30 octobre 2010
La diaspora terroriste en Amérique Latine commence à tomber dans les rets de la police depuis l’élimination des principaux chefs des FARC entre 2008 et 2010, grâce aux documents explosifs découverts dans leurs ordinateurs. Le parti communiste chilien va devoir s'expliquer après la détention de son poisson-pilote chez les FARC.
Interpol a arrêté hier, en plein centre de Santiago du Chili, Manuel Francisco Olate Céspedes, alias “Roque”, membre du parti communiste chilien et désigné par ce mouvement comme relais auprès des FARC. A six reprises, cet individu avait rencontré Raul Reyes, l’ex-n°2 des rebelles terroristes colombiens, avant la mort de celui-ci le 1er mars 2008 dans un bombardement de l’armée colombienne.
Olate, dont l’extradition à Bogota a été demandée aussitôt par le président Juan Manuel Santos, faisait l’objet d’un mandat d’arrêt signé par la Cour suprême chilienne à partir du dossier contre lui adressé par la Colombie.
Mon blog avait montré en 2008 une photo d’Olate assis à côté de Raul Reyes dans la jungle (voir cliché ci-dessus).
J’attends avec intérêt la même initiative de la part du chef de l’Etat colombien à l’égard des complices du terrorisme colombien au Brésil, au Venezuela, en Argentine, au Nicaragua, mais aussi en France, en Espagne, et en Suède où continue active l’agence ANNCOL, porte-parole des terroristes des FARC…
Une bonne nouvelle mais cette arrestation n’a pas pu se faire sans l’accord du gouvernement Chilien . Si celui-ci prend le risque de croiser le fer avec le Parti Communiste Chilien , cela indique peut-étre une nouvelle volonté de son Président , Pinera , de s’opposer aux Farcs et donc de s’impliquer un peu plus dans la politique internationale au risque de froisser les Chavez , Morales et autres adversaires du libéralisme.Peut-étre que sa montée dans les sondages suite au sauvetage des mineurs lui donne-t-elle cette possibilité ?