5 OCTOBRE 2009
Un ramassis d’incongruités, et c’est un euphémisme, se glisse dans l’article publié cette semaine par Le Nouvel Observateur sur Roman Polanski pour défendre le pédophile. Je vous laisse les trouver et les commenter :
Une affaire datant de trente ans
Qui en veut à Roman Polanski ?
Un documentaire qui affaiblit l'accusation, un procureur californien piqué au vif une ministre suisse zélée, voilà les ingrédients qui ont conduit à la spectaculaire arrestation du cinéaste à Zurich
Neutres, les Suisses ? Vraiment ? Arrêté à sa descente d'avion alors qu'il était invité d'honneur au Festival de Zurich, Roman Polanski a été jeté dans un cul-de-basse-fosse au vu d'un mandat international lancé par la justice américaine. Les Etats-Unis réclament son extradition en trépignant, les Suisses sont embarrassés d'avoir attiré Polanski dans un traquenard, les Français sont stupéfiés, les Polonais enragent. Résultat : Polanski, l'un des plus grands cinéastes vivants, se retrouve, à 76 ans, menacé de finir ses jours en prison. L'affaire a plus de trente ans. Pourquoi les Suisses se réveillent-ils maintenant alors que le cinéaste séjourne régulièrement à Gstaad où il possède un chalet ? Pourquoi les Américains, qui ne semblaient plus guère se soucier du cas Polanski, se sont-ils activés ?
Flash-back. En 1977, huit ans après l'atroce massacre de Sharon Tate par les épigones de Charles Manson, Roman Polanski est arrêté pour avoir eu des relations sexuelles avec une gamine de 13 ans. La mère, une actrice en mal de rôles, a laissé volontairement sa fille seule avec Polanski, pour une série de photos. Le cinéaste, qui a la réputation d'aimer les jeunes filles, ne résiste pas. La mère dépose plainte pour viol. Le juge Rittenband propose un deal : un plaider-coupable contre une sentence légère. Entre-temps, la rumeur, à Hollywood, fait état d'une grosse somme d'argent qui aurait changé de mains pour atterrir dans celles de la maman outragée. Envoyé en pénitencier pour «évaluation», Polanski se retrouve dans un environnement dangereux : quelques caïds ont décidé d'embellir leur tableau de chasse en «se faisant» une célébrité. Au bout de quarante-deux jours, Polanski est relâché en liberté conditionnelle. Il repart travailler. Une photo remet tout en question. Polanski, cigare aux lèvres, s'amuse à la Fête de la Bière en Allemagne. Le juge, irrité, casse le deal.
Brusquement convoqué
A son retour aux Etats-Unis, le cinéaste comprend alors qu'il est bon pour un demi-siècle de prison. Il s'enfuit pour la France, où il est né. Il se marie, a des enfants, obtient un oscar et une palme d'or pour «le Pianiste». Le juge Rittenband décède, les procureurs se succèdent et rien ne se passe. Désormais installé à Paris, le cinéaste se voit brusquement convoqué début 2009 par le nouveau juge de Los Angeles, Peter Espinoza. Un documentaire, «Roman Polanski : wanted and desired» (1) vient de changer la donne. L'enquête de la cinéaste Marina Zenovich démontre que le juge Rittenband a eu une conduite violant les règles éthiques. Il aimait faire parler de lui en attaquant des gens célèbres et s'est juré qu'il «aurait la peau» de ce cinéaste mondialement connu. Pas très impartial, le juge… Les avocats (de l'époque) de Polanski n'ont plus qu'à enfoncer le clou : Roman a fait le bon choix en s'enfuyant. Ils reçoivent le soutien du procureur qui a porté l'accusation devant le tribunal en 1977 !
Début 2009, avec le documentaire sur les écrans, tout semble donc en place pour que le dossier soit classé. C'est ce que réclament les avocats de Polanski. Mais pour que le juge Espinoza puisse statuer, il faut que le cinéaste apparaisse sur le sol américain. Ce dernier refuse, craignant d'être traité comme un criminel dangereux. Et entreprend le tournage de «l'Homme de l'ombre» en Allemagne. Puis il passe l'été en Suisse, avant de faire un tour en Grèce. Laissant à ses avocats le soin de faire valoir devant la cour de Los Angeles que le mandat d'amener n'est plus valable puisqu'«aucun effort sérieux n'a été fait» au cours des années. C'est ce qui met le feu aux poudres. Piqué au vif, Steve Cooley, le nouveau district artorney de L. A., publie un document où il rappelle qu'une demande d'extradition a été envoyée aux autorités anglaises en 1978; que la Royal Canadian Mounted Police a été alertée en 1986; que la Thaïlande a été notifiée en 2005; et que le mandat a été présenté aux Israéliens en 2007. Les avocats contestent : ils n'ont jamais été prévenus de ces démarches. Ont-elles seulement eu lieu ? On peut en douter, suggèrent- ils. Car, en cas d'exécution du mandat, les charges, rendues publiques, seraient apparues dans leur inanité. OAS_AD(‘Middle3′);
Le procureur Cooley a-t-il besoin d'un procès à grand spectacle ? Aux Etats-Unis le poste est électif, comme celui de juge. Plus le tableau de chasse est riche, plus les électeurs sont contents. Cooley, élu deux fois en 2004 et 2008, surfe sur un sujet devenu sensible, la pédophilie. Pourtant la victime de Polanski, Samantha Gailey, devenue une mère de famille de 45 ans, a passé l'éponge dès 1987 : «Les charges devraient être abandonnées. L'étalage constant des détails de cette affaire me cause un tort immense. Je suis devenue la victime de l'action du procureur.» Les rôles sont renversés. Le D. A. remue la fange par goût de la notoriété, la victime plaide pour l'accusé.
Traquenard policier
Du cote suisse, le procède du traquenard policier a des relents nauséabonds. «Nous n'avions pas d'autre solution», affirme la ministre de la Justice, Eveline Widmer-Schlumpf, visiblement mal à l'aise. Pourquoi «pas d'autre solution» ? Cet été, Hillary Clinton, ministre des Affaires étrangères, a engagé un bras de fer sur la pratique du secret bancaire suisse. Désormais, le Trésor américain peut se voir communiquer les avoirs des fraudeurs fiscaux, sur simple demande. Les Suisses se sont résignés à collaborer. Avec l'affaire Polanski, ils donnent un gage de bonne volonté. Détail qui ne manque pas de sel : Eveline Widmer- Schlumpf, membre du conseil de banque de la Banque nationale suisse, a été l'un des trois conseillers fédéraux en charge du dossier UBS-secret bancaire. Autre détail qui tue : selon le réalisateur Terry Gilliam, le ministre de la Culture suisse en personne était à l'aéroport pour accueillir le cinéaste.
Polanski victime d'un jeu trop diplomatique ? Et d'une ministre soucieuse de ne gâter en rien son ascension (Eveline Widmer- Schlumpf, en acceptant un maroquin contre l'avis de son parti, l'Union démocratique du Centre, l'a fait exploser et a été accusée de «trahison») ? Pour l'heure, il a fait appel. Sera-t-il un jour emmené, menottes aux poignets, vers Los Angeles ? S'il était extradé, il risquerait de croiser Charles Manson. Qui est libérable dans deux ans.
(1)Le film vient de ressortir dans une salle à Paris, le Reflet Médias.
Rosemary's Baby(1968)
Un best-seller d'Ira Levin adapté par Polanski : le cinéaste réalise un film d'horreur parfait, sur fond de satanisme (Mia Farrow est enceinte du diable). Cela lui sera violemment reproché après le meurtre de sa femme, Sharon Tate, enceinte de huit mois. La presse américaine, dans son ensemble, n'hésite pas à accabler Polanski, allant jusqu'à dire qu'il est responsable de son malheur. L'arrestation de Manson, trois mois plus tard, mettra à mal ces affirmations abjectes : les assassins ne savaient pas qui était dans la maison.
Chinatown (1974)
Le chef-d'oeuvre de Polanski, désormais classé dans les cent films américains déposés à la Bibliothèque du Congrès. Une histoire amère d'inceste, de trahison familiale, sur fond de corruption. Ce sera le dernier film de Polanski à Hollywood. En 1990, Jack Nicholson tourne la suite de «Chinatown», «The Two Jakes». Le troisième volet, prévu à l'origine, ne verra jamais le jour.
Le Locataire (1976)
Polanski revient à Paris, ville de sa naissance. Il y tourne ce scénario de Topor, qui marie le fantastique et le grotesque. Le film est mal reçu au Festival de Cannes, mais gagne, au fil des ans, un statut de chef- d'oeuvre méconnu. Tourné dans les studios d'Epinay juste avant leur démolition, le film ajoute à la légende du réalisateur, personnage étrange et inquiétant
Le Pianiste (2002)
La consécration. En adaptant le livre autobiographique du musicien Wladyslaw Spilman, Polanski revient sur sa propre enfance. Gamin abandonné dans le ghetto pendant la guerre, il a vu son père et sa mère déportés, et a survécu par miracle. Le film lui vaut un oscar, que Polanski n'ira pas chercher aux Etats-Unis, de peur d'être incarcéré. Harrison Ford lui remettra la statuette en France, où le cinéaste réside désormais.
L'Homme de l'ombre (2010)
Ewan McGregor est un nègre littéraire : missionné pour écrire les Mémoires d'un homme politique anglais (inspiré de Tony Blair), l'écrivain découvre des secrets d'Etat… En cours de tournage en Allemagne, le film est un polar à suspense, dont le scénario a été écrit, en grande partie, dans la maison de Polanski à Gstaad. Les autorités suisses, alors, n'avaient rien trouvé à redire…
Philippe Boulet-Gercourt, François Forestier
Le Nouvel Observateur
Seulement une affirmation est correcte: « les Français sont stupéfiés » LOL!! et oui, il n’ya qu’a lire les reactions des internautes! Quand aux polonais, oui, ils aussi sont « enragés »: un sondage les montrait à 75% enragés vers le pouvoir qui soutenait un pedophile!
Fabio, les polonais remontent dans mon estime. Les peuples valent mieux que leurs dirigeants.
Samedi soir, j’écoutais l’émssion « on n’est pas couché » de Ruquier avec l’excellent Zemmour. Un invité parmi d’autres : Poivre d’Arvor.
Amené à donner son avis sur cette affaire, l’ex présenteur du 20H nous explique que Polanski a payé puisqu’il avait passé « un mois et demi en prison ».
Bref pour PPDA, saoûler, droguer, sodomiser une fillette, cela vaut à peine plus d’un mois de prison. Messieurs les violeurs pédophiles, ne vous gênez surtout pas ; ce serait dommage de réfréner, à ce tarif, vos pulsions !!
PPDA a aussi parlé d’un arrangement avec la victime. Zemmour lui a retorqué, à juste titre, que cela signifiait que Polanski avait utilisé son fric en espérant l’impunité pour son viol et que cela était contestable moralement (ce sont à peu près ses propos).
Qui est l’auteur de cet article grandiosement débile aux relents racistes envers les suisses..
Ce gars là ferait bien de prendre des cours de droit pénal international…
Et c’est même limite incitation à la pédophilie, car ça commence avec le discours habituel du gros beauf qui explique que c’était voulu par la mère de la gamine pour de l’argent…Toutes des salopes on l’a toujours dit!!
Bien entendu pas un mot sur les circonstances du crime, c’est que ce journaleux doit vouloir préserver les chastes lecteurs de l’hebdo des bobos roses pales.
Bien entendu les aveux du héros de la rive gauche sont minimisés pour ne pas dire escamotés..
La cavale devient ensuite une épopée héroique de l’artiste tourmenté poursuivi par les juges arrivistes et envieux, c’est le fugitif version Polanski.
Enfin, on arrive chez ces salauds de Suisses qui osent appliquer un mandat d’arrêt international comme l’oblige les conventions internationales, cette justice helvête pourrait être conciliante avec les puissants comme la française!! c’est vrai quoi..
Et la petite insinuation sur l’appartenance à un parti forcément d’extrème droite qui rappelle les heures les plus sombres de la ministre de la justice.
Et encore dommage que Bush ne soit plus président car nous aurions eu droit à la grande tirade sur cette amérique conservatrice, religieuse et pour tout dire quasiment fasciste.
Pas de bol ça se passe sous Obama et Hillary Clinton vient de renvoyer Kouchner à ses chères études en lui expliquant que c’était un problème qui ne concernait pas le gouvernement mais la justice..
En résumé un article digne d’un journalisme à la française
Ils me « gonflent » tous ces gens qui disent que parceque le violeur de petites fille a « paye » la mere et qu’elle avait retire sa plainte, Polansky ne devrait donc pas etre inquiete par la justice.
« Le viol est un crime comme un meutre est un crime ».
Donc d’apres les « amis » de Polansky et de beaucoup de Bling Bling dont certains de vos elus, un « criminel fortune » qui aurait assassine un enfant, devrait etre reconnu innocent de ce crime si il paye les parents et que ceux-ci retirent leurs plaintes.
A ce tarif la, il y aurait beaucoup de parents pauvres qui auraient une ferme d’elevage d’enfants pour l’abatoire pour faire les beaux jours des « detraques fortunes Bling Bling ».
Aussi je me demande pourquoi Mitterrand et Lang devaient aller pour l’un en Asie et pour l’autre au Maroc pour satisfaire leurs besoins « braguette ».
Pourquoi ne le font ils pas en France???? S’ils le font en France, pourquoi ne s’en ventent ils pas????
Aux USA, n’importe quel citoyen peut appeler en justice une personne qu’il suspecte d’avoir commis un crime.
Le viol des mineurs (meme avec l’assentiment de ceux-ci c’est un crime parcequ’ils sont mineurs) est crime devant la loi.
Dans le cas de Mitterrand, il s’est lui-meme vente par ses ecrits d’avoir commis
ces crimes. La justice Francaise ne bouge pas un doigt.
Aux USA, Mitterrand aurait depuis longtemps ete investigue et jette en prison.
Il est meme probable que Mitterrand soit intercepte aux US (si il y va) pour repondre de ses crimes de viols pedophiliens (dont il se vente) meme s’ils ont ete commis en dehors des USA.
Pour moi c’est ceci la vraie question :
»
Pourquoi les Suisses se réveillent-ils maintenant alors que le cinéaste séjourne régulièrement à Gstaad où il possède un chalet ?
«
Sondage: Polanski doit aller en prison
Selon un sondage Rasmussen réalisé auprès d’Américains qui suivent l’affaire Polanski, 78% d’entre-eux déclarent que le violeur pédophile en cavale Roman Polanski devrait aller en prison, contre seulement 8% qui pensent le contraire.
http://serumdeliberte.blogspot.com/2009/10/sondage-polanski-doit-aller-en-prison.html
Si Philippe Boulet-Gercourt et François Forestier (les deux bourgeois de gauche qui ont écrit l’article) avaient leurs filles qui se faisaient droguer puis sodomiser par des « cinéaste de talent », ils n’auraient pas le même discours vis-à-vis de leurs violeurs. Regardez cette autre « grande famille d’artistes » que sont les Trintignant : leur compassion pour les criminels a brusquement baissé quand il s’agit du meurtrier de leur fille.
Les signataires / signing parties :
Woody Allen, Pedro Almodovar, Jean-Jacques Annaud, Fanny Ardant, Asia Argento, Olivier Assayas, Monica Bellucci, Patrice Chéreau, Luc et Jean-Pierre Dardenne, Jonathan Demme, Costa Gavras, Terry Gilliam, Wong Kar Waï, Jan Kounen, Emir Kusturica, John Landis, David Lynch, Tonie Marshall, Radu Mihaileanu, Jeanne Moreau, Yasmina Reza, Barbet Schroeder, Ettore Scola, Martin Scorsese, Tilda Swinton, Giuseppe Tornatore, Wim Wenders…
http://www.sacd.fr/Tous-les-signataires-de-la-petition-All-signing-parties.1341.0.html
piedad cordoba cantidate prix nobel de la pais
sur le site ingrid betancourt campagne pour la liberer
!!!!!!
katherine
Un petit lien sympa de Bill Maher, j’adore ce type
http://www.youtube.com/watch?v=Zjc84U9e7dk
A SD #8,
Bernard Cantat fait partie (évidemment) de « l’appel-des-intellectuels-et-artistes-pour-liberer-Polanski ». Il est libre depuis quelques années, ce qui lui permet de donner lecons publiques de morale et justice – il a du purger seulement 3-4 ans pour l’homicide epouvantable de Trintignant.
Avec un témoin de moralité comme Cantat il est sauvé..
La justice Helvéte semble moins sensible à cette agitation elle a refusé la mise en liberté du pédophile..
Mais que fait donc Kadhafi ?
@Fabio et Elyo
Entre gens de même compagnie, il faut se soutenir… Et la famille Trintignant, ils font aussi partie du comité de soutien, aux côtés de Cantat ?
Les Trintignant, faisant partie de la « grande famille du cinema », soutiennent ouvertement RP! Source « The Polanski Case: A Gallic Shrug », By MICHAEL KIMMELMAN, NY Times, Published: October 3, 2009. Article tres interessant à lire! Cite ci dessous:
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Almost. But what of l?Affaire Cantat? In 2003, Bertrand Cantat, the French rock star, front man for a famous left-wing band, Noir Désir, killed his girlfriend, the actress Marie Trintignant, in a hotel room in Lithuania. They argued over some infidelity. He beat her to death, later claiming it was an accident.
French celebrities stressed his anti-globalist, anti-Iraq-war bona fides. One musician dedicated an album to him. But Ms. Trintignant?s mother, Nadine Trintignant, a prominent French film director, pressed for a stiff sentence.
Mr. Cantat was convicted and sentenced to eight years in prison by a Lithuanian court, transferred shortly afterward to a French prison and released in 2007, having served half his term. Appalled, Ms. Trintignant told the French judge that his early release sent the wrong signal ?to all those who are struggling to ensure that violence against women is justly punished.?
That was then.
Last week Ms. Trintignant signed the petition for Mr. Polanski?s release.
« Appalled, Ms. Trintignant told the French judge that his early release sent the wrong signal ?to all those who are struggling to ensure that violence against women is justly punished.?
Visiblement, elle ne fait pas ce qu’elle dit : vive la violence sur les femmes, mais pas sur ma fille. Totalement stupide