22 décembre 2010
C’est fait. La dictature de facto que j’avais dénoncée ici est devenue officielle au Venezuela sous la présidence du castriste Hugo Chavez. L’ex-colonel putschiste de 1992 vient coup sur coup d’annoncer qu’il gouvernera par décrets-lois pendant 18 mois, et de promulguer une loi scélérate sur la censure de la presse, avant l’élection présidentielle de 2012.
Le Parlement vénézuélien, contrôlé par le parti de Chavez, a voté vendredi une loi accordant au chef de l'Etat des pouvoirs exceptionnels pendant 18 mois, deux semaines avant le retour massif de l'opposition à l'Assemblée.
« La loi autorisant le président de la République à édicter des décrets ayant rang, valeur et force de loi dans les domaines délégués est adoptée », a déclaré la présidente du Parlement, Cilia Flores, sous les applaudissements des députés chavistes.
L'opposition, quasiment absente du Parlement depuis son boycott des législatives de 2005, occupera à partir du 4 janvier 67 des 165 sièges de la nouvelle Assemblée, après avoir fait presque jeu égal avec la coalition de gauche radicale de Hugo Chavez lors des élections de septembre.
Mais elle ne pourra pas abroger cette loi, qui requiert 60% des députés pour y parvenir.
Durant 18 mois, Hugo Chavez pourra promulguer des lois portant notamment sur la sécurité, la défense nationale, les finances, la coopération internationale, les transports et services publics ou l'utilisation de la terre.
« Une vingtaine de lois sont quasiment prêtes », a déclaré jeudi soir le président vénézuélien.
Parallèlement, l'Assemblée nationale a voté en urgence un renforcement du contrôle public sur les banques, une mesure dénoncée par l'opposition qui y voit un pas supplémentaire vers la nationalisation du secteur, contrôlé à 25% par l'Etat.
A l'intérieur comme à l'extérieur du pays, de nombreuses voix ont dénoncé une remise en cause du vote des électeurs et de la séparation des pouvoirs.
« C'est un plan du gouvernement pour essayer de retirer tout pouvoir au Parlement et de gouverner de manière absolument autocratique à partir du 1er janvier, sans aucune forme de contrôle », a critiqué le député d'opposition Ismaël Garcia.
« C'est la quatrième fois que le président Chavez recourt à ces décrets », a ironisé Philip Crowley, le porte-parole du département d'Etat. « Il semble trouver des moyens créatifs de justifier ses pouvoirs autocratiques ».
Le président vénézuélien, au pouvoir depuis 1999, a déjà été autorisé à gouverner par décret à trois reprises en onze ans, en 2000, 2001 et 2008, faisant passer une centaine de lois, dont celle sur la nationalisation de secteurs clefs de l'économie comme le pétrole.
La dernière loi de ce type s'était déjà étendue sur 18 mois, la période la plus longue de l'histoire démocratique du Venezuela durant laquelle un chef de l'Etat a joui de telles prérogatives.
Cette fois, M. Chavez a sollicité ces pouvoirs en les justifiant par la « situation d'urgence » provoquée par les intempéries qui ont fait 38 morts et plus de 130.000 sinistrés ces dernières semaines.
Sa demande portait initialement sur un an, mais les parlementaires l'ont étendue à 18 mois, à la « demande des sinistrés ».
Dans la foulée, la même Assemblée nationale du Venezuela a approuvé lundi soir deux lois renforçant le contrôle de l'Etat sur les médias et interdisant pour la première fois certains contenus sur l'internet, provoquant la colère de l'opposition qui dénonce une atteinte à la liberté d'expression.
Les textes ont été approuvés en urgence par l'actuelle chambre dominée par le parti socialiste du président Hugo Chavez, quinze jours avant l'entrée en fonctions du nouveau parlement issu des élections de septembre, où l'opposition possèdera 40% des sièges.
Ils amplifient les restrictions imposées aux médias audiovisuels par une loi de 2004 et soumettent désormais les sites internet aux mêmes obligations.
Les administrateurs de pages internet seront « responsables de l'information et du contenu » publiés sur leurs sites et chargés de « limiter, sans délai, la diffusion de messages » faisant « l'apologie du crime », visant à « déstabiliser la société » ou « contestant les autorités légitimement établies ».
La loi prévoit, en cas d'infraction, des amendes équivalant à « 10% des revenus avant impôt de l'année précédente » et la « suspension du service » pour « 72 heures d'affilée ». En cas de récidive, la licence de diffusion pourra être retirée.
Ismaël Garcia a dénoncé « une violation absolue de la Constitution, de la liberté d'expression et du libre exercice de la communication dans le pays ».
Sa collègue Pastora Medina évoque une incitation à la « censure, l'autocensure ».
« Le droit à l'information, à la communication, l'accès aux médias est pleinement garanti dans la Constitution et dans cette loi », a répondu le député socialiste Earle Herrera.
L'autre texte adopté réduit de 25 à 15 ans la durée maximale des licences de diffusion audiovisuelles et interdit les investissements étrangers dans les médias hertziens et communautaires et la production nationale audiovisuelle.
Ces réformes s'inscrivent dans un contexte de tension croissante entre le pouvoir et les médias critiques.
En 2007, la chaîne RCTV a perdu sa licence hertzienne, pour avoir soutenu une tentative de putsch contre Chavez en 2002, et Globovision, elle aussi très dure à l'égard du régime, fait l'objet de plusieurs procédures judiciaires.
Welcome back !
Je reste affligé par le silence de la presse …
@Locombia
Ne pleure pas ! Sinon tu auras vite épuisé tes larmes face à l’autocensure de la presse au quotidien…
Il est tt de meme hallucinant que tt cela se passe ds l’indifference generale alors que des heros comme Uribe sont malmenés.
J’ai tjs revé de faire carriere diplomatique mais je pense que je n’aurai jamais pu assumer de telles aberations !
Heureux de retrouver votre blog Jacques et ses informations sans censures demagogiques.
Tiend donc, voila 12 annees que Chavez consolide (en tronquant la constitution) sa main-mise sur son pouvoir absolu et Ho surprise, le monde semble realiser qu’il est devenu un dictateur!
L’hypocrisie de ce monde est IMMONDE!
Certains dictateurs bénéficient de la bienveillance de la presse occidentale. Il serait mal vu de critiquer un autocrate se portant en défenseur du peuple. Notre gauche le protége, notre droite également pour des raisons d’intérêts miniers. Le pays est mis en coupes réglées, l’opposition est inexistante les opposants sont contraints à l’exil et sont surnommés les »pitiyanquis » par l’ordre chaviste. Jamanis l’opposition ne reprendra le pouvoir c’est la promesse de chavez, comprenne qui pourra c’est lui qui le dit …Vu le quotidien que je vois évolué depuis 7 ans je le crois sur parole.
A tout le monde
L’excellent site blog Vénézuelien « The Devil’s Excrement » est mort !
Vive le Devil’s Excrement !
Après 8 ans et demi de fonctionnement dans le style de Jacques thomet avec un accent
particulier sur le Vénézuela, le fondateur Miguel se voit obligé d’émigrer par précaution
pour sa famille, pour lui-même et ses activités de consultance financière après avoir été
dans l’industrie pétrolière.
Sur le point de voir son groupe financier être l’objet d’une « nationalisation-confiscation » et
menacé dans les rues chaque jour par l’insécurité générale ambiante, il continuera toutefois
à écrire et alimenter son site depuis un autre pays avec les moyens du bord et les contacts
qui le tuyauteront autant que faire se peut.
Mil Gracias, Miguel !
——–
Sa déclaration en anglais :
.
Then last year Chavez decided to blame someone for his economic mismanagement and targeted
one of the companies of the group that I worked for. It was the equivalent of our “farm” being
illegally taken over by the Government.
It was time to go.
Thus, this weekend I moved with my family to another country. I will go back periodically for
work reasons, but my main residence will be elsewhere. There were two main reasons for this
tough decision, one that came from the mind, not the heart: Crime and the absence of the rule
of law. I stared at both of these in the face and it is something I don’t wish on anyone.
You feel like you are not playing on a level field. If the crooks don’t get you, the other “crooks”
will and you have no way to defend yourself. There are no instances, no appeals, you have
no rights.
Time to leave.
And so it goes…it’s called self-preservation.
The blog will continue. I started this eight and a half years ago and will continue to document
the absurdity of it all, as long as it continues.
TIMES ARE A’CHANGING in VENEZUELA …
LE VENT TOURNE au VENEZUELA …
Ici des NEWS après le 2ème #, dans le commentaire de ce blogger « Eric » voyant Miguel,
le fondateur du site Devil’s Excrement, obligé de s’expatrier.
Note « yves » : Devil’s Excrement = L’Excrément du Diable, faisant référence à Hugo Chavez.
———-
Eric Says:
February 23, 2011 at 11:39 am
It’s with mixed feelings that I contemplate your departure, Miguel.
When I left Venezuela 8 months ago I did so for many of the reasons you cite, and in fact my
six-month stay in el vecino país* did a great deal to pump me back up, feel optimistic about life,
get back in touch with my varied skillsets that had atrophied over the Chávez years, and realize
that there is indeed Life After Venezuela.
As you know, I came here almost 30 years ago, fell totally in love with the country, raised my
kids here, and resisted leaving until, like you, I felt things were just too unbearable to be able to stay.
But I’ve been back now for a couple of months, visiting friends and family, and mostly spending
a lot of time connecting with political activists and in particular the young people who organized
the recent hunger strikes, and it’s only been in this last week that I’ve felt just the bare inkling
of a feeling that things might be in the process of changing very quickly here.
The regime’s unexpected capitulation to the hunger strikers is without precedent.
In a few days it will be six months since Franklin Brito gave up his life while fasting in protest at
the regime’s wholesale violation of his civil and human rights; who at the time could have predicted
that a mass protest along the same lines would result in the freeing of Otto Gebauer, targeted
personally by Chávez after the events of April 2002, and other significant political prisoners?
With more concessions on the way. I mean, this government does not make concessions!
Look at how things have changed since Brito fasted for 83 days and died, and how close to a
100 young people fasting for three weeks managed to rock the regime.
All this against the backdrop of the bloody turmoil in Libya, Gaddafi’s imminent downfall, and
Chavez no doubt mirándose en ese espejo.
The times they are a-changin’.
I’m not saying Chávez is on his way out tomorrow, but it does seem that history is going more
and more non-linear, and fast, and that anything can happen here and most likely will.
Daniel, Island Canuck, and others who are sticking it out for better or for worse, take heart, the
world’s changing real fast, and not even Chávez can escape the consequences of what he’s
done to this country.
To you Miguel, I wish the very best. Thank you for your fine work over the years.
You have been and I am sure will continue to be, a beacon of common sense and uncommon
insight into this beautiful, tragically violated country. As for me, I’m still grazing and sounding
things out. I love Colombia, and will be back. But I’ll also spend more time here than I had
expected to, because I sense that things are changing faster than they appear to be.
If you spend a day or two listening to the JAVU hunger strikers tell their story and describe their
commitment to a free Venezuela, you can’t help but renew your faith in change.
.
* du 1er # = probablement la Colombie !!!
Le visage du monde politique change ces derniers jours.
Les revolutions « populaires » dans les pays arabes donnent des idees aux autres peuples sous dictatures.
Ces revolutions « populaires » sont principalement alimentees par les jeunes « eduques » a travers l’internet (l’ennemi de mon ennemi est mon ami!) ils s’alient aux extremistes musulmans qui ont un but oppose aux premiers.
Ces revolutions ne sont que « hors d’oeuvres » car suivera les guerres civiles entre les extremistes et les democrates moderes.
On n’est pas sorti de la chaumiere! (hummm, est une expression francaise?)
L’occident ne sait pas sur quel pied danser car « la continuite » est importante pour le business qq soit le regime oppose, qu’il soit du diable ou pas.
Les etats dictatoriaux de l’Am. Latine subiront les memes soulevements a courte duree. On peux donc s’attendre a des moments pas tres agreables sous nos longitudes. Deja les Chavez, Ortega, Morales et autres nous ont prouves leurs dictatures par la force armee et l’emprisonnement de leurs opposants politiques.
Aux USA la revolution populaire (civilisee) debuta il y a 6 mois avec le « Tea Party » qui pris le controle de beaucoup d’etats (gouverneurs et chambres) a travers les elections democratiques.
Les politicards democrates (socialistes), comme en france payes par les syndicats, se rebellent et n’acceptent pas la decision du peuple qui a vote pour le party republicain. Pour ce faire les senateurs democrates ont fui leur etat (se refugient dans les etats voisins) pour empecher tous votes legislatifs faute de quorum qui est de 75% pour nouvelles lois. Les republicains ont plus de 50% des vois mais dans le cas du Wisconsin il manque UN vote meme s’il est contre la proposition pour avoir un « quorum ».
Beaucoup d’etats des USA (comme les USA) sont banqueroutes sous le poids que les administrations democrates precedentes ont offert aux Unions, c’est a dire des salaires et pensions tres largement superieures aux normes des companies non-gouvernementales.
O’Bwana fait scandale en appuyant les revendications des syndicats (gangs qui terrorisent leurs adherants) en s’immiscant dans les affaires interieures des autres etats « boycottes » par les « chefs coutumiers democrates » ne respectant pas les decisions du peuple par elections libres et democratiques.
La resultante de cette guerre entre les syndicats et l’executif en place par la majorite des citoyens de l’etat est que les employes d’etat (syndicalises) perderont leurs emplois et salaires car les etats sont banqueroutes et ne peuvent pas debourser les sommes faramineuses exigees par ces syndicats pour leurs adherants.
Hummm, cela n’a t’il pas un air de « deja vu » en france avec vos gouvernements Socialistes qui volent aux honnetes independants pour donner aux faineants des services publiques qui n’ont que service de se remplir les poches aux frais des contribuables. Les POLITICARDS se servent en se passants pour « SERVICES PUBLIQUES » alors qu’ils ne sonr rien d’autre que des INDEPENDANTS d’une mafia trompeuse et malhonnete.
O’Bwana a meme le culos d’ordonner au Federal de ne pas respecter la loi (1996 Clinton) concernant l’interdiction de mariage entre meme sexe. O’Bwana comme tout dictateur fait fit des lois et usurpe ses droits presidentiels alors que seul la chambre et le senat sont authorise a changer les lois ou les juges supremes si ces lois sont anticonstitutionnelles.
Nous voila donc devant un autre dictateur venu des rivages du continent noir…africain.
La REVOLUTION DU 21 siecle ne fait que commencer.
@ « jose », M’Boté
S’well that was !
Les jeunes habitants d’Europe planent toujours béatement, sauf les plus
adultes qui n’en peuvent plus.
Je confirme par ailleurs le malaise diplomatique et je salue bien bas
l’initiative du groupe Marly.
« La peur, Mister Bond, la peur fait disparaître l’or … »
@ Yves
Moyo Yves,
Thanks for telling us about « The Devil’s Excrement ».
Very interesting, I have look at it briefly and will spent de next few days to read much more of it.
C’est si facile de déclarer un chef de gouvernement de dictateur…Mais qu’est ce qu’un dictateur ? Un criminel, peut etre, quelqu’un qui fait passer ses propres intérets personnels ou de ses amis avant ceux du peuple, est-ce qu’un dictateur peut ressembler à çà pour vous ?
Est-ce que vous pensez qu’un dictateur dépenserait plusieurs centaines de milliards de dollards (argent provenant en grande partie de la nationalisation de leur ressources pétrolières) dans l’éducation, la santé, le logement et l’accès à la nourriture de son peuple en trois ans ?
Vous qui etes contre les Médias Mensonges et vous avez raison, on nous raconte rarement la vérité sur les évenements médiatiques, pourquoi prenez-vous la position de tous « nos » médias pour le vénézuela ? Votre position sur Chavez est la meme que le gouvernement des Etats unis, et bien sur nous, les européens…
Avez-vous fait des recherches sur ce qu’a fait Chavez pour son peuple, pourquoi critiquait-il autant les Etats-Uniens ? Pourquoi a t-il fait nationalisé les ressources pétrolières ? Pourquoi, avait t-il demandé aux banques privées d’investir chez les agriculteurs vénézualiens ? Pourquoi a t-il fait rapatrier l’or du Vénézuela du Royaume Unis ?
J’aime beaucoup ce blog, car je trouve de l’info qu’on nous cache habituellement, mais, quand on parle de Chavez comme vous le faites, je ne peux pas me taire.
Chavez était un grand homme, courageux, qui n’avait pas peur de l’impérialisme américain et qu’il le critiquait haut et fort, sans langue de bois (Cf discours à l’ONU 21/09/2006) et surtout, un homme qui aimait profondément le peuple et qui voulait que son pays sorte de la misère !!!
De plus, le système d’élection vénézualiens, reconnu comme l’un des plus sécurisé au monde a une nouvelle fois (3 fois au total) montré que Chavez est aimé par son peuple en élisant Maduro (ancien 1er ministre de Chavez). Alors, je vous le demande, où est donc cette dictature ?
Ne perdez pas votre temps à me répondre, renseignez vous avec de vrais sources : Réseau Voltaire, Investig’Action, Chavez, la page de réinformation (facebook)…