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18 mars 2010 Dans notre monde dit libre, les peuples continuent d’être intoxiqués par les images toutes faites que propagent leurs élites, avec en relais une presse sans le moindre esprit critique, sur les autres pays. 

Il en est ainsi de Cuba, « paradis social malgré ses travers provoqués par le blocus américain », selon les bonnes âmes de nos démocraties qui n’ont pas daigné réagir aux violences commises hier contre les « Dames en blanc », inoffensives mères et épouses des prisonniers politiques du castrisme que des femmes de la police castriste ont arrêtées « manu militari ». Mais c’est surtout le cas de la Colombie, un pays victime, si j’ose dire, d’un excès de démocratie dans le contexte d’une lutte contre les terroristes des FARC, de l’ELN et des paras. 

Grâce à la politique de sécurité démocratique du président Alvaro Uribe, qu’on l’aime ou qu’on le déteste, les guérillas ont été réduites à la portion congrue. Les enlèvements, de 3200 en 2001, avant son élection en 2002, sont passés à moins de 200 en 2009. Les crimes, de 45.000, ont baissé à 15.000. Les Colombiens peuvent désormais circuler en voiture sans risquer d’être enlevés dans une « pêche millionnaire », une expression alors courante devenue désuète. Quant à l’économie, elle n’a jamais connu une telle expansion, malgré la crise mondiale de 2008. L’immobilier connaît une croissance de plus de 30%, et les investissements étrangers affluent. Malgré ce contexte porteur, Alvaro Uribe ne pourra pas se représenter, alors qu’il était assuré d’une réélection au premier tour. La Cour constitutionnelle l’en a empêché, avec pour seuls arguments des « erreurs de procédure » dans l’appel signé par quatre millions de Colombiens en faveur d’un référendum qui lui aurait permis, en cas de victoire, de postuler un troisième mandat. 

Personnellement, j’ai toujours estimé que deux mandats étaient suffisants, et qu’Uribe devait laisser la main pour éviter d’apparaître comme un caudillo dans le style des Chavez, Correa, Morales, Ortega. Mais les desiderata des Colombiens étaient autres. Ils voulaient maintenir au pouvoir celui qui a réduit le terrorisme et sauvé 15 otages dont Ingrid Betancur le 2 juillet 2008 dans l'historique Opération Jaque. Le peuple en a été empêché par la camarilla d’une justice infestée par la corruption et ses liens avec les FARC. Cette complicité atteint des niveaux sans précédent au cœur de la Cour suprême. Je vous reporte à mes archives sur les liens avérés entre ses magistrats, la mafia de la drogue et la guérilla. Depuis sept mois, cette Cour qui n’a rien des Miracles s’oppose à la nomination du « fiscal » (avocat général de l’Etat), bien que la Constitution lui imposât de choisir entre trois candidats proposés par le chef de l’Etat. Alvaro Uribe a fini par changer les noms de sa sélection, contrairement à ce qui est prévu par la Loi suprême. Le « dictateur fasciste » de Colombie aura démontré une fois de plus les limites de son pouvoir. En Bolivie, le roi de la coca et émule de Chavez, Evo Morales, vient de nommer carrément TOUS les juges, mais personne n’a bougé le petit doigt chez les intellectuels de nos démocraties, y compris en Colombie. 

Pis encore, je viens de lire deux heures plus tôt, sur un site de El Tiempo ou de Caracol, une déclaration d’Alvaro Uribe, qui s’étonnait pour la 1e fois de l’absence de poursuites contre les agents de la Farc-politique, et de l’ELN-politique. Je vous rappelle que seuls sont poursuivis jusqu’ici les parlementaires présumés complices de paramilitaires, comme c’est aujourd’hui le cas de l’ex-sénateur Alvaro Araujo Castro, condamné à 9 ans et 3 mois de prison par la Cour suprême. Tenez-vous bien, cette déclaration d’Alvaro Uribe, que j’aurais dû copier-coller immédiatement pour vous la relater, a disparu de ces sites ! Aucun média colombien ne publie cette grave accusation. Le chef de l’Etat est ainsi censuré par les propres organes de presse de son pays ! Aucun média ne rapporte son sursaut, bien tardif, contre l’absence de poursuites, de la part de la Cour suprême, contre les agents des FARC et de l’ELN au sein du Congrès. Les preuves abondent pourtant. 

Une information préliminaire ouverte en septembre 2008 contre Piedad Cordoba n’a toujours pas été concrétisée ! Cette sénatrice apatride, qui recommandait aux pays d’Amérique Latine, dans un forum gauchiste à Mexico en 2007, la rupture des relations diplomatiques avec la Colombie, est une complice confirmée des FARC, comme le démontrent les centaines de dossiers découverts dans les ordinateurs de Raul Reyes après l’élimination de ce n°2 des FARC en 2008. Cette femme au turban, sangsue des otages que ses amis terroristes lui confient au compte-gouttes au profit de sa publicité, sera-t-elle en jour condamnée à la prison ? Qui sait si le Prix Nobel de la paix n’en fera pas, au lieu d’une complice de la terreur, une héroïne qui deviendra intouchable et pourra faire et dire tout et son contraire contre le régime colombien au profit de ses alliés des FARC. Une autre preuve de cette transgression de la démocratie au profit des organes terroristes transparaît dans le quotidien El Tiempo de ce jour. Alvaro Uribe a rendu hommage ce jeudi à Angelino Garzon, choisi par Juan Manuel Santos, successeur probable du président dont il a été le ministre de la Défense, pour candidat à la vice-présidence sur son ticket. « C’est un lutteur social dans la fraternité », a déclaré Uribe à propos de cet ancien syndicaliste, devenu l’un de ses ministres avant d’être élu gouverneur de Cali. 

Le journal El Tiempo précède cette déclaration présidentielle du commentaire suivant : « le président Alvaro Uribe continue de jouer sur la ligne étroite de l’ingérence en politique », selon le quotidien. Depuis deux mois, le chef de l’Etat a même été interdit de diffusion télévisée pour ses conseils des ministres décentralisés, qu’il tient chaque samedi depuis son arrivée au pouvoir en 2002 !   

Quelle est la qualité d’une démocratie qui empêche son président d’ouvrir la bouche pour s’exprimer en politique ? Celle d’une dictature aux mains de juges corrompus et soudoyés par les terroristes, quand ce n’est pas sous la menace.

Où atterrira une démocratie qui emprisonne depuis deux ans un héros colombien, le colonel Alfonso Plazas Vega, sauveteur de 200 juges en 1985 quand les terroristes du M-19 avaient incendié le palais de justice de Bogota, contre six millions de dollars payés par le cartel de Medellin pour brûler leurs dossiers et éviter ainsi les extraditions de ses membres aux USA, et pris les magistrats en otages avant d'en exécuter une centaine? De faux témoins l'accusent de la disparition de 11 employés de la cafétéria du palais.

Pauvre démocratie colombienne … 

9 réponses à “LA COLOMBIE SUBIT LA DICTATURE D’UNE JUSTICE PRO-NARCOS ET PRO-FARC QUI EMPECHE MEME LE PRESIDENT ALVARO URIBE DE PARLER DE SA SUCCESSION !”

  • Fabio:

    Ces juges suivront le meme sort que Chavez: avec le temps il sera de plus en plus evident qu’ils sont des escrocs autocrates au service des Farc. Et ils seront un jour au compte du peuple, et de la vraie justice.

    Pour rectifier un peu votre pessimisme Doctor Jacques, ici l’editorial du Colombiano, qui resume le mode positif du pays entier, et la reconnaissance vers le « miracle uribiste »:

    Un legado hacia tierra firme

    A poco menos de 145 días de finalizar el Manifiesto Democrático, el país tiene razones indiscutibles para dimensionar el legado que deja el Presidente Álvaro Uribe. Ese barco llamado Colombia, que estuvo en aguas tormentosas y bajo un panorama oscuro, ha encontrado el rumbo hacia tierra firme, pero no exento de peligros internos y externos, si se baja la guardia. Colombia es hoy protagonista, gracias al liderazgo de Uribe.
    EL COLOMBIANO | Medellín | Publicado el 18 de marzo de 2010

    En sentido figurado, Colombia era en 2002 una especie de barco en aguas turbulentas, con un capitán que había entregado el timón a piratas con ansias de poder. Sometido a una violencia de alta mar y con pocas esperanzas de revertir el rumbo en lo político, lo económico y lo social, y con un panorama internacional nublado y hostil.

    Hoy, a poco menos de 145 días de que el Presidente Álvaro Uribe ceda el timón, el país siente que hay tierra firme a la vista, no libre aún de turbulencias internas y externas, pero con una posición de liderazgo y reconocimiento que nadie podrá desconocer ni ocultar en el camino de la consolidación de un legado que ya tiene el sello de un hombre trabajador, sincero y con profundo amor por Colombia.

    No sería posible fijar la mirada en el puerto de llegada que significa para el Gobierno el próximo 7 de agosto, sin mirar hacia atrás y poder dimensionar sin mezquindades ni egoísmos lo que este barco llamado Colombia ha podido superar y consolidar en poco menos de ocho años del Manifiesto Democrático de Uribe.

    Este espacio editorial es demasiado corto para plasmar con hechos y cifras el legado que dejará Uribe y que, sin duda, deberá ser parte de la plataforma de Gobierno de quien asuma la Jefatura de Estado. Sin embargo, y sin menoscabo del reconocimiento que merecen quienes han honrado con su dedicación y transparencia el haber sido y ser parte de este Gobierno, quisiéramos destacar que en estos ocho años Colombia logró ser protagonista de primer orden en el ámbito internacional y regional en asuntos como los derechos humanos, la lucha contra el terrorismo, la internacionalización de la economía y la transformación de las tecnologías aplicadas a la educación, la ciencia y a los códigos de Buen Gobierno.

    Colombia ha afrontado con decisión y valentía el fenómeno endémico de la violencia, con sus múltiples manifestaciones terroristas y el narcotráfico como combustible. A las denuncias sobre violación de derechos humanos, el Gobierno ha respondido con claridad y reconocido los posibles errores cometidos por algunos miembros de la Fuerza Pública. También mostró de cuerpo completo ante la comunidad internacional la diplomacia paralela de la guerrilla: mientras secuestraba, asesinaba y hacía terrorismo en Colombia, se pavoneaba por la geografía mundial como un « Robin Hood ».

    Hoy el mundo sabe de las violaciones a los derechos humanos no por las denuncias de algunas ONG y grupos afines a la subversión, sino porque el Gobierno las puso en la agenda de la comunidad internacional y en el debate, incluso, del Consejo de Seguridad de la ONU, porque no le teme al escrutinio de sus actuaciones.

    Contrario a lo que sucedió con la llamada apertura económica neoliberal, Colombia abrió sus puertas al comercio internacional, pero exigió que también se abrieran en el exterior. Pasó de tener un comercio como de plaza de mercado a contar ahora con no menos de 42 tratados de libre comercio para llegarles con nuestros productos a cerca de mil 400 millones de consumidores en todo el mundo. Aún así, no es suficiente y el reto inaplazable es conseguir la firma del TLC con Estados Unidos, Canadá, Europa, Panamá y, de paso, asegurar el ingreso al Acuerdo de Cooperación Asia-Pacífico (Apec).

    El país, después de estar en los últimos lugares (casilla 11), ocupa hoy el primer puesto del ranquin latinoamericano de Gobierno en Línea, una herramienta fundamental de vigilancia y seguimiento a la contratación pública. El acceso a internet estaba en el tres por ciento en 2002 y ahora es del 50 por ciento. La banda ancha cubría menos del uno por ciento y hoy cubre el 44 por ciento. Ahora, nueve de cada 10 colombianos tienen celular.

    La inversión social en el sector de telecomunicaciones pasó de 50 mil millones a 700 mil millones en el último año, con especial impacto en la educación y la salud. Una muestra pequeña, pero contundente, de que el barco ha tenido capitán y que la tierra firme que ahora se divisa no puede sucumbir ante las aguas tormentosas que persisten dentro y fuera de nuestras fronteras.

  • Christiane:

    Merci Fabio de nous remonter le moral avec tel article de El Colombiano Enfin un journal qui fait la même analyse que moi. La Colombie a tellement progressé depuis qu’Uribe est au pouvoir que les colombiens ne se souviennent même plus dans quel état était le pays avant….. La Colombie a été métamorphosée! dommage les juges pourris qui empêchent d’avancer encore davantage. Un jour viendra – il faut y croire – où le cauchemar sera fini….. espérons

  • Cristobal:

    « Une démocratie qui empêche son président d?ouvrir la bouche pour s?exprimer » : En France, cela nous reposerait !!
    Trève de plaisanterie,
    En cette année 2010, la Colombie est à la croisée des chemins. Malgré tout le chemin parcouru ces dernières années, ce pays pourrait malheureusement rechuter.
    Uribe a été à la hauteur de la tâche immense qui lui incombait.
    Que ce pays élise un futur président de sa trempe ; A supposer que l’un des candidat en ait le charisme… ce qui n’est pas sûr !.

  • SD:

    c’est pour cela que j’aurais voulu quelques années en plus, pour terminer le travail. Mais j’espère que le nouveau président saura demander des conseils à l’ancien, et que il y aura changement dans la continuité.

    Dans la prochaine législature, il nous semble que la plupart des juges de la cour suprême vont être renouvelés, je me trompe?

  • Fabio:

    Il faut garder un certain optimisme. Santos sera tres probablement le president. C’est certain qu’il n’a pas le charisme d’Uribe aupres des petites gens (il est vu comme un privilegé), mais au niveau executif et technocratique il est impressionant, plus preparé qu’Uribe l’etait en 2002. Aussi le pays est beaucoup plus gereable que le chaos de 2002. Santos sans doute est conscient du probleme des juges (lui meme est visé par un juge equatorien par l’elimination de Reyes en 2008).

    Il faudra se renseigner par rapport a la question de SD. Meme si quelques juges etaient renouvelles, la justice colombienne est l’une de plus independantes du monde: le mechanisme pour elire les nouveaux magistrats est assez complexe, tous les pouvoirs participtent, et c’est fait expres pour que l’executif ne puisse pas influencer le proces. L’avantage est que cette fois le congres est majoritairement uribiste. Mais on est tres loin des US, ou le president decide les nouveaux magistrats a la Cour.

    La grande question par rapport a Santos est s’il va se laisser influencer par « la communeauté internationale » et il ne fera pas la reforme de la justice.

    Je trouve en tout cas que c’est salutaire qu’Uribe parte, parce que si son successeur s’attaque aux problemes il ne sera pas autant diabolisé. Je crois que la prochaine election debloquera l’gnoble situation commercielle actuelle (on veut que la Colombie finisse avec le narcotrafique, mais on fait des blocages commerciaux avec l’excuse droithommiste, ce qui force l’economie a etre dependante des narcos).

    On ne finira jamais d’etre reconnaissant vers la gestion du President Uribe. Ceci semble exaggeré, mais sans la tenace resistance colombienne des dernieres années, l’Amerique Latine aurait pu etre colonisée entierement par Chavez. Ca aurait ete la pire malediction pour le continent.

  • jose:

    Qq soit le nouveau president en Colombie (sauf si c’est un d’extreme gooooche ce qui est pratiquement impossible), Chavez continuera a s’attaquer a la Colombie car Chavez est un fou de grandeur personelle et il veut etre l’Empereur de toute l’Am. Latine.
    Les Colombiens ne sont pas dupes. Ils savent tous ce que les politicards d’Europe et d’ailleurs feignent d’ignorer: Chavez aide les FARC, le ELN, l’ETA et tous les terroristes anti-occident.

    a lire sur noticias24.com

    19 / Mar / 2010 3:26 pm Candidato Vargas Lleras revela supuesta ubicación de las FARC en Venezuela
    Foto: Flickr oficial de Germán Vargas LlerasEl candidato presidencial colombiano Germán Vargas Lleras reveló hoy la supuesta ubicación de jefes de las guerrillas de las FARC y el ELN en Venezuela, y entregó mapas donde, según él, hay campamentos rebeldes protegidos por las autoridades del país vecino.
    El aspirante por el movimiento político Cambio Radical señaló también, durante la presentación de su propuesta de seguridad integral en el municipio de Pradera (Valle del Cauca, suroeste), que el 60 por ciento de las rutas del narcotráfico salen por Venezuela.

    ?El territorio venezolano sigue siendo trinchera estratégica de las FARC?, indicó.

    ?El territorio venezolano sigue siendo trinchera estratégica de las FARC?Vargas Lleras precisó que en Venezuela permanece el portavoz internacional de las FARC Luciano Marín Arango, alias ?Iván Márquez?, en inmediaciones de la Serranía del Perijá, y que también están en ese país los jefes rebeldes Rodrigo Londoño, conocido como ?Timochenko?, y Hermilo Cabrera Díaz, alias ?Bertulfo Álvarez?.

    Asimismo, sostuvo que en un sitio conocido como Elorza, estado de Apure, está radicado el jefe guerrillero conocido como ?Grannobles?.

    ??Antonio García? y ?Gabino?, jefes del ELN, han encontrado también refugio en territorio venezolano?, agregó el candidato presidencial en el marco de las visitas a varios municipios dentro de su campaña para las elecciones presidenciales del próximo 30 de mayo.

    Vargas Lleras indicó además que cerca del 60 por ciento de las rutas para el tráfico de cocaína ?utilizan territorio venezolano?, y que 400 fusiles decomisados a la guerrilla ?pertenecían a las fuerzas militares venezolanas?.

    ?En los estados Táchira, Zulia y Apure subsisten campamentos de las FARC protegidos con anillos externos de seguridad del ejército venezolano?, agregó.

    ?En los estados Táchira, Zulia y Apure subsisten campamentos de las FARC protegidos con anillos externos de seguridad del ejército venezolano?Asimismo, indicó que ?Iván Márquez? tiene su residencia en un campamento en inmediaciones de Machiques, donde es custodiado y da entrenamiento político y militar a 700 hombres, ?incluidas las llamadas milicias bolivarianas?, añadió.

    El candidato de Cambio Radical agregó que las autoridades deben poner especial atención a cinco corredores que usan las Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia (FARC) y el Ejército de Liberación Nacional (ELN) para sus operaciones.

    El presidente colombiano, Álvaro Uribe, y su ministro de Defensa, Gabriel Silva, han señalado en repetidas ocasiones que los jefes rebeldes se esconden de la persecución de las tropas colombianas en el lado venezolano de la frontera común.

    El mandatario venezolano, Hugo Chávez, congeló en agosto pasado las relaciones diplomáticas y comerciales con Colombia por un acuerdo firmado entre Bogotá y Washington que permite el uso de bases militares colombianas a soldados estadounidenses y que Caracas considera lesivo para su soberanía.

    Vía EFE

  • Franco Colomb:

    D’apres ce que je sais, les magistrats de la Cour Supreme sont elus pour 8 ans, par eux-memes. Je crois que 2 ou 3 d’entre eux arrivent prochainement a terme.

    Pour qu’une reforme constitutionnelle qui puisse reformer la justice voit le jour,il faudrait certes une volonte de l’Executif, mais surtout d’un Congres dont le privilege constitutionnel veut qu’il soit lui-meme juge par la Cour Supreme. Si les 68 parlementaires qui ont vote la loi de referendum ont ete mis en examen ( ou menaces de l’etre)-on n’en parle plus- on comprendra pourquoi aucune initiative n’a ete proposee dans ce sens, surtout en fin de mandat. On a vaguement entendu parle d’un projet qui aurait propose l’augmentation du terme des magistrats … a 15 ans. On peut se demander ce qu’il se passera au cours de cette nouvelle legislature. Mais la tendance generalisee est au silence, aucun parlementaire ne s’est risque a une declaration publique en particulier sur le sort de leurs collegues emprisonnes a tort ou a raison…

    Bien differente , on le sait, est la situation de l’avocat general nomme par la Cour a partir d’une terne etablie par le President. La Cour a fini par admettre la derniere terne proposee par la Presidence, mais la dernieres votation n’a pas suffi a elire le « Fiscal », laissant en place l’Avocat General interimaire le plus durable de l’histoire. On peut supposer que le nouvel Avocat General ne sera pas elu avant la fin du mandat du President Uribe. La rapporteuse des NU pour l’independance judiciaire lors de sa viste en Colombie en decembre a declare qu’il etait inadmissible de ne pas elire le Fiscal general, mais que le profil des candidats devait repondre aux standards internationaux. Pour les specialistes, il etait indispensable qu’ils repondent aux criteres constitutionnels, ce qui aurait ete le cas.

  • Fabio:

    Au sujet de l’election des magistrats, on avait eu une petite discussion avec Faselito il y a qqs mois. On avait trouvé qqs liens (Wikipedia??) sur la procedure. Si je me souviens bien, c’est en effet la Cour Sup qui decide le nouveau magistrat, mais sur des ternes composées par le Conseil Superieur de la Magistrature, qui aurait trié des noms en consultation avec le Congres et l’executif. L’idee est d’avoir une justice independante, sans qu’elle ne tombe pas dans « l’inceste » des magistrats qui s’elisent entre eux, ni qu’elle soit politisée par l’executif comme aux US. Le Conseil Sup de la Mgst est une haute instance judiciere, comme la Cour Constitutionelle, independante de la Cour Supreme. Si Faselito se souvient, bienvenus soient ses commentaires!

    En tout cas c’est significatif que les gens aient si peu d’informations sur le mechanisme d’election de ces juges politicards!!!!

  • Fabio:

    PS: Si bien ni l’executif ni le congres peuvent faire la reforme de la justice comme franco-colombien bien l’explique, l’executif peut tres bien creer par la voie d’un grand debat national une conscience sur la necessité d’une reforme Ensuite il pourrait avoir un referendum ou ce que la constitution en permette.

    Dans cet ordre le role d’Andres Arias « mini-Uribe » est et restera important, car c’est le seul a parler fort sur la necessite d’une reforme (aux moins interdire que les juges soient d’anciens politicards frustrés comme M. Ibanez, ou que les juges deviennent au lendemain des candidats presidentiels comme M. Gaviria). Avec un president intelligent et dilligent, la professionalisation de la justice deviendrait une realité. La justice d’aujordhui est le resultat des magouilles entre politicards, narcos, guerrilleros et juges qui ont entouré la constitution de 1991.

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