8 février 2009
C’est le sujet d’un livre écrit par le sociologue René Dumont sur l'Afrique Noire dans les années Soixante, mais je ferai plus court.
Dans ce pays magnifique, baigné par deux océans, avec trois cordillères, les Llanos et l’Amazonie, ses 45 millions d’habitants devraient baigner dans l’opulence.
Malgré ses richesses naturelles ou sorties de terre (pétrole, charbon, émeraudes, café, riz, maïs, pomme de terre, bétail, etc), le pays andin continue de subir la violence de guérillas déconnectées du monde réel grâce à l’argent de la drogue.
Un homme, Alvaro Uribe, a réussi à changer la donne. Elu en 2002 puis réélu en 2006, il a réduit aux acquêts le terrorisme des FARC, pacifié les paramilitaires, et laminé l’ELN, un groupe rebelle catholique qui vit de la rançon de ses otages.
Les citoyens peuvent enfin traverser le pays en voiture sans risque d’être enlevé, les prises d’otage ont été diminuées par dix, les crimes par trois, et la justice, comme la presse, continuent d’y jouir d’une totale indépendance, voire d’une complicité acceptée avec les rebelles.
Chaque nation démolie par la guerre secrète un jour un homme providentiel, vite jeté aux chiens quand le calme revenu permet aux corrompus de tout poil de relever le nez.
En France, nous eûmes le général Charles de Gaulle. Ce héros a empêché la patrie des droits de l’Homme, soumise au nazisme, de devenir en 1944 un satellite des USA. Moins de deux ans plus tard, après avoir créé la Sécurité sociale, les comités d’entreprise, donné le droit de vote aux femmes, et obtenu l’intégration de Paris au Conseil de sécurité de l’ONU, les Français l’amenaient poussé à démissionner, pour laisser le pouvoir à la IVe République, l’un des régimes les plus pourris de notre histoire, gauche et droite confondues (à l’exception du passage de 45 jours du socialiste Pierre Mendès-France à la présidence du Conseil en 1954, pour mettre fin à la guerre d’Indochine). Le retour au pouvoir du général en 1958, 13 ans plus tard, aura permis à la France de retrouver sa place dans le concert des nations, de faire la paix en Algérie, et de connaître son âge d’or sur le plan interne (avec une révolution économique) et externe (dans l’admiration mondiale pour notre indépendance des Blocs) dont témoigne le discours de Phnom Penh. Et puis le peuple l’a rejeté comme une vieille chaussette, sous l’influence des intellectuels de gauche comme Jean-Paul Sartre (celui qui jouait ses pièces devant l’occupant nazi entre 1939 et 1944), pour confier le pouvoir aux nouveaux moteurs de l’abaissement.
A Bogota, un autre homme seul, Alvaro Uribe, a réussi un pari similaire. Toutes proportions gardées, il a remis la maison Colombie en ordre de marche, pour devenir le président le plus populaire de l’histoire locale. Et une autre « rosca » (réseau en Colombie), conduite par des intellectuels amnistiés de leurs crimes, mène le bal pour ramener le pays à ses errements.
Comme de Gaulle, Uribe est qualifié de dictateur, malgré leurs élections populaires directes au suffrage universel. Leurs ennemis communistes, les mêmes de chaque côté de l’Atlantique, ont et gardent pignon sur rue pour dénoncer le « fascisme » du pouvoir.
Comme la France, la Colombie est mal partie, avec le risque de retrouver les démons de la dislocation.
Entièrement d’accord, à une réserve près : merci de ne pas parler de l’ELN comme guérilla catholique. Ce n’est pas parce qu’un prêtre en marge du clergé catholique a eu une part déterminante dans la genèse de ce sinistre mouvement que cette guérilla est catholique. Le communisme a été condamné très tôt par Rome et on ne peut pas se réclamer du communisme et se dire catholique.
En fait, en relisant l’article, j’ai un autre motif de désaccord, relatif au rôle de De Gaulle à son retour en 1958. Sa paix en Algérie s’est construite sur un mensonge éhonté et sur le sang de douzaines de milliers de harkis, massacrés parce qu’ils avaient été fidèles à la France. De Gaulle voulait l’indépendance de l’Algérie pour que Colombey les deux eglises ne devienne jamais Colombey les deux mosquées : total, nous avons effectivement lâché l’Algérie et la France se couvre de mosquées…
Tribune de Geneve
Jean-Pierre Gontard: «Je me devais d?aider cette entreprise suisse victime de racket»
INTERVIEW EXCLUSIVE | Accusé par la Colombie de collusion avec la guérilla, le médiateur suisse explique son rôle exact dans la libération contre rançon de deux employés de Novartis.
ANDRÉS ALLEMAND | 06.02.2009 | 16:35
Cette fois-ci, c?est clair: Jean-Pierre Gontard est sorti de son mutisme. Jeudi soir, il se confiait dans une enquête de la TSR (nos éditions de jeudi). Aujourd’hui, le site internet du quotidien français «Le Monde» lui consacre un grand portrait. Avec nous, il s’est prêté au jeu des questions et des réponses. En toute simplicité, dans son bureau de l?IHEID à Genève. Le ton est calme. Réfléchi. Mais une chose est sûre: l?émissaire suisse ne veut plus être le bouc émissaire colombien.
Rares ont été vos interventions dans les médias depuis la libération d?Ingrid Betancourt en juillet et les accusations formulées contre vous par Bogotá. Pourquoi sortez-vous de votre mutisme?
J?ai voulu être discret par respect pour la justice colombienne. Le procureur général n?avait fait que tenir des propos dans la presse. Ce n?est qu?après la visite en août de Micheline Calmy-Rey en Colombie que Bogotá a envoyé une commission rogatoire à Berne. Puis, le 6 novembre, j?ai répondu aux questions du ministère public suisse, dans le cadre de l?entraide judiciaire internationale. Suite à cet interrogatoire, les autorités helvétiques ont transmis les documents en procédure accélérée. A ce jour, nous n?avons reçu aucune nouvelle de la justice colombienne.
Mais pourquoi parler maintenant précisément?
A la fin de l?année, des médias colombiens – et particulièrement la très sérieuse revue Semana – ont attaqué la Suisse et non plus seulement ma personne. Semana affirmait que Berne n?avait jamais répondu à la commission rogatoire. J?ai alors pris la décision, avec l?accord du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), de m?exprimer.
Mettons les choses au clair. Oui ou non, avez-vous remis de l?argent à la guérilla?
Jamais.
Avez-vous négocié une rançon?
Jamais.
Avez-vous joué un rôle dans la libération en 2001 des employés de Novartis pris en otage par les FARC?
Oui. J?étais présent, avec l?ambassadeur du Mexique, lors de la négociation finale. L?ambassadeur et moi-même avons remis au chef militaire des FARC surnommé Mono Jojoy (ndlr: «le Singe» Jojoy) une enveloppe scellée. Je me suis porté garant, personnellement, de la réalisation rapide par l?entreprise des propositions figurant dans la lettre. C?est ce qui a permis la libération des deux otages dans les 48 heures. Les FARC n?ont pas pour habitude de libérer des otages avant d?avoir reçu la totalité de la rançon.
Connaissiez-vous le contenu de la lettre?
Non. Mais je savais qu?une rançon serait payée.
Avec le recul, était-il vraiment judicieux, pour un émissaire de paix, de jouer un rôle dans la libération d?otages contre rançon?
Ecoutez, voici comment ça marche. Beaucoup d?entreprises sont rackettées en Colombie ou dans d?autres pays, y compris en Europe. Il existe donc de nombreux bureaux spécialisés qui s?occupent du paiement tantôt de «l?impôt révolutionnaire» tantôt de rackets simplement crapuleux. Il est plus rare que des collaborateurs soient pris en otage. Quand c?est le cas, ce sont d?autres bureaux spécialisés, surtout américains et britanniques, qui interviennent et négocient. De plus en plus, dans les contrats d?expatriés importants, figure une «assurance kidnapping». C?est une exigence des cadres, au même titre qu?une assurance rapatriement ou qu?un congé tous les six mois.
Ce qui s?est passé avec l?entreprise en question, c?est qu?après l?échec des tractations privées, puis l?échec des démarches officielles du gouvernement mexicain entreprises par son ambassadeur chargé des conflits, la compagnie s?est adressée au DFAE et au conseiller fédéral Joseph Deiss. C?était la dernière possibilité pour sauver la vie des deux cadres, un Mexicain et un Brésilien, détenus non loin de Bogotá dans une zone très conflictuelle. Un homme d?affaires japonais kidnappé y avait été tué lors d?une opération de récupération par l?armée colombienne.
Il me semble que la protection des collaborateurs d?entreprises suisses à l?étranger, tout comme la protection de citoyens suisses, fait partie des tâches fondamentales du DFAE.
Mais avec quelles conséquences sur les négociations de paix?
Les autorités suisses, colombiennes, de même que les FARC, avaient pris des précautions pour que ce règlement reste le plus discret possible. C?est seulement au bout de sept ans qu?un des deux otages s?est exprimé pour la première fois sur un blog mexicain. Il aurait été préférable que cette affaire ne devienne pas publique car elle a servi de prétexte pour compliquer les relations entre deux pays et la Colombie. Et il est possible que cela ait compliqué les relations entre les grandes multinationales et les autorités colombiennes.
Donc les autorités colombiennes étaient au courant de toute l?opération?
Non seulement elles étaient au courant de l?opération, mais elles l?ont facilitée. Le général Gallegos, numéro deux de la police, était présent à l?aéroport militaire de Bogotá lorsque les deux otages libérés, un collaborateur de l?entreprise suisse et moi-même, sommes montés à bord d?un avion officiel mexicain. Nous avons ensuite fait un vol sans escale jusqu?à Miami. Les autorités américaines, elles aussi, étaient parfaitement au courant.
«Un facilitateur a besoin d?être cordial même avec les FARC»
Bogotá vous juge beaucoup trop proche des FARC. Donc partial. Qu?avez-vous à répondre?
D?abord, permettez-moi de vous dire que j?ai été fâché, jeudi, de voir comment La Tribune de Genève a recadré une photo qui me montre donnant l?accolade à un chef des FARC, une salutation à la manière colombienne. Mais je n?étais pas là à titre privé! Sur l?image complète figurent deux autres personnes, juste derrière moi: le chargé d?affaires de la France à Bogotá et l?ambassadeur suisse en Colombie. En fait, il existe autant de photos de moi donnant l?accolade à des membres du gouvernement colombien ou à des militaires, que des photos où je salue cordialement des chefs de divers mouvements armés.
Mais sur le fond, votre sympathie n?est-elle pas problématique?
Imaginez un facilitateur en Afghanistan qui ne connaîtrait pas le Coran, qui ne serait pas capable de tenir un discours respectueux et érudit avec les sunnites, les chiites ou les ismaéliens. Il n?aurait aucune chance d?établir des relations permettant de construire de véritables ponts.
Mon travail d?universitaire, mon expérience, mon respect pour les hommes et leur culture, fait que j?ai établi assez rapidement des relations cordiales avec des militaires colombiens, des chefs des FARC et de l?ELN (ndlr: l?Armée de libération nationale)? mais aussi de très nombreux religieux dans le monde.
Vous dites aussi que vous désapprouvez à 150% les méthodes des FARC. Comment faites-vous pour avoir des contacts «respectueux»?
Dès les premiers contacts, je leur ai dit que j?étais en désaccord complet avec leurs méthodes et que s?ils étaient venus me chercher, ils devaient savoir combien j?avais oeuvré ces 30 dernières années pour le respect des droits de l?homme et du droit international humanitaire. La plupart des discussions que j?ai eues avec les FARC et l?ELN ont justement porté sur le respect du droit humanitaire.
Quoi faire pour avoir un autre président colombien commo Uribe ?Aussi droit aussi claire ? On est perdu quelq’un de bien.
Autant l’article est juste sur Uribe autant il est consternant d’anti-américanisme obsessif et révélateur par son admiration de De Gaulle, un nationaliste étroit, étatiste et protectioniste dans la ligne bonapartiste.
Mieux vaut vous en tenir à la Colombie où vos analyses sont assez pertinente; pour le reste, vos analyses sont d’une faiblesse désarmante et présentent la même indigence intellectuelle que toutes les interprétations marxistes de l’histoire et des évènements.
Ah! j’y pense Jacques: le gorille rouge Chavez et ses groupies, l’indigéniste Morales roi de la coca et l’opprimé professionnel Correa accusent aussi les Etats Unis de vouloir faire de la Colombie un satellite avec Uribe comme marionette.
Irremplacable bouc émissaire que les Etats Unis ( comme les juifs), ça dispense de réfléchir . Pas vrai Jacques?
Moi et beaucoup d’autres colombiens soutenons encore le président Uribe. Même s’il se retire, il reste l’exemple à suivre pour moi et pour beaucoup d’autres.
@rafael
Je suis autant marxiste que tu es cardinal (pardon si tu portes la mitre, on ne sait jamais sur internet).
Où est mon anti-américanisme dans ce papier ?
Sans vouloir être désagréable, un tant soit peu de culture historique te confirmerait que sans de Gaulle, les USA auraient fait de la France une colonie. Lis le De Gaulle de Jean Lacouture (3 volumes épais). Le dire n’est pas anti-américain. Dire que les USA ont appuyé les coups d’Etat en Amlat n’est pas une position antiaméricaine. C’est la réalité.
De Gaulle étatiste, nationaliste, ouii, mais étroit ? Grâce à une poignée de résistants (moins de 10.000) il a sauvé l’image de la France, collabo à 95% jusqu’à la veille de la Libération ! En juillet 44, les Parisiens ont acclamé Pétain à Paris ! Un mois plus tard, ils acclamaient de Gaulle. Sans lui les communistes auraient pris le pouvoir.
Nationaliste et étatiste le Grand Charles ? L’époque l’exigeait, dans une France ruinée, exsangue. N’en est-on pas revenu à cet étatisme y compris aux USA, avec les banques nationalisées (pas en France hélas où les banques renfloiuées par nos deniers continuent de NE DONNER AUCUN CREDIT ni aux particuliers ni aux entreprises). Obama n’a-t-il pas relancé le protectionnisme en recommandant d’acheter américain ?
Les grands humanistes des FARC exigent à nouveau, comme chacun sait, un échange (pseudo) humanitaire.
En attendant, c’est nihil novi sub sole: 6 militaires tués aujourd’hui. Voir ici:
http://www.eltiempo.com/colombia/justicia/mueren-seis-militares-en-ataque-de-las-farc-en-el-cauca_4803840-1
Qui a libéré l’Europe occidentale ce sont les Etats Unis pas De Gaulle.
La France serait devenue une colonie? comme l’Allemagne, l’Italie, le Benelux ou la G.B je suppose.
En d’autres termes les USA on fait en Europe de l’Ouest ce que l’URSS en Europe de l’Est.
C’est tellement consternant qu’on ne sait quoi répondre.
Les USA commettent assez d’erreurs réelles, pas la peine d’en ajouter d’imaginaires; c’est là ou se situe l’anti-américanisme : » blame america first ».
Je condamne sans réserve la dérive socialisante de Bush, l’endettement massif, l’invasion de l’Etat dans l’économie et la politique neo-New deal d’Obama.
Ça n’a pas marché avec Roosevelt qui , loin de la résoudre, a aggravé et prolongé la crise; ça ne marchera pas cette fois ci .
Que n’êtes vous aussi lucide sur les USA que sur la Colombie.
jacquesthomet said:
Gaullefinger et l’or de France …
« L’or qui ne change jamais, qui peut se façonner en lingots, en barres, en pièces …qui n’a pas de
nationalité et qui reste éternellement et universellement accepté comme l’ultime valeur fiduciaire
par excellence. » Ces mots furent prononcés lors du discours en 1964 lors d’une conférence de
presse du Président De Gaulle à l’Elysée le 4 Fev. 1965.
« La valeur quelque peu transcendantale attribuée au dollar a perdu sa fondation initiale, qui était la
possession par l’Amérique de la majeure partie de l’or du monde. », dit De Gaulle en 1965.
Réclamant de l’or contre les dollars, De Gaulle démontrait la valeur du métal, et non celle du papier.
Peu de temps après, la France fit la Une des journaux à travers le monde en annonçant que non
seulement elle échangerait ses dollars contre de l’or, mais qu’elle rapatrierait immédiatement cet
or des USA vers la France !
« Les Français convertissent leurs dollars-papier au rythme de U$540 millions/mois .. et la semaine
dernière au 1er Août 1966, ils ont thésaurisé un total de U$50.13 Milliards par conversion en or.
L’or métal constitue maintenant 86% des réserves (financières) de France », …Ref.Time, Août 1966.
Le gouvernement Français mit en sécurité le précieux métal à un tel rythme que cela représentait
la totalité du flux externe de l’or US en 1966.
En 1968, la France s’opposa à détenir toujours plus de ces IOU ( I Owe You = Je Vous Dois),
c.a.d des billets dollars, même s’ils restaient dûment échangeables contre de l’or métal, l’or étant
l’extincteur ultime de toute dette ( les billets dollars US ..& Euros (!) sont une dette, un IOU).
La France continua ainsi selon ce principe à réclamer de l’or à la place. Ce fut un facteur majeur
de l’implosion du Gold Pool de Londres (Bourse de l’Or) en Avril 1968 …
Les USA avaient commencé à jouer de l’effet de levier sur leur stock d’or de façon par trop
excessive quelques années déjà auparavant (trop d’émissions de papiers-or en dollars par rapport
au stock détenu en réalité) tout en accroissant sa Dette (recours au Crédit via la Fed) pour payer
la guerre du Vietnam et la « Grande Société » (programmes d’améliorations du pays) du Président
d’alors Lyndon B. Johnson.
De Gaulle considérait que la monnaie US, le dollar, était un privilège exorbitant pour le reste du
monde et oeuvra pour l’instauration d’une monnaie internationale basée sur des Droits Spéciaux de
Tirage (SDR = Special Drawing Rights) à partir du Fond Monétaire International.
Ses efforts constants causèrent un étirement de la capacité monétaire de la France qui se retrouva
humiliée devant l’avènement d’une période de longue faiblesse du Franc contre le Dollar et le Mark.
En se privant du levier sur son or (c.a.d de l’émission de valeurs papiers-or sur son stock d’or
hypothétique, mais qu’ils souhaitaient absolument conserver), les USA en vinrent à remplacer la
promesse de convertibilité internationale du Dollar contre de l’or en promesse de porter des intérêts
sur la possession de dollars par les Banques Centrales des autres pays en Août 1971.
A partir de ce moment, toutes les monnaies du monde se retrouvèrent « fiduciaires », basées sur la
« fiducia », la confiance, grâce à Nixon. La tenue d’une monnaie ne releva plus dès lors que du niveau
de confiance accordé à tel ou tel pays jusqu’à nos jours.
Il s’ensuivit qu’à partir de 1971, tout paiement en dollars issus de la Federal Reserve privée ou d’autres
sources diverses est si peu « fiable » que les banques centrales d’autres nations qui en reçoivent le
convertissent immédiatement en Bons du Trésor Américain qui sont rémunérés par l’Etat.
Emis par une Fed privée qui en a le privilège, le dollar « privé » est transmuté en quelque chose perçu
comme plus sécurisant, en un Bon de l’Etat Américain qui est lui-même une dette !
……. « End the Fed ! », (Fini avec la Fed !) réclament le célèbre député US Ron Paul et son peuple.
L’Euro est un copié-collé de cette situation en plus politique, avec « moins » d’opérateurs privés.
La Banque Centrale Européenne s’est mise à acheter des Bons d’Etats (obligations, donc des dettes)
à partir du 10 Mai, 5 jours après le grand renflouement du 5 Mai…
Voltaire: « Toute monnaie papier finit toujours par retourner à sa valeur intrinsèque, c?est à dire zéro.?
Seul l’or constitue le règlement ultime et définitif, cela avait été parfaitement assimilé par De Gaulle.
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- Article par « yves », Juillet 2010
- Les chiffres ont été multipliés par x10 au # 4 pour actualiser en valeur de 2010.
- Décret de Nixon: Exec. Order No. 11615, 36 FR 15727, 1971 WL 17224 (Pres.) rendant le dollar
inconvertible -internationalement- . Depuis 1933, il l’était domestiquement seulement.
- Un Bon du Trésor, un Bon/Obligation d’Etat est une dette gouvernementale, car l’Etat promet pour
une date fixée de rembourser telle mise de fonds à tel taux d’intérêts fixe. Dans un monde privé de
tangible, à chacun d’évaluer la fiducia, la confiance accordée à un Etat sur le long terme d’un Bon …