CANADA
12 octobre 2012
Pour lever l’omerta sur l’énorme taux de criminalité sexuelle en France (cf. mon papier antérieur), il est temps d’exiger la création d’un registre national des délinquants sexuels, ouvert au public sur internet.
Cette mesure est déjà courante aux USA et dans l’ouest du Canada (Manitoba, Saskatchewan, Alberta). Le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu, se bat actuellement pour qu’elle soit appliquée dans la « Belle province » du Québec.
Connectez-vous sur www.offendex.com et vous verrez sur le champ comment fonctionne le fichier américain, avec le répertoire de 750.000
délinquants sexuels. Si vous habitez à tel endroit, à telle rue, vous tapez l’adresse et dans la seconde une carte s’affiche avec la présence ou non dans le secteur de criminels sexuels libérés à tel et tel endroit de votre quartier. Un clic sur le lieu qui vous intéresse, et vous avez la fiche du délinquant, ainsi que son adresse précise, y compris l’étage si c’est un immeuble.
Evidemment, je me doute des hurlements que vont pousser les défenseurs des droits en tous genres devant une telle proposition, mais je m’en tape le coquillard. Après mes 18 mois d’enquête sur la pédophilie à Outreau et ailleurs, mon objectif vise à sauver les enfants de tels prédateurs, puisqu’il est démontré que la récidive concerne 80% des délinquants sexuels.
Quand on connaît la monstruosité des viols commis à Outreau et ailleurs y compris sur des bébés, on ne peut que souhaiter la création d’un tel registre. Quel député ou quel sénateur ou quel ministre aura le courage de proposer cette mesure de salubrité ?
Elle ne vise pas à jeter l’opprobre public sur les condamnés une fois libérés. Ils bénéficient du droit à la réinsertion sociale comme tout autre ancien détenu. Mais les Français ont le droit de savoir s’ils ont pour voisin un ou des ex-délinquants sexuels, pour assurer ainsi la protection des enfants, des mineurs et des femmes.
Un débat urgent s’impose sur ce thème, comme c’est le cas au Québec, où le quotidien « Journal de Montréal » a publié pendant
trois jours un « dossier pédophilie » fin septembre. L’un de nos grands journaux serait bienvenu de l’imiter en France, pour briser l’omerta
toujours en cours depuis Outreau.
27 septembre 2012
Voici un premier papier du quotidien Le Journal de Monlréal publié ce vendredi.
Les voix commencent à se faire de plus en plus nombreuses et insistantes pour serrer la vis aux agresseurs sexuels. Et si on rendait publics leur nom, leur photo et leur lieu de résidence?
Estimant que le Québec traîne de la patte en matière de prévention, plusieurs parents, politiciens, organismes et victimes estiment que cette façon de faire devient incontournable pour améliorer la protection du public, notamment de nos enfants.
Les cours de justice voient défiler quotidiennement des cas d’agressions sexuelles contre des mineurs, dont plusieurs sont des récidivistes.
Les cas récents d’André Pépin et de David Girard, deux récidivistes arrêtés de nouveau après avoir purgé des peines de prison, nous reviennent immédiatement en tête.
Il ne se passe pas un jour sans qu’un pédophile ne fasse les manchettes.
Mais qui sont-ils et où sont-ils?
Carte
Pour la toute première fois, le Journal publiera samedi une carte exclusive de la région de Montréal montrant où sont les accusés ayant eu maille à partir avec la justice pour des crimes à caractère sexuel, au cours de la dernière année.
Mais actuellement, les informations demeurent cachées au public, dans le Registre national des délinquants sexuels, accessible seulement par une poignée de policiers.
La liste noire contient plus de 25 000 noms. De ceux-ci, près de 5 000 proviennent du Québec, 1 500 de l’île de Montréal.
Une situation qualifiée d’« inquiétante » par le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu, dont la fille Julie a été agressée et tuée aux mains d’un agresseur sexuel récidiviste.
Le sénateur Boisvenu rêve d’un système qui fournirait des informations aux citoyens et croit que ça passera par des alertes avisant de la venue dans leur quartier d’un dangereux prédateur.
«Pourquoi conserver ça comme dans un coffre-fort?», questionne Michel Surprenant, porte-parole de l’Association des familles de personnes assassinées ou disparues.
M. Surprenant est aussi le père de Julie, disparue mystérieusement en novembre 1999. La police a toujours suspecté son voisin d’en haut, Richard Bouillon, un homme au passé d’agresseur sexuel.
«Avoir su, je ne me serais jamais établi là», assure-t-il.
Autres mesures
La plupart des intervenants s’entendent pour dire que la Charte des droits empêcherait de faire comme aux États-Unis, avec la Megan’s Law, où tout le pedigree des agresseurs dangereux est rendu public sur le Web (lire la suite du reportage demain à ce sujet).
D’autres mesures pourraient toutefois s’avérer un grand pas vers une meilleure protection des enfants :
- Rendre publics le nom, la photo et le quartier où habitent les agresseurs sexuels ;
- Aviser les citoyens de la venue dans leur quartier d’un dangereux récidiviste ;
«Ce n’est pas parce qu’ils ont payé leur dette à la société qu’ils sont guéris, dit l’ex-policier et sénateur Jean-Guy Dagenais. Ils devraient être signalés dans le quartier où ils demeurent.»
«C’est trop facile d’aller se cacher, de déménager, de se faire une autre vie sans que personne ne le sache», plaide Martin Provencher, dont la fille Cédrika a vraisemblablement été enlevée, il y a cinq ans.
06 juin 2010
Avec leur tube « Enlève le haut », un nouveau succès radiophonique au Canada, les sept musiciens endiablés de Bombolessé débarquent en Europe pour la promotion de leur nouvel album « Movimento », à travers huit spectacles du 24 Juin au 07 Juillet 2010.
Bombolessé propage son métissage tropical urbain. Après plus de 500 spectacles à travers le monde, un premier album #1 au world music charts de Toronto, Bombolessé livre son 2e album: Movimento. Le premier simple : Enlève le haut, fait la Une au Canada !
De l'Espagnol au Portugais et du Français au Créole, Movimento vous marquera par ses rythmes ensoleillés. Essentiellement composé dans une des nombreuses tournées du groupe -donc en mouvement- Movimento est un kaléidoscope de la musique du monde d'aujourd'hui.
Le spectacle est dynamique (multiples déplacements, chorégraphies, etc.), festif (le public participe en chantant, dansant, etc.), et haut en couleurs (costumes et décors tropicaux-urbains). Le fait que les musiciens soient tous des multi-instrumentistes polyvalents, offre aux oreilles du public une vaste palette de sons et d'atmosphères.
Festives ou douces, dansantes ou langoureuses, les chansons de Bombolessé peuvent aussi s'envoler en improvisations de percussions à la Carioca. La joie est garantie!
Cet été, vous pourrez apercevoir le groupe au complet sur les grandes scènes du Festival sur la Route de Tullins (38) le vendredi 25 juin à 22h sur la place de l'Église, ainsi que sur la grande scène du Festival de musiques d'ici et d'ailleurs le mercredi 7 juillet à 21h à St-Martin sur le Pré (51) pour n'en nommer que quelques uns (voir le calendrier exhaustif ci-bas).
À la tête du groupe bouillonne Julien Álvarez Thomet (à la basse/chant/pandeiro), « partout, il vient d'ailleurs »[1] : Il est né à Cuba et a grandi au Brésil de parents franco-espagnols avant de prendre racine à Montréal il y a 13 ans. Ce bassiste chanteur signe la majorité des compositions sur l'album. Il est accompagné d'un « orphelin du monde »: Alix Noël (aux claviers/accordéon/chant/agogo), Montréalais d'origine haïtienne, lui aussi présent sur la majorité des compositions. La touche « brésilianisée » est accentuée par le renommé percussionniste fondateur de la batucada afro-brésilienne Zuruba, Martin Bonin.
Les thèmatiques de Movimento sur le réchauffement planétaire (Enlève le haut), la complexité des communications (Babel), et le patriotisme déraciné (Partout je viens d'ailleurs) sont abordées de manière légère (Enlève le haut) ou subtile (Babel). Sans jamais tomber dans les clichés, Bombolessé fait penser les danseurs et danser les penseurs. Musicalement, on aperçoit des teintes de samba, de forró/xote (prononcr shotchi) en passant par la cumbia et le kompa sans jamais perdre le fil conducteur.
— CALENDRIER DE TOURNÉE —
| Jeudi | 24 | Juin | 21h | Neuchâtel, (CH) | Fête du Québec au King du Lac |
| Vendredi | 25 | Juin | 22h | Tullins, (38) | Festival Sur la Route de Tullins – Place de l'Église |
| Samedi | 26 | Juin | 22h | Paris (75011) | Satellit Café |
| Dimanche | 27 | Juin | 21h | Bree, (B) | Festival Afro-Latino |
| Jeudi | 1 | Juillet | 21h | Lausane (CH) | Fête du Canada |
| Vendredi | 2 | Juillet | 21h | St-Etienne (42) | Les pères peinards |
| Samedi | 3 | Juillet | 22h | Marseille (13001) | Le Paradox |
| Mercredi | 7 | Juillet | 21h | St-Martin sur le Pré (51) | Festival Musiques d'ici et d'ailleurs |
- 30 -
— CONTACT —
Julien Álvarez Thomet
+1 (514) 573-9658 (Valide en tout temps)
+33 06.45.43.91.89 (Valide du 24 Juin au 08 Juillet 2010)
info@bombolesse.com ; eldonjulio@yahoo.com
28 janvier 2010
Le gouvernement canadien a dénoncé jeudi la « réduction de l'espace démocratique » au Venezuela après la décision des autorités de suspendre six chaînes de télévision, dont RCTV, très critiques à l'égard du gouvernement du président socialiste Hugo Chavez.
« Le Canada est préoccupé par la récente mesure prise par le gouvernement vénézuélien de suspendre la diffusion de six stations de télévision, de même que par le décès de deux étudiants au cours des manifestations qui ont suivi », a déclaré dans un communiqué le ministre d'Etat des Affaires étrangères pour les Amériques, Peter Kent.
« Ces événements démontrent une fois de plus une réduction de l'espace démocratique au Venezuela« , a-t-il ajouté.
Les chaînes câblées ont été suspendues dimanche pour avoir officiellement contrevenu à l'une de leurs obligations, celle de diffuser les discours fleuves de M. Chavez.
« La liberté d’expression et l’accès à de nombreuses sources d’information sont des éléments fondamentaux d’une saine démocratie. Le Canada exhorte le gouvernement du Venezuela à restaurer immédiatement la diffusion des six stations touchées », a indiqué M. Kent.
25 septembre 2009
L'ex-otage colombienne Ingrid Betancourt a appelé jeudi la guérilla des FARC à « ouvrir la porte » et à libérer sur le champ tous les otages qu'elle séquestre.
« Aujourd'hui je voudrais avoir le courage, face à vous, de parler aux FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) », a déclaré Betancourt après avoir reçu de Michaëlle Jean, gouverneure générale du Canada, « Le Prix du courage au féminin » décerné par Radio-Canada et Reporters sans frontières (RSF).
Dans une rare adresse à ses anciens geôliers, Mme Betancourt leur a lancé que « le monde que nous voulons est un monde sans terroristes ».
« Nous avons honte de ce que vous faites et il n'y a aucun endroit sur la planète où des gens devraient en faire souffrir d'autres pour leurs propres intérêts », a poursuivi l'ex-candidate à la présidentielle colombienne, s'exprimant en français et en anglais.
Le 2 juillet 2008, Ingrid Betancourt avait retrouvé la liberté en compagnie de 14 autres otages lors d'une opération de l'armée colombienne avec un appui américain, après plus de six années de détention.
« Merci Ingrid Betancourt, merci de nous rappeler que rien n'est jamais perdu et qu'en chaque épreuve réside une possibilité de se réinventer et de repenser le monde dans un nouvel esprit de solidarité », a déclaré Mme Jean, chef d'Etat en titre en tant que représentante de la reine Elizabeth II.
Devant un parterre de quelque 300 personnes ayant déboursé 250 dollars pour assister à la soirée, Mme Betancourt a également demandé aux chefs d'Etat d'Amérique latine de tout faire pour que les otages des FARC recouvrent la liberté.
« J'ai besoin de chacun de vous pour ouvrir cette porte », a-t-elle supplié après avoir nommé les présidents colombien Alvaro Uribe, vénézuélien Hugo Chavez, équatorien Rafael Correa, brésilien Luiz Inacio Lula, cubain Raul Castro, ainsi que leurs homologue argentine Cristina Kirchner et chilienne Michelle Bachelet.
Elle a également demandé aux comités de soutien qui l'avaient aidée durant sa captivité, ceux « qui ont mis les T-shirts pour la libération d'Ingrid Betancourt et de tous les otages, de continuer à mettre ces T-shirts. »
« En les remerciant, je leur demande de continuer », a-t-elle dit.
3.000 otages sont encore aux mains de groupes armés en Colombie, dont 700 au moins détenus par la guérilla des FARC.
23 septembre 2009
Voici ce qu'annonce le Québec pour « honorer » Ingrid Betancur. Je mets en gras tout ce qui me choque, hors la totalité du texte…
Ingrid Betancourt est arrivée à Québec
Par Jean-François Racine
Agence QMI
Canoë Infos
http://www2.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2009/09/20090922-235517.html
22/09/2009
La Franco-Colombienne Ingrid Betancourt est arrivée à Québec mardi soir, en prévision d'une semaine d'activités où elle sera honorée à plusieurs reprises. Accompagnée de quelques proches, la femme âgée de 47 ans a quitté l'Aéroport Jean-Lesage vers 20 h à bord d'une voiture noire. Elle n'a pas fait de déclaration. Plusieurs événements sont prévus jusqu'à samedi. L'ex-otage des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) recevra la médaille de l'Assemblée nationale, aujourd'hui, en avant-midi, lors d'une cérémonie protocolaire. Le président de l'Assemblée, Yvon Vallières, lui remettra l'insigne. Cette distinction lui est attribuée pour son engagement en faveur de la démocratie, des droits de la personne et de la liberté d'expression. La chef de l'opposition Pauline Marois, rencontrera aussi Mme Betancourt aujourd'hui à 17 h, à son bureau de l'Assemblée nationale. Jeudi, elle recevra le prix Reporters sans frontières — Radio Canada du courage au féminin 2009, des mains de la Gouverneure générale, Michaëlle Jean. La soirée aura lieu à Montréal, à l'hôtel Sofitel. Des artistes lui rendront hommage. Vendredi, Mme Betancourt participera également à une entrevue avec le président de Reporters sans frontières Canada, François Bugingo, et Anne-Marie Dussault.
Doctorat honorifique
Samedi, l'Université de Montréal lui décernera un doctorat honorifique en reconnaissance de sa lutte contre la violence et la corruption en Colombie. L'ancienne sénatrice et activiste anti-corruption participera également à l'émission Tout le monde en parle, diffusée dimanche à la SRC. Ingrid Betancourt a été gardée en otage pendant six ans par les FARC. Depuis sa libération, le 2 juillet 2008, elle a entrepris de lutter contre les violations des droits humains.
03 septembre 2009
RSF Canada avec Radio Canada vont remettre à IB le Prix du Courage au féminin le 24 septembre à Montréal. Je l’ai appris grâce à l’un de nos lecteurs qui vit au Canada.
Vous savez combien j’apprécie la lutte de Reporters sans frontières. J’en suis d’autant plus à l’aise pour marquer ma surprise.
Qu'a fait cette dame pour la presse, quel courage a-t-elle démontré dans sa défense des médias, de quelle prouesse de journaliste a-t-elle témoigné? Et surtout, qu'a-t-elle dit pour la défense des journalistes assassinés, détenus ou persécutés dans le monde depuis sa libération le 2 juillet 2008 ? Rien, mais j’ai posé la question au siège parisien de RSF, qui n’était pas au courant de cette attribution, et au responsable de RSF Canada, François Bugingo, qui vient de me répondre. Je l’en remercie vivement, même si je reste perplexe.
Voici son courrier :
« Cher collègue
Je vous remercie de l'élégance de m'adresser ces questions avant diffusion d'un commentaire sur votre blog. Cela démontre votre professionnalisme auquel j'ai d'ailleurs personnellement recouru puisque je vous ai eu à quelques reprises comme invité à ma défunte émission de politique internationale « Points chauds » sur Télé-Québec.
Ce prix mérite des explications que je tiens à vous apporter en avance puisqu'il est prévu dans la séquence de son annonce d'autres communications de presse pour en clarifier la signification.
Ça ne vous aura sans doute pas échappé que ce n'est pas un prix de courage de presse, mais un prix féminin.
En quoi RSF a-t-il à se soucier de la condition féminine et en faire son cheval de bataille? En aucun cas.
Le prix du courage au féminin reconnaîtra chaque année l'implication des « icônes médiatiques » dans la défense de causes souvent négligées: que ce soit cette année avec les otages, ou alors, qui sait, à l'avenir des célébrités comme Angelina Jolie pour la cause des réfugiés, etc.
Or, il n'y a pas d'icône sans engagement médiatique auprès de ces personnalités. Ingrid Betancourt sans l'intérêt de la presse ne serait qu'une otage de plus. Son appel pour la libération de tous les otages est mondialement relayé. et la fondation qu'elle lance compte se pencher sur une cause qui nous est essentielle: celle des otages dans le monde entier, incluant nos collègues journalistes, comme la canadienne Amanda Lindhout retenue depuis plus d'un an en Somalie. Notre but est de rappeler donc l'importance de cet engagement médiatique.
Mais en même temps, on demande à chacune de ces figures médiatiques de nous arriver avec une héroïne anonyme. Afin de profiter de cette attention médiatique pour rappeler ces soldats de l'ombre. En ce sens, dans la soirée de remise du prix à Ingrid Betancourt, il y aura une surprise que vous me permettrez de tenir secrète jusqu'à son dévoilement et qui consistera à nous présenter un de ces gens de l'ombre qu'on a trop tendance à oublier une fois que les « icônes » sont passées.
Ceci étant, ces explications ne vous enlèvent en rien le droit de critiquer notre choix et de le questionner sur base de votre expérience professionnelle ainsi que de votre analyse personnelle. Je respecterais ces critiques et cela n'altérera rien l'estime que je vous porte, ainsi que ma reconnaissance pour votre démarche d'avoir sollicité mon commentaire avant toute expression publique sur votre blog.
En me tenant à votre entière disposition au cas où d'autres explications s'avéreraient requises, je vous joins mes coordonnées.
Cordialement
François Bugingo »
Voici le Communiqué de presse Pour diffusion immédiate que j’avais donc reçu de l’un de vous :
VENUE D’INGRID BÉTANCOURT AU QUÉBEC
une invitation de Reporters sans frontières Canada
et de l’Institut du Nouveau Monde
Montréal, le lundi 31 août – Reporters sans frontières Canada et l’Institut du Nouveau Monde s’associent pour accueillir au Québec du 23 au 25 septembre 2009, Madame Ingrid Betancourt, politicienne franco-colombienne, enlevée par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et libérée l’année dernière après six années de détention.
Reporters sans frontières oeuvre au quotidien pour la liberté de la presse depuis bientôt 25 ans et veille notamment aux conditions d’exercice du métier de journaliste en zone dangereuse. Quant à l’Institut du Nouveau Monde, il est une organisation non partisane dont la mission est de développer la participation citoyenne et renouveler les idées au Québec.
Activités majeures
Gala du Courage au Féminin
Le 24 septembre 2009, Madame Betancourt assistera au Gala du Courage au Féminin à l’Hôtel Sofitel de Montréal de 18h30 à 22h.
Au cours de ce gala, elle recevra des mains de Son Excellence la Très Honorable Michaëlle Jean, Gouverneure Générale du Canada et Présidente d’honneur de RSF Canada, le Prix Reporters sans frontières – Radio Canada du Courage au Féminin.
Avec ce prix, Reporters sans frontières et Radio Canada entendent récompenser ces femmes qui luttent jour après jour pour le respect des libertés et des droits humains les plus fondamentaux.
Il est devenu plus commode d’imiter celui qui ne voit pas, de feindre l’indifférence. Voilà pourquoi il est aussi important d’honorer ceux qui, au péril de leur vie, refusent cette facilité et ont le courage d’oser, de dénoncer, de témoigner. Personnalités publiques, ils auraient pu se complaire dans l’indifférence que permet la célébrité, mais s’attellent pourtant à retrousser leurs manches pour prendre les problèmes de société à bras le corps.
Entrevue sur scène : Quel avenir pour les droits humains en Colombie ?
Le 25 septembre 2009, Madame Betancourt s’exprimera publiquement lors d’une entrevue sur scène avec le journaliste et président de Reporters sans frontières Canada, François Bugingo et Anne-Marie Dussault, animatrice à la télé de Radio-Canada . Le thème de cette entrevue sur scène sera : « Quel avenir pour les droits humains en Colombie ? ». La conférence aura lieu au Palais des Congrès de Montréal, salle 511 au 1001, place Jean-Paul-Riopelle de 18h à 19h30.
11 JUIN 2009
La tolérance des pays démocratiques avec les groupes terroristes est bien connue. Les FARC sont « como Pedro en su casa » (elles ont pignon sur rue) à Paris, Rome, Madrid, Genève et Montréal.
L’antenne au Canada de la guérilla colombienne est dirigée par personne d’autre que la sœur de Raul Reyes, Mariela Devia Silva, ainsi que par son neveu Alexander Devia Alvarez. C’est ce que vient de révéler la radio Caracol au moment où le président Alvaro Uribe poursuit une visite officielle au Canada.
Le Canada suit « avec attention » les activités de la guérilla colombienne des Farc sur son territoire, une « organisation terroriste » qui ne représente toutefois pas « une menace importante » pour ce pays, a déclaré hier à Ottawa le Premier ministre Stephen Harper.
M. Harper était interrogé lors d'une conférence de presse avec le président colombien Alvaro Uribe sur des informations de presse en Colombie selon lesquelles ce dernier aurait remis au gouvernement canadien un dossier au sujet de la présence des Forces armées révolutionnaires de Colombie au Canada.
La radio colombienne Caracol indique sur son site internet que les Farc disposent au Canada d'un bureau à Montréal et de cellules actives dans le milieu des droits de l'homme à Toronto, Québec et Vancouver.
« Comme je l'ai déjà dit, les Farc sont une organisation (inscrite) sur la liste des organisations terroristes (interdites au Canada) », a déclaré M. Harper.
« Chacune de ces organisations est suivie par notre personnel de sécurité nationale. Nous ne pensons pas que les Farc représentent une menace importante pour le Canada, mais comme groupe faisant partie de la liste, nous suivons ses activités avec attention » a-t-il ajouté en faisant l'amalgame entre cette guérilla et le trafic de drogue.
« Le Canada est un pays qui nous aide beaucoup dans la lutte contre le terrorisme », a dit pour sa part le président colombien.
Radio Caracol affirme que les informations sur les Farc transmises au gouvernement canadien provenaient de l'ordinateur de l'ex-numéro deux des Farc, Raul Reyes, tué lors d'un raid de l'armée colombienne dans le nord de l'Equateur en mars 2008.
La radio a précisé que le bureau des Farc à Montréal était dirigé par la soeur de Raul Reyes, Mariela Devia Silva, ainsi que par son neveu Alexander Devia Alvarez.
25 novembre 2008
Cette nouvelle est d'importance.
Le Premier ministre canadien Stephen Harper a signé avec le Président colombien Alvaro Uribe un accord de libre-échange, venant clore des négociations qui avaient été dénoncées par une partie de l'opposition à la Chambre des Communes.
« En élargissant notre relation commerciale avec la Colombie, nous offrons de nouvelles occasions aux entreprises canadiennes sur un marché étranger et nous aidons une des plus anciennes démocraties d’Amérique du Sud à renforcer les droits de la personne et la sécurité dans le pays », a dit dans un communiqué M. Harper, qui se trouvait à Lima (Pérou) pour le sommet du Forum de coopération Asie-Pacifique (APEC).
« En cette période d’incertitude économique mondiale, le libre-échange est plus important que jamais », a-t-il ajouté.
Bogota et Ottawa ont également signé des accords de coopération dans les domaines du travail, de l’environnement et de la fiscalité, selon le communiqué.
En signant l'accord de coopération dans le domaine du travail, « la Colombie s’engage à respecter et à mettre en oeuvre les normes fondamentales du travail », précise-t-on de même source.
L'accord sur l’environnement engage les deux pays « à explorer des mesures rigoureuses en matière de protection environnementale dans le cadre de leur relation commerciale ».
Le dernier accord, appelé Convention de double imposition, « met fin à la double imposition qui était imposée aux particuliers et aux entreprises d’un pays qui font des affaires avec l’autre pays ou qui gagnent un revenu dans celui-ci », indique-t-on.
Les trois partis d'oppositions canadiens, qui détiennent la majorité à Ottawa, avaient fortement critiqué la conclusion de l'Accord de libre-échange entre le Canada et la Colombie, lors de son annonce en juin dernier.
« Un tel accord, en protégeant un investisseur canadien contre toute amélioration des conditions de vie en Colombie, risque de retarder les progrès sociaux et environnementaux dans ce pays qui en a pourtant bien besoin » avait dénoncé le Bloc québécois (BQ, indépendantiste) en octobre, lors de la campagne électorale des élections législatives, remportées par les conservateurs de Stephen Harper.
« La Colombie est la pire catastrophe de l’hémisphère en matière de droits de la personne », avait ajouté le BQ.
Les exportations de la Colombie vers le Canada se sont élevées à 266 millions de dollars en 2007, selon Bogota.
En juin dernier, le gouvernement colombien avait indiqué que cet accord allait permettre à 97% des exportations colombiennes d'entrer sur le territoire canadien sans droit de douane et va favoriser la création de 120.000 emplois agricoles.