12 décembre 2011
Non, ce n’est pas une blague de mauvais goût. Si l’on voulait désormais faire taire ceux, dont je fais partie, qui défendent les enfants d’Outreau et d’ailleurs en France face aux pédophiles, on ne s’y prendrait pas autrement.
Voici les menaces dont je viens de faire l’objet de la part du quotidien La Voix du Nord, et ma réponse, sans autre commentaire :
Date: Mon, 12 Dec 2011 15:10:38 +0100
> From: vgalland@lavoixdunord.fr
> To: jacquesthomet25@live.fr
> Subject: MISE EN DEMEURE
>
> Monsieur THOMET,
>
> Nous avons constaté qu’est diffusé sur votre site Internet un article intitulé » OUTREAU : le couple Lavier, à nouveau mis en cause, abandonne les poursuites contre Chérif Delay, qui les avait menacés de mort ! » publié le 4 décembre. Cet article est consultable à l’adresse suivante :
> – http://www.jacquesthomet.com/2011/12/04/outreau-le-couple-lavier-nouveau-mis-en-cause-abandonne-les-poursuites-contre-chrif-delay-qui-les-avait-menacs-de-mort/
>
> Cet article reprend très largement l’article de notre journaliste M. Sylvain DELAGE, diffusé sur notre site internet le 3 décembre 2011. Cet article est consultable à l’adresse suivante :
> – http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Boulogne_sur_Mer/actualite/Secteur_Boulogne_sur_Mer/2011/12/03/article_menaces-de-mort-cherif-delay-devra-s-exp.shtml
>
> Cependant, à aucun moment vous n’avez sollicité ni obtenu notre accord pour la reprise de cet article.
>
> Je vous rappelle que cette diffusion non autorisée est constitutive du délit de contrefaçon, sanctionné par l’article L.335-3 du Code de la propriété intellectuelle.
>
> Dans ces conditions, nous vous mettons en demeure de retirer de ce site l’article concerné dans un délai de quarante-huit (48) heures à compter de la réception de la présente.
>
> A défaut, nous nous réservons la faculté d’engager toute procédure judiciaire, notamment en référé, afin de faire valoir nos droits.
>
> Dans l’attente de vous lire, je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes sincères salutations.
>
> Virginie Galland
>
>
MA REPONSE :
Bonjour Madame Galland,
Vous m’eussiez honoré de votre mise en demeure, au nom d’un prestigieux quotidien comme La Voix du Nord contre mon site, pour censurer l’un de mes papiers qui publiait, sans votre accord, une déclaration de l’avocat du couple Lavier empruntée d’ailleurs non pas à la Voix du Nord mais à la Semaine dans le Boulonnais (propriété de la Voix du Nord), s’il ne s’agissait de ma lutte pour la défense des enfants victimes d’adultes, sans aucun but lucratif de ma part.
Votre démarche dans un courriel qui ne présente que vos prénom et nom et pas vos fonctions au sein du journal – ce que je vous demande de me préciser – , loin de me gratifier, me donne un haut-le-cœur, identique à celui que je ressens à chacune de mes enquêtes pour un livre à venir sur le scandale des mineurs violés dont la parole est niée depuis les procès d’Outreau.
Cette soudaine ardeur contre mon site dénué de toute prétention, si ce n’est la quête gratuite de la vérité, je souhaite qu’un jour elle sera la vôtre, celle de vos enfants, et celle de vos journalistes, pour donner davantage la parole aux victimes souffrantes d’Outreau qu’aux défenseurs des anciens accusés.
Pour vous complaire, car je n’ai ni le temps ni l’argent pour répondre au référé dont vous me menacez, j’ai supprimé le passage emprunté à La Semaine dans le Boulonnais, sur la décision de Frank Berton de retirer ses poursuites sauf « un euro de dommages et intérêts » contre Chérif Delay, l’un des 12 enfants reconnus victimes de viols par les Assises et indemnisés comme tels. Donnez-moi acte de cette autocensure.
Je n’ose imaginer le retentissement médiatique qu’eut pu engendrer un tel référé sur une aussi piètre demande face au gigantesque martyre subi par les enfants d’Outreau, mais je vous en fais grâce. Mon profil d’ancien rédacteur en chef de l’Agence France-Presse, jamais poursuivi dans ses enquêtes à travers le monde pendant 36 ans, malgré les multiples vicissitudes rencontrées, eut témoigné à lui seul en ma faveur.
Mon combat actuel concerne la défense des enfants violés, sodomisés, incestés, et réduits à l’état d’épaves en France depuis Outreau, et non pas un débat devant la 17echambre pour les affaires de presse à Paris, où j’aurais eu le dégoût, mais avec fierté, de contester votre libelle.
Vos mises en demeure ne sont, hélas pour vous, déjà plus que des billevesées face au jugement de Boulogne-sur-Mer du 8 décembre contre Chérif Delay, dont j’ai publié le résultat sur place, sans avoir recours à votre média : six mois de prison avec sursis, et trois ans de mise à l’épreuve. Ni les plaignants, le couple Lavier, ni leur avocat, Frank Berton, n’ont daigné se présenter.
Mon site a révélé dans la foulée que le frère cadet de Chérif, Dimitri Delay, l’un des 12 enfants victimes, m’a assuré ce même 8 décembre 2011, dans un entretien exclusif, avoir été violé par onze adultes avant les procès d’Outreau, soit sept de plus que les quatre condamnés. Ce scoop se trouve sur mon site.
Si votre journal souhaite publier ces informations, je vous y autorise, sans même citer mon site si cela gêne certains ego dans votre rédaction, car il s’agit une fois de plus de la défense des enfants victimes de prédateurs sexuels, certains toujours en liberté malgré leurs aveux initiaux.
Bien à vous,
Jacques Thomet
La campagne d’ intimidation commence….orchestrée par leurs avocats… les mêmes sans doute que ceux des accusés-acquittés qu’ ils continuent de défendre bec et ongles!
Bravo Jacques Thomet….vous êtes lu par la Voix du Nord, quel honneur !!!
C’ est très bien de mettre en perspective la bassesse insensée de leurs reproches avec l’ horrible souffrance des enfants victimes de viols en réunion qu’ ils continuent de mépriser.L’ on peut sérieusement de questionner sur leurs motivations.
En revanche, on ne se questionne pas sur la panique qui commence à s’ emparer de tous ceux qui ont participé aux manipulations médiatiques d’ Outreau … très lucratives…des pauvres innocents mis en prison par des enfants et des incompétents, c’ était bien plus vendeur que le récit des pauvres enfants torturés par des pervers,certes payant dans un premier temps, mais avec Dutroux on était à saturation à l’ époque, il fallait renouveler le genre pour continuer à vendre, c’ est ce que l’on comprend- entre-autre- quand on lit
l’ Ouvrage de la psychologue-expert de l’ affaire » Outreau la vérité abusée »
Et l’on constate aujourd’ hui qu’ils continuent de donner la parole à Me Berton- sans aucun contradictoire- qui tient des propos mensongers et diffamatoires sur MCGryson, cette psychologue- expert d’ Outreau…en prétendant qu’ elle a été récusée lors du procès, ce qui est faux bien entendu.C’ est la professionnelle la plus dangereuse de l’affaire, donc il faut continuer à la discréditer à tout propos … dangereuse aujourd’ hui encore puisqu’ elle aussi tente d’ ouvrir les yeux des citoyens sur les manipulations d’ Outreau dans son ouvrage dont ils se gardent bien de parler.Les commentaires de cet article par les internautes sont très éclairants.
Elle aurait, selon Sylvain Delage, soit-disant récupéré Chérif Delay qui lui servirait d’ étendard !!!???
et Dimitri Delay ? Récupéré lui aussi ? Cela deviendra difficile à tenir comme argument au fur et à mesure que les enfants devenus majeurs vont se metttre à parler pour dénoncer les mêmes faits et les mêmes personnes qu’il y a dix ans, cela commence à être clair pour tous!
Comme le disait un réfugié chilien: « la vérité, on ne peut la noyer, elle remonte toujours à la surface »….en espagnol cela se dit comment?
Bonjour Outreau en VO,
Je ne pense pas « que la campagne d’intimidation commence », puisqu’à en juger les diverses réactions relatives à cette affaire, on peut voir et comprendre que cette campagne a toujours été présente.
Sophie Des Déserts par exemple, a écrit un article très contestable dont le droit de réponse a été refusé à 2 personnes qu’elle incriminait: Frédéric Valandré et Marie-Christine Gryson.
Interrogée au téléphone, elle aurait laissé supposer qu’elle avait une famille à nourrir (sic)
Les réponses des 2 personnes sont restées une voix dans le désert (sans jeu de « maux ») http://blogs.mediapart.fr/blog/valandre78/080511/suite-un-article-sur-laffaire-outreau-reponse-la-journaliste-sophie-des-
http://blogs.mediapart.fr/blog/marie-christine-gryson/090511/expert-outreau-droit-de-reponse-au-nouvel-observateur
Pour ce qui est de la récupération de Chérif par Marie-Christine Grsyon, il faudrait un plus plus de consistance dans une telle déclaration (quoi que les avocats, tout au long des procès n’aient pas été gênés de dénoncer des « pets de mouches » , repris par la presse… ) .
La praticienne aurait-elle quelque relation directe avec le jeune homme? Où et quand l’aurait-elle rencontré (hormis le jour de sa dédicace ce qui s’est fait en public) ? Une preuve? une photo? Une écoute téléphonique? Un espionnage électronique?
Je crois sincèrement que si les pro-acquittés avaient un élément sérieux, il y a bien longtemps qu’ils l’auraient triomphalement affiché.
Ce vent-là est très bruyant, mais il est creux.
Par contre, il n’est pas rare de voir le prêtre et Lavier se rencontrer dans les bars boulonnais…
Bien sûr, ils étaient tous 2 voisins de pallier des Delay, ça créée des affinités, et aussi un certain conformisme à une attitude que je ne comprends toujours pas: la non assistance de personne en danger, relative aux cris qu’ils devaient entendre à travers les cloisons bien mal isolées de leurs appartements HLM .
Quant à Franck Lavier, pire, il dit avoir vu* des enfants se faire violer mais n’avoir rien fait !
Pour lui, une non dénonciation de crime en plus de la non assistance à personne en danger aurait pu lui valoir quelques mois bien mérités derrière les barreaux.
Marie-Christine Gryson parait bien dangereuse pour la défense des pro-acquittés, car effectivement elle n’est ni influençable ni manipulable comme le sont bon nombre de ceux qui savent et ne diront rien car de leur silence dépend leur carrière!
Son livre http://www.amazon.fr/Outreau-v%C3%A9rit%C3%A9-abus%C3%A9e-Marie-Christine-Gryson-Dejehansart/dp/2755603496 a ouvert la brèche , ce qui est encore trop peu pour dé-formater l’opinion publique, mais suffisant pour que ceux qui aiment la justice et la vérité puissent prendre du recul et s’intéresser à une autre vérité: celle des enfants victimes (et reconnus comme tels) d’Outreau.
*Déclaration de Franck Lavier, audition du 17 août 2001 (Cote D 538) : « Tout ce qui est possible d’imaginer a été fait. Du style, avec des petits jouets des enfants. Je l’ai vu [Thierry Delay] sodomiser les enfants avec un camion de pompiers, avec la grande échelle. Son enfant saignait du postérieur. »
Super Jacques cette publicité pour votre site !
Je n’imaginais pas que les pro-acquittés passaient du temps à lire ci et là les divers articles contradictoires de cette affaire.
Ils n’ont pas fini de s’essouffler à chercher sur le net les commentaires ou les articles qui déclarent une vérité toute autre que celle dont « ils » nous ont gavé depuis le début de cette affaire.
Le net est devenu un moyen de détachement des « vérités » médiatiques imposées par la presse et la TV.
Les surfeurs du web parviennent à une réflexion personnelle plus pertinente, et du coup, plus juste, puisqu’en cherchant bien, on trouve des perles sur la toile!
L’affaire d’Outreau est le meilleur exemple de la manipulation médiatique.
La vraie question est: à qui sert le crime?
« Qu’ils » aient sacrifié une cinquantaine de gamins, qu’ils leur aient bousillé la vie par l’iniquité du verdict et du rapport journalistique (mais où est passée Flo?) ne peut se comprendre que s’il y a un intérêt « suprême » que je n’ai pas encore saisi.
Rien, non vraiment rien, ne peut justifier l’injustice que ces enfants (dont 12 ont été reconnus victimes, n’en déplaise à Sandrine Lavier) endurent. Ils n’ont pas été ni protégés, ni justifiés par nos instances supérieurs, mais pire, ils ont été l’objet de calomnies, railleries, mépris et autres ignominie de la part des médias qui récidivent en attaquant ceux qui osent opposer un point de vue différent du leur, tel cette mise en demeure citée dans cet article.
Sandrine Lavier a menacé sur la toile une personne qui avait osé évoquer certains faits établis.
http://www.lasemainedansleboulonnais.fr/actualite/faits_divers/article_1430377.shtml
Sandrine Lavier s’était réjouie à la lecture de la publication de cet article, mais des internautes avaient donné leur avis, dont 2 plus précisément: Yoni et Lä Bäronne.
A la suite de ce début de » battle », un autre internaute intervient: 7 à la maison.
Le commentaire initial de Sandrine Lavier disparaît: est-ce parce que la QPC n’a pas été retenue par le parquet et qu’il y a de nouveaux éléments à charges mis en évidence depuis l’écriture de cet article?
Voici une de ses réponses:
Sandrine Legrand-lavier · Aucun
Sept À La Maison ,vous qui croyez tout connaitre,épluchez toute la justice française car il y a du boulot croyez moi et laissez nous tranquille avec vos jugements précoces sans rien connaitre!!jugez sans savoir çà vous savez le faire mais rien d’autre à part nuire aux gens honnêtes qui se battent pour que la vérité éclate.en effet il y a eu 12 enfants victimes reconnus mais sur des mensonges car ils n’ont pas tous été violés cela a été prouver à la barre donc avant de parler sur des choses dont vous ne connaissez rien réfléchissez avant de dire quoi que ce soit car çà pourrait aller trés loin pour vous croyez moi!!!laissez nous en paix et faites nous pas chier avec vos insultes et vos ont dit!!!!
Répondre · J’aime · samedi, à 12:11
» çà pourrait aller trés loin pour vous croyez moi! »
Dépourvue d’argument, la seule réponse que peut donner Sandrine Lavier est une menace …
Bravo Mr Thomet !!
Il n’y a que lorsqu’on ne fait rien, qu’on ne dit rien et qu’on ne dérange personne qu’on n’est pas attaqué !
Toute mon admiration.
C’est pas croyable ! Ils n’ont lu que cet article ? Dites leur Mr Thomet de les lire TOUS : et oui, la liberté d’expression a un coup dans ce pays, et leur mise en demeure en dit long sur la leur … Dites leur aussi que le titre de votre article n’est pas le même que le leur : un simple titre en dit long aussi sur les partis pris des journalistes… MERCI MR THOMET, MERCI !!!!!
Nous bâillonner, nous menacer, pour protéger les violeurs, ce complot est fini
Des enfants sont victimes, brisés pour leur vie
Ils ont volé leur enfance, détruit financièrement, moralement des familles
Comment osent-ils continuer, alors qu’ils sont démasqués
Merci, Monsieur Thomet pour votre site,
Tout l’honneur est à vous de prendre la défense de ces enfants dont nombreux sont séquestrés chez les agresseurs
Aidez-nous, Aidez ces enfants à retrouver la liberté
2012, un grand nettoyage en France chez les pédophiles, violeurs et familles incestueuses
Bonjour Jacques,
Bravo pour ta réponse pêchue à « La Voix du Nord » !
A Yaellachêvresauvage :
Je confirme ne avoir jamais eu connaissance de la publication d’un droit de réponse, que ce soit le mien ou celui de Mme Gryson. A qui Sophie des Déserts a-t-elle déclaré qu’elle avait une famille à nourrir ?
Amicalement,
Frédéric.
@ outreau en v.O:
» La verdad no se puede esconder, tarde o temprano sale a la vista »
—–
Encore une enquête à venir sur la Voix du Nord: – fatigant, ces jeunes subvertis…
http://blogs.mediapart.fr/blog/marie-christine-gryson/160511/expert-de-cherif-delay-demande-de-droit-de-reponse-la-voix-d
D’ autant plus choquante cette mise en demeure à la hussarde, quand on constate que lorsque l’ expert mis en cause par le journaliste pro-Dupond et pro-Berton Eric Dussart, demande un droit de réponse à ce journal -qui ne sait pas ce que signifie le mot « Contradictoire »- il lui est tout simplement refusé …pas par un refus net et écrit…mais par des stratégies d’ inertie.
Depuis plusieurs mois, je lis et re-lis certains articles écris par Eric Dussard, inhérents à l’affaire d’Outreau.
Je suis toujours très agacé par ces lectures qui me laissent un goût amer de partialité.
Je croyais que le journalisme était avant tout un rapport objectif des faits, mais en parcourant La Voix du Nord notamment, je me suis complètement désillusionné.
Jacques,
Bravo, tu les as mouché et tu le feras encore puisque tu auras la primeur de certaines vérités dès que je les aurai.
En Belgique on commence à dénoncer …. as-tu parcouru le lien que je t’au envoyé pour infos ?
http://www.village-justice.com/articles/demeure-journaliste-investigation,11360.html
Une réponse très pertinente de Jacques Cuvillier dans « Village Justice »
La Voix du Nord met en demeure un journaliste d’investigation. Par Jacques Cuvillier
Ce n’est pourtant pas un novice.
Jacques Thomet : ancien rédacteur en chef de l’Agence France-Presse, jamais poursuivi dans ses enquêtes à travers le monde pendant 36 ans, et qui tient actuellement en tant que journaliste d’investigation, un blog sans autre prétention que de replacer la vérité là où elle est mise en défaut.
Jacques Thomet a donc été menacé d’un procès en contrefaçon et mis en demeure de retirer un article qui reprenait une déclaration de l’avocat Frank Berton parue dans « la Semaine dans le Boulonnais » , propriété de La Voix du Nord.
Il avait en l’occurrence, écrit un billet à propos de ces « enfants d’Outreau » [1] à l’occasion du passage devant la justice de Chérif Delay, l’aîné de ces enfants, pour avoir proféré des menaces de mort à l’encontre d’anciens acquittés.
Il va sans dire que la citation en question n’était pas utilisée aux mêmes fins que lors de son insertion dans les articles de La Voix du Nord ou des organes qui en dépendent, en particulier dans « La semaine dans le Boulonnais » sous la signature de Sylvain Delage qui ne faisait pas dans la dentelle pour accabler une fois encore Chérif Delay cette victime de l’horreur, ce satané garnement qui continue à dire ce qu’il sait, et qui a été jusqu’à publier un livre « je suis debout » [2].
C’est sans doute pour cette rédaction un combat d’arrière-garde quand on sait que son frère Dimitri vient à son tour remettre publiquement en cause le bien-fondé des acquittements.
On attend pour le 18 janvier le nouveau film de Serge Garde qui devrait une nouvelle fois provoquer quelques remous.
Évoquer l’article L.335-3 du Code de la propriété intellectuelle pour exiger le retrait d’un plagiat ne serait que chose normale s’agissant d’une attitude caractérisée par la reprise conséquente d’un article protégé par le droit d’auteur.
Mais cette exigence de l’organe de presse est non seulement à rapporter à la modestie de la citation, mais bien plus, à mettre en perspective avec les innombrables reprises et copiés-collés d’articles de presse qui concernent l’affaire d’Outreau.
Il n’est besoin que de fouiller dans les archives de ce procès pour voir tout ce que l’ancrage médiatique de la légende attachée à cette affaire doit à la copie verbatim d’assertions souvent erronées ou pour le moins tendancieuses, souvent élaborées par les avocats de la défense qui n’a reculé devant rien pour tirer leurs clients d’une fâcheuse posture.
Curieux par exemple de constater la magnanime tolérance du Figaro qui semble supporter sans lever un cil que des articles sulfureux, émaillés de contre-vérités, publiés aux pires moments de l’emballement médiatique soient depuis lors repris in-extenso sur le site « ecolesdifferentes.info » – un site vraiment pas fait pour cela – dans l’intention explicite de nuire à l’honneur et la réputation de Marie-Christine Gryson-Dejehansart, expert judiciaire au procès.
Cette initiative de R. Auffrand, pilier de l’Agence « Informations Enfance », ancien activiste du mouvement autonome qui a eu quelques soucis à se faire au moment de l’affaire du Coral, ne semble pas vouée à une quelconque mise en demeure bien que les services du contentieux du Figaro aient été clairement avertis.
Libre à eux, bien évidemment, de poursuivre ou non.
Mais à quoi tient cette différence d’attitude ?
Que le responsable de cette initiative – comme nombre d’auteurs divers et variés qui se déchaînent contre les adversaires de la pédophilie – ait des comptes personnels à régler est une chose, mais on comprend moins bien le « deux poids-deux mesures » de la presse qui se révèle à maintes occasions, comme les refus plusieurs fois déplorés de droits de réponse, par exemple à l’encontre de La Voix du Nord [3] ou du Nouvel Observateur [4].
La légende d’Outreau a été façonnée dans un déséquilibre patent de contradictoire.
Autant la défense pouvait compter sur la forêt des micros tendus aux avocats aux portes du palais de justice, autant la parole des victime était retenue au motif de « protéger » des enfants mineurs.
Funeste protection qui les a rendus absents de cette saga médiatique ou toute compassion ne fut finalement réservée qu’aux accusés.
Après des années, le mot Outreau est toujours aussi présent dans les prétoires où il sert en quelque sorte de talisman à de nombreux accusés, faisant s’affaiblir dramatiquement la position des victimes.
Quant à la légende qui semble toujours lui donner sa force mythique, elle tient encore à la reprise de toutes les idées reçues.
Comment jeter la pierre à tous ces auteurs qui – pour la plupart – écrivent de bonne foi ?
Le Rapport Parlementaire sur l’affaire d’Outreau lui-même, établi dans le contexte médiatique encore fumant, largement adossé à l’opinion publique qui s’en était dégagée, contient des erreurs manifestes.
Il est vrai que les professionnels impliqués dans les dossiers ont été trop peu entendus, qu’il y a eu trop peu de vérifications, trop de conclusions prévues d’avance. Une demande de rectification est déposée et acceptée dans le principe, si elle n’est pas suivie d’effets, les erreurs une fois admises par les chercheurs attesteront devant l’histoire des dysfonctionnements qui ont caractérisé cet épisode singulier de la justice Le terme de fiasco prendra peut-être alors une acception quelque peu différente.
Les personnes qui disposent des arguments contradictoires ont eu jusqu’ici fort peu de moyens pour se faire entendre.
Les victimes étaient mineures et sans appuis suffisants, les professionnels dans l’impossibilité de défendre leur probité ni leur honneur, seule Marie-Christine Gryson-Dejehansart, expert au procès de Saint-Omer, exerçant en libéral, pouvait s’exprimer.
Elle l’a fait d’abord dans un livre maintenant bien connu « Outreau, la vérité abusée » [5].
Elle décrit le déroulement des procès et leurs anomalies, pose une réflexion sur le pourquoi et le comment du développement de ce qu’elle appelle la « storytelling » d’Outreau, et évoque les pistes de réflexion favorables à un meilleur fonctionnement pour l’avenir.
Plus récemment, elle a ouvert un site Internet [6] où, documents à l’appui, elle permet à tout auteur honnête de rectifier les erreurs courantes qui concernent l’affaire.
Ce sont là des textes que personne ne pourra contester, même au titre de l’article L.335-3 du Code de la propriété intellectuelle !
Bonne lecture donc à ceux qui veulent savoir, et honnies soient les intimidations des gardiens de la légende.
Espérant, non sans ironie, que Jacques Cuvillier ne m’attaquera pas pour plagiat , n’ayant pas eu la décence de lui demander son autorisation pour la publication de son excellent article!
http://www.ied-toulouse.org/pages/50/index.php?actualite=1082
Entrée Libre et Gratuite !
INNOCENCE EN DANGER TOULOUSE
vous présente,
EN AVANT-PREMIERE
Mercredi 18 janvier 2012
OUTREAU, L’AUTRE VERITE
Un documentaire inédit, réalisé par le journaliste Serge Garde, sponsorisé par
INNOCENCE EN DANGER FRANCE et produit par la société Ligne de Front de
Bernard de la Villardière.
Dix ans après le début de l’affaire Outreau, ce documentaire de 90 minutes, nous plonge dans les coulisses de cette affaire judiciaire surmédiatisée. En reprenant le déroulement des deux procès, ce film nous révèle des éléments inconnus du grand public.
« Erreur judiciaire », ou « Fiasco judiciaire », tels sont les éléments dont la majorité des médias et citoyens se souviennent. Et pourtant, il est une vérité occultée de tous : ces enfants qui ont été reconnus victimes par la justice française. Qui sont-ils ? Que sont-ils devenus ? Comment ont-ils vécu ce revirement médiatique à leur égard, ce basculement de victime à fabulateur ?
Dans ce film, la parole est donnée à des magistrats, des avocats, des experts, des ministres
et les premières victimes de ce drame :
les enfants qui depuis ont grandi et qui sont devenus de jeunes adultes.
Un débat s’ouvrira dès la fin de la projection avec la présence du réalisateur, Serge Garde et d’autres personnalités dont nous vous donnerons très prochainement les noms.
Mercredi 18 janvier 2012
A 20h00
Salle du Sénéchal, rue de Rémusat à Toulouse
Voilà une bonne nouvelle ! J’éspère qu’il fera le tour de France : on peut peut-être les aider à trouver des salles de conférence ?
Sur écran géant à Geoffroy Guichard ou au Zénith?
Misérable Virginie Galland.
Jacques, les chiens aboient, la caravane passe.
Le laboureur continue son sillon au rythme lent de son attelage.
Quelle belle leçon d’écriture vous donnez là à la « malheureuse ».
C’ est vrai, j’ai oublié de le souligner : en plus de la pertinence du propos, Jacques Thomet nous donne un bel échantillon de son grand talent d’ écriture. Nous attendons avec impatience son livre sur Outreau.