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4 février 2009 

 

Connu pour ses positions de gauche et sa lutte contre Alvaro Uribe, Hollman Morris fait l’objet d’une enquête judiciaire dilligentée par le procureur Mario Iguaran après une plainte des quatre otages (trois policiers et un militaire), libérés dimanche par les FARC. Il lui est reproché l’interview forcée qu’ils lui ont accordée avant d’être relâchés, avec l’obligation par leurs geôliers de dire le plus grand bien de la guérilla sous peine de ne pas être libérés, voire d’être exécutés. 

 

Aucun d’entre nous ne se trouvait dans la zone du Guaviare où les otages ont été remis au CICR. Les paroles des uns (Morris) se heurtent à celles des autres (le ministre de la Défense Juan Carlos Santos). Même si je ne partage pas l’opinion de ce collègue, dont l’émission de TV « Contravia » colporte des points de vue proches de la guérilla, je respecte sa mission. 

 

Il se trouvait dans la zone des FARC au moment de la libération des quatre otages ? Pour moi, il n’a fait que son travail, même s’il a été aide par les rebelles pour ne pas sauter sur les mines antipersonnel placées par les FARC autour de la zone prévue pour ces libérations. Dans la recherche de l’information, toutes les sources doivent être recherchées, sous peine de n’être qu’un porte-parole du pouvoir établi. 

 

Hollman Morris a effectivement interviewé les otages, qui ont prononcé les textes exigés par les FARC. Mais il n’en a pas fait état, ni pour RFI, dont il est le correspondant, ni pour aucun autre média. S’il avait refusé d’enregistrer, il devenait à son tour un ennemi des FARC, et perdait ses sources. 

 

Avait-il l’intention de produire par la suite ces confessions forcées, si les quatre otages avaient décidé de ne pas les dénoncer après leur libération, par crainte pour leur vie et celle de leurs proches ?

 

A cette question, la réponse appartient au seul journaliste incriminé aujourd’hui par la justice, et j’espère qu’elle était négative, mais, dans les faits avérés, faute d’autre preuve tangente, même si les quatre ex-otages ont eu le courage de révéler le montage de la guérilla, il n’a commis aucun délit.     

 

Je vous joins le communiqué de RFI de ce soir sur cette affaire : 

 

Précisions de RFI sur la  mise en cause 

de l’un de ses correspondants en Colombie 

 

 

Hollman Morris, l’un des correspondants de RFI en Colombie, se trouvait dimanche 1er février sur les lieux de la libération de 4 otages détenus par les Farc depuis 2007 pour les besoins d’un documentaire dans le cadre de son métier de journaliste. Il est aujourd’hui accusé par le ministre colombien de la Défense, Juan-Manuel Santos, « d’affinités avec les Farc ». 

 

RFI souhaite préciser qu’aucune interview liée à cette libération n’a été proposée par Hollman Morris ou commandée par la radio. 

 

Hollman Morris  a uniquement réalisé deux correspondances sur la libération des otages pour RFI. 

 

Aucun propos des otages n’a été diffusé ou utilisé sur l’antenne de RFI. 

 

Hollman Morris est également directeur d’une émission de télévision consacrée aux droits de l’Homme et a été primé pour son travail par l’organisation Human Rights Watch. 

 

RFI a toujours soutenu la liberté de l’information dans le monde, a toujours respecté le principe d’impartialité de ses antennes et de ses journalistes. 

10 réponses à “NE CONDAMNONS PAS SANS PREUVE LE JOURNALISTE COLOMBIEN HOLLMAN MORRIS DANS L’AFFAIRE DES OTAGES”

  • Manuela:

    RFI a tout de même oublié de préciser que les 4 otages libérés dimanche ont été, d après leurs dires, interviewés de force et ont été obligés de prononcer un discours dicté par les FARC. Certes, ce n’est pas une preuve, mais c’est un peu plus que la simple parole de Juan Manuel contre celle de Morris.

  • Fabio:

    Ah cher Jacques, comme vous etes mignon dans les habits élégants du politiquement correct, lorsqu’il s’agit de vos confrères de RFI !!

    « Avait-il l?intention de produire par la suite ces confessions forcées, si les quatre otages avaient décidé de ne pas les dénoncer après leur libération, par crainte pour leur vie et celle de leurs proches ? »

    Certainement ca va etre difficile de prouver, mais le fait est qu’il a été surpris avec ses sales mains dans la pâte !! Si les policiers n’avaient pas eu le courage de le dénoncer, et s’ils avaient cedé comme Jara, Eladios, et les autres otages contagiés de anti-Uribisme primaire grace aux menaces des Farc, et au chantage de Cordoba, qu’est-ce que vous croyez que Telesur aurait fait avec ces enregistrements?

    Pourquoi vous ne vous posez pas la question opposée: les Farc, inviteraient-elles un journaliste (surtout l’un des plus sages disciples des Boteros et Lozanos) tourner des videos, en sachant que celui-ci est un puriste de l’éthique qui va detruire les enregistrements des entretiens forcés des qu’il quittera la jungle?

    Alors vous n’avez pas compris ce que les Farc sont, cher Jacques !!!

    Aussi rappelez vous que Morris et les autres journalistes de Voz étaient le Cheval de Troie de Telesur, puisque les accords entre le CICR, le Bresil et Cordoba etaient assez clairs en ce qui concernait l’absence de journalistes et enregistrements!!

    Et comme Manuela le rappele, au moins veuillez signaler les grosses omisions des agences francaises lorsqu’il s’agit d’informer sur les activités etranges de M. Morris dans la jungle !!!

  • Jose:

    Voila que « notre » journaliste pour la verite, toute la verite, rien que la verite, Jacques Thomet se doit de proteger les autres journalistes quoi qu’ils disent.
    Jacques, quel est ton numero d’affilier a Journaliste Sans Frontiere????

    Ce jour ci, Jacques Thomet nous devoile son vrais visage en abaissant son faux masque de « monsieur neutralite, egalite, verite ».

    Il fait partie de cette profession journalistique immunitaire des lois qui leurs donnent toutes libertes pour publier ce que bon leurs semblent, d’apres leurs affinites politiques ou pecuniaires meme si leurs ecrits ou « videos sensasions » sont des mensonges appaisants leurs faims de pouvoir ou de $$$$.
    PEUT LEURS IMPORTENT TANT ILS FONT DES RONDS.

    LES REQUINS NE SE BOUFFENT PAS ENTRE EUX!

    Si les indifferences du gouvernement Francais envers les otages Francais NON BLING-BLING me revoltent, je suis tout aussi revolte par les commentaires de J.Thomet en defance de ses acolites reporters vereux et menteurs des vrais verites.

    SI le reporter Hollman Morris avait ete FORCE par les FARC au senario dont se refert Facques Thomet, pourquoi ce reporter « neutre? » Morris se revolte-il quand les autorites Colombiennes lui demandent des comptes quand a ses « eculibrations mentireuses de journaliste ». En honnete homme et journalsite, il aurait devoile tous ses les manigances des FARC comme lui commande la loi, les lois de tout pays, si ce n’est que par simple honnete journalistique. (Bon on sait tous ou ce trouve cette « honnetete journalistique »…aux fonds des poches et comptes en banques).

    Jacques ecrit : « Aucun d?entre nous ne se trouvait dans la zone du Guaviare où les otages ont été remis au CICR. Les paroles des uns (Morris) se heurtent à celles des autres (le ministre de la Défense Juan Carlos Santos)

    NON Jacques, la seule parole de ton « compadre » Morrris ne se heurte pas qu’a celles du ministre de la Défense Juan Carlos Santos.
    LA PAROLE DE MORRIS SE HEURTE AUX PAROLES DE TOUS LES TEMOINS SUR PLACE QUI N’ETAIENT NI POLITIQUES NI JOURNALISTES MENTEURS.

    Tu ecris toi-meme « Les paroles des uns (Morris) se heurtent à celles des autres (le ministre de la Défense Juan Carlos Santos). »

    LES UNS (Morris) n’est qu’un seul (1, uno, one, umwe, uno, dans mes vocabulaires) se heurtent (heurte au singulier) contre les paroles de ceux qui y etaient, repris par le ministre de la Défense Juan Carlos Santos. Jacques, Y ETAIS TU POUR NOUS DICTER LA NERITE????

    Les journalistes comme les avocats et autres politiciens pretendent ne commettre AUCUN DELIT qui serraient delits pour le commun des bidochons.

    Jacques Thomet tu me decois, je pensais que tu etais d’une autre trempe mais je vois que de trempe, tu trempes dans les memes baignoires que les politicards et les journalistes trompeurs.

  • VIRGINIA:

    A Fabio : Avez vous écrit des livres. Pouvez vous me dire? Avec toute cette documentation vous pouvez le faire. Merci. Virginia

  • Colibri:

    Sans rapport avec le sujet de ce post, voici un lien vers un dossier de Semana concernant la libération de l’ex-député Sigifredo Lopez, normalement prévue aujourd’hui jeudi.

    On y trouve notamment une vidéo (tournée par les FARC…) de l’enlèvement des onze députés du Valle, dont M. Lopez est le seul survivant, les autres ayant été lâchement abattus d’une rafale dans le dos alors qu’ils étaient couchés sur le sol, exactement à la manière des Einsatzgruppen opérant à l’arrière de la ligne de front en Ukraine, Biélorussie, Lituanie, etc. au cours de ce qu’on appelle la « Shoah par balles ».

    http://www.semana.com/noticias-conflicto-armado/sigifredo-lopez-espera-este-jueves-su-turno-libertad/120402.aspx, puis cliquer sur « Informacion relacionada »

  • Fabio:

    A Virginia #5,

    Non, chère Virginia, je suis comme la plupart des contributeurs un modeste citoyen déjà débordé par un boulot à plein temps, dans un domaine qui n’a rien à voir avec le journalisme, ou l’histoire.

    Je suis juste comme vous et tous ici accablé et revolté par la manipulation des médias dans tous les sujets. Hmmm… qu’est-ce qu’il y aurait-il de défectueux dans les écoles de journalisme? peut-etre un peu trop de bling-bling, oserait-je dire?

    Mais bien sur je voudrais un jour écrire des livres. Je promets que si je gagne le Lotto un jour, ou si le Gay d’Orsay m’accorde ne serait-ce que le 0.001% de ce qu’ils accordent a Isaza ou a Mme Betancourt, je prendrai une retraite pour écrire des livres sur la Colombie avec mes compadres Colibri et José. :D

    Et je suis persuadé que nos livres auraient plus de succès que ceux de Jacques et Ingrid ensemble.
    ;) :) :D :P

  • Fabio:

    Un psychologue suggère l’évident. Il faudrait d’abord offrir traitement médicale et psychologique aux otages avant de les lancer dans les dents canines des journalistes.

    Ou plutôt je proposerai un remède plus efficace, mais politiquement incorrect, le même que le pauvre Commisaire de Paix Restrepo avait osé proposer, et qui a fini par completement le griller et le faire sauter: Il faut totalement écarter la presse, avec les millions qu’ils gagnent avec leurs spectacles grotesques, de ces libérations.

    ————————————————-

    Sugieren hacer exámenes sicológicos a liberados antes de hablar con prensa

    Por: Agencia EFE

    Los rehenes recién liberados por la guerrilla, entre ellos el ex gobernador Alan Jara, pasan por momentos de euforia, confusión y deberían ser sometidos a exámenes médicos y sicológicos antes de dar declaraciones a la prensa, recomendó el sicólogo Emilio Meluk.

    El experto, director del Departamento de Psicología de la Universidad Nacional de Colombia, se refirió a la liberación de Jara, ex gobernador del departamento del Meta, que se produjo este martes, después de que este permaneciera ocho años en poder de las Farc.

    Meluk es autor del libro « El secuestro, una muerte suspendida », que analiza este problema en todos sus aspectos.

    El ex gobernador, en una rueda de prensa ofrecida en Villavicencio, capital del Meta, consideró que el presidente, Álvaro Uribe, « no hizo nada » por la liberación de los secuestrados y puso en duda los resultados de la política gubernamental de seguridad democrática.

    Jara fue uno de los seis secuestrados que las Farc prometieron liberar, de los cuales tres policías y un soldado fueron entregados el domingo pasado a una misión humanitaria.

    « A Jara lo vi en un estado de euforia y confusión », manifestó el sicólogo Meluk y recordó que este ex funcionario liberado apareció sonriente y bromista.

    Añadió que « una persona confundida hace chistes y señalamientos. Debería cumplirse un protocolo y la persona liberada debería ir primero a exámenes médicos y sicológicos », recomendó.

    Meluk recordó que en julio del 2008, cuando fueron rescatados por el Ejército quince rehenes de las Farc, entre ellos la ex candidata presidencial colombo-francesa Ingrid Betancourt, once militares y policías y tres estadounidenses.

    Estos últimos, los contratistas Thomas Howes, Keith Stansell y Marc Gonsalves, salieron de inmediato hacia EE.UU. y solo diez días después aparecieron ante la prensa.

  • KATHERINE:

    MOI AUSSI
    je ne suis qu une modeste citoyenne travailleuse comme FABIO !
    je trouve que ces liberations humanitaires sont trop risquees pour les otages
    pour laisser la place a un show journalistique
    ont ils réfléchi qu il y avait 2 autres otages en Cours de liberation ?
    la preuve est que celle de monsieur ALAN JARA a été retardée de 24 HEURES
    imaginé la nouvelle de ce retard pour sa femme et son fils

    la croix rouge et piedad cordoba -malgre ce que l on en pense -
    c était suffisant et plus humain pour la liberation de M. ALAN JARA

    katherine

  • Jose:

    a #7 Fabio

    Mon cher Fabio,

    Vos (nos) livres serraient interdits en France! Enfin heureusement qu’il y a le blog de Jacques meme si celui-ci « debloque » de temps en temps. Il doit lui rester qqs sequelles de la mouche qui l’a pique pendant ses vacances aux Caraibbes.

    Le « gay d’Orsay » est offusque par le livre qui vient de sortir l’epinglant au tableau des politicards vereux. Le pauvre bougre crie au scandal, verse des l’armes de crocodilles.
    Il n’y a pas de fumee sans feu, meme si l’ecrivain « journaliste » est a prendre avec des pincettes (pincettes a tres longues branches).

    Moi cela m’amuse de voir ces batailles entre les deux mafias que sont les politiques et les journalistes.

  • Fernand:

    Complètement d´accord avec Fabio #8.

    À part du séquestrement, les types sont forcément très en rétard sur les événements récents du pays et du monde, même s´ils entendent parfois la radio et Herbin Hoyos. C´est facile de « tomber dans un piège » de journaliste.

    Souvenez vous de comment les amerloques ont traité leurs trois ex-otages liberés par Jaque. Aide psychologique, a-t-on dit – c´est peut-être vrai. Mais aussi, je crois, pour les empêcher de dire des bétises à la première question, quoique c´est vrai que l´opinion publique américaine se fichait très peu d´eux, parce qu´on n´avait jamais fait un cirque à leurs dépens.

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