confondre, isoler et démobiliser leur ennemi. Les «accords de l’Uribe » appartiennent à une époque où les Farc étaient en train de recruter de nouveaux combattants, et de construire leur propre parti politique pour faire du prosélytisme sans encombre. Parallèlement, elles s’activaient dans la conformation d’une « coordination des guérillas » pour imposer aux bandes armées d’extrême gauche leurs plans et leurs objectifs.
Les serments des Farc de vouloir se priver d’une ou de deux « formes de lutte », comme elles appellent la panoplie de crimes qu’elles utilisent contre le peuple et l’Etat colombien, ne sont que des dispositifs de combat et de désinformation destinés à jouer un rôle précis dans un plan tactique et dans un cadre stratégique, ainsi que dans un contexte national et international.
Cette fois-ci, par exemple, les Farc visent un objectif majeur : paralyser l’action des forces militaires dans tout le pays ou dans une partie du territoire de la Colombie avec le prétexte d’une nouvelle négociation de paix. Cette tactique avait déjà été utilisée par les Farc avec grand succès pendant le gouvernement de Andrés Pastrana (1998-2002), qui a cédé aux Farc 41 000 kms² pendant trois années en échange de rien. De cette concession hallucinante et irresponsable les Farc sont sorties plus fortes que jamais.
Mais pendant les huit années qui suivirent, celles du gouvernement du président Alvaro Uribe (2002-2010), les Farc ont subi de sérieux coups durs : leurs effectifs ont été réduits de moitié, leurs otages les plus importants ont été libérés par les forces armées, en juillet 2008, et les chefs « historiques » des Farc ont été abattus, incluant Alfonso Cano, en 2011.
Chaque semaine ou presque les Farc subissent les assauts des militaires, et elles voudraient obtenir de Juan Manuel Santos une « trêve bilatérale » et relancer un processus semblable à celui du Caguan (1999-2002).
Le scénario idéal pour faire pression sur le président colombien est le VIème Sommet des Amériques (14-15 avril 2012) à Cartagena, où les gouvernements pro Chavez du continent vont vanter les mérites d’une telle stratégie « de paix ».
Santos s’est éloigné de son prédécesseur, Alvaro Uribe, et a abandonné la doctrine de la sécurité démocratique. Il s’est entouré des fractions politiques qui avaient perdu l’élection présidentielle de 2010. Ces fractions sont enclines à revenir à la méthode « douce » des pourparlers avec les terroristes.
Sous Santos, la guerre que mène l’extrême gauche consistant à monter des procès truqués contre les militaires s’est accentuée. La justice pénale militaire a été abolie de fait. Tout cela contribue à miner le moral de l’Armée. Il y a quelques jours, le ministre colombien de la Défense, a osé discuter avec l’Ong HRW, à Washington, un point capital de la lutte contre les narcoterroristes : si l’aviation de combat avait ou non le droit de les attaquer. Le ministre n’a pas cédé aux pressions mais le fait d’avoir accepté de discuter un tel point a donné froid dans le dos auprès de beaucoup d’observateurs. C’était du jamais vu. Cela a révélé à quel point le gouvernement de Santos est prêt à prêter l’oreille aux Ongs dites de « doits de l’Homme » ainsi qu’aux groupuscules qui sont vus en Colombie comme la périphérie « politique » des Farc.
*Journaliste et écrivain colombien, auteur de Les Farc ou l’échec d’un communisme de combat (Publibook, Paris, 2005)